Black Sunset : Dark Matter

Chapter 6

Disclaimer : Bien entendu, Joanne Kathleen Rowling est la maman de Harry Potter et de tout l'univers magique qui lui est associé. Merci à elle d'autoriser les fanfictions sur son œuvre

Attention : Rated T pour le langage et les scènes violentes.

RAR :

Lupa : Hello ! Merci beaucoup pour ta super review ! Merci pour tous tes compliments:) Je suis contente que Maellyn plaise (nan parce que vous allez la subir pendant un sacré moment ^^).
J'aime beaucoup ta théorie pour les difficultés de Maellyn en sortilèges;)
Non mais Draco est le fils de son père aussi... Quel boulet ^^
Bon courage pour la reprise dans ce cas:) (on a fait le plus dur, yaye nous!)
Merci à toi pour ta fidélité et bonne lecture !

Merci à Lyrumbra, Lupa, mime70, Niris, , lune patronus, AndouilleEtSushi, Sundae Vanille et Almayen pour leur review. J'ai été super trop gâtée ! Vous ne savez pas à quel point vous m'avez fait plaisir !

Bonjour à toutes et à tous !

And I'm back !

Bonne année, bonne santé, quelques aventures et beaucoup de découvertes pour 2018 !

J'espère que vous avez toutes et tous passé de bonnes fêtes avec vos familles et que les différents déchaînement de mère nature (qui, visiblement, essaye de faire passer un message) vous ont épargné !

De mon côté, c'était pas si mal ! J'ai été gâtée (faut dire que je suis sage aussi), je me suis reposée et j'ai pas du tout écrit ! (Ouais, ce sont les vacances de Noël pour vous:p). Chapitre 26 est toujours sur le feu, mais il me reste plus qu'une scène, et avec un peu de motivation, je devrais le terminer avant de reprendre le boulot (c'est beau de rêver).

Sinon, j'ai été voir Cursed Child... Et ben soyez aussi surpris que moi : ça vaut le coup d'être vu ! La mise en scène est superbe, les acteurs sont très bons et c'est une super expérience. Évidement, Scorpius est un cadeau des dieux ^^ L'histoire reste particulièrement moisie (nan mais sans déconner) et j'ai préféré la première partie de loin. C'est tellement dommage qu'ils aient pas écrit un scénario potable... Bref, si vous avez l'occasion, allez-y, ça reste un très joli Fan Art (même si je suis pas sûre que le Fan soit mérité).

Voilà voilà... Trêve de bavardages et un nouveau chapitre ! Il est pas très long, plutôt de transition, mais il évoque pas mal de choses du canon et c'est déjà pas mal ! Bonne lecture !

Un grand merci à Sundae Vanille pour la relecture et les retours ! Et je ne le dis peut-être pas assez, mais sa fic La Course au Chien Sauvage est un must-read si vous aimez Sirius Black !

Black Sunset

Partie III : Dark Matter.

Chapitre 6

Dark Matter : a term used to describe matter in the universe that cannot be seen, but can be detected by its gravitational effects on other bodies.

Secret : n. a piece of information that is generally known or is not known by someone else and should not be told to others.

Dimanche 1er Novembre 1992, Poudlard, Ecosse, Royaume-Uni.

Je n'avais jamais vu la salle commune aussi bondée et aussi silencieuse.

Suite à l'attaque – encore mystérieuse – de Miss Teigne la veille, la traditionnelle fête d'Halloween des Serpentards avait été annulée par Severus Rogue, et les préfets avaient aussitôt décidé qu'ils tiendraient un grand rassemblement aujourd'hui à dix-huit heures trente, pour lequel tout le monde devait être présent.

Les six préfets arrivèrent peu après l'heure convenue, Draco à leur suite, et je le suivis du regard tandis qu'ils rejoignaient ses amis à l'opposé de l'endroit où je me tenais. Les lumières tamisées ne me permettaient pas d'être certaine, mais j'étais presque sûre que son visage était particulièrement rouge, ses yeux peut-être même brillants.

Personne à Serpentard n'avait été ravi d'apprendre qu'il avait encore attiré l'attention sur lui en voulant jouer le malin devant Potter et sa bande. Les préfets l'avaient donc pris à part pour lui faire une seconde leçon de morale en moins de deux mois, ce qui semblait déjà les agacer au plus haut point.

Puisque bien sûr, Potter était déjà mêlé à toute cette histoire. C'était lui et ses amis qu'on avait retrouvé sur le lieu du crime, après qu'ils aient été absents au banquet toute la soirée. Bien entendu, Dumbledore avait tenu à leur parler, et pour tout ce que Deloris et Daphné avaient réussi à apprendre, il n'avait même pas été mention d'une retenue. Potter semblait avoir un don pour se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment, et s'en sortir quand même.

- Merci à toutes et à tous d'être là, commença Maximilian Horton, le préfet de septième année. Je sais que vous avez tous entendu les plus folles rumeurs depuis hier, et nous tenions à vous répéter ce que le professeur Rogue nous a expliqué : pour tout ce que nous en savons, la Chambre des Secrets est un mythe et il est fort probable que Miss Teigne soit la victime d'une farce de mauvais goût. Nous vous prions donc de ne pas vous inquiéter inutilement.

- Toutefois si nous autres, Serpentards, sommes capables de tenir notre rang et de ne pas céder aux raccourcis les plus tentants – Raelyn Hobday marqua une pause, et il était évident à qui cette remarque était adressée – les autres maisons, en particulier les Gryffondors, pourraient bien avoir l'idée de nous accuser d'être derrière cette attaque. Vous devez en effet savoir que le mythe de la Chambre des Secrets est lié à notre Fondateur, Salazar Serpentard. L'histoire dit, qu'avant de quitter le château suite à ses discordes avec les trois autres Fondateurs, Salazar Serpentard aurait créé une salle cachée dans le château, y aurait enfermé une chose horrible, puis aurait scellé la chambre. Toujours selon la légende, seul son authentique héritier aurait le pouvoir d'ouvrir la chambre et de lâcher la chose sur tous ceux qui ne seraient pas dignes d'étudier la magie.

- Ceux qui ne seraient pas dignes d'étudier la magie, ce sont les nés-moldus, n'est-ce pas ? demanda un garçon de quatrième année.

- Lui, c'en est un, me souffla Deloris.

- C'est ce que laisse entendre la réputation de Serpentard... Mais tout cela n'est qu'un mythe, et personne ne craint rien. Il serait toutefois préférable d'accentuer notre vigilance. Vu ce qu'il s'est passé la dernière fois que le mot Sang-de-Bourbe a été utilisé, nous ne sommes pas à l'abri de représailles.

Je grognai, avant de prier Circée, Viviane ou même Morgane, de faire en sorte que Draco me fiche la paix. Qu'il s'occupe déjà de ne pas m'attirer d'ennui en apprenant à se taire, et il pourrait me faire des leçons de morales ensuite.

- Ce sera donc tout pour ce soir.

Les discussions reprirent leur droit aussitôt, transformant le silence en une cacophonie agaçante.

- On va manger ? proposai-je.

- Bonne idée, reprit Sven, je meurs de faim.

Les cachots me parurent particulièrement calmes et comme aucun de mes amis ne semblait vouloir briser le silence, je ne pus que m'interroger sur cette étrange légende dont je n'avais jamais entendu parlé auparavant... Et si ce n'était pas qu'une légende et qu'un monstre avait été lâché par l'héritier de Serpentard ? A quoi devions-nous nous attendre ? Des blessés ? Des morts ? Et si jamais l'héritier perdait le contrôle sur le monstre ? Nous pourrions bien nous retrouver tous en danger avant d'avoir le temps de le réaliser...

- Je me demande bien qui pourrait être l'Héritier de Serpentard, murmura Hadrian alors que nous arrivions dans le Grand Hall. Toutes les familles des Fondateurs se sont éteintes il y a des siècles...

- Une famille ne s'éteint pas aussi facilement que cela, rétorqua Crystal. Il suffit qu'un enfant illégitime n'ait jamais été découvert et une lignée se perpétue sans que personne n'en sache rien.

- Ta théorie est un peu tirée par les cheveux, répliqua Sven. Comment un tel descendant de Salazar pourrait savoir qu'il est l'Héritier de Salazar ? Si elle existe, la Chambre ne doit sûrement pas être si facile à trouver... Il faudrait que cette information soit transmise de génération en génération.

- Peut-être que l'Héritier est un descendant qui a été déshérité ? remarquai-je. C'est une pratique courante.

Je me souvenais encore du jour où ma grande tante Walburga m'avait montrée la Tapisserie, en me promettant de réaliser le rituel elle-même pour m'y ajouter, quand elle se sentirait mieux. Je lui avais fait remarqué que la Tapisserie était abîmée en plusieurs endroits – des marques de brûlure, dont une juste à côté du nom de ma mère –.

Toutes les familles ont leur lot de branches mortes, et un Patriarche raisonnable sait reconnaître quand elles doivent être coupées.

C'était l'un des derniers souvenirs que j'avais d'elle, puisqu'elle était morte peu de temps après, sans avoir eu le temps de tenir sa promesse...

- Il faudrait regarder dans Le Registre des Sangs-Purs pour être sûr, ajouta Deloris.

Je grimaçai. J'avais passé trop d'heures à étudier le livre de Cantankerus Nott avec Nani pour avoir un jour l'envie de l'ouvrir de moi-même.

- Parce que vous pensez vraiment que celui ou celle qui a été renié aura gardé le même nom ? Pour tout ce qu'on en sait, l'héritier de Serpentard peut-être n'importe qui, et ce n'est même pas sûr qu'il s'en tienne à éliminer les Sangs-de-Bourbe.

La dernière remarque d'Hadrian jeta un silence glacial sur notre groupe et je dus me forcer à avaler quelque chose au repas.

Et s'il avait raison ?

...

Mercredi 3 Novembre 1992, Poudlard, Ecosse.

Plusieurs jours plus tard, l'attaque de Miss Teigne était encore aux cœurs des discussions, nourrissant les rumeurs les plus folles sur le sujet, et même le premier match de Quidditch de l'année, pourtant entre Gryffondor et Serpentard, ne suscita pas l'enthousiasme auquel je m'étais attendue. Draco m'avait pourtant racontée en long, en large et en travers, les attaques dans les couloirs des joueurs, et à quel point les Serpentards se retrouvaient isolés dès que leur équipe devait jouer, comme s'ils étaient la cible à abattre.

Entre ça et le Sang-de-Bourbe de Draco à Halloween, j'avais donc décidé de passer le plus de temps à la bibliothèque, puisque travailler au milieu des trop nombreux bavardages sur la Chambre des Secrets était particulièrement désagréable, ce que seule Crystal semblait comprendre.

- Ah, tu es là ! Je t'ai cherchée partout !

Je relevais la tête de mon devoir de Sortilège et l'observait tandis qu'il sortait ses affaires, comme s'il avait décidé de travailler avec Crystal et moi, ce qui serait une première.

- Qu'est-ce que tu fais ? demandai-je.

Draco m'adressa un regard sombre.

- Je crois que c'est évident, non ? Flitwick ne donne pas des devoirs qu'aux premières années !

J'ouvris la bouche pour répliquer, avant de comprendre qu'il avait sans doute réussi à se mettre à dos ses amis, puisque son sale caractère était de retour.

Il se plaignait des leçons de morales des Préfets, d'avoir l'impression d'être surveillé, des rumeurs sur son compte – celle qui disait qu'il avait acheté sa place à Serpentard et celle qui faisait de lui le potentiel héritier de Serpentard – et par dessus tout, du manque d'intérêt que suscitait le match de dimanche.

Il était donc d'une humeur maussade, ce qui le rendait particulièrement insupportable.

Parce qu'il était mon cousin, je décidai de ne pas enfoncer le couteau dans la plaie en lui faisant remarquer qu'il n'avait que ce qu'il méritait, au moins pour une partie de ses malheurs.

Une demi-heure plus tard, mon devoir terminé, je me levai pour aller chercher un ou deux livre de botanique et rédiger au plus vite celui sur le filet du diable.

En chemin, je découvris Potter, Weasley et Granger devant le bureau de la bibliothécaire.

- Je voudrais emprunter ce livre, Madame Pince, dit Granger en tendant un morceau de parchemin.

- Les Potions de Grand Pouvoir ? Vraiment ? Et le professeur Lockhart vous a donné son accord ?

- Il a bien voulu signer oui.

Je fis mine de m'intéresser au rayon le plus proche – Arithmancie si j'en croyais les noms sur les tranches – et tendis l'oreille. Je ne savais pas de quoi pouvait bien parler ce livre, mais Pince passa un très un long moment à détailler l'autorisation de Lockhart avant de partir en direction de la réserve. Elle revint quelques minutes plus tard avec un épais grimoire.

- A manipuler avec le plus grand soin, Miss Granger. Nous n'avons que quelques exemplaires et les Septièmes années en ont souvent besoin.

- Bien sûr, Madame.

Ils s'en allèrent sans demander leur reste et je rejoignis Draco aussitôt, mes livres sur le Filet du Diable oubliés.

- Draco, tu ne devineras jamais ce que je viens de voir !

Il commença par grogner parce que je le dérangeais avec mes bavardages, mais il me suffit de prononcer le nom de Potter pour accaparer toute son attention.

- Rogue a mentionné ce livre il n'y a pas longtemps, mais je ne sais plus pourquoi... En tout cas, ils doivent être en train de préparer un mauvais coup, c'est sûr !

- Peut-être que Potter est vraiment l'héritier de Serpentard ? proposai-je.

C'était la théorie la plus répandue, principalement parce qu'on l'avait retrouvé à l'endroit où Miss Teigne avait été attaquée, même si elle avait tendance à oublier que la meilleure-amie de Potter était une Née-Moldue, et que les Potter étaient connus pour n'avoir jamais été pro-Sang-Purs.

Draco garda le silence un long moment.

- Ça serait bien possible, conclut-il finalement. Je vais demander à Père ce qu'il en pense. Peut-être sait-il quelque chose de plus sur la Chambre des Secrets. Après tout, il est membre du Conseil d'Administration...

...

Samedi 7 Novembre 1992, Poudlard, Ecosse.

- Et voilà le travail ! Avec ça, il a intérêt à l'attraper, son Vif d'Or !

En effet, Pansy s'était donnée du mal : après avoir tressé des rubans vert et argent dans mes boucles brunes, elle avait maquillé chacune de mes paupières de vert et écrit en large « Allez Draco » sur mes joues.

La veille, Daphné et elle m'avaient annoncée qu'elles comptaient sortir les grand moyens pour soutenir Draco et lui prouver qu'elles croyaient en lui, ce qui n'était pas le cas du reste de l'école. La passion pour le Quidditch avait fini par réveiller les consciences, certains avaient enfin réalisé que le père de Draco avait acheté des Nimbus 2001 pour toute l'équipe de Serpentard, et en avaient conclu que mon cousin avait acheté sa place d'Attrapeur.

Draco l'avait plutôt très mal pris et n'avait pas prononcé un mot depuis deux jours.

Millicent, Daphné, Crystal et Deloris, toutes les quatre habillées aux couleurs de Serpentard, nous attendaient dans la salle commune et nous eûmes tout juste le temps d'attraper de quoi grignoter dans la Grande Salle avant de rejoindre le terrain de Quidditch.

La pluie avait cessé – ce qui semblait être un miracle – mais de lourds nuages gris flottaient au-dessus de nous, laissant penser qu'un orage était imminent.

- J'ai horreur des éclairs, grimaça Millicent. Je m'en vais si ça commence à tonner.

- Hors de question ! s'exclama Pansy. On ne va pas se faire frapper par la foudre ! Ils ont dû lancer des sortilèges de protection sur tout le terrain ! Imagine si jamais un des joueurs se faisait foudroyer ?

Les garçons nous avaient réservé des places dans une des tribunes de Serpentard, au premier rang. Tout le reste de l'école supportait Gryffondor, ce que Crystal ne manqua pas de me faire remarquer.

- Je croyais que Poufssoufle nous était moins hostile ?

- Moins hostile, oui, mais pas neutre, répondis-je.

- Ils ne veulent pas que nous gagnions la Coupe des Quatre Maisons... compléta Pansy. Mais à côté de cela, ils ne font pas grand chose pour la remporter eux-même. Par Morgane, c'est une compétition !

- Les joueurs arrivent !

Je me baissai et repérai sans problème Draco, qui se démarquait avec ses cheveux blonds et sa frêle silhouette. Tous les autres joueurs étaient des garçons beaucoup plus âgés que lui, et il paraissait particulièrement fragile en comparaison.

Les Gryffondors, quant à eux, comptaient trois filles, toutes au poste de Poursuiveuses – comme le hurla Lee Jordan –, les jumeaux Weasley étaient loin d'avoir le physique des batteurs professionnels – souvent des armoires à glace – et c'était sans doute la première fois que Potter semblait être dans son élément.

- Les Gryffondors ont des défauts, mais pas le machisme...me souffla Pansy. Enfin, Dubois n'en est pas un.

- Je ne pense pas que le professeur McGonagall le laisserait capitaine longtemps s'il jouait au même jeu que Flint. Elle faisait partie de l'équipe de Quidditch quand elle était élève.

- Pourquoi ai-je l'impression que tu as appris sa biographie par cœur ?

La chaleur soudaine au niveau de mes joues m'indiqua que les écritures sur mon visage ne suffiraient pas à cacher mon fard.

Pansy éclata de rire.

- Granger a bien un béguin pour Lockhart... finis-je par reprendre.

- Oui, comme la moitié des filles de l'école. Tu es la seule groupie de McGonagall, petite.

Je décidai de ne pas répondre au risque de m'enfoncer encore davantage, même si j'étais certaine qu'elle ne manquerait pas une occasion d'y faire allusion au moment où je m'y attendrais le moins.

- TOUS LES JOUEURS ONT ENFOURCHES LEUR BALAI ET SONT A L'AFFÛT DU COUP DE SIFFLET DE MADAME BIBINE, QUI LANCERA OFFICIELLEMENT LE TOURNOI DE QUIDDICTH DES QUATRE MAISONS !

Les joueurs s'élancèrent quelques secondes plus tard et la supériorité des balais de Serpentard fut aussitôt évidente. Draco fit un tour du terrain à toute vitesse, laissant comme une forme floue dans son sillage, et Serpentard marqua au bout d'une minute.

Un tonnerre d'applaudissement salua leurs premiers dix points, et ce ne fut que le début.

Flint semblait avoir tout misé sur la vitesse de leur balai, et le jeu en était presque difficile à suivre. A chaque fois qu'un des Poursuiveurs récupérait le Souaffle, il partait à l'assaut des buts sans même faire une passe.

- SERPENTARD MENE PAR SOIXANTE A ZERO !

Le commentaire de Jordan fut acclamé par toute ma maison, et je cherchais Draco du regard sans cesser d'applaudir. Les Serpentards pouvaient gagner ce match ! Les Gryffondors ne faisaient pas le poids face aux Nimbus 2001 et les jumeaux Weasley n'étaient finalement pas aussi redoutables que cela. Par deux fois, un Cognard empêcha l'un des Poursuiveurs de marquer et permit à Serpentard de récupérer le Souaffle.

Face à la supériorité évidente de notre équipe, Dubois finit par demander une mi-temps.

- Je pense qu'on va gagner, déclara Hadrian. Avec un peu de chance, ce Cognard va fendre le crâne de Potter en deux et les Gryffondors n'ont pas de remplaçant.

- Quel Cognard ? répétai-je.

Il me toisa avec dédain.

- Tu n'as pas remarqué que les jumeaux Weasley n'ont fait que protéger Potter d'un Cognard ?

Je n'étais pas la seule : seul Théo avait repéré l'étrange phénomène, les autres ayant eu les yeux rivés sur les Poursuiveurs, ce qui s'avérait assez difficile à suivre.

- J'espère que le Cognard n'a pas été ensorcelé par un Serpentard, sinon, ça pourrait nous disqualifier pour tout le reste du tournoi.

Lorsque le match reprit, la pluie tombait dru et je me concentrai davantage sur Potter – qui semblait avoir décidé d'éviter le Cognard et de se passer de la protection des Weasley – et sur Draco – qui tournoyait au-dessus du terrain à la recherche du Vif d'Or.

L'étrange ballet aérien de Potter le mena près de Draco, et les deux Attrapeurs restèrent figés dans les airs une poignée de secondes.

- Un Gallion qu'ils sont en train de s'insulter, me souffla Pansy.

J'eus un sourire.

Puis un cri de stupeur.

Le Cognard fou venait de percuter Potter et de frôler Draco en continuant sa course folle.

Potter réussit l'exploit de tenir sur son balai, quand bien même son bras pendait lamentablement le long de son corps, comme s'il était cassé.

- Le Cognard revient !

Le cri de Crystal précéda de quelques secondes une nouvelle attaque qui faillit bien exhausser le vœu d'Hadrian. Potter l'évita en faisant une embardée et Draco resta planté là, sans avoir le bon sens de s'éloigner de Potter.

Et soudainement, alors que Cognard revenait pour une troisième attaque, Potter fonça sur Draco, seulement retenu à son balai par ses jambes, avant de faire un effroyable piquet.

Il s'écrasa lourdement sur le sol, arrachant des cris à toute la foule et resta immobile.

- Vous croyez qu'il est mort ? demanda Deloris.

- Bon débarras.

- Ne te réjouis pas trop vite, Pansy, intervint Blaise. Ce mec a réchappé à Tu-Sais-Qui lui-même. Je pense qu'il faut un peu plus qu'une chute de vingt mètres pour le tuer.

Le Cognard fou n'en avait toujours pas fini avec Potter et seule l'intervention d'un des jumeaux Weasley évita qu'il le percute au sol. Bibine sembla enfin prendre conscience qu'il y avait un problème et lança plusieurs sorts dans sa direction pour le stopper.

Au sol, les premiers Gryffondors venaient de rejoindre le terrain, menés par Gilderoy Lockhart, tout de bleu vêtu.

La confusion régna pendant plusieurs longues minutes, le temps que Bibine immobilise le Cognard, que Lockhart emporte Potter à l'infirmerie, que les joueurs se rassemblent au sol pour savoir s'ils continuaient le match...

Dubois et Flint eurent une discussion animée avec McGonagall et Bibine au sol, et le capitaine de Gryffondor ne cessait de secouer son poing devant le visage des deux professeurs.

Il semblait tenir un objet brillant.

- On dirait que Potter a eu le temps d'attraper le Vif d'Or, s'étonna un Serpentard sur ma gauche, suffisamment fort pour que toute la tribune l'entende.

- Quoi ?!

Je m'étais exprimée en même temps que tous les autres et plissai les yeux pour tenter de deviner si une telle chose était possible. A quel moment Potter avait-il pu attraper le Vif d'Or ? Son bras était cassé, un Cognard fou était à ses trousses, et il avait fini par s'écraser au sol, sûrement après avoir perdu connaissance sur son balai !

Bibine remonta sur son balai et son sifflet retenti, comme pour annoncer la fin du match. Au sol, l'équipe de Gryffondor levait les bras en signe de victoire et leurs supporters ne tardèrent pas à les accompagner dans leur liesse.

- POTTER A ATTRAPE LE VIF D'OR AVANT DE TOMBER ! GRYFFONDOR L'EMPORTE DEUX-CENT-DIX POINTS A CENTRE-QUATRE-VINGT-DIX !

Le choc me coupa les jambes et je retombai lourdement sur mon banc, comme de nombreux Serpentards dans la tribune.

Comment ?!

- Oh oh... Je crois que Draco est en train de se prendre un savon par Flint, marmonna Millicent.

Je me relevai aussitôt et me dépêchai de rejoindre le terrain. Je connaissais assez Draco pour savoir que cette défaite, face à Potter, et surtout dans de telles conditions, allait être un coup dur pour lui. Il portait sa fierté un peu trop à fleur de peau, et Nani avait toujours dit que cela pourrait bien lui causer plus de malheurs qu'il ne pouvait l'imaginer.

J'étais sans doute la seule personne qu'il supporterait de voir après avoir été humilié devant toute l'école.

Il y avait du monde sur le terrain, et je dus jouer des coudes pour me faufiler et rejoindre l'endroit où j'avais vu Draco depuis les gradins.

Flint en avait terminé avec lui, et toute l'équipe de Serpentard se dirigeait vers les vestiaire, la tête basse, excepté Draco. Il avait enfourché son balai et s'éloignait à toute vitesse en direction du château. Les professeurs étaient bien trop occupés à autre chose pour le remarquer et je le perdis bien vite de vue.

- Foutu crétin ! marmonnai-je.

La pluie avait rendu le parc glissant, et elle continuait à tomber, toujours aussi soutenue. Le temps que je rejoigne le château, j'étais trempée, et la seule trace de Draco étaient ses empreintes de pas boueuses, qui pouvaient très bien être celles de Lockhart pour tout ce que j'en savais.

Je décidai toutefois de les suivre, avec un peu de chances, puisque je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où Draco aimait se réfugier dans le château, mis à part son dortoir, ce qu'il devait avoir exclu d'office.

Les traces de boue finirent par s'estomper, puis par disparaître à un croisement qui m'était vaguement familier et je pris à droite sans grand espoir. Le château était si grand, quelles étaient les chances pour que je tombe par hasard sur mon cousin ?

Je finis par arriver au bout d'un couloir et fis demi-tour. Sans aucune notion du temps qui s'était écoulé depuis la fin du match, je continuai à errer au hasard, le poids de ma cape trempée de plus en plus lourde sur les épaules, et le froid de plus en plus intense.

Je savais dores et déjà que j'étais bonne pour une dose de Pimentine le lendemain, ce qui me laisserait avec les oreilles fumantes pour le reste de la journée, mais au point où j'en étais, je n'allais pas retourner à la salle commune.

Surtout que je n'étais pas tout à fait sûre de pouvoir en retrouver le chemin. Le couloir où je me trouvais menait à l'aile Ouest, et nous le traversions chaque jeudi soir pour rejoindre la tour d'Astronomie...

La tour d'Astronomie !

Je sus soudainement où était Draco. Au manoir, la petite tour – depuis laquelle Nani nous avait appris les constellations – était notre endroit préféré.

Il ne me fallut que quelques minutes pour en retrouver le chemin, et un peu plus pour la gravir, maudissant mon cousin pour avoir choisi la tour la plus haute comme refuge.

Dehors, un vent glacial s'engouffra dans ma cape et je frissonnai. Par chance, la pluie avait cessé, et les étoiles étaient enfin visibles, ce qui n'avait quasiment pas été le cas depuis le début du mois d'Octobre, contraignant le professeur Sinistra à nous faire étudier la seule théorie du mouvement des étoiles.

Je fis le tour de la large plate-forme sans y trouver Draco, et une nouvelle rafale me convainquit presque de rentrer aussitôt, et sûrement de rejoindre ma salle commune en espérant que mon cousin y soit déjà.

Une tâche plus claire sur la tour la plus proche me retint juste à temps.

La lune se reflétait sur les cheveux blonds de Draco à une vingtaine de mètres de moi.

Vingt mètres de vide.

- DRACO ! hurlai-je.

Il tourna la tête vers moi et je devinais plus que je ne vis son air accablé.

- Viens !

Son balai était toujours à ses côtés. Il mettrait moins de temps à voler jusqu'à moi, que moi à trouver le chemin de cette foutue tour dans le dédale de couloirs.

- Allez, Draco ! Tu vas tomber malade si tu restes là ! Tu seras obligé de rester à l'infirmerie avec Potter ! Dépêche-toi !

Je crus qu'il allait m'ignorer, ce qui ne serait pas une première, puisqu'il portait sa maudite fierté comme une seconde peau, mais il finit par attraper son balai.

Je lui laissai à peine le temps de se poser avant de me jeter dans ses bras. Il soupira, mais me rendit mon étreinte.

- Je déteste Potter, me souffla-t-il.

Mon cœur se serra en devinant que sa voix était rauque, sans que je ne sache vraiment si c'était le froid ou les pleurs. Je savais que Draco avait voulu gagner ce match, et que de se faire battre par son ennemi devait être plus difficile à avaler encore, mais c'était quelque chose que je ne pouvais pas changer pour lui.

- Tu le bats déjà dans toutes les matières... Tu seras un plus grand sorcier que lui.

- Mais Granger sera toujours au-dessus de moi. Cette fille est une Sang-de-Bourbe !

- Et on sait tous les deux que ça finira par la rattraper... Tu n'as rien à leur envier, Draco.

- Je...

Je relevai les yeux vers lui pour le mettre au défi de continuer, et il soupira.

- Merci, Maellyn, finit-il par concéder en déposant un baiser sur mon front, à la manière de Nani.

Nous restâmes encore un long moment silencieux, jusqu'à ce que le froid ne commence à me faire claquer des dents.

- On ferait mieux de retourner à la salle commune avant que tu ne tombes malade.

- Si je suis obligée de prendre de la Pimentine demain, tu devras me faire tous mes devoirs de Botanique jusqu'à Noël !

- Compte là-dessus...

- Je suis sérieuse, grognai-je.

- Et si je te laissais plutôt utiliser mon balai quand tu le veux jusqu'aux vacances ?

Un nouveau frisson remonta ma colonne, et je sus que j'allais être malade le lendemain... Et savoir que je pourrais voler à toute vitesse au-dessus du terrain de Quidditch m'aiderait sans doute plus à supporter la fumée qui sortirait de mes oreilles pendant toute la journée, et peut-être même pendant toute la semaine.

- Dès que je le voudrais ?

- Promis.

Dimanche 8 Novembre 1992, Poudlard, Ecosse.

Le lendemain du match me trouva les yeux bouffis, l'oreille gauche douloureuse et la gorge en feu, sans que je ne sache si je la devais aux quintes de toux qui m'avaient réveillée plusieurs fois au cours de la nuit, ou si j'avais réussi à attraper une angine par dessus le marché.

- Tu as une tête affreuse, Alya, commenta Deloris. Tu devrais aller à l'infirmerie...

J'éternuai plusieurs fois de suite, et remontai les couvertures sur moi. Je ne voulais pas bouger de là. Passer la journée au fond de mon lit était la seule chose dont j'avais envie. Traverser le château, avec ses couloirs glacés et ses trop nombreux courant d'airs, était bien trop me demander. Pomfresh devrait venir à moi...

- Je vais aller chercher Ogden, décida Crystal.

Sauf que ce ne fut pas Avelina Ogden que trouva Crystal, mais Raellyn Hobday, qui n'avait en général que très peu de patience, et que j'avais très vite appris à ne pas contrarier.

- Lestrange, tu es malade ?

J'ouvris les yeux et hochai la tête. Elle posa une main sur mon front et grimaça.

- Quelle idée aussi d'être partie à la recherche de Malefoy hier ! Les filles, aidez-la à enfiler une tenue décente, je vais l'emmener à l'infirmerie. Du nerf, demoiselle ! J'ai autre chose à faire.

A cet instant précis, la tendresse de Nani me manqua atrocement. Jamais elle ne m'aurait obligée à quitter mon lit si j'avais été aussi mal... Au contraire, elle aurait fait venir le médicomage jusqu'au Manoir, et sûrement ordonné à Dobby de ne pas quitter ma chambre de la journée pour veiller à ce que je ne manque de rien.

Je fus tentée de l'ignorer. En essayant suffisamment fort, j'étais sûrement capable de me rendormir, et personne n'allait oser réveiller une malade, si ?

- Allez, Alya... C'est un mauvais moment à passer. Pomfresh va te remettre sur pied en un rien de temps, et avec un peu de chance, tu pourras louper le cours de Sortilège de demain après-midi.

Deloris m'aida à me redresser, Crystal passa un gant de toilette glacé sur mon visage mais sa grimace peu inspirée me confirma qu'il en faudrait un peu plus pour me donner un air présentable, et je me forçai à enfiler ma robe par dessus mon pyjama.

Mon pantalon était bleu nuit, et suffirait à donner le change jusqu'à ce que je rejoigne l'infirmerie d'après Deloris.

Hobday revint au moment où je terminais d'enfiler ma paire de chaussures. Elle pointa sa baguette en direction de ma tête et mes cheveux furent rassembler en une natte sévère.

- Tu choisis très mal ton moment pour montrer des signes de faiblesse, Lestrange, crut-elle bon de me faire remarquer. Allons-y.

Elle me fit enfiler une cape avant de quitter la salle commune, et le trajet jusqu'à l'infirmerie me parut interminable. Ma tête me tournait, j'avais envie de vomir, et ma gorge me faisait plus mal que jamais.

Draco avait intérêt de me laisser utiliser son balai jusqu'à la fin de l'année ! Tout cela était entièrement sa faute !

- Vous auriez dû venir me chercher au lieu de lui faire traverser tout le château dans cet état ! Qu'auriez-vous fait si elle s'était évanouie en chemin ! Elle tient à peine debout !

Pomfresh m'installa aussitôt sur un lit, et m'ausculta rapidement – marmonnant contre l'ineptie du Quidditch alors que le temps était si affreux et les préfets aussi incompétents que les professeurs –.

- Je crois que vous allez passer la journée ici, Miss Lestrange.

Elle revint quelques minutes plus tard avec cinq bouteilles de potions, et m'obligea à en avaler une bien trop grande quantité de chaque, toutes ayant un goût plus atroce que la précédente, et seule la perspective de devoir les reprendre m'empêcha de vomir.

- Tâchez de vous reposer maintenant...

Je m'endormis avant que ma tête ne touche l'oreiller et quand je rouvris les yeux, le soleil terminait sa course, plongeant l'infirmerie peu à peu dans le noir. Je restai un long moment immobile, laissant les dernières brumes de sommeil se dissiper dans mon esprit. Je me sentais beaucoup mieux que quelques heures plus tôt, mais il s'en faudrait encore de quelques doses de potion pour retrouver la volonté de quitter mon lit.

- Enfin réveillée Aly ?

Je tournai la tête et trouvai Draco à mon chevet, un livre sur les genoux, et l'air maussade de celui qui avait passé une mauvaise journée.

- Tu n'es même pas malade, marmonnai-je, la langue pâteuse et la voix rauque. C'est injuste.

- Je suis moins fragile que toi, ce n'est pas de ma faute.

- Je te déteste.

- Ingrate. J'ai passé toute l'après-midi à ton chevet.

- Soit tu ne veux pas que je dise à Nani comment je suis tombée malade, soit tu te caches ici.

Il releva le menton avec fierté, ce qui me laissa penser que j'avais sûrement vu juste sur l'un des deux points, voir peut-être même les deux. Il ne fallait pas être devin pour savoir que Serpentard n'avait pas apprécié de perdre face aux Gryffondors, alors qu'ils avaient toutes les cartes en main pour les vaincre.

Je me redressai finalement et attrapai le verre d'eau sur ma table de chevet. Au fond de moi, je savais que les raisons qui avaient poussé Draco à venir passer son dimanche après-midi ici plutôt que dans une salle de classe vide m'importaient peu. Il avait toujours été là quand j'avais été malade, petite, et à défaut d'avoir Nani auprès de moi, la présence de mon cousin me réconfortait un peu.

- J'ai loupé quelque chose ? demandai-je finalement en réalisant qu'il comptait garder le silence.

Draco grimaça.

- Quoi ?

Il hésita une longue seconde, ce qui me laissa le temps d'imaginer le pire... Et il n'y avait que deux choses qui me venaient en tête : notre grande tante Cassiopea était morte, ou Christopher avait enfin donné signe de vie, et les nouvelles n'étaient pas bonnes.

- Il y a eu une nouvelle attaque la nuit dernière, dit-il finalement. Crivey a été retrouvé pétrifié.

Mes yeux furent immédiatement attirés par le lit entouré de rideaux au fond de la pièce. Crivey était un Gryffondor particulièrement agaçant – chaque chose qu'il apprenait sur la magie le transformait en une espèce de machine à paroles impossible à arrêter et, le reste du temps, il n'arrêtait pas de la ramener à propos de Potter – mais ce qui venait de lui arriver était juste horrible.

- J'avais bien dit que les Sang-de-Bourbes seraient les prochains, non ?

- Tu devrais arrêter d'utiliser ce mot, Draco. Je crois qu'il t'a apporté assez d'ennuis ces derniers temps.

- Père dit que je ne dois pas avoir honte des valeurs des Malefoy.

- C'est marrant, il a tendance à oublier que ces mêmes valeurs ont failli le conduire à Azkaban...

Draco faillit prendre la mouche et s'en aller, mais il se contint, au prix d'un gros effort – ou plus vraisemblablement, après avoir réalisé que j'étais plus facile à supporter que certains autres Serpentards –.

- On croirait entendre Maman quand tu dis ça.

- Parce que j'ai raison ?

- Ça aussi...

Mon sourire tordu se glissa sur mes lèvres en réponse et il leva les yeux au ciel.

- De nouvelles rumeurs sur l'identité de l'héritier ?

- De ce que j'ai entendu, Potter doit être en tête... Il paraît que Crivey avait tendance à l'agacer.

- Qui ne serait pas agacé par lui ? Mais Potter devait être à l'infirmerie, non ?

Draco se frotta le sourcil gauche, une sale manie qu'il avait piqué à Lucius, et resta pensif.

- Peut-être qu'il a donné l'ordre au monstre d'attaquer Crivey uniquement lorsqu'il serait seul ?

J'eus une moue sceptique. L'histoire de Draco ne me semblait pas très cohérente, et ne collait surtout pas au fait que Potter semblait toujours être le premier à défendre les Nés-Moldus.

- Je me demande ce que va m'apprendre Père dans sa lettre...

- Que veux-tu qu'il sache sur cette histoire ?

- Théo a réussi à découvrir que la Chambre avait été rouverte il y a une cinquantaine d'années. Il paraît qu'une Sang-de-Bourbe est morte.

Je déglutis difficilement et essayait de le dissimuler derrière une quinte de toux. Je ne savais pas ce qui m'inquiétait le plus : que le monstre existe ou que Draco puisse trouver tout cela amusant.

Draco apprendre-t-il un jour de ses erreurs ? Ça c'est une question à 100,000 Gallions !

J'avoue que j'ai hâte d'avoir votre avis sur :

- Les Serpentards en mode « Un pour tous et tous pour un ».

- Draco qui se fait laminer par Harry.

- Ma pauvre petite Maellyn qui est quand même une cousine en or.

Si vous voulez étendre sur les différentes théories des petits concernant l'Heritier de Serpentard ou le manque de bons sens de Draco, je suis toute ouïe !

La review est mon pourboire et la base du régime alimentaire de ma muse (et, de toute évidence, elle est en petite forme...).

On se dit à dans deux semaines !

Orlane.

Mis en ligne le 06/01/2018