Quand la pureté reste dans l'âme

Sorbet citron

Bonjour tout le monde !

Un grand merci à tous de suivre cette fiction. Déjà plus de 50 reviews !

Maxine : Merci ! Enora est aussi une de mes préférée, hihi.

Harry : Contente de voir que cela te plaît !

Adenoide : Oh oui, les sorciers sous-estiment souvent trop les créatures magiques qui sont pourtant bien puissantes…

TeZuKa j : De rien, merci de lire !

Clefto : 10 chatons, je ne sais pas si cela est réellement rare. Bien que la portée de mon chat (Maine Coon, vous l'auriez deviné ?) ait été de 9… je ne sais pas. Mais en tous cas, oui la pauvre ! Elle était dans un mauvais état… mais ils sont entre de bonnes mains !

Pour ce qui est des elfes, ils sont un peu au second plan pour l'instant, mais ils sont bien présents ;-).

Guest : Merci ^^, mais je continue ne t'inquiète pas !

lassa : Désolée pour le manoir ^^ Je réexpliquerai certainement dans les prochains chapitres ;). Je ne peux pas répondre au reste sinon je vais spoiler !

Bonne lecture à tous !

Poussière d'étoiles & poils de Maine Coon sur vous !

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 10 : Sorbet citron

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A plusieurs centaines de kilomètres du Talnotry Lake, un homme aux cheveux argentés, autrefois bruns, observait sa coupe dorée dans laquelle il avait versé son alcool préféré.

Les jours, bien que routiniers, étaient souvent riches en évènements. Des jardiniers étaient en train de semer de nouvelles fleurs dans le parc, en ce beau jour d'été. Des sorciers lançaient des sortilèges d'assainissement et de nettoyage sur les murs extérieurs du château, leur rendant leur couleur grise presque blanche. Un sorcier était en train de réparer la cinquième marche cassée des escaliers en marbre montant au premier étage du château.

C'était le seul et unique escalier qui ne bougeait pas et qui était en marbre. C'était en quelque sorte un des nombreux bijoux précieux des lieux.

La rénovation magique des lieux vieillis par les siècles passés était coûteuse, mais il en était fier.

Alors qu'il buvait tranquillement dans sa coupe préférée, tout en étant perdu dans ses pensées, sa sous-directrice prononça une phrase dont il n'avait pas saisi le sens.

Ils étaient ensemble, en train de faire les comptes, la femme étant assise à une petite table près de son bureau avec plusieurs grimoires. Elle travaillait depuis une heure alors que lui s'était octroyé une pause. Doux Merlin, qu'il n'aimait pas s'occuper des dépenses du château. Mais il avait une pleine confiance en sa collègue qui les gérait très bien.

- Pardon, Minerva ? Je ne vous ai pas écoutée, veuillez m'excuser, je réfléchissais.

- Je voulais vous demander d'où provenait tout cet argent, Albus. Une somme de cent mille gallions est apparue sur le compte en date du 02.06.1989.

Albus Dumbledore soupira discrètement tout en prenant un sorbet au citron qui le narguait depuis plusieurs minutes. Heureusement, Minerva avait beau être intelligente, elle n'avait par ailleurs jamais découvert ses secrets.

- Un héritage, fit le grand homme tout en contournant son bureau pour rejoindre la fenêtre et observer le Parc.

- De qui, si je puis me permettre ?

- En quoi cela vous regarde ? murmura durement Albus.

- Il faut que je le notifie sur les comptes, Albus, et vous le savez très bien. Je ne veux pas de problèmes avec la cour des comptes.

L'homme soupira une nouvelle fois, mais de soulagement.

- Mettez mon nom, c'est un don de ma part, venant d'une certaine somme que j'ai héritée il y a peu.

Elle acquiesça alors.

- Cela servira à régler les frais de rafraichissement du château. La partie intérieure sera rénovée durant les vacances d'été, l'informa le directeur de l'école.

Ils entendirent alors quelques coups à la porte du bureau directorial et celle-ci s'ouvrit sous l'ordre du maître des lieux.

- Ah, Pomona ! fit Albus. Quel plaisir de vous voir. Quel bon vent vous amène ?

- Bonjour, Albus, bonjour, Minerva. Albus, cet homme chargé de rénover les murs extérieurs a confondu les vitres des serres avec un mur de pierre et le sortilège a détruit la moitié des vitres et de mes plantes. Je vous avais prévenu ! Je ne voulais pas qu'il touche à cette partie du Domaine.

- Ne vous inquiétez donc pas…

- Mes plants sont saccagés ! s'exclama la professeur de botanique.

- Je suis certain que cela n'est pas aussi désastreux, fit Albus en bougeant sa main comme pour balayer les inquiétudes de la professeur.

- Eh bien, venez voir par vous-même avant que je ne répare tout !

- Pomona, Pomona. Ne vous inquiétez donc pas. Cela vous fera un thème à approcher avec vos élèves avant la fin de l'année ! Afin qu'ils vous aident à réparer ces petits dégâts.

La professeur soupira fortement.

- Quand est-ce que notre héros national fera son entrée dans notre école ? demanda alors Flitwick qui venait d'entrer dans le bureau.

- Vous ne savez pas compter, Filius ? se moqua gentiment Pomona.

- C'est que le temps passe trop lentement à mon goût, et j'ai une hypothèse à prouver, ma chère, quand à ce qu'il s'est passé à Godric's Hollow.

- Harry fera sa rentrée le premier septembre 1991, fit Dumbledore dans un petit sourire.

- Comment va-t-il ? demanda alors Filius en souriant franchement.

- Très bien, répondit Albus.

Cependant, Filius avait remarqué que l'aura de Dumbledore avait changé et regarda Minerva dont la main se crispait sur la plume.

- Est-il toujours caché chez les moldus ? demanda alors Pomona.

- Tout à fait, dans la seule famille qui lui restait. Une amie le surveille et me tient au courant. Il y est heureux et a une enfance des plus sereines loin de ce monde, conclut Albus en souriant doucement et dont les yeux pétillaient de joie.

Mais Filius garda un visage plutôt neutre, conscient que leur supérieur leur cachait quelque chose et que Minerva semblait en savoir plus.

- Vous l'avez rencontré, dernièrement ? demanda Minerva qui semblait s'être reprise et sourit doucement.

Heureusement, Dumbledore ne remarqua pas l'agacement de sa collègue et répondit sur le même ton franc de grand-père bienveillant et rassurant.

- En effet. Il ne m'a pas vu, mais je l'ai aperçu hier soir, en train de jouer dans le jardin de sa famille avec des amis. Il était en pleine forme, affirma-t-il.

L'ombre de l'armoire cachait légèrement Minerva aux yeux d'Albus, mais Filius et Pomona remarquèrent que quelque chose clochait. Leur collègue n'avait jamais été d'accord avec le placement de leur « sauveur », mais ils n'avaient jamais osé lui en parler directement… était-il temps ?

Albus ne remarqua pas ce qui se jouait devant lui et leur proposa du thé, ce que personne n'accepta, tous ayant des occupations à rejoindre.

Minerva, elle, se leva tranquillement, ne laissant rien paraître de son énervement grâce aux leçons d'art de l'esprit que lui avait donné son cousin durant la semaine. Elle informa Albus qu'elle avait terminé son travail et devait retourner à ses appartements.

Elle suivit alors Pomona et Filius puis ils descendirent ensemble quelques marches.

- Minerva, quelque chose ne va pas, murmura Filius.

- Les murs ont des oreilles, répliqua froidement Pomona.

- Venez, annonça simplement Minerva d'une voix un peu plus forte. Je vous offre le thé cet après-midi, j'aimerais vous faire goûter quelque chose !

- Et je dois vous raconter le combat que j'ai vu hier soir, au théâtre de Downtown ! C'était fabuleux, renchérit Flitwick.

Les professeurs les plus proches de la direction connaissaient les systèmes d'espionnage du Directeur. Plusieurs membres du corps professoral avaient trouvé le moyen de bloquer les objets de surveillance dans leur appartement. Les tableaux avaient été retirés sous le regard désapprobateur d'Albus, mais chacun avait décrété que ces personnes ne faisaient pas partie de leur famille et que même si c'était une peinture, ils n'avaient pas envie d'être dérangés dans leur appartement par des inconnus.

Minerva, elle, avait vidé l'appartement avant d'y emménager sous prétexte qu'elle avait ses propres meubles. Les cadres et les objets décoratifs avaient été déposés dans un placard, accompagnés d'un sortilège spécifique qui faisait croire à quiconque écouterait, que la conversation était banale et parlait du beau temps.

Les trois personnes se dirigèrent alors vers les appartements de la directrice adjointe, discutant des dernières bêtises et des derniers exploits de certains élèves.

En haut des escaliers, Filius aperçut alors Albus qui les observait, appuyé contre une rambarde. Il lui fit signe de la main, amicalement, avant d'entrer dans l'appartement de sa collègue.

Une fois la porte verrouillée et plusieurs sortilèges d'intimité lancés, Filius se détendit légèrement.

- Albus nous observait, marmonna-t-il.

- J'ai remarqué, fit vivement Pomona. Que se passe-t-il, dans ce château ? Tu sais quelque chose, Minerva ?

Les trois amis se vouvoyaient en public, mais étaient en réalité proche et se connaissaient depuis plus longtemps que Poudlard.

- Effectivement… Bien, vous prendrez du thé, j'imagine ? A la cerise, au citron, à la menthe ?

- A la menthe pour moi, fit Filius.

- Et à la cerise pour moi, bien sûr, fit Pomona avant de s'asseoir dans le canapé rouge et vert de Minerva.

Elle les servit alors et amena quelques gâteaux et chips.

- Je ne pense pas que le petit de James et Lily viendra à Poudlard, entama Minerva en prenant place à son tour.

- Va-t-il réellement bien, Minerva ? Tu sembles en savoir plus que nous.

- Je… Nous serions obligés de faire un serment inviolable, Pomona.

Filius soupira.

- Je suis partant., leur annonça-t-il. Je veux pouvoir protéger ce petit des manigances extérieures.

- Pourquoi dis-tu cela, Fil', fit Pomona surprise.

- Albus semble avoir une idée bien précise de son avenir. Tu te souviens, il y a un an, lorsqu'il nous a parlé du petit Potter ? A sa naissance, déjà, il disait que l'enfant serait amené à faire de grandes choses. Je ne suis pas contre Albus, oh non, continua Filius. Mais son aura devient dangereuse quand on commence à parler de cet enfant.

- Ton don…

- S'aiguise d'année en année, Pomme, confirma Filius. Il y a quelque chose de pas clair, et nous savons qu'Albus souhaite que l'enfant termine ce que lui ne veut pas faire : tuer Vous-Savez-Qui quitte à y perdre la vie.

- J'ai une idée, mais il me faudra l'autorisation d'un ami.

- Qui est-ce ?

- Severus.

Bouche bée, Pomona et Filius l'observèrent comme si elle avait perdu la tête. Minerva eut alors un rire nerveux et regarda sa montre.

- Je vais le contacter. Clairy, tu viens ?

Un petit phénix voleta alors vers sa maîtresse.

- Tu as un phénix ? s'exclama Pomona. C'est… c'est celui de ta sœur ?

- Oui. Tiens Clairy, apporte ce papier à Severus et amène-le-nous s'il est disponible.

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Severus était apparu quelques minutes plus tard, l'air contrarié.

- Si on te dérangeait, tu aurais pu dire non ! fit Filius.

- Je pensais que si Minerva m'appelait de la sorte, cela devait être important. Mais Clairy a été réceptionné par un de mes elfes heureusement, sinon il se serait consumé dans mon salon.

- Tu as un elfe, fit Filius.

Snape soupira.

- Pourquoi se serait-il consumé ? demanda Pomona.

- Sortilège de protection. Bon, que se passe-t-il ? Pas que j'aime être dérangé ainsi, mais je suis occupé, voyez-vous.

Filius secoua la tête, en souriant devant les manières de son collègue.

- Et pourquoi y-a-t-il autant de sortilèges de sécurité sur cette pièce ? demanda Severus, soudainement inquiet.

Les trois adultes lui expliquèrent alors ce qui venait de se passer, leurs doutes et craintes, et Minerva leur annonça ce qu'elle avait vu sur les comptes. Depuis plusieurs années, des virements et prélèvements irréguliers et étranges passaient sous ses yeux. Albus avait certes toujours une explication, mais son instinct lui dictait de se méfier.

- Et il nous a informé avoir vu le petit Harry hier, tout heureux, en train de jouer dans le jardin de sa seule famille, en bonne santé, lâcha Filius. C'est à ce moment-là que l'aura d'Albus semblait dangereuse, comme pour nous donner un avertissement. Il ne connaît pas ma capacité à voir et sentir les auras, mais la sienne était dangereuse à ce moment-là.

Ce fut à ce moment précis que les trois tasses se brisèrent sur la table et qu'un miroir explosa.

- Severus ! gronda Minerva. Du calme !

- Désolé, souffla Severus en s'asseyant et réparant les dégâts d'un coup de baguette.

Il sortit alors un carnet et y écrivit quelques phrases.

- Que fais-tu ?

- Je… contacte une personne qui saura quoi faire. Un instant. Minerva, tu peux préparer une tasse de thé supplémentaire, s'il te plaît ?

- Bien sûr.

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Hardwin était en train d'aider la vétérinaire à placer les chatons dans un coussin chauffant alors que son carnet devint subitement tiède dans la poche de sa veste.

- Severus a un souci ?

- Attends… Outch. Dumbledore a fait des vagues, apparemment. Severus me demande si on peut inclure trois de ses collègues dans le secret qui englobe Harry, pour le moment.

- On peut utiliser un sortilège russe, tu sais, le rituel d'Orac.

- Celui qui lie les esprits et bloque tout accès à quiconque essayerait d'y pénétrer ?

- Effectivement, Dyna, confirma Sergej. Tu sais le faire, Hardwin. Et je pense que ce sera mieux que le sortilège impardonnable. De plus, les Anglais ne connaissent généralement pas ce sortilège, surtout avec notre touche familiale. Bref. De qui s'agit-il ?

- Pomona Chourave, Filius Flitwick et Minerva McGonagall.

- Le professeur McGonagall a toute ma confiance, les informa Sergej. Quand au nom de Flitwick, cela me dit quelque chose…

- C'est une famille puissante venant d'Ecosse. Ils se sont mélangés aux Gobelins et cela a posé des problèmes discriminatoires, les informa Hardwin. Filius Flitwick est professeur de sortilège, bien que je suis certain qu'il a un trop beau talent pour se contenter d'être professeur…

- Reste Pomona Chourave qu'aucun de nous ne connaît, je présume, fit Dyna.

- Je sais que c'est la directrice des Poufsouffles à Poudlard. Une personne loyale et aimante. Professeur de Botanique.

- Ah bah ça, ça pourrait aider Severus pour les plantes ici ! s'exclama Dyna en riant.

- Severus demande si on peut venir, pour le rituel.

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- Lord Sergej Mordinov, Descendant d'une famille royale russe, se présenta alors Sergej qui venait d'atterrir à Poudlard, dans les appartements de Minerva tout en lançant plusieurs sortilèges en russe.

- Des sortilèges de brouillage ?

- Je voue une haine particulière au directeur de cet établissement, je ne voudrais pas déclencher les alarmes du château à cause de ma présence, voyez-vous.

- Qui a-t-il de si grave, Severus, pour qu'une personne vienne de Russie à propos du petit Harry ? demanda alors Pomona.

- Êtes-vous prêts à apprendre la vérité et à nous suivre dans nos actions, ou du moins ne pas nous mettre des bâtons dans les roues ? demanda froidement Sergej. Car si vous êtes contre Harry Potter et lui voulez du mal, peu importe la forme de la souffrance occasionnée, vous serez soumis à un beau sortilège efface-mémoire de mon cru.

- Nous ne sommes pas contre le petit Harry, bien au contraire, intervint Filius.

- Nous sommes prêts à faire un serment inviolable, fit durement Minerva.

- Ce ne sera pas nécessaire, grogna Sergej tout en jaugeant les personnes en face de lui.

- Par ailleurs, reprit le nouvel arrivant, vous serez soumis à un sortilège familial. Seule… Madame Chourave semble ne pas avoir de base en art de l'esprit.

- Je n'ai jamais songé à apprendre cette magie, fit Pomona.

- Ce n'est pas grave, cela prendra juste un peu plus de temps.

- Quel genre de sortilège, demanda Filius.

- Un sortilège créant une sorte de lieu secret dans votre esprit, qui englobera toutes les informations liées de près ou de loin à notre protégé. Si quelqu'un tente d'accéder à votre esprit, il ne verra aucune information reliant Harry Potter à vous. Je dois aussi vous informer que tout s'enchaîne en ce moment autour de lui, et que vous ne le rencontrerez pas immédiatement. Il faut lui laisser le temps de grandir. Par ailleurs, vous connaîtrez la vérité et aurez le moyen de comprendre les actions de votre supérieur. Alors, êtes-vous prêts ?

Tous acquiescèrent alors vivement.

Sergej inspira fortement et demanda de l'aide à Severus. Hardwin, pendant ce temps, avait écrit les différentes étapes du sortilège dans le carnet de Severus, afin qu'il puisse seconder Sergej.

Severus posa les cristaux noirs autour de Filius qui s'était levé en premier. Il posa ses deux mains sur les épaules de son collègue, afin de le retenir en cas de chute, et Sergej commença.

Sergej murmurait un chant russe tout en tournant autour de Filius et Severus. L'air de la pièce se fit lourd, plein de magie, et un sortilège rouge sortit alors de la paume de Sergej et toucha le front du petit professeur qui frissonna.

- Je vois que votre esprit est bien ordonné. Vous seul m'entendez, fit Sergej à l'attention de Filius. Il y a un sous-sol, ici, n'est-ce-pas ? Où puis-je cacher ce sortilège ?

Filius le conduisit alors en évitant chaque piège. Il pensa devoir les refaire plus tard, mais Sergej lui annonça qu'il ne saurait plus où le lieu aurait été placé une fois le rituel terminé. Filius lui demanda si un jour, il pourrait apprendre de lui.

- Certainement.

Avait répondu le russe.

Une fois le "lieu" des pensées concernant Harry mis en sécurité, Sergej fit de même pour Minerva, et pour Severus. Pomona suivait les mouvements avec une crainte non cachée.

- Ça ne fait pas mal, Pomme, l'en informa Minerva.

- Venez et n'ayez crainte.

Sergej entra doucement dans l'esprit de la jeune femme, se matérialisant devant elle.

Les yeux fermés, la professeur de Botanique fronça les sourcils.

- Voici. Le rituel a commencé et je ne parle qu'à vous. Votre esprit n'est pas faible comme vous semblez le penser, ma chère. Je sens des capacités dont vous n'avez pas connaissance. Par ailleurs, je vois aussi que ce cher Dumbledore est entré à plusieurs reprises dans vos souvenirs…

- Ah ?

- Oui, il a fait cela sur beaucoup de personnes. En surface, seulement, mais si on ne protège pas son esprit convenablement, il pourrait y trouver des choses vous dévoilant à ses yeux. Venez, suivez-moi.

Le ciel semblait étoilé. Hm. Nous allons faire apparaître une forêt. Je pense que ce sera le plus facile pour vous, puisque vous aimez les plantes. Certaines plantes mèneront à différents lieux où vous pourrez par la suite cacher vos pensées et souvenirs, voire enfermer certains souvenirs dans certaines plantes dangereuses. Êtes-vous prête ?

- Oui, monsieur.

Elle pensa alors à une forêt, imaginant les plantes qu'elle appréciait le plus. Devant eux se construisait une forêt dense et d'un vert très clair. Des sapins étaient visibles au loin. Une rose semblait montrer l'entrée et Sergej s'y approcha.

- Nous pourrons nous revoir et créer des pièges ensemble. Pour l'instant, nous allons pénétrer dans votre œuvre et trouver un lieu pour notre protégé et tout ce qui y est lié, venez.

Le rituel durant vingt minutes de plus pour Pomona qui en ressortie assez fatiguée. Le petit groupe s'était ensuite assis dans les fauteuils et canapés alors que l'horloge sonnait seize heure.

- Hardwin nous attend, marmonna Severus.

- Ok, faisons vite alors. J'ai lié vos esprits afin que les secrets les plus importants concernant Harry, Severus, Hardwin et moi-même soient gardés en sécurité. Je vois que vous avez fait du bon travail au niveau sécurité sur cette pièce Minerva et vous en félicite.

- Qui est Hardwin ? demanda alors Filius.

Sergej fit alors un résumé rapide du pourquoi et comment ils avaient retrouvé cet enfant, et surtout dans quel état. L'enfant était dorénavant dans sa famille, à l'étranger, et suivait des cours généraux. Pomona fut alors choquée par l'état de l'enfant que décrivait Sergej, jamais elle n'avait pensé qu'il puisse avoir une enfance aussi terrible.

Mais Severus continua, ne lui laissant pas le temps de gérer ses émotions.

- Surveillez vos comptes, aussi, protégez vos biens. Nous avons appris qu'Albus avait demandé, il y a peu, à voir mes comptes car il semblait se soucier de ma gestion. Quand aux comptes des parents et grands-parents du petit Potter, ceux-ci ont été en partie dévalisés, la semaine passée encore, par Albus Dumbledore.

- Cet argent… murmura Minerva.

- Oui ?

- Je vois des sommes faramineuses apparaître sur le compte de l'école. Albus trouve toujours une excuse, même si j'en doute fortement. Aujourd'hui encore, il me disait avoir reçu un héritage. Si je compte bien, cela doit être le dixième héritage depuis le mois de janvier.

- Mais donc, Harry Potter est dans de la famille… sorcière ?

- Un cousin éloigné de James Potter a pris en charge l'enfant, en effet, répondit Snape.

- Mais Dumbledore nous avait annoncé que Harry n'avait aucune famille sorcière, réagit alors Filius.

- Chose erronée, intervint Sergej. Mais cet homme… Dumbledore… a certainement omis de vous dire « aucune famille que je considère comme telle ». Lord Hardwin Potter descend de la même branche que James Potter. Ils ont à peu près le même âge il me semble.

- Hardwin a dix ans de plus que James, fit Severus. Eulia, la sœur de Hardwin, était plus proche de James. Sans compter Abraham Potter mais qui lui reste souvent à l'écart.

- Attendez, les coupa Pomona. Vous semblez nous dire que Harry a une grande famille ? Mais pourquoi ne s'est-elle jamais révélée ?

- La famille Potter ne savait pas ce qui était advenu de l'enfant, répondit Sergej. Nous le cherchions depuis plusieurs années, avant qu'Orion Black ne contacte Severus sous le conseil d'Andromeda Black.

- Et pourquoi dites-vous que Dumbledore ne devait pas apprécier le reste de la famille de James Potter ? demanda Filius.

- Car le père de Hardwin a épousé Doréa Black, tante de Walburga Black bien qu'étant né cinq ans avant elle.

- Walburga est la mère de Sirius Black, n'est-ce-pas ?

- En effet, confirma Severus. A ce sujet, d'ailleurs, Orion et Walburga n'étaient pas au courant que Sirius Black n'avait eu aucun procès.

- C'est vrai, fit Filius, pensif. Dumbledore ne s'est jamais battu pour comprendre ce qu'il s'était passé lorsque James et Lily perdirent la vie.

- Il est probable que Sirius Black n'ait jamais été le gardien du secret protégeant l'habitation des Potter, grogna Sergej qui supportait de moins en moins le nom d'Albus Dumbledore. Mais c'est une autre histoire. Je suis navré, jeune gens, mais nous devrions partir. Je crains qu'Albus Dumbledore se doute de quelque chose si vous disparaissiez trop longtemps, et nous devons rentrer.

- Vous ne restez pas au château, Severus ? demanda Filius.

- Il reviendra demain, répondit Sergej. Il a plusieurs choses à régler du côté de sa famille. Dumbledore lui a également toujours fait croire qu'il n'en avait aucune, mais nous venons d'avoir la preuve que si et qu'elle tenait à lui.

Severus lui lança un regard noir.

- Oh, désolé Severus, fit Sergej sur un ton moqueur. Je sais que tu veux tout garder secret, mais ils ne diront rien grâce au sortilège, et je pense que l'aide de ta collègue Pomona pourrait grandement t'aider dans le futur.

- Pourquoi donc ? les questionna Pomona.

- Je viens de recevoir mon héritage, marmonna Severus.

- Et de récupérer le nom de la famille Prince, cependant, Albus Dumbledore doit rester dans l'ignorance sur ce sujet également. Le Manoir des Prince dont a hérité Severus est rempli de plantes diverses et variées, rares et courantes. Les elfes sont en train de commencer la récolte en ce moment même car il faut déblayer le terrain. L'accès y est… complexe, à cause de ces plantes et arbres qui ont pris leurs aises. Et il serait dommage de gâcher un tel trésor.

- Si vous le souhaitez, je pourrais passer ce soir, proposa Pomona. Je dois quitter le château dans une heure pour rejoindre ma famille, Dumbledore ne se doutera de rien.

Severus fit mine de réfléchir. Tout allait trop vite à son goût, et surtout, il n'appréciait pas trop que ses collègues se mêlent de sa vie privée. Mais il devait avouer qu'une aide ne serait pas de trop…

Il accepta alors, donnant rendez-vous à vingt heures à Pomona, en Écosse.

Sergej et Severus disparurent alors grâce à un elfe de la famille Prince qui s'était présenté au petit groupe d'inconnus.

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Pomona, Filius et Minerva se resservirent une tasse de thé, tentant tant bien que mal de se construire un visage serein et surtout de digérer toutes les informations qu'ils avaient eues en peu de temps.

Sergej et Severus étaient retournés au Silverstone Manor, et découvrir les chatons en train de dormir. Les elfes étaient occupés dans le jardin, souhaitant tout d'abord déblayer l'herbe qui envahissait la terrasse.

Severus leur annonça l'arrivée d'une invitée dans la soirée et Enora alla nettoyer la chambre à l'avant de la maison, prétextant que cette femme aura certainement besoin de se reposer. Severus n'eut pas le temps de contredire son elfe et Sergej l'emmena avec lui, au Manoir des Potter.

La fin de journée approchait, et Elizabeth les avaient invités pour le repas du soir qu'ils avaient avancé à 19 heures. Severus aurait le temps de se doucher chez les Potter et de préparer une potion de nutrition pour Harry car les réserves s'étaient drôlement amoindries.

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