Quand la pureté reste dans l'âme

Manipulability

Bonjour & bon samedi !

merci pour les reviews !

Calire de l'aube : Merci :-) J'espère que la suite te plaira aussi !

Lesaccrosdelamerceri : En effet ^^

Pims : La suite arrive ;-)

Harryliada : Merci ! Je dirais même l'hiver… Il fait froid ! Il a même neigé.

Harry Sterek : Les incohérences concernant les sanctions sont voulues (certaines réformes devront voir le jour) mais je ne vais pas trop spoiler hein !

Clefto : Oui, le procès est long… peut-être trop ? Mais il y a tellement de sujets.

Adenoide : Oui… il est dans son monde.

Harry : Les sous n'iront jamais entre les mains de Ron et Hermione. Je doute d'ailleurs fortement qu'ils en entendent parler directement, seulement peut-être au travers de la gazette et encore.

Concernant la sanction finale de Dumby, la décision a été difficile à prendre. Mais vous verrez tout cela bientôt ! Elle est choisie depuis quelques mois déjà, mais je ne sais pas si cela vous conviendra ;-p.

Bonne lecture !

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 54 :

Manipulability

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Lundi 21 octobre 1991, 17h, à Poudlard

- Miss Prewett ! fit une voix d'homme.

La jeune rousse se retourna vivement à l'appel de son nom.

- Vous n'auriez pas oublié notre petit secret, n'est-ce-pas ? fit le professeur de Défense Contre les Forces du Mal en bégayant légèrement.

- Bien sûr que non, répondit Ginny avec un grand sourire.

- Très bien, ce soir, dans mon bureau à vingt heures.

- Oui, professeur ! A plus tard !

La jeune fille disparut alors dans les couloirs, rejoignant Ron et Hermione qui étaient affalés dans un des canapés de la salle commune. Elle prétexta être fatiguée et rejoignit son dortoir durant l'heure qui suivit.

- Je suis sûr que c'est Snape qui essaye d'accéder au trésor, marmonna Ronald.

- Mais pourquoi !

- Il nous déteste, il est méchant et tout le monde dit que c'est un partisan de Tu-Sais-Qui !

- Il te déteste parce que tu ne fais pas d'effort en potion, Ron.

- Je fais des efforts ! Mais il vient toujours me surprendre, me faire sursauter et bien sûr, je fais des erreurs !

- Je ne sais pas, mais je ne pense pas que Snape soit le coupable.

- Mais si… il rôde toujours près du couloir interdit !

- Il surveille certainement qu'aucun élève n'y accède !

- Il faudrait vraiment y aller…

- On n'est que des élèves de première année, Ron, on ne devrait même pas penser à y aller !

- Mais imagine qu'il aille voler le trésor !

- On ne sait pas ce que c'est !

- Et si on retournait voir Hagrid, ce soir ? Peut-être qu'il saura nous dire…

Hermione soupira et finit par accepter. Ils allèrent manger sans se préoccuper de Ginny puis allèrent rendre visite à Hagrid qui, maladroitement, fini par avouer qu'une pierre y était cachée. Mais il n'avait pas voulu en dire plus, vu que c'était déjà une belle gaffe d'avoir prononcé le nom de Nicholas Flamel au début de la conversation…

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- Bonsoir, professeur Quirrell.

- Bonsoir, Miss Prewett, entrez, entrez.

Ginny, dubitative, entra alors dans le bureau du professeur. Il y faisait froid et humide. Les étagères, ainsi que le bureau, étaient remplis de livres. Ils discutèrent de la journée, et Ginny finit par avouer son inquiétude quant à l'absence prolongée de Dumbledore.

- Vous le connaissez bien, n'est-ce-pas ? fit alors Quirrell en souriant aimablement.

- Oui, il vient souvent à la maison et nous a enseigné quelques petites choses… mais c'est marrant, parce qu'on ne les as pas vu ici, enfin pas encore. Puis… il est gentil.

- Et je suis certain que tu voudrais lui faire plaisir, n'est-ce-pas ?

- Oui !

- Eh bien, j'ai une idée, vois-tu. Tu veux venir voir mon plan ?

La petite acquiesça et vint, d'elle-même, s'installer sur les genoux de son professeur. D'abord surpris et ensuite décidé à utiliser cette position à son avantage, l'homme plaça délicatement son bras autour de la taille de l'enfant afin qu'elle ne tombe pas et lui montra les lignes tracées à la main sur un parchemin à l'aide de sa main libre.

Il parla quelques instants, expliquant en détails que c'était le plan d'un des couloirs du château. Il ne vit pas la jeune Gryffondor froncer les sourcils.

- C'est le couloir du deuxième étage.

- Comment le connais-tu ? fit Quirrell à la fois surpris et inquiet que son plan soit bien trop facilement découvert.

- Je… j'y suis déjà allée. Mais un grand chien à trois têtes, Touffu, protège le passage. Mais pourquoi vous voulez y aller ? C'est le professeur Snape, n'est-ce-pas, qui essaye d'y entrer ?

- Oui, oui c'est cela. Il fait parti d'un petit groupe de professeurs qui aimerait beaucoup… vraiment beaucoup approcher cette pierre précieuse. Et j'ai… j'ai le devoir d'aller la chercher. Albus m'a vaguement demandé de m'en charger si quelqu'un venait à vouloir l'atteindre…

- Et vous voulez que je vous aide !

- En effet. Mais j'ai un gros souci… le chien… je ne me souviens pas comment on peut faire pour qu'il se… se calme, vois-tu.

- Oh, mais c'est facile, ça ! Il faut juste l'endormir.

- L'endormir ?

- Oui ! Hagrid nous avait dit que Touffu s'endormait si on mettait de la musique et qu'il adorait la harpe par exemple !

- Oh, très bien, murmura Quirrell.

Ce ne fut pas bien compliqué, finalement. La chance était avec lui et l'esprit de la jeune fille était tellement perturbé et donc facilement maniable que Quirrell n'eut guère de difficulté à se servir de la jeune fille pour atteindre la pierre.

Le filet du diable fut un jeu d'enfant, sans compter le troll. Pour les clés volantes, par contre, cela fut un peu plus difficile. Il avait laissé la petite monter sur le vieux balai et lui avait presque arraché la clé des mains alors que d'autres essayaient de transpercer le dos de l'élève. Ginevra ne se montra d'aucune utilité en ce qui concerne le jeu d'échecs : Ginevra s'était écrasée au sol et saignait abondamment de l'épaule droite. Quirrell se débrouilla pour les potions puis ils avaient enfin atteint le but final… ou du moins, la dernière pièce. Ne restait plus qu'à trouver un moyen de la sortir de ce satané miroir…

Il retira son turban et discuta tranquillement avec Lord Voldemort, qui réfléchissait à voix haute. La petite rousse avait les yeux écarquillés de terreur et s'était retrouvée par terre, sur les fesses, devant son professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

- Ne t'inquiète pas, c'est un grand ami à moi.

- Vous… je…

- Tue la.

- Elle peut nous servir.

- Ok, fais-moi plaisir et torture-là devant moi, je veux la voir pleurer, l'entendre hurler de bonheur…

- Doloris, murmura Quirrell. Oh… oh ça fait du bien…

Ginny hurlait et se débattait contre le sortilège mais rien n'y fit. Quirrell, pensant que cela suffisait, arrêta le sort.

- Ca fait du bien, n'est-ce-pas, petite princesse ?

- Je… je… sanglota Ginny.

- Toi, aussi, ça t'a fait du bien ? demanda la forme derrière la tête du professeur en l'observant de haut en bas.

Ginny renifla et fixa les yeux noirs.

- Ou… Oui.

- Bien, maintenant tu vas nous aider, d'accord ? demanda Voldemort sur un ton faussement gentil.

- Pour… Pour papy Albus ?

- Oui, c'est cela, pour papy Albus. Il sera fier de toi, très fier, ma petite.

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Mardi 22 octobre 1991

Salle d'audience, procès publique

Ministère d'Angleterre

Londres

- Chef d'accusation numéro sept, s'il vous plaît.

La salle du Tribunal sorcier était remplie à craquer. La Ministre de la Magie s'était levée et tentait en vain de ramener le silence, pensant lentement mais sûrement à lancer un silencio sur toutes les personnes présentes…

- Stop. Stop ! cria une voix.

- Nic… Lord Flamel ? s'écria Norém Stow du Département des Mystères.

- Navré de vous interrompre ainsi, ma chère Ministre, mais je dois vous parler… immédiatement.

- Cela ne peut-il pas attendre, Lord Flamel ? demanda, ennuyée, Lady Caithbright.

- Absolument pas.

L'homme s'approcha alors vivement – pour son âge cela fut assez impressionnant – de la jeune femme et posa d'emblée un sortilège de silence en appelant la juge ainsi qu'un membre du Département des Mystère à le rejoindre.

- Si c'est pour prendre la défense de Lord Dumble…

- Non, plutôt le contraire, même ! marmonna le vieil homme.

- Précisez, s'il vous plaît, demanda Mrs. McFlowers.

- Voyez-vous, l'an dernier, Albus a énormément insisté pour que je lui prête une de mes dernières pierres philosophale. Nous avons fait quelques travaux d'alchimie ensemble et… il a joué sur la corde sensible. Il voulait essayer quelque chose… j'ai fini par accepter, il devait récupérer la Pierre à Gringotts. Mais c'était sans savoir qu'il avait embauché un partisan de Lord Voldemort !

- Lord… pardon ?

- Vous… soupira Flamel. Tenez.

Il leur donna un flacon avec quelques souvenirs.

- Le corps du professeur Quirrell était habité par un morceau d'âme de Tom Jedusor. Il s'est servi, dans la nuit, d'une petite Gryffondor afin d'atteindre la Pierre. Albus a informé toute l'école à la rentrée comme quoi un certain couloir du deuxième étage du château était interdit d'accès, au risque d'y perdre la vie si quelqu'un s'y risquait ! Quoi de mieux pour attirer les curieux. N'aurait-il pas pu garder ceci silencieusement dans son bureau ? Il a demandé à quelques enseignants de placer des épreuves comme un jeu d'échecs et une énigme à base de potions. C'était prémédité. Il voulait risquer la vie d'un enfant… le mettre face à ce sombre mage… oh, misère…

L'homme finit par s'asseoir en prenant sa tête entre ses mains.

- Que s'est-il passé, à Poudlard, cette nuit ? demanda Mrs. McFlowers.

- Les Aurors ne vous ont rien dit, n'est-ce-pas ? fit l'homme.

- Non, et je doute que ceux présents aient eu le temps d'en apprendre plus.

- Le professeur Quirrell a emmené la petite avec lui, l'a manipulé très facilement je dois dire. Les médicomages ont trouvé des sortilèges de maniabilité psychologique sur l'enfant, des sortilèges de confusion ainsi que quelques-uns se rapprochant dangereusement de l'Imperium. Albus a caché la Pierre dans le Miroir du Risèd et il fallait que la personne n'ait pas envie de récupérer la Pierre pour s'en servir, mais pour la sauver d'un vol. Et la mise en scène de Quirrell aurait très bien pu fonctionner si je n'avais pas moi-même posé, dans le doute, quelques protections sur la Pierre. Lorsque les alarmes ont sonnés, j'ai appelé Fumseck et nous y sommes allés avec l'un de vos Aurors, Lord Maugrey. Mais…

- Mais ?

- L'enfant baignait dans son propre sang. Elle est en vie, mais son pronostic vital est engagé. L'horcruxe de Voldemort est bloqué dans l'esprit de Quirrell qui sombre dans la folie à Sainte Mangouste, dans une salle hautement sécurisée. C'est de l'inconscience totale, d'avoir mis tous les élèves en danger… n'observe-t-il pas ses enseignants ? Ne les contrôle-t-il pas avant qu'ils prennent ou reprennent leurs fonctions ?

- Comment se prénomme l'enfant ? demanda la Ministre.

- Ginevra Prewett.

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Arthur avait été appelé, et fut accompagné de Nikolaï. Nicolas Flamel lui expliqua rapidement la situation et le père de famille pâlissait de seconde en seconde.

- Allez au chevet de votre fille, Lord Weasley, ordonna la Ministre.

- Je… le jugement…

- Allez-y, Lord Weasley. Même si vous l'avez reniée pour des raisons qui ne concernent que vous, cela reste votre fille.

La Ministre griffonna quelques mots sur un parchemin.

- Donnez cela à Lord Maugrey. Je veux que vous récoltiez le plus d'informations possible sur ce professeur, ses actes avant la rentrée et ce qu'il a infligé à Miss Prewett.

Les personnes acquiescèrent et Nikolaï fit signe à Sergej de les suivre à l'extérieur de la salle. Il expliqua brièvement la situation avant de disparaître dans les couloirs à la suite de Lord Flamel et Arthur. Le jugement repris où il fut interrompu et le chef d'accusation numéro sept fut dicté par Lord Léto Prince.

- Mes clients accusent Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore de manipulation sur les adolescents et adultes étant passés à l'école de Sorcellerie Poudlard depuis qu'il remplit le rôle de Directeur.

- Précisez, s'il vous plaît, demanda un des membres du Département de la Justice.

- Nous avons ici les souvenirs des jumeaux Fred et George Weasley que représenteront, au vu de l'absence provisoire de Lord Weasley, Lady Windsor ainsi que Lord Sergej Mordinov. Nous demandons tout d'abord l'analyse des bonbons au citron et du thé qu'il offre à ses invités.

- Pourquoi donc ? demanda un des Aurors.

- Nous avons de fortes raisons de penser qu'ils ne sont pas inoffensifs.

- Lord Dawlish, intervint Mrs. McFlowers, je vous mandate exceptionnellement pour vous rendre dans le bureau directorial. Lady McGonagall saura certainement vous y conduire.

- Hors de question ! Hurla alors une voix dans la salle.

- Lord Dumbledore, si vous êtes aussi innocent que vous souhaitez nous le faire croire, il vous faudra vous plier au Ministère, trancha Lord McKinnon.

L'avocat d'Albus Dumbledore l'invita à se rasseoir non sans le sermonner. L'Auror quitta la salle après après avoir reçu quelques ordres supplémentaires et fut accompagné de la directrice adjointe de Poudlard alors que le jugement continuait.

- Visionnons le souvenir ? proposa Lord Prince.

Mrs. McFlowers acquiesça. Le losange scintilla quelques instants avant de renvoyer l'image du souvenir sur les divers écrans.

Les deux enfants, alors en première année, traversaient le château en chuchotant. Ils ne comprenaient pas le but de cette convocation et semblaient légèrement stressés. Ils finirent par monter les marches et entrer dans le Bureau Directorial. Le regard bienveillant du Directeur fit sourire la plupart des sorciers présents. Cependant, certains purent apercevoir l'air espiègle et manipulateur qui se cachait derrière le sourire, les yeux du directeur semblaient calculer chaque geste et chaque réaction.

Le souvenir permit également de voir le regard du directeur fixer ardemment ceux des jumeaux, comme s'il essayer de lire quelque chose dans leurs yeux.

- Bienvenue les enfants, asseyez-vous, les invita alors le Directeur avec un ton qui se voulait bienveillant. J'ai une bien triste nouvelle à vous annoncer, les enfants.

Mais son regard ne montrait aucune tristesse, à vrai dire. On pouvait presque y voir une sorte de victoire personnelle… et cela, personne ne le manqua. Cependant, le directeur sembla se reprendre et se concentrer sur la discussion.

- Votre mère m'a contactée il y a deux heures maintenant. Votre père avait une mission et a eu un léger… accident. Son pronostic vital est malheureusement engagé.

- Quand rentrons-nous, professeur ? firent les jumeaux d'une même voix inquiète.

Dumbledore les arrêta d'un simple geste de la main.

- Votre frère Charlie est déjà à leurs côtés, quant à Bill il va bientôt rentrer sur le territoire anglais. Votre mère a besoin de calme et d'être sereine, votre présence, ainsi que celle de Percy n'est pas nécessaire, leur annonça-t-il d'une voix autoritaire.

Bouche bée, Fred et George tentaient de gérer la colère sourde qui grognait dans leurs cœurs.

- Pas…

- Nécessaire…

- Professeur ? firent les jumeaux, tour à tour.

- Effectivement. Votre présence fatiguerait votre mère plus que nécessaire.

- Et la présence de Ron et Ginny peut-être pas ?

- Ce n'est pas pareil, fit Dumbledore en riant doucement.

Les jumeaux, eux, ne riaient pas.

- Je vous tiendrai au courant, les enfants. Une part de gâteau, peut-être ? fit-il en montrant une jolie tarte jaune.

Au citron, certainement. Mes les jumeaux ignorèrent le dessert envoûtant.

- Professeur, nous sommes plus âgés que…

- Non, les enfants, c'est non, fit Dumbledore d'une voix mielleuse. Votre frère Percy m'a annoncé qu'il a des devoirs à terminer et qu'il comptait sur moi pour le tenir informé. Il prend à cœur ses études, et votre mère aimerait que vous preniez exemple sur lui, fit-il un peu plus durement qu'il ne l'aurait voulu. Maintenant, soyez gentils, mangez donc une part de tarte.

La bouche entrouverte et le regard furieux, les jumeaux s'étaient tendus après avoir vivement refusé à haute voix. Ils essayèrent tout d'abord de rejeter les assiettes qui se dirigeaient vers eux, mais, alors qu'une de leur main essayait de renverser l'assiette, la seconde tentait en vain de prendre le gâteau.

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La salle toute entière pu voir la bulle grise qui entourait les jumeaux ainsi que leurs visages pâles qui mangeaient, sans rien dire, le morceau de gâteau qu'ils ne voulaient absolument pas manger. La voix de Dumbledore parvint à tous, voulant informer les enfants que c'était une tarte faite maison et qu'il souhaitait avoir leur avis avant de donner la recette aux elfes afin de l'ajouter aux différents desserts. Les deux adolescents quittèrent alors le bureau dans un état d'euphorie extrême. Ils courraient, dansaient, tenaient en équilibre sur les rambardes… et auraient pu tomber dans le vide si des professeurs n'avaient pas été là pour les rattraper, juste à temps. Les enfants s'évanouirent et le souvenir prit fin.

Le silence se fit et chacun réfléchit à ce qu'ils venaient de voir. Le peuple fut informé que Mrs. Molly Prewett, mariée Weasley, n'avait pas été mise au courant de cette histoire. Albus Dumbledore lui avait simplement déconseillé de faire rentrer ces deux enfants bien qu'Arthur réclamait leur présence chaque jour. L'assemblée fut également choquée d'apprendre que Mrs. Molly Prewett avait été retrouvée, évanouie, près de la gare de Pré-au-Lard et amenée à Sainte Mangouste. Elle passait actuellement des examens et un membre du Département des Mystères était en train de rechercher qui était le responsable des divers sortilèges posés sur son corps.

Le tribunal préféra ne pas décider immédiatement de la sanction quant à cette intrusion dans la vie privée de la famille Weasley et la manipulation des enfants car ils attendaient encore les résultats des recherches à Poudlard. Ils passèrent alors au chef d'accusation numéro 8.

Léto Prince pris alors la parole et expliqua ce qui s'était produit chez les Tonks durant la belle journée du 28 août 1990. Ce fut Arsene Mordinov qui se présenta ensuite à l'assemblée et proposa de leur montrer ses souvenirs après ceux d'Andromeda Tonks, née Black.

Albus Dumbledore était donc venu chez les Tonks et accepta une tasse de thé, ainsi qu'une part de gâteau. Ils parlèrent rapidement de l'Ordre du Phénix avant que Dumbledore n'entame le réel sujet de sa visite. Arsene Mordinov expliqua brièvement qu'il était sous un puissant sortilège de dissimulation et montra les effets qui auraient pu le dénoncer si Dumbledore n'avait pas été aussi concentré sur le couple.

Tous purent voir les étincelles sortir de la poche de Dumbledore. Étincelles que les Aurors prirent immédiatement pour ce que cela signifiait : le lanceur souhaitait manipuler l'esprit de ses interlocuteurs. Après les quelques sortilèges, Arsene leur annonça de regarder l'endroit où lui, se trouvait. Il avait décidé de contrer chaque sortilège.

- Et j'ai une demande un peu plus délicate, avait fini par annoncer Albus en lançant discrètement un sortilège de persuasion sur les deux adultes.

- Posez votre question, nous y répondrons, avait répondu Ted Tonks.

- Voyez-vous, la guerre a fait des ravages et je dois nous trouver un endroit sûr, ou même le faire construire, à vrai dire je n'ai pas encore d'idée bien précise, mais il nous faudra un nouveau Quartier Général.

- Vous souhaitez faire revivre l'Ordre du Phénix, avait dit Ted.

- En effet, fit Albus dans un sourire.

- En effet. Il nous faut nous entraîner et surveiller tout l'entourage qu'aura le petit Harry. Nous avons… des raisons de penser que lui seul saura combattre Lord Voldemort et il est important qu'il ait des amis stables et sûrs, ainsi que des protecteurs puissants. Et ce lieu nous permettrait de nous entraîner afin de combattre les forces du Mal, voyez-vous ?

- En effet, affirma Andromeda.

- Il nous faudra un financement, et j'ai entendu dire que vous aviez reçu l'héritage de Lord Malefoy, n'est-ce-pas ? Vous n'êtes pas sans savoir que cet homme a détruit des centaines et des centaines de vies, sans compter les actions de ses amis mangemorts.

Toute l'assemblée vit un sortilège de conviction fuser vers les deux hôtes, sortilège que contra Arsene. Ce que Dumbledore n'avait pas vu, en plus de la manigance du vampire, c'était le regard fermé et glacial de ses deux hôtes.

- Cet homme a fait énormément de mal à notre société et il serait normal d'investir son héritage dans notre fondation et la reconstruction des multiples maisons détruites sur le passage des Mangemorts.

- Et si Narcissa revenait et réclamait son argent ? avait demandé Andromeda.

- Narcissa est aussi mauvaise que son défunt mari, tu le sais bien, déclara Albus tout en lançant discrètement – ou pas – un énième sortilège. Et, si jamais ils étaient réellement en vie elle et son fils, je doute grandement qu'ils viendraient frapper à votre porte. Sans compter que vous n'avez aucunement besoin de cet argent et que Narcissa et son fils devront bien se rendre à l'évidence : leur vie, à partir de maintenant, ne sera que punition pour tout ce qu'ils ont accompli auparavant, déclara Dumbledore, sûr de lui.

- Narcissa est ma sœur, crut bon de rappeler Andromeda dont le visage était à nouveau fermé. Il est hors de question que je dépense son argent pour votre Organisation, professeur Dumbledore.

La bouche ouverte, Dumbledore lança une incantation alors que Ted sortait sa baguette en le fixant froidement.

- Narcissa Malefoy n'est pas une bonne personne, fit calmement Dumbledore. Leur fils n'aurait jamais dû naître et, par ailleurs, votre sœur ne vous a jamais apprécié. J'avoue ne pas comprendre votre position actuelle.

- Narcissa reste ma sœur, quoi qu'il arrive.

- Vous faites partie de l'Ordre et vous vous devez de donner cet argent ! gronda Albus qui perdait patience.

- C'est hors de question, Lord Dumbledore, intervint à nouveau Ted Tonks en utilisant distinctement le titre de leur invité afin de mettre de la distance, au moins verbale, dans leur communication à sens unique.

- Nous ne vous donnerons pas une seule Noise, Albus, est-ce bien clair ? fit durement Andromeda. Maintenant, si vous le voulez bien, vous n'êtes pas chez vous ici et devriez rentrer à Poudlard au lieu de nous ennuyer avec vos histoires d'héritage et d'argent. Cet héritage nous appartient et nous en ferons ce que bon nous semble !

L'aura d'Albus se fit alors dangereuse et les yeux auparavant bleus clairs foncèrent. Il commença à prononcer une série de mots latins, et personne ne su ce qu'il se serait produit si Arsene Mordinov ne serait pas intervenu. Il leur raconta qu'il abandonna Albus Dumbledore au pied de la Statue de la Liberté et que peu lui importait de ne plus pouvoir entrer sur le sol anglais si le Ministère venait à se retourner contre lui. Ce qu'il voulait, c'était que Dumbledore soit puni en bonne et due forme, sans exception.

Les procureurs demandèrent de voir les souvenirs des Tonks, ce qui valida définitivement la version des faits. Mrs. McFlowers demanda un interrogatoire auprès d'Albus Dumbledore qui ne pu refuser.

Quelle défense pourrait-il donner ? Son avocat ne l'aidait guère, finalement.

L'interrogatoire valida également les faits, jusqu'à la dernière question, avant que les effets de la potion ne s'estompent :

- Avez-vous attenté à une autre famille que celle des Tonks et des Potter ?

- Bien sûr. Il le fallait pour mes plans.

- Laquelle, Lord Dumbledore ?

- Les Londubat.

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Alors que les membres du Ministère discutaient dans le Tribunal et qu'Albus Dumbledore était dans une salle en train de « discuter » avec son avocat sur la procédure à suivre, quelques Aurors étaient partis pour Poudlard.

Certains afin de récapituler tout ce qu'il s'était produit avec la Pierre Philosophale et d'autres afin d'enquêter dans le bureau directorial. Fumseck avait d'ailleurs attendu tout ce petit monde à l'entrée de Poudlard et leur avait montré le chemin.

Le premier groupe d'Aurors inspecta le couloir du deuxième étage et entendit des cris, non loin de là. Hermione Granger hurlait contre un des professeurs, totalement hystérique.

- Où est le frère de la petite Prewett ? demanda un des Aurors.

- Il est avec le professeur Flitwick depuis plus de deux heures. Il essaye de lui expliquer ce qu'il s'est produit mais il ne veut pas croire que le professeur Quirrell ait souhaité trouver la pierre. Il tient tête en hurlant à tout va que c'est le professeur Snape, les informa Lady Chourave.

- Pas très logique lorsque l'on sait que Lord Prince, né Snape, a dû participer à la protection de cette même pierre, remarqua le professeur de Runes qui venait d'arriver.

- Professeur Sinistra, pourriez-vous m'amener auprès du professeur Flitwick et de l'enfant, s'il vous plaît ?

- Bien sûr, Jordan, suivez-moi.

- Tu as des doutes ? demanda Dorothy Jones, une des Aurors.

- Je crains que… si ce que l'on dit est vrai, je crains que l'enfant soit soumis à plusieurs sortilèges. Encore plus si son père a dû les renier… c'est qu'il y a quelque chose. La famille Weasley n'aurait jamais fait cela sans une bonne raison.

- Vas-y, alors, mais fais attention à toi. Prends Oracio avec toi.

Les deux Aurors suivirent alors Aurora Sinistra et les quatre autres Aurors continuèrent leurs recherches et analyses. Dans le bureau directorial, les Aurors Philibert Dawlish, Noxius Jones, et Josia Mellert n'en menaient pas large. Les centaines d'objets semblaient être infestés de plusieurs sortilèges, dont certaines malédictions.

- Vous avez besoin d'aide ? demanda un des multiples tableaux.

- Ce ne serait pas de refus, répondit Minerva.

- Je traine ici depuis plus de trois cents ans, je peux bien tenter de vous dire quelques petites choses, Ma Mie.

- Quels sont les objets à ne surtout pas toucher, demanda alors l'auror Dawlish.

- Ceux sur la droite, dans l'étagère en verre près de la porte d'entrée du bureau. Les objets cuivrés sont ensorcelés et pourraient vous brûler en moins de temps qu'il n'en faut pour dire accio.

- Est-ce que ce sont des objets de valeur ? demanda Noxius.

- Seulement ceux placés dans le petit salon directorial, à l'arrière du bureau.

Tous les regards se dirigèrent alors vers les quelques marches et Dawlish observa la pièce avant de transcrire tout ce qu'il y voyait sur un parchemin.

Le bureau, ovale, était entouré d'étagères qui ne laissaient qu'entrevoir le mur lorsqu'un tableau y prenait place. En entrant dans la pièce, sur la gauche se tenait des étagères remplies de vieux grimoires qui regroupaient les noms et les dates de naissance de chaque élève ayant fait ses études à Poudlard. Sur la droite de la porte se tenaient quatre vitrines, les unes collées aux autres dans un bois noir très sombre et dont la poussière semblait s'être incrustée dans le bois.

Les vitres, elles, étaient extrêmement fines et semblaient donc très fragiles. Les objets, en grand nombre, étaient placés de telle sorte que chaque chose ait sa place. Un peu plus loin sur la droite se trouvait une petite arche, à moitié cachée par les autres étagères qui elles étaient remplies de livres divers. L'arche menait à une petite pièce où une table et quelques fauteuils trônaient devant les grandes vitres.

Dans le bureau, les étagères continuaient en arc de cercle jusqu'à une cheminée, sur la droite, avant que ne débute les escaliers en pierres qui montaient dans les étages de la tour. Le meuble qui servait de bureau était quant à lui surélevé de quelques marches. Ce meuble était fait dans un bois sombre d'un mètre vingt de large. Entre la table et les escaliers en colimaçons se trouvait un perchoir, celui de Fumseck. Les étagères derrière le fauteuil directorial étaient quant à elles assez vide et seul le Choixpeau trônait tout en haut.

Sur la gauche, après les quelques étagères remplies de grimoires et de bibelots, se trouvaient les grandes fenêtres donnant directement sur le parc du Château.

- Je vous déconseille de toucher à ces bougies en lévitation, grogna un des tableaux.

- Pourquoi donc ? demanda Minerva.

- C'est un rituel de confiance qu'à mis en place notre cher directeur, répondit-il. Il lui permet de mieux comprendre les pensées de l'élève et de pouvoir influencer sur la volonté des personnes entrant dans le cercle.

- Vous n'êtes pas sérieux, là ? demanda Noxius.

- Eh si, jeune homme ! soupira fatalement le vieux tableau. Je vous conseillerai de sortir les fauteuils du cercle en premier, ensuite vous pourrez retirer les plumes posées au-dessus de la cheminée. Et en troisième lieu, vous pourrez faire disparaître la bougie la plus proche du bureau dans le sens de l'aiguille d'une montre, voyez-vous.

Les personnes présentes décidèrent d'appeler quelques briseurs de sorts afin de retirer tous les objets entourés de magie noire et de « purifier » les autres objets plus précieux de tous les sortilèges possibles qui les entouraient.

Minerva finit par sortir, afin de rejoindre le corps professoral et demanda juste à avoir l'inventaire de tous les objets qui seraient amenés au Ministère. Le Département des Mystères souhaitait les prendre en charge afin d'éventuellement purifier des objets plus anciens qui pourraient être des objets provenant des fondateurs, mais tout cela restait encore à voir...

Chacun vaqua à ses occupations jusque tard dans la nuit et Minerva s'était assoupie dans la salle des professeurs, dans un fauteuil bien trop confortable.

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