Quand la pureté reste dans l'âme

Christmas 1989 Part I

Bonsoir tout le monde !

Je n'aurai malheureusement pas le temps de poster ce week-end, et j'ai vraiment une semaine chargée donc je vous poste, rapidement et en coup de vent, un chapitre en avance !

Merci à tous pour vos messages et commentaires, ça fait toujours plaisir ! Je répondrai la prochaine fois ;-)

Bonne lecture à tous ! :-D

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 22 :

Christmas 1989

Part I

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Dimanche 24 décembre 1989, Manoir Mordinov, ancien « Palais Royal II de Russie »

La neige tombait à gros flocons. Le froid était glacial, et sec. Des visages joyeux observaient les alentours, au travers de grandes fenêtres, en pensant aux futures batailles de neiges qu'ils pourraient faire lorsque la tempête se serait calmée.

Les adultes, eux, s'étaient assis autour de l'immense table ovale de la salle à manger.

Eulia et Edouard de Winsor parlaient ainsi à l'autre branche de la famille royale russe.

Vasili Sergej Alekzandre Mordinov (1937) était venu avec sa femme Seleya Sevolod (1942) ainsi que leurs enfants Nikolaï et Ivan, accompagnés de leur femmes respectives Annya et Zina. Pavel-Nikolaï Mordinov (1980) et Sandra Talya Lianna Mordinov (1985) étaient les enfants de Nikolaï et Annya.

Ivan et Zina avaient une fille, Nadège Anastasya Mordinov, née en juillet 1980 et un fils nommé Vladimir Sergej, né en 1985 et qui avait jeté son dévolu sur Clarence et Sandra.

Yelena, la sœur de Sergej et Vasili, avait eu une fille en 1980 avec Pyotr Dimitrius Stegnov qui n'avait pas pu venir. Par contre, la jeune fille prénommée Katya s'était immédiatement liée d'amitié avec Abigaelle Potter.

Il y avait aussi les parents de Lianna, Kristyna et Mattheys.

Kristyna était veuve depuis la naissance de son fils Lukyius. Le père, Lucziusz Driomow était décédé quelques heures avant la venue au monde de son fils.

Lukyius s'était marié avec Everyia Moloslav, une jeune femme pleine de vie et qui lui avait donné quatre enfants : Luka (1977), des jumeaux Audrey et Niklas (1980) ainsi qu'Elea qui avait le même âge que Clarence Potter.

Mattheys, lui, avait eu un fils bien tardivement : Mattews, né en mai 1980.

Les enfants étaient au nombre de dix-neuf, les adultes vingt-et-un et Lianna faisait attention à tout ce petit monde. Elizabeth avait bien entendu mit ses elfes à disposition, de même que Severus, afin qu'ils ne se sentent pas surchargés de travail.

Les petits êtres s'étaient donc concertés pour la planification des repas et des habits qu'ils porteraient afin de faire honneur à Lianna et Sergej.

Harry, très intimidé par les nouvelles personnes qu'il avait alors aperçu, restait près de Jania et Philipp. Il y avait neuf enfants du même âge que Harry, et Alekzandra avait tout de suite donné le thème de la première discussion : les animaux de compagnie.

Salazar s'était frotté aux jambes de son maître et ronronna lorsque Harry le prit dans ses bras.

- C'est ton chat ? demanda alors Pavel, un des petits-neveux de Sergej.

- Oui, répondit Philipp à la place de son grand frère. Il est adorable mais il n'aime que certaines personnes ! Comme moi, par exemple, je ne peux pas trop le caresser, il aime pas. Mais il adore Harry.

- J'adore les chats, fit Nadège. C'est un maine coon, c'est ça ?

- Oui, fit timidement Harry.

- J'ai faim, fit Alekzandra, si on allait rejoindre les adultes ?

- Oui ! S'écria Luka, j'aimerais bien un peu de jus de pamplemousse pétillant !

- Oh oui, du pétillant ! fit Niklas. Harry, tu en as déjà bu ?

- Non, et toi ?

- Oui, deux fois. C'est spécial, mais grande-tante Lianna le fait vraiment super bien. Allez, viens, on va en boire une coupe !

Harry se vit tirer par la manche et lança un regard apeuré à Leonius.

- Niklas, soit doux avec Harry chou te plaît. Il n'est pas habitué à voir autant de monde, tu sais.

- Oh pardon ! fit le jeune garçon blond, tristement. Je ne voulais pas te faire peur, allez viens, fit-il en frottant le dos de son nouvel ami. Désolé, je suis habitué aux rencontres familiales donc je n'y fais plus attention. T'inquiète pas, hein ?

- Mer… merci.

- De rien, p'tit hérisson !

Alekzandra se mit à rire du nouveau surnom.

- Niklas adore les hérissons, crois-moi il va te coller tout le temps ! fit Audrey alors que son frère Niklas lui tirait la langue.

Les enfants prirent leurs boissons et s'assirent dans les multiples canapés, séparés de l'immense table par quelques étagères. Ils firent alors des concours de magie : celui qui arriverait à faire flotter son verre dans les airs sans le renverser, le premier qui arriverait à soulever le pichet d'eau sans le toucher ou encore léviter le verre jusqu'à eux sans utiliser leurs mains.

Les rires des enfants se firent entendre lorsque les verres tombaient – sans se casser heureusement – que l'eau dégringolait sur les genoux d'un ou deux enfants ou encore quand Abigaelle frappa son plus jeune frère avec un grimoire.

Ils récitèrent quelques poèmes qui étaient appris de génération en génération, les Potter apprirent plusieurs mots et expression russes car les enfants de la famille de Lianna et Sergej parlaient couramment anglais mais voulaient aider les irlandais à en connaître d'avantage. Harry, qui adorait apprendre de nouvelles choses, posa beaucoup de questions sur les coutumes russes et Luka, qui avait le même âge qu'Abigaelle, se fit un plaisir de lui expliquer plusieurs choses. Tomek les avait rejoint quelques temps plus tard et encercla sa petite sœur de ses bras lorsque les parents leur annoncèrent l'heure fatidique du repas.

Audrey, la petite-nièce de Lianna et sœur jumelle de Niklas, prit Harry par la main lorsqu'elle remarqua qu'il ne s'était pas encore avancé vers la table.

- T'as pas à avoir peur. Tous les gens ici sont gentils. Puis il y a plein de choses à manger, tu n'as pas faim ?

Les yeux du jeune garçon se voilèrent.

- Hé mais ne pleure pas, petit hérisson, fit Niklas en les rejoignant. Tu veux que j'aille chercher ton papa ?

Harry, ayant peur que le garçon se moque de lui, fit un pas en arrière et se défit vivement de la main d'Audrey.

- Je me moque pas, fit Niklas, blessé. Je veux juste t'aider et te rassurer.

- Dé… désolé, fit difficilement Harry alors que Salazar se frottait à ses mollets.

- Tu veux nous dire ce qui ne va pas, petit hérisson ? demanda Audrey.

- Je … je sais pas.

- Tu n'es pas obligé, mais des fois ça aide de parler.

- Je… je… je sais pas ce que c'est vraiment, Noël. Avant que Hardwin m'adopte, je… je n'avais pas le droit…

- Oh, petit hérisson ! fit Audrey en s'approchant doucement de son nouvel ami. Je peux te prendre dans mes bras pour te consoler ?

N'ayant aucune réponse et voyant les larmes qui lui brisaient le cœur, la jeune fille le prit dans ses bras alors que Niklas alla chercher Hardwin. Celui-ci arriva quelques secondes plus tard et posa sa main sur l'épaule de son fils.

- Tu veux rentrer, petit ange ?

Horrifié de gâcher la soirée de ses parents, le regard de Harry se fit craintif.

- Tu peux tout me dire, petit ange, tu le sais.

- Je… non… rester ici…

Audrey se défit de l'étreinte et observa Hardwin.

- Est-ce qu'on pourrait manger l'entrée ici et vous rejoindre pour le plat principal ? Je crois que… ça fait trop de monde d'un coup pour Harry.

- Bien sûr., fit Hardwin. Je vais demander à Lianna de vous rapporter une assiette chacun. Harry, ça ira ?

L'enfant acquiesça avant de faire un bref câlin à son père.

- S'il y a quoi que ce soit, tu me préviens, d'accord ? Alekzandra a déjà commencé à manger, je vais demander aux jeunes s'ils veulent vous rejoindre, d'accord ?

- Ou…oui papa. Merci.

- De rien, petit ange. Audrey, Niklas, je compte sur vous pour rendre le sourire à mon fils, ok ?

- Oui m'sieur ! Fit Niklas en levant les pouces, redonnant déjà le sourire à Harry.

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Il était vingt-deux heures. Les plus jeunes s'étaient assoupis dans les canapés et fauteuils près de la cheminée alors que les plus âgés combattaient la fatigue en observant tous les plats et desserts devant eux. Le repas avait été délicieux. Entre les restes de caviar, le Pirojki, du bœuf Stroganov, des restes de choux farcis, de diverses soupes typiquement russes, des plats meatloaf venant des cuisines des elfes d'Elizabeth et Hardwin, du Colcannon, du Coddle et surtout : les vestiges de deux énormes dindes, de dix poulets et de ribs.

Il y avait aussi quelques frites qui se battaient au fond d'un saladier en cristal et la nappe, autrefois blanche et immaculée, promettait de subir un nettoyage en règle.

Pour le dessert il y avait les gâteaux au chocolat faits maison, de la koutia – qui comprend un mélange de blé, de fruits secs, de pavots, de noix et de miel – du Pudding, du Mince Pies, de la mousse au chocolat pour tous les goûts : chocolat noir ou au lait, avec des fruits rouges ou sans… Il y avait aussi de la tarte au citron, aux framboises ou encore un énorme gâteaux aux fraises.

Des grands pichets remplis de thé et de chocolats chauds étaient disposés sur des flammes orangées, les bouteilles de Whiskey Irlandais trônaient encore au centre de la table et les bouteilles de champagne étaient vides.

Harry se dit que, même si les bouteilles étaient pour la plupart vidées de leur contenu, les adultes présent tenaient réellement bien l'alcool. Aucun n'avait eu d'excès de violence comme Vernon, l'atmosphère était paisible et ils observaient souvent leurs enfants dormir, tout en ayant lancé un sortilège de silence autour d'eux afin de ne pas les réveiller. La douce musique fit revenir Harry à l'instant présent alors que sa mère lui servait de la mousse au chocolat.

- Tu n'es pas obligé de la finir, si tu n'aimes pas, d'accord Harry ? Je ne doute pas un seul instant que tu aimerais goûter la tarte aux framboises de Lianna, alors garde un peu de place dans ton petit estomac, d'accord ?

- Oui maman, fit doucement Harry, tout de même fatigué.

Les enfants avaient beaucoup parlé, beaucoup ri aussi. Ils avaient fait plein d'énigmes, créé des blagues et avaient voulu en faire quelques unes aux adultes. Ce fut ainsi qu'Hardwin se retrouva avec les cheveux rouges, Severus avec les cheveux verts et Sergej avec la barbe blanche et des paillettes roses.

Les adultes n'avaient pas eu le cœur à les gronder et les avaient envoyé jouer à l'extérieur, dans la neige. Les parents protégèrent leurs enfants de plusieurs sortilèges de réchauffement afin qu'ils ne prennent pas froid et les avaient bien couverts de bonnets, d'écharpes et de gants. Harry n'était pas très motivé et aurait préféré rester avec Salazar qui lui n'aimait pas non plus la neige, mais Severus lui confia à l'oreille qu'il prendrait soin de son chat et qu'il pourrait s'amuser dehors, et surtout se faire des nouveaux amis.

Lukyius, le neveu de Lianna, âgé de 27 ans, pris alors la parole.

- Hm, tiens Pavel, une énigme pour toi. Enfin, pour vous tous en fait : Elle est immobile durant toute sa vie, mais retrouve sa liberté lorsqu'elle meurt. Qui est-ce ?

Un silence presque religieux se fit dans la pièce, laissant la douce musique reprendre le dessus et envoûter les enfants déjà épuisés.

- Un pétale ?

- Hm, l'idée n'est pas mauvaise en soit, fit Lukyius, mais ce n'est pas la réponse, cependant, tu es tout proches.

- Une feuille d'arbre ? demanda alors Harry.

- Très bien ! S'exclama le jeune homme blond.

- J'en ai une aussi ! s'exclama alors Tomek.

- Encore ? râla Alekzandra.

Quelques rires fusèrent.

- Plus j'ai de gardiens, moins je suis gardé et protégé. Mais moins nombreux seraient mes gardiens, plus je serais en sécurité. Qui suis-je ?

- Un secret, fit Severus. Qui veut encore un peu d'élixir de cerise ?

Plusieurs mains se levèrent alors que le professeur de Poudlard se mit à servir les convives.

Malheureusement pour ce moment calme et doux, une plume dorée voleta devant Hardwin.

- Hm, Sevy, fit Hardwin. Je crains que Poudlard ne t'appelle… Surya vient de déposer cette plume.

En grognant, Severus salua l'assistance et quitta les lieux grâce à un elfe de maison des Mordinov.

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- Tu sais, expliquait Pavel à Harry, si tu écris « Parmi nous » eh bien il ne faut pas mettre de « s » à nous !

- Pourquoi ? fit Harry, curieux.

- Tu aimes bien les chats ?

- Euh… oui ? C'est quoi le rapport.

- Bah… tu peux dire « c'est fait par minou » et « minou » ne prend pas de « s » après le « i », du coup si tu sépares mi et nou, ça fait « parmi nous » sans « s » à parmi ! Tu comprends ?

- Ah, d'accord ! C'est ça un moyen mnémotechnique alors ?

- Tout à fait ! fit Nadège. Il y en a d'autres aussi. Par exemple, à « nourriture » tu mets deux « r » en premier parce que tu te nourris plusieurs fois, tu comprends ?

- Vi.

- Et, reprit Pavel, tu ne mets qu'un seul « r » à « Mourir » parce qu'on ne meurt qu'une fois.

- Ouais enfin ça, reprit Luka, ça dépend. Il y a des rituels très anciens, appelés « malédictions » qui te donnent sept vies et te font prendre l'apparence d'un animal selon tes blessures le temps que ton corps se remette en route convenablement.

- Oh, fit Harry, sérieusement ?

- Oui, mais il n'est utilisé que dans les pays de l'Est, intervint Alekzandra. Les anglais délaissent les rituels et tout ce qui ressemble au « mal » ou ce qui a besoin de Sang. Ce qui est débile, parce que certains rituels sanguins permettent de retrouver les membres de la famille qui ont été kidnappés ou encore de soigner un bébé qui a du mal à combattre la maladie. Un parent proche – le plus proche possible – pourrait effectuer un rituel de sang pour le soigner. Heureusement, en Irlande, ils ne sont pas aussi étroits d'esprit. Enfin, d'après mon père.

- Les enfants, vous nous rejoignez au salon ? les coupa Lianna en passant la tête par la porte de la salle à manger. Nous aimerions passer à l'ouverture des cadeaux !

- Owiiiiiii, cria Clarence. Des cadeaux ! Des cadeaaaaaaaaaaux !

Les enfants se levèrent du tapis moelleux en riant et suivirent la plus jeune qui courait déjà vers le salon.

Le feu de cheminée brûlait tranquillement et le sapin brillait de mille couleurs. Il manquait une seule personne à l'appel. Personne qui ne tarda guère à apparaître, accompagnée de quelques autres personnes, à la porte de l'ancien palais royal.

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A plus de 3.000 Kilomètres de Saint-Pétersbourg…

Quelqu'un essayait d'ouvrir une porte. Le tableau restait impassible, à l'image du maître des Lieux, mais Albus Dumbledore avait plusieurs sortilèges en réserve, sans compter que c'était Son château. Il était le propriétaire des lieux et il avait la possibilité d'entrer là où il le souhaitait.

Il s'énervait du temps qu'il mettait à ouvrir ce maudit passage. Que faisait Severus Snape, son espion ? Était-il en présence de quelqu'un ? Non, cela était impossible. Il le saurait, si un intrus entrait en ces Hauts Lieux.

Lançant un dernier sortilège qui brisa la serrure, Albus entra en trombe dans le couloir avant d'atteindre le salon vide de son espion. Où était-il ? Dumbledore entrait dans une rage sans nom. Quiconque aurait pu le voir à ce moment-là aurait remarqué que ses yeux avaient pris une teinte plus foncée, bien plus machiavélique…

Il vit la cape de son employé posé sur le porte-manteau. Il était donc là. Pourquoi diantre n'avait-il donc pas ouvert la porte ni répondu à ses appels ?

Était-il occupé à… non, il ne voulait pas voir ça. Mais il fallait qu'il remette les idées en place à cet homme : il devait être frais et dispo pour lui, pas pour une femme qui empêcherait Severus d'effectuer les plans qu'avait prévu le grand Albus. Il lança alors un lumos et avança vers la porte de la chambre, avant d'actionner la poignée.

Severus, qui s'était mis en pyjama et lancé un sortilège de neutralisation d'odeurs afin qu'Albus ne remarque pas les parfums de nourritures ayant imbibés ses vêtements, se leva très rapidement de son lit et pris Albus de surprise, le bout de la baguette plantée dans le cou du vieil homme.

Severus alluma la lumière, et entra dans une rage folle.

- Severus, ce n'est que moi, fit Albus d'une voix bienveillante. Voyons !

Mais Severus ne l'entendait pas de cette oreille.

- Et qui me dit que vous êtes réellement Albus Dumbledore ?

- Mais voyons, mon enfant, personne d'autre que moi ne peut entrer et si un intrus venait à atteindre Poudlard, je le saurais ! fit Albus en tenant tout de même sa baguette fermement.

Severus pensa que le directeur avait bien trop confiance en la protection de Poudlard, pourtant affaiblie à cause du directeur actuel qui refusait de faire les rituels principaux du château car il fallait justement y verser le sang du directeur.

- Severus, calmez-vous ! fit Albus, passablement énervé.

- Que faites-vous dans mes appartements ? fit froidement le directeur de Serpentard sans baisser sa baguette. Et, encore pire selon moi, que faites-vous dans ma chambre ?

Il sentit une pression sur son esprit et laissa Dumbledore entrevoir une soirée banale à corriger des copies dans son salon. Severus, attendant toujours sa réponse, leva un sourcil.

- Vous n'étiez pas au repas et je…

- Je vous avais prévenu !

- Je m'inqui…

- Vous n'aviez pas à enfreindre les règles de bienséance ainsi, Albus ! J'ai le droit de dormir, n'est-ce-pas ? demanda Severus d'une voix dangereusement calme mais plus aiguë que la normale.

- Vous n'avez pas répondu aux coups frappés.

- Quand je dors, je dors, Albus. Il est hors de question que je me laisse déranger ainsi, et encore moins le soir de Noël qui est le seul de l'année où je ne donne pas de retenue ! cracha Snape. Maintenant, si vous permettez, il est bientôt minuit et j'aimerais me rendormir. Vous connaissez la sortie, je présume ?

Albus, la bouche ouverte mais ne sachant quoi répliquer, le salua et sortit des appartements du professeur de Potions.

D'un geste rageur, Severus répara la serrure.

- J'ai tout enregistré, fit une voix derrière lui alors que Snape sursauta violemment.

En voyant Léto Prince se tenir au centre du salon, il se frotta le front.

- Assieds-toi, je vais lancer des sortilèges plus poussés sur cette maudite serrure.

- Tout ça me donne mal au crâne. Tu savais ?

- Ton maudit phoenix s'est posé sur la dinde de noël, donc oui, je me doutais qu'il se passait quelque chose.

- Hm, lequel ?

-Surya, celui aux ailes dorées. Il m'a volé une cuisse de dinde…

- M'en fiche, fit Severus en s'affalant sur le canapé.

Léto lécha échapper un rire moqueur, digne de Severus.

- Satané cousin, grogna Snape.

- Ton satané cousin t'encadre, Severus. Dis, t'étais où, ce soir ?

- Chez les Mordinov, en Russie. Je… j'y retournerai demain matin pour l'ouverture des cadeaux.

- Ok. Tu veux rentrer avec moi ?

Le regard fatigué, Severus se leva.

- Ma sœur, son mari, Silius et Ornelia sont à la maison. Tu pourrais manger un dessert et dormir aussi. Nous t'accompagnerions en Russie demain. Ta grand-mère et ton oncle seraient heureux de te voir le soir de Noël, ne penses-tu pas ?

- Ce n'est pas…

- ton genre ? Je sais. Mais ils ne sont plus jeunes, et vont bientôt dormir, donc ils ne t'embêteront plus trop. Aller, viens. Dumbyfou ne viendra plus t'embêter ce soir, je pense.

Comme pour contredire Léto, quelques coups discrets se firent entendre.

- Qui est là ? grogna Severus.

Léto se cacha alors que Severus ouvrit la porte.

- Que faites-vous là ?

- On…

- Peut… entrer, professeur ?

Severus soupira et les laissa passer.

- Les jumeaux ? fit Léto, surpris. Que se passe-t-il ?

- Je… soupira Fred, le regard perdu.

- On ne veut pas déranger mais… le dortoir est vide et… on n'a pas le cœur à passer le réveillon tout seuls. On ne pensait même pas que vous nous ouvririez, professeur…

- Ok, fit Léto. Un elfe surveillera le dortoir et nous préviendra si Dumbledore arrive. Allez, venez avec nous, que l'on disparaisse de cet endroit maudit, grogna Léto Prince avant de disparaître avec les trois autres grâce à deux phénix arrivés de nulle part.

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Severus avait rapidement demandé à Lianna si la présence de quelques personnes supplémentaires dérangeraient et elle affirma qu'au contraire, cela lui ferait plaisir de revoir Léto ainsi que la famille de Severus et les jumeaux Weasley.

Ce fut donc, accompagné d'Ornelia, Silius et Léto Prince ainsi que de Fred et George Weasley, Severus qui ouvrit la marche vers le Portail des Mordinov. Sergej les accompagna jusqu'à l'entrée et dirigea ses nouveaux invités vers le salon, où tout le monde les attendait pour ouvrir les cadeaux au pied de l'immense sapin joliment décoré.

Tous leur souhaitèrent la bienvenue et allumèrent le poste-CD afin que tous puissent profiter des chants de Noël russes et anglais.

Tomek, Lukas et Abigaelle firent connaissance avec les jumeaux et, lorsqu'ils citèrent leur date de naissance, ils appelèrent Alekzandra.

- Sérieux, vous êtes aussi nés un premier avril ? avait demandé la plus jeune.

- Oui ! Répondirent en cœur les jumeaux.

Ils observèrent alors les cadeaux briller doucement. Certains paquets étaient vraiment joliment décorés : les motifs se baladaient, des flocons bougeaient et des petits animaux couraient partout. Salazar s'était posé sur les genoux de Sergej, près de Harry qui lui fixait l'extérieur.

Les plus jeunes commencèrent à ouvrir leurs cadeaux. Elea, Clarence, Sandra et Vladimir avaient quatre ans et ils semblaient adorer arracher le papier cadeau.

Clarence avait ouvert, en premier, du papier cadeau bleu clair avec des roses rouges et des flocons. Elle en sortit délicatement un petit ours en peluche blanc et fonça sur Harry, gêné, et lui fit des bisous sur tout le visage sous les rires de leurs parents.

- Merciiiii ! Merci gan-fère !

Harry, ne sachant pas quoi répondre, se tendit légèrement et Lianna lui rappela qu'elle avait d'autres cadeaux à ouvrir.

Il y avait donc eu des poupées, des grosses voitures en mousse, des jeux de construction, des duplo sorciers.

Dorian Stegnov et Philipp Potter, âgés de de sept ans, eurent un circuit automobile qui fonctionnait grâce à la magie. Ils avaient eu des nouveaux vêtements, des tenues pour les fêtes officielles et quelques livres.

La diversité de cadeaux se fit surtout pour les dix enfants qui avaient eu leur neuvième anniversaire. Alekzandra avait eu une belle écharpe blanche avec des fils dorés et argentés qui se croisaient. Elle avait aussi eu une petite peluche de la part de sa mère, un livre sur les animaux rares et un petit œuf qui devrait – selon Sergej – éclore le 26 décembre. Personne ne savait ce que cet œuf comprenait à part lui, et il s'amusa des hypothèses des enfants et des adultes.

Katya, Jania et Nadège furent celles qui eurent le plus de livres : des histoires mondaines, des contes, des livres approfondis sur leurs sujets favoris. Elles eurent également quelques robes et livres sur la métamorphose, tout comme Alekzandra dont les yeux brillaient : Nymphadora lui avait offert un grimoire sur la magie des métamorphomages au fil des siècles.

Mattews, Leonius, Audrey, Niklas et Pavel eurent des livres sur la nature, les animaux, les potions et les sortilèges les moins utilisés et pourtant très pratiques.

- Harry, tu ne vas pas voir si tu as des cadeaux ? demanda doucement Sergej, en chuchotant à son oreille.

- Euh… mais… j'ai rien fait je…

- Petit ange, des cadeaux t'attendent, fit doucement Hardwin.

- Mais… Pourquoi ?

Severus, situé derrière l'enfant, prit le relais.

- Je t'ai dis qu'á Noel on offrait des cadeaux à ceux qu'on aime. Et il y a beaucoup de gens qui t'aiment ici, et qui t'ont offert des cadeaux, alors file les chercher.

- Sinon je te prive de chocolat chaud pour la semaine, termina Hardwin.

- Han mais non ! murmura Harry, choqué.

- File ! rajouta Sergej.

Alors Harry se leva, incertain. Alekzandra et Philipp l'encouragèrent d'un sourire et Abigaelle lui tendit son premier cadeau.

Les mains tremblantes, ne sachant comment remercier, il prit le cadeau et sentit une larme couler le long de sa joue. C'était plus fort que lui.

- Je t'aime, petit frère, fit Abigaelle en l'embrassant sur le front et essuyant la larme qui coulait.

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