Quand la pureté reste dans l'âme

L'Héritage Envolé

Bonjour !

Je réponds globalement aux questions ici :-) :

- Merci pour la remarque : il y a eu une coquille, le terme "polynectar" était bien entendu pas le bon, mais plutôt veritaserum :-).

- Effectivement, Fumseck a fait ses besoins sur la tête de Dumbychou !

- Je ne sais pas s'il y a des maisons de retraite pour sorciers ;-P mais j'ai créé des centres médicaux en Irlande. Je ne pense pas qu'il y en ai, à la base, en Angleterre. Du moins, on ne sait pas :-).

- La potion que boit Dumbychou change à chaque fois, afin d'éviter que son organisme s'habitue à la substance et qu'il trouve un moyen de contrer ses effets. Elle est faite par les Langue-de-Plomb et de grands potionistes. Elle lie aussi, selon sa version, au losange en cristal qui permet de refléter les souvenirs…

Bien, voici le chapitre suivant un peu plus tôt que d'habitude !

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 53 :

L'Héritage Envolé

Ad lucem

Pour la lumière

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Ecoute :

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Playlist « Quand la pureté reste dans l'âme »

Puis il [Dumbledore] sentit plus qu'il ne vit la diarrhée verdâtre et nauséabonde qui recouvrait peu à peu son visage et ses longs cheveux. Sursautant d'effroi, il observa son phénix planer autour de lui, en cercles infinis, et qui laissait échapper une mélodie cruelle à ses oreilles.

Vendredi 18 octobre 1991

Salle d'audience, procès publique

Ministère d'Angleterre

Londres

- Silence ! cria l'actuel président-sorcier du Magenmagot, Lord Gawain Robards.

La salle était en effervescence. La veille avait eu lieu le second jugement et, malgré l'épisode du phénix, ils avaient fini par annoncer leur deuxième verdict que la Ministre souhaitait, à présent, réitérer.

Albus Dumbledore, pâle et les cheveux étrangement colorés en vert caca-de-phénix-mécontent, observait les personnes qui lui faisaient face, sans réellement les voir.

Il n'avait compris que tard dans la nuit que son phénix n'était plus le sien. Son avocat lui avait donné une information étonnante comme quoi le phénix pouvait s'être lié à Poudlard depuis toujours, et n'assister le présent directeur que si – et seulement si – cela lui plaisait. Que lui avait-il fait ? Pourquoi Fumseck était-il autant en colère contre lui ? Ce n'était qu'un oiseau, il avait à boire et à manger, pouvait sortir quand cela lui chantait…

Non. Non, ce n'était pas qu'un oiseau mais cela, Dumbledore avait du mal à l'admettre. C'était une créature magique, splendide et rare que peu de monde connaissait réellement.

La voix de l'actuelle Ministre arriva à ses oreilles, l'arrachant violemment à ses pensées.

- Le bilan du deuxième chef d'accusation fut, en effet, que la magie du sang peut, dans certains cas, protéger effectivement un enfant contre les menaces extérieures à la famille mais en aucun cas aux menaces internes à celle-ci. La famille Dursley a pu faire ce qu'elle souhaitait du corps de l'enfant et Lord Dumbledore, ayant pris la responsabilité de placer l'enfant là-bas, n'a par ailleurs pas daigné y mettre les pieds afin de juger lui-même du bien fondé de sa décision. Il a été jugé coupable à soixante-dix pourcents, grâce à son avocat cela va sans dire, de non assistance à personne à danger. Seulement à soixante-dix pourcents car même s'il avait posé des sortilèges de surveillance à l'intérieur de la maison, il n'aurait pas forcément pu arrêter cela sans l'utilisation de la magie envers des moldus ce qui aurait contredit le Code International du Secret Magique. Il sera donc condamné à six mois d'enfermement supplémentaire à Azkaban, et devra participer à une formation sur la protection de l'enfance par la suite.

- Passons maintenant au troisième chef d'accusation contre Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, reprit Amélia Bones, la directrice du Département de la Justice. Lord Dumbledore se voit accusé d'une gestion irraisonnable et irresponsable des comptes de la branche familiale du défunt Lord James Potter. Lord Prince, je vous prie ?

Léto Prince se leva et pris un long parchemin.

- Lord Dumbledore a effectué des dépenses n'aidant en rien l'évolution de l'enfant et n'ayant, théoriquement, aucun rapport direct avec la croissance et la vie de Harry Potter.

- Précisez, ordonna Lord Turner.

- Ne vous inquiétez pas, répliqua Léto Prince avec un sourire en coin. Lord Dumbledore s'est permis, juste après le décès des parents de Harry Potter, de vider quelques comptes. Quatre d'entre eux appartenaient à la famille Evans dont Mrs. Lily Potter avait hérité. La somme a été transférée sur les comptes de Poudlard dont j'ai les relevés grâce à ma cliente Lady McGonagall qui s'occupe en partie de l'administration financière de l'école, ainsi que sur les comptes d'une famille n'ayant aucun lien avec l'enfant. Mes clients ont effectués des copies au sein de Gringotts à l'aide d'un rituel de Vérité.

- De quelle somme parlons-nous ? demanda Mrs. McFlowers.

- Le montant total concerne 400.512,00 livres sterling soit 78.225,00 Gallions. 50.000,00 Gaillons ont été transférés sur les comptes de Poudlard et la modique somme de 28.225,00 Gallions dans le coffre privé de Lady Molly Weasley.

Des exclamations de surprise jaillirent d'un peu partout et Lord Prince continua.

- Deux des six coffres de la branche Fleamont et James Potter ont été vidés et rendus à la banque. Pour la suite, je demande l'intervention des Gobelins responsables de ces comptes.

- Qu'il en soit ainsi, répliqua Maître William Wellbeloved qui semblait bien s'amuser.

- Madame le juge ?

- Faites, Lord Prince.

Lord Bror Tyko, Gobelin de la Banque Anglaise, ainsi que Lord Tresk Geratzek, Gobelin de la Banque Nationale Irlandaise se levèrent et portèrent un serment magique de vérité, surprenant toutes les personnes présentes. En effet, il était rare que les Gobelins, généralement neutres et ne se mêlant guère aux affaires sorcières, s'abaissent à de tels actes. Ce fut Lord Tyko qui parla le premier.

- En tant que Responsable parmi plusieurs autres de la banque nationale Gringotts ainsi que conseiller financier auprès de Lord Edmund Ossiar, également conseiller auprès du Ministère de la Magie, je me dois de vous informer de grosses irrégularités ainsi que d'un abus de pouvoir affligeant. Je vais donc briser le secret professionnel qui nous lie, avec l'accord de notre direction bien aimée et respectable, afin de faire connaître la vérité sur les actes plus manipulateurs que les autres de cet individu que vous nommez « Mage Blanc ». Laissez-moi rire, humains. Laissez-moi rire. Personne n'est parfait, n'est-ce-pas ?

Il fixa férocement Albus durant quelques instants, puis reprit.

- Après l'aval officiel du conseiller financier du Ministère, Lord Dumbledore s'est permis de gérer les comptes de l'enfant orphelin et a immédiatement pris certaines décisions. Etant donné qu'il avait l'aval du conseiller financier ministériel, nous n'avons pu tirer la sonnette d'alarme. Comme vous le savez, vos lois n'empêchent pas une gestion d'un tiers si l'enfant n'a « soi disant » plus aucune famille et Lord Dumbledore étant nationalement reconnu comme étant le meilleur sorcier Blanc que l'Angleterre ait eue, personne ne pouvait se douter un seul instant que ses actions ne soient pas aussi blanches que blanches. Et d'ailleurs, le conseiller du Ministère aurait d'abord dû vérifier si le jeune Harry Potter n'avait pas d'autres proches parents, mais comme Lord Dumbledore avait affirmé que ce n'était pas le cas, il en fut ainsi. Il a ainsi donc décidé de transférer la somme de 547.748,01 Gallions sur le compte nommé « Albus Dumbledore, Direction de Poudlard ». L'ordre, obligatoire et dont le sens doit être parfaitement véritable et compréhensible signifiait…

Albus essaya de parler mais son avocat lui lança un sortilège de silence. Rouge de colère, Albus se débattait contre les liens qui le retenaient.

- « Dédommagements dû à la gestion des comptes de Harry Potter. »

Ca y était, le Gobelin avait lâché la première bombe. Il laissa les sorciers crier au scandale en souriant. Un signe de tête de Léto l'intima de continuer.

- Des dédommagements aussi important, j'avoue que j'aimerais bien en avoir aussi, répliqua alors Lord Tyko en souriant de toutes ses dents. Il a également transféré sur un autre compte, nommé « Albus Dumbledore, compte Pour Le Plus Grand Bien » la somme de 72.120,00 Gallions. Ce transfert eut pour ordre : « Préparation de l'adolescence de Harry Potter, planification de son avenir ».

Le Gobelin observait les personnes présentes et jubilait intérieurement. Certaines, choquées, ne savait que dire et le fixaient bêtement, et d'autres hurlaient encore et toujours au scandale. Une telle somme ? Et comment ça, préparer l'avenir ?

- Lord Tyko, continuez je vous prie, demanda Mrs. McFlowers.

- Bien évidemment, ma chère. Sur le compte « Lord Albus Dumbledore, compte privé » il transféra alors la somme de 690.000,00 Gallions ayant pour ordre : « Gestion de l'enfant jusqu'à son décès ».

- Décès ? intervint Lord Turner. Vous êtes sérieux, Albus ? Que pensiez-vous, enfin !

- Un peu de silence je vous prie, cria Mrs. McFlowers. Mon cher Lord Tyko, continuez s'il vous plaît.

- Il a également créé un coffre ayant ce nom « Hermione Granger, compte qui sera offert à Miss Granger le 31.08.1991 » et transféré la somme de 20.000,00 Gallions. L'ordre de ce transfert fut alors « Future meilleure amie de Harry Potter, salaire ».

Le silence s'était immédiatement posé sur la salle et tous se tournèrent vers Albus qui avait bien pâli. Le Gobelin, quant à lui, continua sur sa lancée sans se formaliser du manque de réaction.

- Lord Dumbledore a ensuite créé un coffre avec la dénomination suivante « Ronald Weasley, compte qui sera offert à Mr. le 31.08.1991 » et y ajouta 20.000,00 Gallions avec, pour ordre, « Futur meilleur ami de Harry Potter, salaire ».

- J'ai envie de vomir, murmura Eulia Potter.

Mais le silence fut tel que tout le monde l'entendit grâce au sonorus.

- Je tiens à préciser que les enfants nommés n'ont pas encore eu connaissance de ces coffres. Et parmi l'argent ainsi récolté sur les comptes des familles Evans et Potter, il transféra également quelques Gallions dans le coffre de « Poudlard, Ecole Nationale et Publique de Sorcellerie » avec l'ordre suivant : « Argent mit sur les comptes de Poudlard dans la vue du futur décès de Harry avant son dernier examen, en donnant sa vie pour libérer le monde de la douleur qu'aura imposée Lord Voldemort. ».

Une des multiples bombes verbales était lancée.

- Voyez-vous cet enfant comme un boulet de canon prêt à se sacrifier pour le monde entier, mon cher ? demanda directement le Gobelin irlandais.

- Ce n'est pas tout, reprit le Gobelin anglais. L'argent à restituer dans les plus brefs délais à la famille Potter s'élève donc à environ… 2.000.000,99 Gallions plus les intérêts. Sans oublier les prélèvements annuels sur le quatrième compte de Lord James Potter depuis les deux ans de Harry James Potter d'un montant de quatre cents Gallions pour… des revues égyptiennes. Vous vous souviendrez très certainement, Lord Dumbledore, que nous avions gelé définitivement ce compte en août 1990 avec, comme raison le protocole d'inventaire des coffres de Lords décédés, fit le Gobelin en souriant cruellement.

Albus Dumbledore ne put s'empêcher de frissonner.

- Il y eut également le retrait d'objets que je vais vous lister, fit joyeusement le Gobelin.

Après tout, on n'était plus à ça prêt, pensa Léto.

Une montre marine qui fonctionne avec de l'eau et sept grains de sable d'une valeur de 4.000.000,00 Gallions, objet excessivement rare. La cape d'invisibilité (valeur inestimable), le service en or datant des années 1690, ayant appartenu à Lord Lucius Potter et Lady Océane Potter, née Selwyn. Un œuf de phénix congelé (valeur inestimable), une Glace à l'Ennemi (400,56 Gallions), une pensine (4.567,00 Gallions), une baguette ayant appartenu à Lord Aiden Potter et sa femme (après le décès de Lord Potter) Cidrella née Malefoy (1383-1485). Cette baguette est en bois de chêne rouge à la sève dorée et comprend une plume d'hippogriffe ainsi qu'une clavicule de dragon (70,02 Gallions). Une certaine couverture en peau d'Ours Bleu qui est un animal rare, origine magique, disparu depuis les années 1800 environ. Cette dite couverture avait appartenue au couple Octave Potter et Oracle Flamel (1619-1718) (valeur inestimable). Le grimoire de la famille Potter comportant des créations de sortilèges (valeur inestimable). Notez que ceux-ci ne sont lisibles que par les descendants de sang de la famille Potter. Il y a également les fioles de pensées de Lily et James Potter censées être rajoutées à leurs tableaux dans la demeure familiale (valeur inestimable), une tirelire en forme de chat qui se trouve être une tirelire sans fond en acier noir et au touché doux comme du velours, quatre Rapeltouts « améliorés » ainsi que deux déluminateurs, un retourneur de temps, dix miroirs à double sens, quatre montres à goussets, puis divers meubles tels que…

Deux tables de bois massif, 14 chaises, deux canapés, sept lits et trois berceaux, des meubles de cuisines et de salle de bains, du linge de maison et bien d'autres choses.

Lord Dumbledore a également procédé à la revente des vêtements de la famille Potter qui remplissait en partie l'un des coffres.

Sans compter les biens immobiliers :

Il laissa à l'abandon la maison de Godric's Hollow, procéda à la vente à titre symbolique de deux propriétés Potter qu'il vendit à sa propre personne pour un Gallion par propriété.

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Un silence pesant s'était posé sur le tribunal. Albus, dont le regard promettait milles et deux souffrances au Gobelin, tremblait de rage. Comment osait-il ?

Il ne put répondre aux accusations immédiatement, puisque tout était véritable. Oui, il avait géré ainsi les comptes des Potter, et alors ? Il les avait informés qu'ayant accès aux comptes et l'autorisation du Ministère, il aurait eu tous les droits de faire ce qu'il voulait de cet argent. Il ne comprit que trop tard que sa façon de faire n'avait pas été des plus intelligentes et que si rien que la gestion ainsi que la perte de tout cet héritage énervait au plus haut point la famille Potter, les ordres de transferts, eux, choquaient tout le monde.

La Ministre de la Magie pris la peine d'informer le peuple que certaines réformes quant à la gestion de coffres d'orphelin étaient en cour de discussion puisqu'il était hors de question qu'une telle chose se reproduise dans le futur. Lord Dumbledore avait profité de l'argent des Potter pour son propre bien et manipuler des familles dans le besoin. Il l'avait peut-être fait par bonté de cœur, mais pas avec son propre argent, non. Albus pouvait dire tout ce qu'il voulait, il n'aurait jamais dû considérer l'argent des Evans et des Potter comme acquis. Des questions vinrent comme « Qu'aurait fait Harry, à l'âge adulte, sans cet argent ? ». Les réponses que donna Albus ne firent que l'enfoncer de plus en plus.

- Harry est destiné à mourir ! La prophétie de Mrs. Trelawney nous a informé que cet enfant serait une arme contre Voldemort et a clairement dit ceci :

« Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche, il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit. »

- Cela ne signifie aucunement que l'enfant mourra, Lord Dumbledore, répliqua Léto. Cela informe simplement qu'aucun des deux ne peut réellement vivre tant que l'autre est, lui aussi, en vie. Et ce n'est de toutes manières pas une raison de vider ces comptes en banque ! Vous auriez pu, au pire, modifier son apparence et le mettre dans un orphelinat sorcier, dans un autre pays ou que sais-je, mais aucunement atteindre à sa vie privée de la sorte et détruire l'héritage d'une grande famille. De plus, vous saviez très bien ce que stipulait le testament du couple Lily et James Potter !

- Si vous permettez, le coupa le Gobelin Irlandais. Je vais vous le lire, ce testament, fit-il avec les yeux brillants. « Nous, Lady Lily Potter née Evans ainsi que Lord James Potter donnons l'ordre de confier à Lord Sirius Black ou, à défaut, à Lord Hardwin Potter, l'éducation de nos enfants dans le cas où nous devions disparaître. Nous refusons toute manipulation de ce testament, même et surtout de la part de Lord Albus Dumbledore. Il se devra d'accepter notre choix car nous avons pleine confiance en Lord Sirius Black ainsi que la famille du cousin de Lord James Potter, nommé Hardwin Potter. Son épouse, Lady Elizabeth Potter, aura le droit d'adopter notre enfant par le sang à l'aide de son époux Hardwin Potter. »

- La prophétie… recommença Dumbledore.

- La prophétie peut changer, Lord Dumbledore, contra un des vampires russes. Pour l'assemblée, je rappelle mon identité : je me nomme Lord Nikolaï Alekseï Vladimir Mordinov. Cet enfant, Lord Dumbledore, aurait effectivement dû être immédiatement transféré dans un hôpital. Harry Potter a été victime d'un accident magique et son corps en bas âge, ainsi que son esprit, ont malheureusement abrités un Horcruxe qui aurait été détectable dans tous les hôpitaux sorciers. A moins que vous ayez interdit l'apprentissage de la magie des âmes, mon cher ? Cet enfant a été torturé psychologiquement et physiquement par sa famille, certes, mais aussi par cette forme de magie de l'âme. Vous n'êtes pas sans savoir que Lord Voldemort sentait la magie de l'âme à cent kilomètres à la ronde.

- Assez ! cria Dumbledore. Vous n'avez pas le droit d'informer la pop…

- D'informer la population que vous auriez pu éjecter cette partie de Voldemort du petit corps ? Ou de les informer que vous étiez par là même au courant que votre ancien élève, prénommé Tom Jedusor, était devenu un puissant sorcier et avait divisé son âme en plusieurs morceaux afin de devenir invincible ? Enfin, invincible, fit Nikolaï d'un ton moqueur. Il y a tout de même une limite, sans compter que plus on divise l'âme, moins l'être est capable de penser et réfléchir convenablement. Sans parler des effets secondaires comme l'incontinence et la folie. Donc, comme je le disais, Lord Voldemort a divisé son âme en plusieurs morceaux. Plusieurs n'existent plus, à l'heure qu'il est.

- Q… quoi ?

- Oui, navré d'avoir ainsi détruit vos plans de chasse aux horcruxes afin d'apprendre au petit Harry maniable la dure vie de Sauveur qui devrait se sacrifier pour le monde entier. Monde anglais, je précise, qui jusqu'ici ne lui a absolument rien donné à part de la douleur et une tranche de pain par jour au maximum, Lord Dumbledore ! Finit par crier Nikolaï. Je propose un interrogatoire en règle, sous potion, Mrs. McFlowers.

Et il en fut ainsi.

- Lord Dumbledore. Aviez-vous connaissance des horcruxes ?

- Oui.

- Souhaitiez-vous les rechercher à l'aide de l'enfant Harry James Potter ?

- Oui.

- Pourquoi ?

- Il doit apprendre que son sacrifice est important, que ce qu'a créé Tom est excessivement dangereux et que personne ne devrait avoir connaissance de ce genre de choses.

- Pourtant, il est important de connaître toute chose afin de pouvoir mieux s'en protéger, n'est-ce-pas ?

- Non, c'est bien trop dangereux.

- Précisez.

- C'est bien trop dangereux pour le peuple de connaître les différentes magies.

- Et comment se fait-il que vous, vous puissiez les comprendre et les manier ?

- Car je suis plus puissant qu'un sorcier lambda.

- Pourquoi Harry Potter ?

- Tom Jedusor l'a marqué comme son égal, Harry devra mourir sinon il deviendra lui-même trop dangereux pour notre société.

- Pourquoi donc ?

- Il a trop de puissance.

- Précisez.

- Lorsque je l'ai vu pour la première fois, j'ai senti son aura bien trop puissante et pesante pour un enfant de cet âge et j'ai dû m'en occuper.

- Vous en occuper ? Précisez vos pensées.

- J'ai dû brider sa magie à l'âge de ses deux mois.

- Avez-vous bridé la magie d'autres personnes, Lord Dumbledore ?

- Bien sûr.

- Pourquoi donc ?

- J'ai besoin de pouvoir montrer au monde qu'il peut avoir confiance en moi, afin de prendre le pouvoir et de réformer entièrement le monde magique. Pour cela, il me faut être plus puissant qu'un simple sorcier et afin de les rendre moins intelligent, il faut régler le problème à la source de l'éducation.

- Est-ce que cela a un lien avec votre ancien amant, Lord Gellert Grindelwald ?

- Entre autre. Nous avions des projets, mais il n'allait pas dans le même sens que moi.

- De quelles personnes avez-vous bridé la magie, et pourquoi, Lord Dumbledore.

- Ce n'est pas le sujet du procès ! gronda l'avocat d'Albus, mais il était trop tard.

La question avait été posée et l'atmosphère était tendue. Très tendue.

- Luna Lovegood ayant fait disparaître son frère jumeau on ne sait où, j'ai dû oublietter ses parents. Ginevra et Percy Weasley tous deux lors de leurs deuxième anniversaire car ils avaient mis le feu à ma barbe, Lady Poppy Pomfresh car sa puissance et ses dons en soin auraient pu contredire mes plans de laisser l'horcruxe dans le corps du petit Harry.

- Pourquoi souhaitiez-vous laisser l'horcruxe dans le corps de l'enfant ?

- Afin qu'il voit à travers les yeux de Tom et nous transmette des informations vitales. Cela lui permettra également de se sentir coupable du mal que fait Tom, puisqu'il pensera, à un moment ou à un autre, faire les mouvements qu'effectuera Tom lui-même grâce à la connexion de l'horcruxe.

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Albus n'avait pas réussi à combattre. Pourtant, il résistait au veritaserum ! Et où était l'enfant ? Personne n'avait souhaité lui répondre.

Sa déclaration avait créé un quatrième chef d'accusation, mais l'assemblée rendit en premier lieu le verdict du troisième chef d'accusation : manipulation financière pour son propre intérêt, vol prémédité d'un héritage qui ne lui était pas destiné puisque, malgré sa puissance, après un éventuel décès de l'enfant, la famille Potter aurait hérité des biens familiaux qui leur revenaient de plein droits.

Il fut alors accusé de crime contre l'humanité pour le quatrième chef d'accusation et les Aurors l'amenèrent à nouveau à sa cellule avec, se rajoutant à la liste des sanctions, une peine de trois ans de prison ainsi que le devoir de rendre l'héritage dans son entièreté pour le troisième point et dix ans pour crime contre l'humanité en ayant manipulé les esprits de plusieurs personnes – dont celui de Minerva – sans l'accord du Ministère et pour son propre « plaisir ».

Épuisé, il s'assit sur le lit et sombra dans un sommeil agité.

Et s'il avait fait autrement ? Si seulement il avait réfléchi et assuré ses arrières au lieu de se penser plus puissant et plus intelligent que les autres… Il était plus puissant que le reste de la population anglaise, c'était un fait indéniable, mais le procès n'était pas seulement suivit par les anglais, pour son plus grand malheur… Est-ce-que Harry avait été pris en charge par cette fameuse famille russe ? Il en doutait. Mais par qui, alors ? Pas par Lord Hardwin Potter, espéra-t-il dans son sommeil. Et Severus, que faisait-il là, en fait ?

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Lundi 21 octobre 1991

Salle d'audience, procès publique

Ministère d'Angleterre

Londres

- Bonjour et bienvenue au Ministère pour cette nouvelle journée, annonça d'une voix morne le procureur des affaires familiales. Pour ce nouveau jour nous commencerons par le cinquième chef d'accusation. Lord Prince, je vous prie.

- Bonjour, et merci. Bien, le cinquième chef d'accusation est le suivant : d'après le retour des banques nationales anglaises, Lord Albus Dumbledore s'est rendu dans chacune d'elles afin de prendre connaissance des sommes présentes dans les coffres de ses employés. Il a bien évidemment annoncé vouloir être certain que ceux-ci ne se trouvent pas dans le besoin, ce qui est fort honorable, mais mes clients ont des doutes concernant ses motivations.

- Très bien, reprit Lord Perks, excédé. Veuillez faire boire la potion à Lord Dumbledore.

Il en avait plus que marre des manipulations qu'ils découvraient au fur et à mesure et n'avait plus la patience d'entendre un tel homme déblatérer des informations manipulées mielleusement.

- Pourquoi avez-vous demandé à voir les comptes de vos employés, Lord Dumbledore ? demanda alors Lord Jonatan McKinnon.

- Je souhaitais savoir s'ils n'avaient pas de trop grosses sommes dans leurs coffres.

- Je reformule. Pourquoi avez-vous demandé à voir la somme présente dans les coffres de Severus Snape ?

- Il me paraissait étrange de le voir partir régulièrement du château, en 1989, et j'ai souhaité vérifier qu'il n'ait pas eu de dépenses inhabituelles.

- Qu'entendez-vous par inhabituelles ?

- Une relation amoureuse.

- En quoi cela vous aurait-il gêné ?

- Cela aurait déranger les plans que j'ai pour son avenir.

- Quels plans ?

- Celui d'utiliser, comme à l'époque, Severus en tant qu'espion et qu'il donne jusqu'à sa vie pour sauver Harry, ce qu'il m'a promis après le décès de Lily Potter.

- Ce qui ne servirait à rien puisque vous avez prévu le décès du jeune enfant. Pourquoi, alors ?

- Parfaitement, mais il faudra qu'il meure avant Harry car il en sait déjà trop sur Tom.

- Pourquoi avez-vous demandé des informations sur les coffres de la famille McGonagall ?

- Je souhaitais savoir si elle pourrait faire un don à l'Ordre du Phénix.

- Pourquoi avoir menti aux Gobelins ?

- Ils ne m'auraient pas laissé accéder aux relevés bancaires.

- Ils ne l'ont tout de même pas fait.

- Malheureusement.

- Avez-vous demandé à avoir accès à d'autres coffres, Lord Dumbledore ?

- Oui.

- Lesquels ?

- Ceux des familles Londubat, Tonks, Flitwick, Sinistra et Chourave.

- Pour quelles raisons ?

- Pour être certains qu'ils ne puissent pas donner plus d'argent pour le plus grand bien du peuple.

- Dans quelle optique ?

- Dans l'optique de financer le nouveau Ministère que je veux construire dans l'Ombre.

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- Le verdict est tombé, annonça la voix de Mrs. McFlowers. Nous désignons unanimement Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore de manipulateur et ayant un attrait certain au gain. Il devra, après un emprisonnement ferme de deux ans supplémentaires être interné dans une clinique et suivi par des psychiatres à propos de sa vision du Monde et de ses proches. Il aura pour interdiction de continuer son mandat en tant que membre du Magenmagot. Passons maintenant au chef d'accusation numéro six, s'il vous plaît, Lord Prince ?

- La non-défense de Sirius Black. Lord Dumbledore a signifié aux aurors, sans être certain des faits et n'ayant aucune preuve de ses dires, que Sirius Black eût été le Gardien du Secret du fidelitas protégeant les Potter et les avait trahis. Je n'ai pas besoin de répéter ce qui a été dit et prouvé lors du jugement de Sirius Black : il était innocent et ne fut jamais Gardien du Secret. Il n'a jamais fait partie des Partisans de Vous-Savez-Qui et était indéniablement le meilleur ami des Potter en plus d'être le parrain du jeune Harry Potter. Lui donner le rôle de Gardien aurait mis sa vie doublement en danger. Nous accusons Dumbledore d'avoir manipulé les Aurors afin qu'aucune poursuite et recherche n'ait lieu à ce niveau et que l'enquête soit close et rendue publique le soir même. Nous l'accusons d'avoir désigné Sirius Black comme coupable à tort, peut-être involontairement, mais surtout de ne pas avoir cherché à comprendre ce qu'il s'était produit ce soir-là.

- Accusation validée par l'instance, répondit immédiatement Mrs. McFlowers. Celle-ci sera validée comme plainte auprès du Ministère et, ayant déjà eu ce dossier l'an dernier, Lord Dumbledore sera condamné à trois ans de prison ferme pour informations mensongères. Estimez-vous heureux, Lord Dumbledore, car je pourrais vous donner bien plus pour une telle manipulation, mais partons du principe que cela fut involontaire, fit-elle dans un demi-sourire.

Elle savait pouvoir changer d'avis selon la suite du procès, sans compter que c'était loin d'être terminé, d'après l'avocat Prince.

- Ce sera tout pour aujourd'hui, déclara Lady Bones. Nous nous retrouverons demain, à neuf heures précises dans cette même salle. Bonne fin de journée à tous.

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