Quand la pureté reste dans l'âme

End of Holidays

Bonjour tout le monde !

Bien, comme c'est un weekend de 4 jours dans le pays où je travaille (enfin la région puisque les Lands d'Allemagne n'ont pas les mêmes jours fériés), je repasse cette semaine pour vous poster un chapitre.

Celui concernant la rentrée est gardé bien au chaud et j'ai tellement hâte de vous le poster… que je ne me tiens même pas à la règle du "un chapitre par semaine". Si vous me suppliez (haha) il est possible que vous puissiez lire les deux prochains chapitres ce weekend.

Il y a des indices dans certains chapitres, dont celui-ci. Malheureusement, je crois que vous ne l'avez pas encore remarqué… Alors lisez bien ! Dans celui-ci il y a UN indice très précieux pour la suite, qui pourrait éventuellement vous spoiler mais comme vous n'êtes pas dans mon cerveau (heureusement pour vous !)... ;-P

J'arrête mon blabla, et vous laisse lire tout cela bien tranquillement. Profitez bien de ce beau weekend que vous aurez dès ce soir, et ne mangez pas trop de chocolat ! (j'en ai même pas… snif).

En fait, non, je n'arrête pas mon blabla. Une petite histoire encore, concernant les "kinder surprise"...

Quand j'ai débarqué en Allemagne il y a plusieurs années, chez une de mes tantes, nous étions allés dans un magasin d'alimentation. Il y avait, bien sûr, ces oeufs en chocolat.

Ne parlant que très peu allemand à cette époque, j'ai dit haut et fort à ma tante, dans le magasin "ich liebe Kinder essen !" - ce qui veut dire "j'adore manger les enfants".

Avec un grand sourire.

Je ne vous dit pas la tête des mamans, des enfants et de ma tante qui n'a rien comprit.

En allemagne, ils s'appellent "Überraschungseier" "oeuf surprise". Et non "enfant surprise".

… Etant donné le thème du weekend, je trouvais cela intéressant : faites attention à vos paroles dans un pays étranger, même avec la meilleure volonté du monde, il y a de fortes chances que les gens nous prennent pour des fous. (lol…).

Pleiiiin de poussière d'étoiles, de poils de Maine Coon, de léchouilles de chat sur le front, du kochola et de café et… euh…

Bonne lecture !

Magiquement vôtre,

Helia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 47 :

End of Holidays

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Ecoute : Hello Sunshine by BarlowGirl

Godric's Hollow

Vendredi 30 août 1991

Le village semi-magique de Godric's Hollow était bondé. Les deux rues commerçantes, parées de pavés, étaient presque aussi remplies que celles du Chemin de Traverse en cette journée d'été. Le soleil battait son plein et les marchands de glace n'avaient aucun mal à se faire du bénéfice sur le dos des touristes et des habitants.

Sirius observait les moldus dans un état second, ses pensées allant seulement vers son meilleur ami défunt. Il n'avait plus remis les pieds ici depuis leur décès et les lieux lui rappelaient de tristes souvenirs qui déchiraient encore son cœur.

Pourquoi Peter avait-il trahi ses amis ? Comment avaient-ils pu ne pas le remarquer ? Oui, c'était eux les meneurs de leur groupe. Oui, Remus et Peter restaient toujours dans l'ombre… dans l'ombre de leurs pas. Et Remus d'ailleurs, où était-il ?

Il vit Hardwin lui parler et tenta de revenir à l'instant présent. Ses yeux passèrent en revue les façades des différentes maisons et des magasins présents en face d'eux, puis il remarqua les divers stands autour desquels se pressaient plusieurs personnes.

Hardwin l'invita à avancer.

- C'est quoi ? Un marché ? fini par demander Sirius.

- Non, enfin si en quelques sortes, c'est une brocante. Nous pouvons regarder un peu les stands, d'ailleurs, je pourrais peut-être trouver quelque chose pour Eliz.

Sirius se laissa tenter et observa minutieusement tous les objets qui s'étalaient sur les planches de bois. Des rires d'enfants se courant après le fit sursauter mais il sourit à son tour. Le village était plein de vie, et cela lui fit du bien. Non, la vie ne s'était pas arrêtée le 31 octobre 1981.

Son regard fut attiré par des plantes miniatures et Sirius se surprit à penser en acheter une. Lui et les plantes, pourtant… mais cela décorerait bien sa chambre, en attendant de trouver autre chose.

- J'ai de l'argent moldu si tu veux, je t'avancerai. Tu veux un bonsaï ?

Sirius lu l'étiquette et approuva.

- Autre chose, monsieur ? demanda le vendeur après qu'il ait annoncé vouloir acheter la plante.

- Auriez-vous du terreau ? demanda Hardin.

- Oui, bien sûr. Un paquet ?

- S'il vous plaît, oui.

Hardwin régla les achats et montra sa trouvaille à Sirius : une petite broche pour sa femme.

- On peut vraiment trouver des trésors, si on cherche bien. Allez, viens, il y a encore dix minutes de marche jusqu'au cimetière.

Les deux hommes marchaient le long des stands, s'arrêtant par-ci par-là pour observer les différents étalages avant de reprendre leur chemin. Ils arrivèrent sur une petite place avec une église puis prirent une petite ruelle avant de s'arrêter devant des grilles noires. Des arbres étaient présents un peu partout, sans parler des fleurs qui produisaient un doux parfum.

Hardwin poussa légèrement Sirius vers l'avant, l'incitant à entrer en premier dans cet endroit censé être lugubre.

Mais le cimetière était étrangement beau. La pelouse était entretenue, les fleurs décoraient les allées et les arbres semblaient se dorer la pilule au soleil… Sirius inspira profondément le parfum de la nature qui l'apaisait.

Hardwin le conduisit vers une grande tombe sur laquelle étaient déjà posées quelques fleurs.

- Elizabeth vient de temps à autre, avec Eulia, pour entretenir la tombe.

Sirius se doutait que sinon, personne ne le ferait. La famille Potter n'était apparemment plus du tout présente en Angleterre et Hardwin lui avait appris que Harry n'était pas encore venu à Godric's Hollow.

Ils comptaient l'y emmener dans quelques mois, après le procès de Dumbledore. Hardwin lui avait donné un peu plus d'informations, faisant rager Sirius qui se contenait tant bien que mal. Il avait réellement envie d'aller étriper le vieil homme.

Et étrangement, Hardwin lui donna une petite idée qui germait à présent dans son esprit.

Mais ce n'était pas le moment d'y penser, non. Ils étaient enfin devant le petit édifice et Sirius s'accroupit alors devant la pierre tombale. Hardwin recula, observant les tombes alentours alors que l'ancien gryffondor lisait les inscriptions.

Un frisson parcouru son corps musclés et il fit apparaître une rose. Il la déposa délicatement sur la pierre froide et caressa celle-ci du bout des doigts.

- Vous me manquez, James, Lily. Je vous aime. Harry est entre de bonnes mains, maintenant. Je ferai de mon mieux pour l'accompagner, je vous le promets. J'espère que vous allez bien, où que vous soyez… ne nous abandonnez pas… j'aurais tellement besoin de vous.

Une douce brise traversa l'allée et caressa le visage encore maigre de l'ancien prisonnier.

- Je vous vengerai, murmura Sirius.

- Nous vous vengerons, confirma Hardwin en posant une main puissante sur l'épaule de Sirius.

Ils quittèrent les lieux non sans un dernier regard vers la pierre tombale, et se dirigèrent vers l'ancienne maison des Potter qui avait été achetée pour un Gallion symbolique par Albus Dumbledore.

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Poudlard, le vendredi 30 août 1991

Severus était retourné à Poudlard. Un peu tard, il le savait bien, mais peu lui importait, il avait eu beaucoup à faire. Il enleva sa cape de voyage, lança un sortilège de nettoyage puis quitta ses appartements pour la réunion annuelle de pré-rentrée.

Snape monta alors les marches et arriva devant la salle des professeurs. Il fit un discret signe de tête à Minerva et Filius avant de prendre place autour de la grande table.

- Severus ! s'exclama joyeusement le directeur. Vous êtes enfin revenu !

Snape étouffa un soupir.

- Bonjour, Albus. Effectivement, je ne vous ai pas oublié, fit-il en esquissant un rictus.

- Je me demandais, justement, ce qui vous empêchait de revenir plus tôt au Château, mon cher enfant.

- Je devais terminer certaines potions pour l'infirmerie, sans compter la mise à jour du programme scolaire.

- Je vous ai pourtant dit que ceux que vous aviez jusqu'ici étaient corrects et amplement suffisant pour l'éducation de nos élèves, fit Dumbledore en fronçant les sourcils.

- J'avais envie d'ajouter un peu de connaissances au programme, répondit simplement Severus alors que les autres enseignants prenaient place, eux aussi, autour de la table de réunion.

- Ce ne sera pas la peine, Severus, l'en informa fermement le directeur.

- Le programme scolaire est resté inchangé depuis les années soixante, il serait peut-être temps d'actua… commença Flitwick avant d'être interrompu.

- Non, répliqua fermement Albus. Ce ne sera pas nécessaire. Bien. Commençons. Tout d'abord j'aimerais vous présenter notre nouveau professeur de Défense contre les forces du mal, le professeur Quirinus Quirrell.

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Durant ce temps, à Londres…

Un couple de Sans-Pouvoir marchait tranquillement avec leur fille unique dans les rues de Londres.

Il faisait beau et chaud, mais l'enfant n'était aucunement intéressée par les stands de glace qui attiraient pourtant la plupart des enfants.

Non, leur fille ne mangerait pas de glace aujourd'hui, bien heureusement pour ses dents. Les deux adultes sourirent à cette pensée commune. En effet, ils étaient dentistes depuis plusieurs années déjà et il était hors de question que leur fille mange trop de sucreries.

Cela n'était pas bon pour la santé, et encore moins pour les dents.

Heureusement pour le couple, Hermione avait jeté son dévolu sur les fruits et en mangeait le plus souvent en lisant, ce qui était son activité préférée. Elle lisait et semblait absorber le plus de connaissances possible comme pour combler un vide inexistant.

- Hermione, marche moins vite s'il te plaît, fit le père de famille en posant une main sur l'épaule de sa fille. Je sais que tu es pressée de nous montrer cet endroit, ma chérie, mais nous avons encore toute l'après-midi devant nous alors prenons notre temps, d'accord ?

- Oh, euh, oui papa ! Maman, tu vas mieux ?

- Oui, je vais bien, ne t'inquiète pas pour moi ma princesse. C'est encore loin ?

- A deux minutes d'ici je crois.

Le trio continua donc sa route au travers de la ville, en tenant chacun la main de l'autre. Bart Granger observait tendrement sa femme et sa fille tout en pensant à une journée d'été, semblable à aujourd'hui, lorsqu'un vieil homme sympathique avait sonné à leur porte.

D'abord étonnés et ensuite impressionnés, ils avaient pris conscience que leur fille avait des pouvoirs surnaturels et un don certain pour la Magie. Ils avaient donc fini par accepter d'enlever leur enfant de l'établissement scolaire où elle était inscrite, prétextant une dérogation avec l'aide de Monsieur Dumbledore qui prit alors en charge leur enfant deux fois par semaine.

Une personne venait chercher leur fille et l'amenait dans une famille sorcière qu'ils ne connaissaient pas, et elle y apprenait les bases de la magie. Il pensa brièvement à les rencontrer mais une douleur se fit sentir au niveau du cou, comme à chaque fois qu'il y pensait. Il fronça les sourcils. Bart avait, une fois de plus, perdu le fil de ses pensées.

Hermione les guidait à travers la grande ville moldue qu'ils n'avaient jamais visité et elle les fit entrer dans une pièce sombre par une porte noire et dont la propreté semblait douteuse.

- Hermy, tu es sûre ? demanda doucement Alexanne.

- Oui, maman, allez, venez ! fit Hermione avec impatience.

Elle les conduisit alors vers le comptoir, échangea quelques mots avec un serveur et sorti dans une cour. Les adultes observèrent avec admiration leur fille toucher certaines briques avec le bout des doigts.

Le mouvement de celles-ci les effraya quelques instants, et ils observèrent le phénomène alors que le visage de leur fille resplendissait de bonheur.

Les pierres mouvantes formèrent une arche et Hermione la traversa joyeusement. Elle ne remarqua pas le regard figé de stupeur de ses parents, ni le frisson qui parcourut le corps des deux adultes.

- Vous venez ? Allez, papa, maman ! Voici le Chemin de Traverse !

Revenant au moment présent, ils observèrent leur enfant avec un tendre sourire avant de s'engager naturellement dans cette rue où les passants ne se gênèrent pas pour observer et commenter leur accoutrement moldu.

Ils découvrirent alors la rue sorcière non sans crainte en voyant tous les stands de sucrerie et de farces et attrapes. Hermione les menait de magasin en magasin, achetant ce qui était inscrit sur un long parchemin.

Ils devraient amener leur fille à la gare le surlendemain, et ils n'étaient pas aussi pressé qu'elle de la laisser ainsi prendre son envol pour un monde inconnu.

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Palais Royal II

Saint-Pétersbourg

Russie

- Je n'ai pas envie… murmura Alekzandra alors qu'elle coiffait ses longs cheveux noirs.

- Tu as encore changé de couleur ? remarqua Lianna qui entrait dans la salle de bain.

- Oui…

- Oh, toi… que se passe-t-il ma princesse ?

Alekz haussa les épaules.

- Petit cœur.

Les bras de Lianna Mordinov se refermèrent sur le petit corps de sa fille.

- Tu es triste, mon ange.

- Oui… je… je ne veux pas aller à l'école. On ne peut pas continuer tous ensemble à faire cours avec Althus ?

- Il n'a pas les ressources nécessaires pour enseigner à de grands enfants comme vous, ma puce. Et il vous a déjà amené bien loin je trouve, sans compter que vous avez échangé les connaissances apprises en Irlande et en Russie et que Severus a apporté les bases anglaises… Vous êtes grands, maintenant, et il faut que vous vous sociabilisiez avec d'autres personnes.

- Mais je veux pas ! fit durement Alekzandra.

- Ma puce. Je sais que cela te fait mal au cœur, mais n'oublie pas que tu les reverras au moins un week-end par mois, et que tu auras tellement de nouvelles choses à apprendre que tu ne verras pas le temps passer. Et tu pourras transmettre tes connaissances aux autres via le Livre. Quoi de plus riche qu'un apprentissage en plusieurs langues et de plusieurs cultures ?

- Tu as raison, mamanchou, mais c'est difficile. Et Harry a peur aussi, je le sens. Il sait que ses parents ne l'abandonneront pas, mais il a toujours besoin des câlins d'Eliz avant de dormir…

- Ca sera difficile pour chacun de vous, mon ange, fit Sergej qui était appuyé dans l'encadrement de la porte. Mais vous ne serez pas séparés pour le restant de vos jours, d'autant plus que tu ne seras pas seule à Moscou, tu auras Pavel, Nadège, Katya et Mattews dans ta classe. Je suis certain que vous ne vous ennuierez pas le moins du monde.

Alekzandra savait bien que ses parents avaient raison, mais elle avait tout de même mal au cœur. Sa famille était dispersée entre les trois pays et il était difficile de ne pas avoir tous ses proches au même endroit.

Elle partirait donc le dimanche soir, par cheminette avec Tomek et leurs parents afin de rejoindre le reste de sa famille et d'entrer dans une des grandes écoles de sorcellerie russe.

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Eaglewood Village

Liberty Charms – Manoir Potter

Harry discutait vivement avec sa grande sœur, Abigaelle. Elle lui expliquait tout ce qu'elle savait sur l'école de Poudlard et lui racontait quelques légendes sur les écoles d'Irlande.

- Pourquoi tu ne veux pas me dire comment est l'école ? fit Harry qui boudait.

- Parce que c'est un moment unique et magique. Je ne voudrais pas gâcher ça ! Je te promets que tout ira bien.

- J'ai hâte de voir à quoi ça ressemble…

- Je te comprends ! s'exclama Abigaelle. Au moins tu auras Niklas, Audrey, Leonius, Jania et Donn avec toi ! J'étais seule à l'époque, quand j'ai débarqué là-bas. C'est… c'est un peu comme une deuxième maison en fait.

- Tu connaissais vraiment pas Coraleen ?

- La fille de Léto et Carleen ? Non, pas du tout. C'est une grande école, tu sais. Il y a vraiment beaucoup d'élèves et elle a deux ans de plus, donc… c'est difficile de faire la connaissance de tout le monde.

- J'ai un peu peur, en fait…

- Pourquoi ?

- Papa m'a parlé de Dumbledore, le directeur de Poudlard, et il m'a dit qu'il pensait que je ferai ma rentrée là-bas… et s'il venait me chercher ? Si ton école m'envoyait là-bas ?

- Il n'y a aucun risque, petit lionceau, le coupa Abigaelle. Papa m'en a parlé aussi, mais tu as été adopté par le sang même si tu ressembles encore à Lily et James. On est de la même famille, et personne ne peut te retirer à nous ne serait-ce que parce que nous sommes les derniers de la lignée Potter. D'autant plus que le nom de papa était dans le testament de tes parents. Tu n'as rien à craindre et quand bien même quelque chose devait arriver, papa viendrait immédiatement te sortir de là.

Harry acquiesça. Oui, il savait que ses parents ne l'abandonneraient pour rien au monde, mais il avait peur. Il savait que les adultes se réunissaient souvent avec Léto, qui était un grand avocat. Il lui avait aussi donné des souvenirs et l'homme avait été patient et attentif, répondant à ses questions posées à demi-mots. Tout comme Severus, Léto paraissait froid et distant mais était en réalité très attaché à ses proches et Harry avait atteint son cœur, même s'ils ne se voyaient pas très souvent.

Abigaelle et Philipp aidèrent Harry à préparer sa valise pour la semaine suivante, et Philipp teint à lui donner sa peluche.

- Tiens, tu pourras le cacher avec un sortilège d'invisibilité et d'appartenance, comme ça tu penseras à moi et tu n'auras pas à avoir peur que les autres ne le voient ou le volent, d'accord grand frère.

Harry eut un doux sourire.

- Oui, merci petit frère.

- Je t'aime, Harry. T'es le meilleur grand frère du monde.

- Han les garçons, fit Abigaelle en essuyant une larme et embrassant ses petits frères.

- Toi aussi on t'aime, firent Harry et Philipp alors que leur grande sœur les serrait contre elle.

- Mais si tu pouvais nous laisser respirer ce serait cool, se moqua gentiment Harry avant de prendre une claque derrière la tête.

- Les enfants ? les appela Lianna. Le goûter est prêt, vous venez ? Alekz, Katya, Pavel, Niklas et Audrey viennent d'arriver !

Il n'en fallut pas plus pour motiver le trio qui dévala les escaliers à grande vitesse.

La rentrée approchait, certes, mais les vacances n'étaient pas encore terminées et ils souhaitaient en profiter.

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Le Terrier

Loutry Ste Chaspoule

Une brosse frottait une poêle dans l'évier depuis plus de dix minutes alors que Molly Weasley recousait un des pantalons de son dernier fils.

Ronald jouait aux échecs avec Percy devant la maison, et Ginny s'était enfermée dans sa chambre, lisant très certainement un roman pour jeunes filles que lui avait amené Dumbledore de la bibliothèque de Poudlard.

Molly, le regard vide d'émotion, regardait l'horloge familiale sans réellement la voir. Celle-ci avait perdu les aiguilles d'Arthur, de Bill, de Charlie, de Fred et de George.

Elle ne se posa même pas de question sur la position étrange des quatre aiguilles restantes montrant indéniablement la phrase « en danger de mort ».

Cela devait faire plus d'un mois que les aiguilles pointaient celle-ci et Molly semblait ne plus y prêter attention malgré les habituels coups d'œil comme si son subconscient espérait y voir autre chose.

Ginny était allongée sur son lit, observant de loin la couverture d'un livre rose bonbon. Elle n'avait pas envie de lire, non. Elle avait dû, pourtant, car son papy chéri lui posait des questions après sa lecture, toute les semaines.

Elle avait envie de vomir. Son corps et son âme semblaient combattre quelque chose que même son esprit ignorait. Elle devait rêvasser depuis des heures, mais personne ne la dérangeait. Même sa mère avait abandonné la partie. Elle se retourna vers la fenêtre par laquelle elle apercevait quelques filets de lumière traverser les volets abîmés par le temps.

Il ferait chaud toute la journée, peut-être pourrait-elle se promener un peu ?

Elle était fatiguée et n'avait aucunement envie de se rendre à Poudlard. D'ailleurs, pourquoi sa mère tenait-elle soudainement à l'y emmener un an plus tôt ? Elle qui espérait pouvoir vagabonder tranquillement dans la maison durant un an, profiter de la présence de ses deux parents rien que pour elle… ses plans étaient vulgairement tombés à l'eau. Puis ces romans à l'eau de rose, la lecture et l'écriture de lignes étranges que lui donnait le vieil homme… non papy. Elle devait l'appeler papy.

Puis Albus avait immédiatement approuvé sa mère, prétextant qu'elle avait une intelligence extraordinaire. Balivernes. Elle savait, au fond d'elle-même, que quelque chose se tramait autour de son monde. Ginny ne comprenait absolument pas ce revirement de situation et encore moins pourquoi elle devrait rentrer plus tôt à Poudlard.

Sans compter que… Oh non, rien que d'y penser… ça lui donnait des frissons. Non, elle préférerait rester avec sa mère, au Terrier, loin de Poudlard quitte à disparaître… peu importe où, mais pas Poudlard, non.

Puis il y avait Ron, qui s'entraînait aux échecs et discutaient d'animaux avec son grand frère. Percy admirait le courage de sa mère qui lui avait raconté la dispute avec le paternel. Elle lui avait apparemment tenu tête et exigé qu'il quitte la maison… Il savait bien que son père était faible, et que c'était Molly la chef de famille. Comment pourrait-il en douter ? Molly gérait tout, décidait tout. Sa mère était une mère-lionne qui faisait tout pour protéger ses enfants.

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Celtic'Muffin

Chambre de Sirius Black

Alios chantonnait gaiement sur son perchoir alors que Sirius essayait, tant bien que mal, de se concentrer sur un livre.

- Mais qu'as-tu, à la fin ? grogna Sirius qui se laissa tomber sur le lit.

« Il fait beau… tu ne veux vraiment pas sortir ? »

- Non. Il fait trop chaud, dehors, et Regulus discute dans le parc. Il sourit et je ne veux pas casser ce moment.

« Alors lis ce satané carnet ! »

- Quel carnet ?

« T'es vraiment idiot, en fait. »

Sirius lui lança un regard noir.

- Si tu continues, tu seras privé de repas ce soir.

« Je te rappelle que j'ne suis pas un gosse, Siri, j'peux disparaître me chercher un petit mulot ou une bonne bête bien grasse pour manger un dîner aux chandelles avec Madame la Lune au fin fond de la forêt ! »

- Crétin.

« Moi aussi, je t'aime. Bon alors ? »

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

« Le carnet que tes parents t'ont transmis, bouffon ! »

- Aaah… celui de Sirius Black ?

« Ah bah il était temps. »

- Je… il est inouvrable.

« Seulement ouvrable par un membre de la famille ayant le même nom et étant choisi par la magie. Essaye donc, petit boulet de mon tendre et petit cœur ! »

- Espèce de volaille.

« Tête de chien. »

Sirius ne put s'empêcher de sourire et se dirigea vers la commode. Il y prit la boîte protégée de plusieurs sortilèges et l'ouvrit sur le lit.

Il retira délicatement le doux tissu et sortit un carnet à la couverture glaciale. Les flancs du carnet étaient dorés et la couverture changeait de couleur sous ses yeux.

- Étrange…

« Quoi ? »

- Ca devient plus chaud… pas brûlant, mais tiède.

« C'est normal, il fait chaud, tête de gigot d'agneau. »

- T'es bête. Et regarde… ça devient vert…

Des liserés argentés apparaissaient doucement sur la couverture autrefois noire. La couleur avait changé plus de quatre fois en quelques minutes et Sirius ne savait toujours pas comment ouvrir ce satané carnet.

Des runes qu'il ne connaissait pas apparurent sur la tranche du carnet et les feuilles demeuraient collées les unes aux autres.

« Pense fort à la Magie. Essaye de sentir la puissance du livre ça t'aidera peut-être. »

Sirius acquiesça et s'assit confortablement dans le lit, adossé au mur frais de sa chambre. Il ferma les yeux et se laissa emporter par le fil de ses pensées.

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L'air était doux, et son environnement était blanc. Le sol sous ses pieds lui donnait l'impression de marcher sur de l'herbe, mais il ne pouvait distinguer aucune forme.

- Où penses-tu aller ainsi, jeune homme ? demanda une voix lointaine.

Sirius sursauta.

- Je… Je ne sais pas. Je voudrais juste pouvoir ouvrir ce livre dont j'ai hérité.

Une bourrasque le décoiffa et il se protégea le visage de ses mains. Il eut un mouvement de recul quand il vit que ses mains étaient noires.

- Sirius.

Le nom avait été prononcé par une voix féminine sur sa droite. Il tourna la tête et aperçu un verger où se tenait une vieille table en bois.

- Approche, mon enfant.

Hésitant, mais prenant son courage à deux mains, il marcha sur l'herbe blanche et s'approcha de la femme.

L'endroit était étrange. Il y avait plusieurs cadres avec des univers, ou des endroits différents. Ce n'était pas des peintures, non…

- Bienvenue dans mon esprit resté dans les limbes, mon enfant, fit la jeune femme blonde.

- Bonjour… qui êtes-vous ? ne put s'empêcher de demander Sirius.

La jeune femme se leva tranquillement, l'invitant à la rejoindre sur un banc près d'un poirier. Les longs cheveux voletaient le long de son dos et ses yeux gris semblaient vouloir aimer le monde entier.

- Je me nomme Rose Potter. Née en 1830 et décédée en 1929. Je fus mariée à Soros Black, né en 1826 et décédé en 1930.

- Que faites-vous ici ? demanda alors Sirius, perplexe et ne sachant pas lui-même dans quel endroit il se trouvait.

La jeune femme sembla réfléchir quelques instants avant de sourire à nouveau, les yeux étincelants de malice.

- J'attends mon fils.

Sirius ouvrit la bouche, puis la referma. Il ne savait pas ce qu'il faisait ici, mais cette femme était indéniablement une de ses ancêtres.

Il suivit le regard brillant de la jeune femme et vit un jeune garçon brun aux yeux gris se diriger vers eux. Il ne devait pas avoir plus de huit ou dix ans, se dit alors Sirius.

- Sirius !

- Maman ! Ca fait tellement longtemps. Oh, que tu m'as manqué ! fit l'enfant en se réfugiant dans les bras de sa mère.

Sirius fronça les sourcils en observant la jeune mère. S'était-il mépris, est-ce qu'il n'aurait pas dû venir en ces lieux ?

- Tu te pose trop de question, Sirius, fit doucement Rose. Tu ne réfléchis pas correctement.

Les deux personnes se séparèrent et tous s'installèrent à la table en bois.

Sirius, mal à l'aise, essayait de comprendre ce qu'il se passait devant lui et autour de lui. Etait-ce un rêve ? S'était-il assoupi ?

- Tu tiens mon carnet entre tes mains, annonça simplement l'enfant en croquant dans une poire.

Par instinct, Sirius observa ce qu'il tenait. Effectivement… le petit livret. Il fixa à nouveau l'enfant qui avait les mêmes yeux gris que lui.

- La Magie t'a désigné pour reprendre le lourd flambeau que tenait mon enfant à bout de bras, mon petit chéri.

- Quel flambeau ?

- Celui qui fera à nouveau éclater la vérité de nos origines, celui qui redorera le blason de notre famille. Nous étions l'une des plus populaires, à une époque… nous avions des capacités bien trop puissantes pour certains sorciers qui nous enviaient, alors que nous restions modestes et proche de la nature, le plus loin possible de la luxure. Certains ont essayés de nous retirer la vie, de nous voler nos pouvoirs. Sirius, mon fils, fut celui à qui l'avenir promettait de grandes choses, mais un rituel puissant, effectué par deux mages blancs, eut raison de sa santé et de sa magie. Il ne pouvait plus sortir de sa chambre, risquant de brûler si le soleil venait à l'atteindre. Son système immunitaire s'est dégradé, et nous l'avons perdu lors de ses huit ans… Ses frères et sœurs ne l'ont pas connus, à part Phineas et Elladora et encore… Isla est née peu après son triste décès.

Les deux mages blancs ayant attaqué notre famille ont été arrêtés, puis relaxés au vu du fondement de leur acte : la puissance de cet enfant pouvait l'amener à détruire et anéantir notre Monde. Bien entendu, ceci n'était que mensonge. Sirius fut le dernier descendant à offrir au monde notre héritage originel. Celui que tu recevras dans les jours prochains, mon enfant.

Sirius observait la mère et le petit Sirius qui le fixait d'un regard à la fois tendre et doux. L'enfant vint alors se lover dans ses bras, et une puissante lumière les entoura.

La Magie œuvrait pour un monde meilleur et les héritages magiques naturels reprenaient vie… peu à peu.

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