Quand la pureté reste dans l'âme

Liberté de penser

Bonjour tous les gens !

Nous voici donc en ce vendredi, mes mots et moi, pour vous souhaiter un agréable weekend ! Et voici, tout naturellement et comme d'habitude, le chapitre suivant.

Bienvenue à Nastam et Lia qui nous rejoignent, ainsi qu'à tous les nouveaux followers !

Nastam : Merci ! Bonne lecture pour la suite !

Pims : vi… manipulée à fond et vous n'avez pas encore tout vu ! Reste la question du "Est-elle consciente de ce qu'elle fait et dit ?".

Lesaccrosdelamerceri : Yes… Charlie va prendre pas mal de recul, même s'il restera en contact avec Bill, les jumeaux et son père.

Lokki : Oui, désolée si je casse un peu le mythe d'un Dumbledore en mode "papy bienveillant que tout le monde aime". Hihi, j'aimerais aussi avoir la même chambre que Charlie xD. J'ai les plans sur Excel, si quelqu'un a les sous pour faire construire un tel manoir ! ^^

Clefto : Conseil : garde ton commentaire bien au chaud pour la suite ;-) Tu comprendras dans quelques chapitres ! Parce que j'ai l'impression que tu as des dons de voyance xD. Et je me suis marrée en écrivant "allez vous faire cuire un oeuf de phénix". Dumby à ses principes, et il y tient jusqu'à ne plus se rendre compte qu'il devrait se remettre en question…

Harryliada : Oui, pour le plus grand Lui, effectivement ! Je n'aurais pas mieux dit !

Adenoide : Oui, les gens mettent souvent tout le monde dans le même panier, et la famille Prince n'a pas fait exception ce coup-ci.

Harry : Andromeda part du principe que sa soeur risque d'être dans une sacré mouise et, même si elles ne sont plus en de bons termes, elle reste sa soeur. Pour ce qui est de Privet Drive, personne ne sait que la maison appartient à une autre famille maintenant (à part les proches de Harry). Eh oui ça promet pour la suite, hihi.

Lia : Oh ! Tu as le même surnom que moi ! Hihi. Merci beaucoup pour ta review, ça fait plaisir ! Normalement, je publie un chapitre par semaine (entre le vendredi et le dimanche). Même s'il peut arriver que je poste pas une ou deux fois mais je préviens dans ces cas extrêmes. J'espère que la suite te plaira tout autant !

Lils : Ah, si tu savais comment il va encore se faire avoir, je rigole par avance et j'ai hâte de voir les commentaires… ;-P

Bien, voili voilou un nouveau chapitre qui j'espère vous fera plaisir (et pour les sadiques qui n'aiment pas Dumbledore : j'espère que cela vous plaira !).

Bonne lecture !

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

Chapitre 33 :

Liberté de penser

*~*°O°o°O°*~*

Durant le précédent chapitre…

L'après-midi du 28 août 1990

- Il nous faudra un financement, finit par annoncer Dumbledore. Et j'ai entendu dire que vous aviez reçu l'héritage de Lord Malefoy, n'est-ce-pas ? Vous n'êtes pas sans savoir que cet homme a détruit des centaines et des centaines de vies, sans compter les actions de ses amis mangemorts.

Un sortilège de conviction fusa alors vers les deux hôtes, sortilège que contra Arsene. Ce que Dumbledore n'avait pas vu, en plus de la manigance du vampire, c'était le regard fermé et glacial de ses deux hôtes.

On en venait enfin au fait.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

- Cet homme a fait énormément de mal à notre société et il serait normal d'investir son héritage dans notre fondation et la reconstruction des multiples maisons détruites sur le passage des Mangemorts.

- Et si Narcissa revenait et réclamait son argent ? demanda Andromeda en se forçant à sourire.

- Narcissa est aussi mauvaise que son défunt mari, tu le sais bien, déclara Albus tout en lançant discrètement – ou pas – un énième sortilège. Et, si jamais ils étaient réellement en vie, elle et son fils, je doute grandement qu'ils viendraient frapper à votre porte. Sans compter que vous n'avez aucunement besoin de cet argent et que Narcissa et son fils devront bien se rendre à l'évidence : leur vie, à partir de maintenant, ne sera que punition pour tout ce qu'ils ont accompli auparavant, déclara Dumbledore, sûr de lui.

- Narcissa est ma sœur, crut bon de rappeler Andromeda dont le visage était à nouveau fermé. Il est hors de question que je dépense son argent pour votre Organisation, professeur Dumbledore.

La bouche ouverte, Dumbledore lança une incantation alors que Ted sortait sa baguette en le fixant froidement.

- Narcissa Malefoy n'est pas une bonne personne, fit calmement Dumbledore. Leur fils n'aurait jamais dû naître et, par ailleurs, votre sœur ne vous a jamais apprécié. J'avoue ne pas comprendre votre position actuelle.

- Narcissa reste ma sœur, quoi qu'il arrive.

- Vous faites partie de l'Ordre et vous vous devez de donner cet argent ! gronda Albus qui perdait patience. Pourquoi ses sortilèges ne faisaient-ils pas effet ? S'ils refusaient, il se devrait de leur lancer un puissant sortilège d'oubli… Doux Merlin, que se passait-il dans cette maison ?

- C'est hors de question, Lord Dumbledore, intervint à nouveau Ted Tonks en utilisant distinctement le titre de leur invité afin de mettre de la distance, au moins verbale, dans leur communication à sens unique.

- Nous ne vous donnerons pas une seule Noise, Albus, est-ce bien clair ? fit durement Andromeda. Maintenant, si vous le voulez bien, vous n'êtes pas chez vous ici et devriez rentrer à Poudlard au lieu de nous ennuyer avec vos histoires d'héritage et d'argent. Cet héritage nous appartient et nous en ferons ce que bon nous semble !

L'aura d'Albus se fit alors dangereuse et les yeux auparavant bleus clairs foncèrent. Il commença à prononcer une série de mots latins, puis ce fut le noir total.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Son corps le faisait souffrir et il entendait des vagues s'abattre sur des rochers, non loin de lui. Intrigué, il se força à ouvrir les yeux.

Il se trouvait sur un sol beige ou même grisâtre, et derrière lui trônait une statue avec un bras en l'air tenant ce qui ressemblait à une torche dorée, perchée haut dans le ciel.

Il chercha ses lunettes à tâtons et remarqua avec effroi sa nudité. Où étaient ses vêtements ? Où se trouvait-il et que faisait-il dehors ?

- Monsieur ! l'interpella un homme avec un fort accent. Que faites-vous ici ? Bon sang, mais couvrez-vous !

Albus Dumbledore, de toute sa fierté et sa grandeur se leva comme s'il n'avait mal nulle part et fixa un sourire bienveillant sur son visage, ses lunettes à nouveau posées sur son nez pour seul habit.

- Navré, jeune garçon, je vais quitter les lieux de ce pas, répondit le vieil homme.

- Vous n'irez nulle part, Monsieur, intervint un autre homme qui sortait des menottes de son gilet.

- Ne vous inquiétez pas de moi, tout va bien, fit Albus en tentant le tout pour le tout. Regardez plutôt cet enfant qui risquerait de tomber…

- Il est pervers, en plus ! grogna un autre.

- Mais non voyons ! s'exclama Albus qui n'y comprenait rien. Cet enfant pourrait se blesser !

- Cet enfant est accompagné de sa mère, il va lui sauter dans les bras, pauvre homme ! Allez, on vous emmène !

- Vous ne m'emmènerez nulle part, jeune homme, fit alors Albus en se préparant à transplaner.

- Il tente le flirt en plus, avec son regard de pervers ! crisa presque une femme dans la voiture policière.

Albus Dumbledore pensait pouvoir disparaître dans un tour de cape – sans cape – mais il n'arriva pas à transplaner ni à disparaître grâce à la magie. Que se passait-il ? Il devait trouver un moyen de partir, quitte à devoir s'expliquer, plus tard, aux autorités magiques. Il devait rentrer à Poudlard au plus vite.

Il sentit des mains puissantes lui prendre les deux bras et menotter ses poignets dans le dos.

- Vous êtes en état d'arrestation pour lubricité publique, délit de classe B, ainsi que de tentative de flirt avec la police fédérale. Maintenant taisez-vous, avant d'aggraver votre cas, vieil homme sénile !

- Mais…

Le regard dangereux et l'arme de l'homme qui le tenait fermement le dissuada de dire quoi que ce soit.

Que faisait Albus Dumbledore aux Etats-Unis, qui plus est aux pieds de la Statue de la Liberté et sans vêtements, ni baguette magique ?

Fort heureusement pour ses nerfs, il ne vit pas Arsene Mordinov laisser libre court à son rire alors que le grand homme anglais se faisait embarquer dans une des voitures de la police fédérale. Il prit la peine de déposer la baguette de l'homme, grâce à son phénix, sur le bureau directorial de Poudlard avant de rentrer en Russie et de prévenir par lettre anonyme la Sous-Directrice que leur directeur était actuellement en prison sur le sol américain.

- Délit de classe B, lut un homme qui faisait face à Albus Dumbledore dans une sombre salle de la police locale. Monsieur… Dumbledore, c'est cela ?

Le vieil homme acquiesça.

- Vous comprenez que vous venez de commettre un crime contre la pudeur en vous exposant ainsi, sans vêtements face à un monument qui attire beaucoup de monde ? De plus, les policiers n'ont trouvé aucun vêtement à proximité, ce qui confirme l'acte prémédité.

- Mais non voyons, je vous dis que je ne sais pas comment je suis arrivé là. Certainement une farce d'un ami… Puis-je contacter quelqu'un ?

- Vous niez en plus ! Vous avez aussi commis un délit de lubricité publique, car vous ne portiez ni boxer, ni caleçon.

- Je ne porte jamais ce genre de chose, elles serrent bien trop, remarqua Albus avec amusement. Je ne porte que des robes, rajouta Albus avant de se rendre compte de sa stupidité.

- Des… robes ? Ok. Ok. Restons calmes, fit l'homme en posant ses mains sur la table. Quel est le nom de l'asile dans lequel vous êtes interné, Monsieur Dumbledore.

- Asile ? Mais non voyons, je vis en Angleterre, je…

- Monsieur, il suffit ! Bien, à ce que je vois vous n'êtes pas conciliant, ce qui vous vaudra une semaine d'emprisonnement supplémentaire pour non collaboration, qui s'ajoute à votre peine de trois mois d'emprisonnement et la sanction administrative d'un montant qui sera fixée par le juge.

- Emprisonnement ? Mais je suis directeur d'école, je dois…

- Directeur d'école ? A votre âge ? Sérieusement, monsieur ? Mais c'est une blague ?

Le policier explosa de rires et sortit de la pièce en demandant à ses collègues si c'était un canular. Mais malheureusement non. Le vieil homme prit alors sa tête dans les mains.

Les informulés ne fonctionnaient pas, ici. Il sentait les barrières magiques autour du bâtiment de police moldue. Qu'allait-il bien pouvoir faire pour se sortir de là ? Et surtout, comment était-il arrivé en ces lieux ?

Il fut amené dans une cellule, déjà occupée par un homme qui semblait peu recommandable et qui lui proposa de la drogue. Albus Dumbledore passa sa première nuit blanche de la semaine sur un lit en métal peu confortable, essayant de comprendre ce qu'il se passait autour de lui. Il finit par devoir aller faire ses besoins et appela un gardien qui lui montra les wc au fond de la cellule.

Doux Merlin, il allait devoir faire ses besoins alors que son camarade de cellule le regardait avidement ?

Un frisson parcourut son dos.

Quelques dizaines d'heures – ou années plus tard tant le temps lui paraissait long – un gardien vint le chercher afin de l'amener dans une salle de jugement. Des centaines de personnes étaient présentes et observaient son accoutrement avec dégoût. Il avait une chemise rayée où était inscrit le nom de la prison et ses cheveux étaient plus gras que la normale.

- Affaire cinq-mille-six-cent-cinquante-deux ! Monsieur Albus Dumbledore, nom certainement fictif, date de naissance donnée peu probable au mois d'août 1881 qui lui ferait avoir 109 ans cette année, dicta le juge.

La dernière phrase provoqua des rires et moqueries dans la salle alors que Albus Dumbledore était poussé en avant, avant qu'on ne le force à s'asseoir sur un banc.

Le jugement se déroulait sans avocat ni jury puisque l'affaire était considérée comme étant de classe B. Bien qu'Albus ne comprenne pas grand-chose aux termes techniques des Sans-Pouvoirs, il comprit clairement le verdict.

Accusé de s'être volontairement exposé nu devant plus de milles personnes sur une durée indéterminée, délit de lubricité publique dû à la nudité du bas de son corps, infraction au code de part la tentative de flirt avec un agent des forces publiques.

Condamné à deux mois de prison ferme, avec interdiction d'approcher des écoles comprenant des mineurs durant les dix prochaines années ainsi qu'à une amende de mille dollars.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Albus Dumbledore se trouvait dans un véhicule policier, seul. Les deux dernières semaines avaient été horribles et il n'avait quasiment pas dormi. La nourriture était infecte et l'eau semblait à peine potable.

Il frissonnait rien qu'en pensant au regard que posait son camarade de chambre sur lui.

Aujourd'hui, il devait être transféré dans une autre prison, pour il ne savait quelle raison. Les agents étaient sortis du véhicule et semblait donner des dossiers à une voiture rouge avec un blason étrange.

Les policiers le firent sortir du véhicule et le laissèrent aux autres agents aux vestes d'un vert sombre.

- Lord Dumbledore, fit un des hommes. La sous-directrice de votre établissement nous a alerté de votre emprisonnement du côté non magique, et nous a envoyé la missive anonyme qu'elle a reçu l'en informant. Cette missive a malheureusement été détruite peu après notre lecture de celle-ci. Cependant, vous serez dès aujourd'hui dans les locaux sorciers, Lord Dumbledore, et y continuerez votre peine.

- Mais, je n'ai ri…

- Rien fait, nous savons, nous savons, fit le policier en riant doucement. Allez, venez. Ce sera certainement plus confortable que du côté des non-sorciers !

Albus Dumbledore, toujours menotté et sans baguette, dû alors se rendre à l'évidence. Il n'avait pas d'autre choix que de les suivre. Mais il n'avait vu aucun symbole, aucun signe que ce soit réellement des Aurors ou policiers sorciers…

- Lord Dumbledore, venez donc. Nous n'avons pas toute la journée devant vous, d'autant plus que vous devez passer devant le juge des affaires reliant au monde non-sorcier dans trois heures. Venez, maintenant.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Le jugement, sorcier cette fois, ne se passa pas aussi bien que l'avait cru Albus. Le juge ne voulait aucunement entendre ses titres ou encore sa demande de contacter le Ministère anglais. Il y avait des lois sur le sol américain qui devaient être respectée, peu importait le fait que la personne soit originaire du pays ou non.

Il avait donc été condamné à un mois d'emprisonnement pour nudité dans un lieu public, à 1.000 Gallions pour avoir tenté d'utiliser la magie dans la prison non-sorcière – d'où le fait que la police sorcière l'ait pris en charge – et l'absence d'un passeport sorcier.

Albus avait beau démentir, tenter d'expliquer qu'il n'avait jamais voulu venir aux Etats-Unis et qu'il ne savait même pas comment il était arrivé, personne n'en tint compte.

Il avait ensuite mit quelques jours à rassembler ses derniers souvenirs, tout en s'efforçant de ne pas se battre pour la nourriture qui était bien différente de celle dont il profitait à Poudlard. Il se souvint alors de sa visite chez les Tonks, de leur refus ainsi que du rituel latin-grec qu'il souhaitait effectuer afin d'avoir l'accord d'Andromeda et de Ted pour accéder à l'héritage.

Etait-ce le rituel, fait trop hâtivement, qui l'avait déplacé ainsi ? Peut-être s'était-il trompé dans la formule ? Non… il y avait autre chose. Mais quoi ? Ce qui était certain, c'est que le couple avait dû subir la même chose, et que ce n'était pas eux qui l'avait emmené si loin… sans vêtements, qui plus est.

Il avait ensuite inlassablement répété aux gardes qu'il devait rentrer à Poudlard, et heureusement pour lui, ce n'était pas du même acabit qu'Azkaban. Il y avait apparemment différentes prisons, divisée selon le délit ou le crime. Mais cela ne changea pas grand-chose au final, car personne n'accéda à sa requête et il ne put quitter les lieux avant la fin octobre.

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Entre-temps, à Poudlard…

La rentrée était arrivée rapidement et l'emprisonnement d'Albus Dumbledore avait fait le tour de l'Angleterre.

Les familles Potter, Mordinov, Black et Prince en riaient volontiers, d'autant plus que des photos non-sorcières avaient été prises d'un Dumbledore au pied de la Statue de la Liberté et celles-ci avaient été largement publiées aux Etats-Unis. Ces mêmes photos avaient fait le chemin jusqu'à Londres, où un journaliste de la Gazette du Sorcier ne put s'empêcher de les publier.

Minerva McGonagall, en tant que sous-directrice, eut l'autorisation explicite de l'actuelle Ministre Mrs. Millicent Bagnold, d'ouvrir Poudlard aux élèves tout en attendant patiemment le retour du grand Albus Dumbledore.

Filius Flitwick avait pris en charge la répartition puis aida sa collègue dans les divers tâches de début d'année. Minerva avait alors donné un discours en début d'année puis énoncé les nouvelles du règlement ainsi que l'absence provisoire du Directeur.

Severus jonglait entre ses cours et l'enseignement des élèves, sans compter les multiples entrevues avec les enfants en Irlande et les tours de garde avec Minerva à Privet Drive. Il avait enfin terminé son premier semestre, non sans difficultés. L'enseignement de la radioactivité naturelle et celle fabriquée par les Sans-Pouvoirs avait été bien complexe à comprendre. Heureusement, ce module de cours n'avait duré que trois mois, mais il avait dû faire des recherches plus approfondies afin de bien maîtriser le thème pour l'examen de clôture du premier semestre. Il y avait aussi eu trois mois d'enseignement approfondi sur la botanique, qui avaient plutôt servies de révisions globales pour Severus, puis l'étude des différents poisons du Monde, aussi bien sorciers que moldus.

Les trois autres modules, qui avaient occupés les trois derniers mois, avaient été plus intéressants et concernait les potions de décontamination (les moyens de décontamination d'un endroit où la radioactivité est trop élevé ou encore d'ingrédients pollués, des anti-poisons, les ingrédients nécessaires à la décontamination générale et dans les cas plus précis, etc.), la Botanique pour les plantes terrestres les plus dangereuses puis enfin les cours de soins aux animaux, avec la création de potions de soin bien entendu, ainsi que leur dosage selon l'espèce, les ingrédients toxiques pour tel ou tel animal alors qu'inoffensif pour d'autres, etc..

Severus avait eu, entre l'arrivée de Charlie et le départ pour Poudlard, ses examens semestriels dont il venait d'avoir les résultats à la fin du mois de septembre, peu avant la reprise des cours intensifs qu'il suivait en Irlande. Ce fut non sans un sourire qu'il avait ensuite annoncé à son cousin éloigné, Léto, être dorénavant détenteur du diplôme BASTARD : Botanical knowledge with deadly Accuracy, Senior Tester of Anti-inflammatories and Radioactive Decontaminations.

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Charlie avait pris ses marques dans le domaine du Silverstone Manor et recevait la visite régulière de la famille de Severus ou encore de son ancien professeur de Botanique durant les week-ends. Il avait pu, en un mois, revoir deux fois son père, accompagné de son oncle Fabian. Sans compter que ses études en Irlande se passaient très bien et qu'il avait réussi à se faire plus d'amis qu'il n'en avait à Poudlard.

Son père, Arthur, semblait dévasté. Molly était stressée par l'absence momentanée de Dumbledore et lui tentait de remettre certaines choses au clair dans leur couple. Il avait même rappelé à sa femme son titre de Lord, ce qui déclencha une énième dispute et laissa Molly dans une colère noire. Arthur en avait « profité » pour décamper et ne plus donner signe de vie pendant deux jours. Mais rien ne changea lorsqu'il revint. Son épouse continuait d'ignorer ses avertissements, en argumentant à tout par « Albus Dumbledore a dit que ». Ron et Ginny étaient toujours dans les jupons de leur mère, quand ils n'étaient pas avec leur meilleure amie qui elle aussi semblait étrange à Arthur. La petite semblait bien pâle et trop calme pour que cela ne soit normal, pour une jeune fille de cet âge-là. Seule Molly avait rencontré les parents de la petite, une fois, mais elle avait été incapable de les lui décrire. A l'époque – deux ans auparavant – il ne s'était pas posé plus de questions. D'autant plus que seul Dumbledore faisait la liaison entre eux et cette famille pour le moins distante.

Après la rentrée à Poudlard, Fred et George avaient enfin pu recommencer à vivre, à sourire, à rire et surtout à continuer les projets qui s'entassaient dans leurs mémoires. Ils avaient été agréablement surpris des deux livres qu'ils reçurent de Severus. Les fameux Livres du Soleil. Leur professeur de Potions leur expliqua brièvement le fonctionnement, et qu'ils pourraient ainsi être en contact permanent avec les jeunes qu'ils avaient rencontrés l'année précédente. Sergej et Lianna avaient justement fait attention à ce qu'ils soient également liés au groupe, bien qu'ils brillaient par leur absence.

Ils avaient alors continués leurs blagues et leur inventivité qui prenait de la grandeur, toujours sous la surveillance de Severus mais aussi de Minerva qui leur laissait le champ libre alors qu'elle aurait dû les sanctionner à plusieurs reprises. Mais c'était ses lions, après tout.

Severus leur avait demandé, un soir, de l'accompagner en Irlande lors d'une de leurs multiples retenues. Les jumeaux avaient ainsi vu leur frère et Severus leur avait demandé un petit service : réfléchir à un antipoison contre la morsure du Mambaro gris et jaune. Cet animal est un des serpents – dans le monde magique en tous cas – les plus venimeux et peut atteindre les 25 Km/h au sol. Son venin rouge sang tue en 12 minutes.

Les trois garçons s'étaient prêtés au « jeu » et avaient réfléchis ensemble durant plus de trois heures à l'aide de plusieurs livres, avant que Severus les fasse sortir du laboratoire. Ils avaient leur petite idée, mais ils n'avaient pas encore donné de réponse à leur professeur.

Quand aux enfants qui se rendaient presque tous les jours de la semaine au Manoir Liberty Charms, entre 08h et 17h, ils apprenaient toujours aussi avidement le plus de choses possible et ils découvraient leurs dons et matières de prédilections avant la plupart des enfants de leur âge.

Harry avait beaucoup évolué et en devenait, parfois, effronté, bien que ce ne soit que pour rire ou se moquer gentiment de son entourage. Cette assurance, il le devait à la fois à Niklas et à Severus qui étaient de bons exemples en la matière.

.

°*~*O*~*°

.

Dans la maison des Black, dans un des multiples quartiers Londoniens, se trouvait toujours Regulus Black qui reprenait lentement le cours de sa vie.

Il avait pu avoir la visite d'Andromeda, sa cousine, et de son mari. Le fait qu'ils viennent aussi régulièrement lui paraissait tout de même étrange, mais il profitait pleinement de toutes les histoires qu'Andromeda racontait sur la métamorphomagie de la jeune Nymphadora.

Ce que Regulus ne savait pas – entre autres – c'était ce qui était arrivé chez eux, peu de temps avant, avec Albus Dumbledore le ôh combien apprécié directeur de Poudlard. Andromeda et Ted en avaient parlé à Orion qui le rajouta expressément à la liste qu'il souhaitait transmettre à Severus. Restait encore la question du lieu de vie d'Andromeda et sa petite famille.

Regulus avait remarqué que ses parents semblaient très occupés à préparer il ne savait quoi, et cela l'intriguait mais il n'osait rien demander. Puis il y eut un après-midi, un dimanche après-midi, où il avait fait la rencontre de Fred et George Weasley accompagné d'un Severus étonnement élégant. Regulus avait alors rit aux blagues des jumeaux et demandé à Severus ce qu'il avait fait de sa vie, durant ses années d'absence. Il lui avait simplement dit travailler à Poudlard, en tant qu'horrible professeur de Potions – ce que les jumeaux affirmèrent vivement – et Regulus sentait qu'un secret planait autour de lui mais ne fit pas de remarque, une fois de plus.

Méritait-il seulement ces attentions, ces soins, après les vies qu'il avait dû détruire sous les ordres du Mage Noir ?

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Ce fut un homme maigre, fatigué et à l'aspect fragile que Minerva McGonagall trouva au Ministère américain le vendredi 2 novembre 1990. Elle avait dû s'absenter de l'école afin de chercher son supérieur qui n'était pas encore totalement libre de ses mouvements, du moins, pas aux Etats-Unis.

Elle n'avait pas réellement envie de se rendre là-bas, à vrai dire, surtout après avoir appris ce qu'il s'était passé chez les Tonks. La petite famille prévoyait de déménager d'ici peu afin qu'Albus ne retrouve pas leur lieu de vie mais ils ne seraient pas à l'abri indéfiniment.

Mais Minerva n'avait pas le choix, d'autant plus qu'elle devait faire mine de ne rien savoir des manipulations du grand homme, ce qui devenait de plus en plus complexe.

Elle observa, de loin, l'homme vêtu d'une cape grise certainement reçue à sa sortie de prison. Il tenait à peine debout, s'appuyant sur une béquille en métal, et Minerva en eut presque pitié.

Elle le rejoignit, le salua brièvement puis ils quittèrent le sol américain pour atterrir dans le Hall du Ministère Anglais. Ils prirent ensuite la poudre de Cheminette afin de se rendre à Poudlard. Minerva lui donna quelques documents puis quitta le bureau directorial, laissant Albus Dumbledore reprendre sa place tant chérie et surtout, remettre de l'ordre dans tous ses papiers. Son bureau était certes propre et rangé, mais il sentait qu'il allait devoir résoudre pas mal de choses d'ici peu. Est-ce que l'Ordre avait continué les tours de garde autour de Privet Drive ? Y avait-il eu des attaques en Angleterre ? Où était Tom ?

Il avait pu beaucoup réfléchir, ces dernières semaines, et calculer tout ce qu'il devait prévoir, planifier… dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire.

Il devrait retourner chez Andromeda et Ted afin de comprendre pourquoi ils ne se sont pas pliés à sa volonté et surtout pourquoi ils soutiennent aussi soudainement une famille de mangemorts, une famille pourrie jusqu'à la moelle. Il devrait contrôler et demander si rien de spécifique ne s'était produit à Privet Drive, puis retourner voir Molly qui s'était fortement disputée avec son mari peu avant sa visite amicale chez les Tonks. Sans oublier la gestion du château. Heureusement qu'il avait une sous-directrice en or qui s'occupait quasiment de tout le côté administratif.

Son regard dévia vers le centre de son bureau, où trônait majestueusement sa baguette, posée près d'une enveloppe portant le cachet de Gringotts.

Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore,

En ce jour du mardi 28 août 1990 nous avons l'honneur de répondre à votre missive concernant vos prélèvements sur le compte du défunt Lord James Potter qui vous a été attribué par Lord Edmund Ossiar, conseiller financier du Ministère de la Magie.

Son attestation sur l'honneur considérant votre honnêteté pour gérer au mieux les comptes de l'enfant du défunt Lord n'est pas remise en compte, cependant, la gestion a été pour le moment gelée dû à la procédure interne d'inventaire des comptes de Lord défunts géré par un tiers à la demande du Ministère de la Magie.

Nous sommes certains qu'au vu de votre fortune, ce petit désagrément ne sera guère important.

En vous souhaitant le meilleur,

Lord Bror Tyko

Responsable des Communications Extérieures

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Samedi 17 novembre, Liberty Charms Manor

Le Manoir des Potter était plein de vie. Littéralement. Entre les cours, les pauses, les goûters et les repas, tout le monde était bien occupé. Hardwin essayait de travailler chez lui, afin de passer du temps avec ses enfants, mais le Ministère et le laboratoire lui prenaient la plus grande partie de son temps.

Sans compter que, pour le moment, Severus n'était pas d'une grande aide. Il ne pouvait pas quitter le château en journée, ou du moins durant les jours de classe, et il suivait tellement de cours qu'il avait de plus en plus de difficultés à trouver le temps de confectionner quelques potions.

Heureusement, ils avaient les elfes et des assistants assez doués.

Severus, en ce samedi, avait justement pu quitter Poudlard de par l'absence du Grand Directeur qui devait se rendre à un week-end de la Confédération Internationale d'il ne savait plus trop quoi. Le professeur le plus détesté de Poudlard était donc assis dans le salon, aux côtés de Sergej, Hardwin, Orion et Léto lorsqu'une missive était arrivée directement de Gringotts.

En soupirant et réceptionnant la missive, il l'a lu devant ses amis.

« Lord Severus Elphias Arcturus Prince, né Snape,

Cher Lord, par cette missive nous avons le regret de vous informer qu'en ce jour, Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore a réitéré son acte. Cet homme vient de sortir assez contrarié de notre établissement, de part notre refus d'accéder à la synthèse de vos comptes et de ceux d'autres individus.

Sans vouloir vous offenser, nous aimerions savoir si vous escomptez porter plainte contre cette violation morale des droits de vie privée. Si votre réponse s'avérait positive, nous vous transmettrions donc des documents prouvant nos dires, et ceci, avec le plus grand plaisir.

Dans l'attente d'une réponse claire et concise de votre part,

Sir Buach Dermitius

Gestion des coffres Prince »

- Il n'a pas tort, grogna Sergej qui avait lu par-dessus l'épaule de Severus non sans récolter un regard noir de ce dernier. Tu devrais porter plainte.

- Et je risquerais de perdre mon poste, marmonna Snape. Très intelligent.

- Severus, intervint Léto qui prit la missive entre ses mains. Hm. Je confirme, porter plainte serait une bonne chose, mais pas de la part de Severus, non. De la part de Lord Silius Prince, gérant officiel de tous les coffres appartenant à la famille Prince.

- On verra, fit alors Severus. J'en parlerai à Silius.

- Tu as fais des baumes réparateurs, Sev ? demanda Elizabeth.

- Ah oui, c'est vrai, intervint Hardwin. Nous avons eu une très grosse commande nous venant d'Ecosse. Ces actions ne plaisent pas à Sainte Mangouste ni au Ministère mais le statut de l'Écosse n'est pas très claire, juridiquement parlant. Du côté des Sans-Pouvoirs, l'Ecosse a un autre gouvernement même s'il dépend du Royaume-Uni, donc de la reine d'Angleterre. Du côté sorcier, le Ministère prétend avoir des droits de gestions sur presque tout le Royaume-Uni sauf en ce qui concerne le continent Irlandais, peu importe que ce soit l'Irlande du Sud ou du Nord, l'Irlande reste indépendante. Enfin bref, la demande vient de Galoway Village, là où tes comptes sont gérés Severus, et de Oykel-Bridge-Village. Pour te préciser un peu l'histoire, en Ecosse un roi sorcier gère tout ce qui est commerce et médical, mais je ne sais plus son nom, et il a autorisé la revente de produits non nocifs et donc, nous avons son autorisation afin de livrer deux cliniques écossaises. C'est assez exceptionnel, et nous espérons qu'il ne s'attirera pas les foudres des anglais, mais la commande vaut réellement le coup.

- Hm, ok, fit Severus. Combien faut-il de baumes ?

- Trois cents baumes « Sunny neutres » - contre les brûlures de soleil, 1er degré de brûlure, basique et odeur neutre – il serait intéressant de laisser des échantillons de « Sunny lemon », en informant que cela repousse également les moustiques. Ils souhaiteraient également obtenir un lot de 100 dictames « Quicklyscars star 1 » – baume pour les plaies bénignes, basique – chacun.

- Ils ont aussi commandé une cinquantaine de vernis protecteurs d'ongles incolore, rajouta Elizabeth. Ceux protégeant des sorts de combats pour les Aurors féminins.

- Ca en fait du travail, remarqua Severus. Je pense pouvoir en préparer quelques uns, sans compter la réserve de baumes à Silverstone. On verra ça. Par contre j'avouerai que je ne me suis jamais intéressé à l'histoire entre l'Ecosse et l'Angleterre…

- Eh bien, il faudra, fit Sergej d'un ton moqueur. Bon les amis, je crois que les ventres sur pattes vont crier famine si on ne se met pas à table, non ?

Les adultes rirent alors avant de se lever tranquillement et d'appeler les enfants pour le repas en commun.

.

*~*°O°o°O°*~*

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*