Quand la pureté reste dans l'âme

Manor Prince Silverstone

Bonjour et bonsoir tout le monde !

Voici donc le chapitre de la semaine ! J'espère que vous allez tous bien. Ici, les températures ne descendent presque plus, cela devient intenable. Nos chats sont épuisés et nous, pauvres humains, aussi.

Adenoide : Tu n'as pas tort… Dumbledore n'est peut-être pas "mauvais" mais il y a plusieurs nuances et je ne dirai pas qu'il est quelqu'un de bon. Il n'est pas non plus comme Voldemort car il ne torture pas, bien que ses actions ne sont pas aussi bonnes qu'il aime le faire penser.

Clefto : Pourquoi seulement un seul familier par sorcier, hein ? *rires* Peut-être qu'il aura un chat, peut-être qu'il aura un hibou, peut-être qu'il aura un phénix, peut-être un phénix et un chat (tiens cela me donne des idées ! Hihi…).

Harry : Dumbledore se sert dans les coffres des Potter / Evans, mais pas dans ceux de ses employés. Il souhaitait "juste" savoir si ceux-ci étaient dans le besoin - ou plutôt s'ils avaient assez d'argent et qu'il pourrait éventuellement "demander" un don… - :-).

TeZuKa j : Merci !

Bonne lecture à toutes et à tous !

Poussière d'étoiles et poils de Maine Coon sur vous !

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 9 :

Manor Prince Silverstone

Talnotry Lake

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Plusieurs collines décoraient le paysage. Le ciel était bleu clair et le soleil brûlait l'herbe déjà roussie. Les sapins étaient d'un vert vif et les sentiers étaient faits de pierres et de pavés.

Sur leur droite s'élevait un monument de pierres grises dont personne ne connaissait l'existence ni l'utilité. Devant eux continuait un chemin de pierres, menant à un carrefour. Ils avaient le choix entre continuer tout droit ou aller sur la gauche ce qui les mènerait sur un petit pont en bois où quelques cadenas y étaient attachés.

Talnotry se trouvait à environ trois heures de marche de Galoway Forest Park, un parc connu de la région et assez proche de la filiale de Gringotts. Les quatre personnes n'y étaient par ailleurs pas allées à pied et étaient simplement apparues proches du petit lac, inconnu des moldus.

Ils suivirent le ruisseau en cascade, observant en même temps le paysage riche en fleurs et plantes. L'eau dégringolait violemment les pierres qui tentaient en vain de lui barrer le passage.

L'herbe verte et les fougères caressaient les chevilles des intrus dans ce paysage laissé à la nature. Des arbres poussaient au milieu du ruisseau dont le bruit apaisait les cœurs, les feuilles des arbres fruitiers sauvages voletaient tranquillement grâce à une légère brise et un parfum de fruit agitaient les papilles des visiteurs.

Presque religieusement, Severus sortit le parchemin vieilli qui n'était lisible que par lui, de par le Sang Familial. Il lut les quelques lignes, bien qu'ayant du mal à en décrypter le sens, et sentit plus qu'il ne vit, une barrière magique le frôler.

- C'est par ici, murmura-t-il.

Il tendit la main devant lui, afin de sentir cette barrière. Elle était à la fois douce et glaciale.

- Il faut la traverser ? murmura Sergej. Toi en premier, et nous nous tenons la main, sinon je crains que nous ne soyons éjectés au premier contact.

Ils acquiescèrent tous et firent ainsi. Incertain de ce qu'il allait découvrir, Severus Snape, nouvellement Prince, traversa la barrière suivi de ses amis… sa famille de cœur, à présent.

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L'air était moins lourd, plus doux, et un feuillage épais les entourait. Des combavas géants, des chênes de Shumard et des grands camérisiers les entouraient sur la droite et sur la gauche.

Derrière eux se trouvait un haut portail bleu foncé, et des grilles d'au moins trois mètres de haut qui se terminaient en pointes meurtrières. Le bout de chaque tige de métal était noir. Des haies, non entretenues, se partageaient l'espace tant bien que mal, passant au travers des délimitations du terrain. Ils avaient donc atterri à l'avant du domaine, sans avoir à passer le portail. Un chemin, qui n'était quasiment plus visible à cause de la végétation, semblait vouloir les amener plus loin et ce fut Snape, en maître des lieux, qui devança le petit groupe. Baguette en main, ils bougeaient les ronces et les arbustes qui leur barraient le passage. Personne ne dit mot et ils continuèrent leur route tranquillement.

Ils arrivèrent sur une pelouse bien fournie au bout d'une trentaine de secondes de marche et virent la façade du Manoir.

Elle était de pierres de formes disparates, toutes plus ou moins grises et argentées. Le sol devant le Manoir était d'un blanc cassé qui ne semblait pas avoir subi la vieillesse. Le lierre courait par-ci par-là sur certains pans de mur et la végétation se faisait plus docile. Les grandes portes d'un marron foncé étaient entrouvertes. Severus continuait de marcher vers la bâtisse, suivi des trois autres adultes.

La porte grinça sinistrement, faisant sursauter Dyna sous le regard moqueur de Hardwin et Severus. Un tableau vide se trouvait sur leur droite et un porte-manteau sur leur gauche. Il y avait deux manteaux poussiéreux accrochés aux attaches dorées.

L'entrée était large de quatre mètres et longue de cinq mètres environ. Une commode en bois clair se trouvait sous le tableau et un cadre était posé là, représentant un petit lion.

- Il ressemble drôlement à Salazar, fit remarquer Sergej.

Severus poussa alors, avec une lenteur extrême, la lourde porte. Un couloir partait à gauche et à droite, puis tout droit.

Il prit alors le chemin de droite en soupirant. Il n'avait pas la tête à découvrir une maison et encore moins l'esprit aventurier d'Hardwin qui semblait apprécier le moment. Bien sûr… Les Gryffondors et l'aventure, une grande histoire d'amour !

Il accéda alors à une pièce vide où s'accumulait de la poussière, puis ce qui ressemblait à une petite chambre avec une salle d'eau. Il fit rapidement le tour et ressortit dans le couloir. Ses amis avaient pénétré dans une grande cuisine, le plan de travail était ancien et très abîmé. Le carrelage rouge délavé détonnait avec les murs verts et noirs.

Severus s'avança alors vers une porte sur leur gauche qui les dirigea vers une petite salle-à-manger familiale. Des fenêtres donnaient directement sur la cuisine.

Ils retournèrent alors dans le couloir et visitèrent le côté gauche. Là, à l'avant de la maison, se trouvait un petit salon agrémenté d'une cheminée. Le sofa qui y trônait était miteux et la pièce sentait le renfermé à plein nez. Ils allèrent alors dans la tour de gauche et y découvrirent une petite bibliothèque avec des livres anciens à l'eau de rose.

De la bibliothèque commençait un petit couloir dont ils prirent le chemin. Celui-ci les mena à deux chambres, auxquelles étaient apparentées des salles de bains privatives.

En revenant dans le couloir, ils découvrirent une pièce rectangulaire, entourée par le couloir qui semblait être le couloir principal.

C'était une grande salle-à-manger dans laquelle se trouvait une longue table en marbre qui trônait au milieu de la pièce. La moitié des chaises manquait et un grand lustre en cristal surplombait la table, éclairant les moulures au plafond. Des vitrines et des commodes étaient disposées çà et là, mais le mobilier était dans un sale état.

Cependant, la lumière qui les éclairait semblait naturelle.

- Ce sont des fenêtres magiques, fit Sergej qui les examinait depuis quelques minutes. Elles reflètent ce qui se passe dans un parc… peut-être à l'arrière du terrain.

Ils retournèrent alors dans le petit couloir qui rejoignit le premier et tombèrent sur un grand salon qui menait sur le jardin. Severus, n'ayant pas réellement envie de voir chaque recoin, se dirigea vers le premier couloir et ils y découvrirent deux bureaux, entourés d'étagères. Une petite porte noire semblait mener à la pièce suivante.

Ce fut alors, très certainement, la première découverte intéressante de la demeure.

Là, au milieu de la pièce, se tenait une grande table de bois sur laquelle étaient disposés une dizaine de chaudrons. Des fioles étaient placées un peu partout sur les étagères à gauche et à droite. Deux grands éviers de marbre blanc étaient placés devant les deux grandes fenêtres donnant sur des arbres. La lumière du soleil se reflétait dans les bouteilles déposées au sol. Dyna, elle, observait une étagère et y prit un vieux livre. Severus sourit en voyant alors l'étagère bouger tranquillement, leur laissant apercevoir une réserve ainsi qu'un escalier en colimaçon.

- Punaise, Severus, grogna Hardwin. Là, tu as un beau trésor ! Il y a beaucoup d'ingrédients rares… Quelle belle collection.

- Sont-ils encore utilisables ? demanda Severus en s'approchant de plus près.

- Oui, ils sont protégés magiquement.

Severus observa tous les petits et grands récipients en verre, dans lesquels se trouvaient beaucoup de feuilles, racines, pépins aux tissus mous, et insectes.

Chaque récipient était étiqueté minutieusement avec la date à laquelle la récolte avait été faite.

La date la plus proche fut le trente-et-un décembre 1902.

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Severus ne sortit du laboratoire que lorsque Dyna lui demanda s'ils pouvaient continuer leur visite. Il acquiesça, sortant ainsi de ses pensées. L'escalier en colimaçon de la réserve donnait simplement sur une pièce fermée, à l'étage du dessus.

Ils prirent le couloir de gauche et arrivèrent dans la cage d'escalier. Entourés de fenêtres, les escaliers étaient dans un bois marron foncé. L'odeur de la poussière les fit éternuer quelques fois, puis ils montèrent les marches rapidement.

Le premier étage comprenait cinq chambres, chacune accompagnée d'une salle de bain. Il y avait la fameuse pièce reliée au laboratoire aussi, ainsi qu'une salle de jeux comprenant un piano et un bureau dans une des tours. Il y avait une salle de musique, à côté de laquelle se trouvait une petite bibliothèque et un petit salon avec une cheminée également.

Le deuxième étage n'était guère différent mis à part le nombre de chambres qui fut de sept.

Ensuite vint le grenier, que Severus pensa tout aussi inintéressant. La moitié des pièces étaient vides, certains murs tombaient en ruine. Il y avait une pièce, à l'arrière, remplie d'objets divers dont il n'analysa pas la fonction, ainsi qu'une très grande salle de bains et le petit salon accompagné de la cheminée qui montait dans les étages, à l'avant de la maison.

Ils redescendirent alors, et se dirigèrent vers le jardin. Il y avait une grande terrasse entièrement propre. Sur leur droite, il y avait des serres suivies d'un grand potager, tout en longueur.

Devant eux s'étalait un grand jardin avec plusieurs plantes, à perte de vue. Le domaine était entouré d'une forêt dense, et le soleil continuait de chauffer l'atmosphère.

Sur leur gauche se trouvait une tour sur deux étages, ils y allèrent et y découvrirent un nid de chouettes ainsi que deux hiboux. Des bébés venaient de naître. Ils en ressortirent et aperçurent un autre bâtiment et s'en approchèrent.

Une chatte était allongée devant la porte, en train de miauler à la mort, alors que ses dix petits chatons tentaient de boire le lait du corps extrêmement maigre de leur mère.

- Oh mon Dieu, fit doucement Dyna.

Il y eut alors un plop.

- Enora est heureuse de vous rencontrer, Lord Prince ! s'écria l'elfe qui venait d'apparaître.

Quatre plop suivirent.

- Enora se présente, Enora est responsable du jardin et des animaux, le prénom d'Enora vient de Bretagne et signifie « honneur ».

- Delyth vous accueille avec plaisir dans votre domaine, Lord Prince ! Quelle joie de vous voir ici ! Delyth est responsable des repas avec Breval ! Le prénom de Delyth vient du Gallois et signifie « jolie » !

- Sinéad est heureuse de vous rencontrer enfin, Lord Prince ! enchaîna la troisième elfe. Sinéad est censée s'occuper du Manoir avec Oèn, mais de mauvais sorts nous empêchent d'y accéder depuis le décès de votre ancêtre. Le prénom de Sinéad vient de l'Irlandais et signifie « Gracieuse ».

- Breval vous souhaite la bienvenue, fit un quatrième elfe. Breval supervise tous les elfes et leur vient en aide. Breval vient du Breton et signifie « prince » !

- Oèn est heureux de vous accueillir enfin ! Oèn devrait s'occuper du Manoir et des bâtiments, mais Oèn ne peut pas entrer. Oèn a pris la petite chatte Dewlyna sous son aile ! Elle était malade, et elle attendait des petits. Oèn n'aurait peut-être pas dû, fit l'elfe en baissant la tête. Mais Oèn ne supporte pas de voir la douleur dans les yeux d'un être vivant. Mais Dewlyna est très malade, Oèn n'arrive pas à la guérir. Ah, et Oèn vient de l'Irlandais et signifie « vigoureux, choix unique ». Oèn a mal fait, d'avoir accueilli Dewlyna dans le Domaine des Prince ?

Les quatre adultes avaient suivi avec attention les présentations. Trois elfes femelles et trois elfes mâle. Severus ne s'y attendait absolument pas, bien qu'il sache que tout ce qui était dans ce domaine lui appartenait.

- Non, tu n'as pas mal fait, finit par répondre Severus. Qu'a cette jeune chatte ?

- Oèn ne sait pas, Maître Lord Prince. Oèn sait juste qu'elle a des vers dans ses selles, des puces et des tiques dans son pelage. Oèn a beau les retirer, Oèn en voit à nouveau le lendemain. Oèn sait que Dewlyn a mal au ventre. Mais ses chatons ont besoin d'elle. Oèn est perdu, Maître, Oèn est très désolé.

- Ne t'inquiète pas, fit Dyna en s'accroupissant. Je me présente, je suis Dyna.

- Bonjour, Madame Dyna, fit timidement l'elfe en jetant un œil à son Maître comme pour demander l'autorisation de parler.

- Je dois avouer que je ne m'attendais pas à avoir des elfes, marmonna Severus.

- Je peux te comprendre, fit doucement Hardwin. Il faut que tu poses certaines règles dès maintenant, afin qu'ils sachent à quoi s'en tenir.

- Je vais désactiver les sortilèges qui empêchent les elfes d'aller dans le Manoir, fit Sergej. Tu es d'accord, Severus ?

- Bien sûr.

- Par contre, ce serait bien que tu dises à tes elfes de ne pas se tuer à la tâche. Je doute que tu aies besoin qu'ils nettoient tout en une nuit, lui dit Hardwin. Les elfes ont toujours peur de décevoir, c'est pourquoi il faut que tu poses les règles maintenant.

- Je n'en ai aucune idée, murmura Severus, littéralement perdu.

- Veux-tu qu'ils agissent envers toi comme nos propres elfes ?

Severus sembla réfléchir.

- Oui, ce serait bien, concéda-t-il.

- Veux-tu que j'intervienne et leur explique les règles ?

Severus se frotta le visage, comme pour essayer de se réveiller.

- Je… avec plaisir, murmura-t-il.

- Il faut que tu annonces à tes elfes qu'ils doivent m'écouter, par contre.

Severus s'exécuta et Hardwin commença.

- Delyth, Enora, Sinéad, Breval et Oèn, vous ouvrez grand vos oreilles ? fit-il sur un ton autoritaire.

- Oui monsieur Lord Hardwin Potter, ami de notre Maître ! firent en chœur les elfes.

Hardwin sourit doucement.

- Severus n'est pas habitué à avoir des elfes de maison. Il n'a pas grandi dans la famille Prince, mais connaît les tenants et aboutissants d'une telle gestion familiale et a les valeurs que l'on acquiert dans les grandes familles.

Avec l'accord de votre Maître, je vais vous donner les bases et les règles auxquelles vous devrez vous tenir et respecter quoiqu'il arrive. Je demanderai à un de mes elfes de venir vous aider également.

Les elfes, attentifs, acquiescèrent.

- Vous ne serez pas considérés comme des esclaves par Severus, est-ce-clair, fit-il, durement.

Les yeux exorbités, les elfes tentèrent un regard vers leur maître qui approuva les dires de son ami.

- Vous serez considérés comme des êtres vivants à part entière, continua Hardwin. Vous devrez obéir, cela va de soi, aux ordres. Mais vous aurez aussi le droit de donner votre propre opinion en privé à votre Maître. Pas devant un tiers, mais devant Severus et moi, cela sera possible. Est-ce clair ?

Ils acquiescèrent une fois de plus, bien que leurs yeux exprimaient une surprise sans pareille.

- Vous aurez pour obligation de vous confectionner des vêtements corrects et dignes de vous. Ces… taies ou tissus que vous portez sont tâchés et pas digne de petits êtres comme vous qui êtes puissants et loyaux envers votre Domaine.

De crainte et de honte, ils acquiescèrent.

- Nous vous interdisons de vous punir pour les habits que vous portez actuellement, tenta Severus avec l'approbation de Hardwin. Ce n'est pas votre faute, vos précédents maîtres ne vous ont peut-être pas autorisé à porter autre chose. Je vous donnerai un budget par mois, afin que vous puissiez vous acheter des choses convenables. Est-ce votre bâtisse ? demanda le professeur de potion en pointant le petit bâtiment miniature en ruine.

Ils acquiescèrent à nouveau.

- Nous le rénoverons et l'embellirons, leur annonça Severus.

- Vous devrez éviter d'appeler Severus « Maître » sans arrêt. Pas de châtiments corporels pour vous punir, mais des excuses claires et concises envers votre Maître, en cas de bêtise. Lui seul décidera si une punition est nécessaire ou non. Pas de divulgation sur les affaires familiales à l'extérieur. Ce qui entre dans vos oreilles, reste dedans. Vous pourrez en parler entre vous, dans votre bâtisse, mais il sera hors de question d'en parler à un tiers ainsi qu'à l'extérieur du domaine. Pour ce qui est du nettoyage du Manoir : Sergej est en train de désactiver les mauvais sortilèges. Mais nous vous prions de ne pas vous fatiguer. Vous nettoierez ce domaine convenablement, mais vous ferez des pauses de dix minutes toutes les heures et ne travaillerez pas plus de huit heures par jour. Vous avez besoin de sommeil, tout comme nous. Vous vous occuperez des animaux du Domaine. Vous ne toucherez pas aux ingrédients ni aux potions dans le laboratoire. Un sortilège de nettoyage sur la pièce et c'est tout. Vous ne fouillerez pas dans les affaires personnelles, vous les nettoierez simplement. Si vous souhaitez avoir un objet, un bijou ou quoi que ce soit, vous demanderez au préalable l'accord de votre maître.

… et ainsi de suite. La conversation, quasiment à sens unique, dura plus de dix minutes. Severus était impressionné, malgré lui, par la puissance qui émanait de son ami.

Oui, ce Lord, bien que le cousin de son pire ennemi, était vraiment un ami. Il n'en doutait plus.

Il donna une bourse à Enora afin qu'elle s'occupe des achats de la semaine : des produits de nettoyage et de quoi confectionner de nouveaux vêtements. Severus s'accroupit alors devant la chatte qui était mal en point, sous le regard attentionné d'Oèn.

- Sa respiration est saccadée, constata Severus.

- Je vais chercher notre vétérinaire, fit Hardwin. Je peux transplaner devant le portail, j'imagine. Tu sauras reconnaitre ma magie, afin de me laisser entrer ?

- Bien sûr, marmonna Severus.

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La journée fut longue. Elwyn Johnes, la vétérinaire des Potter, était arrivée deux heures auparavant. Les elfes s'étaient affairés à nettoyer, ensemble, le Grand Salon donnant sur la terrasse du domaine, afin d'y accueillir la chatte et ses dix chatons.

Le canapé était tellement crasseux que Severus leur avait demandé de virer tous les meubles. Il confia à Enora sa première mission : trouver un grand canapé, neuf, selon ses goûts à elle. Enora avait grimacé, peut certaine que ses goûts ne plaisent à son Maître, mais il lui avait donné sa confiance et l'incita à partir sur le champ. Elle devrait également acheter un grand coussin moelleux pour les chats, de la litière, de la nourriture et une peluche.

Mrs. Johnes avait apporté avec elle quelques objets, sous le conseil de Hardwin qui lui avait expliqué rapidement la situation. Une fois la pièce nettoyée et désinfectée, elle y installa une grande couverture et y posa le corps désormais propre de la mère. La chatte avait plusieurs blessures, mais la vétérinaire avait réussi à nettoyer et désinfecter chaque plaie. Elle l'avait peignée, afin de démêler les poils, et avait ausculté les chatons. C'était un miracle que tous soient encore en vie, vu le peu de nourriture que pouvait leur donner leur mère. Elle semblait épuisée, prête à rendre son dernier souffle. Elwyn sourit alors, en sentant la tête de la mère se frotter contre sa main.

Dyna l'aida à nourrir les chatons au biberon alors que Severus avait rejoint le laboratoire afin de lister tous ses nouveaux biens.

Les chaudrons semblaient être en bon état mais il vérifia tout de même à l'aide d'un sort. Il dépoussiéra la pièce avec quelques sortilèges de nettoyage et désinfecta tout de la même façon. Il y avait beaucoup d'étagères, certaines fermées et d'autres ouvertes. Il n'y avait pas que des fioles et des bocaux mais aussi des objets que Severus ne connaissaient pas pour la plupart.

D'un pas assuré, se sentant presque chez lui, il s'approcha d'une vitrine et l'ouvrit doucement. Il y découvrit un mortier en porcelaine, avec des traits fins et dorés qui formaient des dessins complexes. Ce n'était pas des runes, du moins pas des runes anglicanes. Hardwin l'avait rejoint silencieusement et le fit sursauter.

- Eh bien, tu n'es pas sur tes gardes aujourd'hui ! se moqua Hardwin.

- La ferme, Potter, marmonna Severus faisait rire Hardwin de plus belle.

- Tu sais ce que c'est ? Ça ressemble à des runes, mais…

- Ce sont des runes, confirma Hardwin. Des runes celtes, peu communes et mélangées à deux runes anglicanes, regarde.

Hardwin prit l'objet en main et lui montra une rune de protection sur l'envers du mortier, puis une de puissance sur le pillon. D'autres traits celtes se mélangeaient à elles.

- Et…

- Attends, je lis, le coupa Hardwin.

Severus se dit alors qu'il aurait peut-être dû étudier les différentes sortes de runes.

- C'est compliqué, mais, en gros, c'est un mortier qui sert à piler les ingrédients aux coquilles dures, voire même des métaux fins si besoin. Le pilon est fait de telle sorte qu'il réduit chaque particule en poussière ou en fluide selon ce dont tu as besoin.

Etonné, Severus reprit son bien et l'observa de plus près.

- Je te prêterai un livre sur les runes, si tu veux. Je dois certainement en avoir en double, aussi. Peut-être y-en-a-t'il aussi ici, qui sait. Ce ne sera peut-être pas le seul objet que tu trouveras avec des runes. La famille Prince a toujours été connue pour ses connaissances en potions, certes, mais la famille – car je te rappelle que nous avons des ancêtres communs – a tenu des grimoires dans lesquels il est aussi spécifié que les Prince s'y connaissaient très bien en runes.

- Il faudra que je comble mes lacunes, alors, fit doucement Snape.

Hardwin acquiesça tout en observant la salle.

- Et… tu as raison, regarde, fit Severus.

Dans ses mains, le Maître des Potions tenait un couteau dont la pointe était arrondie mais la lame entièrement recouverte de runes anciennes.

- Celles-ci, au moins, tu connais, fit Hardwin en souriant. Décidément, il y a des trésors ici !

- Un Potter fan de runes, j'hallucine, marmonna Severus qui tentait de cacher son sourire.

- Fan de runes et de potions, je te prie ! Contrairement à James, j'ai toujours adoré ces matières.

- Le couteau, le coupa Severus en inspectant minutieusement la lame, semble pouvoir renforcer certaines propriétés selon les ingrédients.

- Ah bon ? Attends, j'avais seulement vu l'autre côté.

- Hm. Oui, effectivement, il y a aussi des runes permettant de couper les ingrédients rares sans les abîmer et tout en gardant toutes leurs propriétés. C'est étrange… normalement, en coupant un ingrédient, il y a toujours une perte quelconque, une carence, peu importe la façon de couper. Mais là…

- Effectivement… le couteau pourra te permettre de couper les ingrédients les plus pures… et ce n'est pas le seul, regarde, tu en as de tailles différentes, et certains en double. Et, Severus, tu as vu ?

- Vu quoi ?

- Ce chaudron ! Gris clair. Punaise, tu es un chanceux. J'ai toujours rêvé d'en avoir un.

Severus le regarda en fronçant les sourcils.

- Regarde-le de plus près, l'invita Hardwin.

- Oh.

Sur la table de travail se trouvait un chaudron de taille moyenne avec un fond épais qui devait bien faire dix centimètres. Ce genre de chaudron était très rare. Plus le fond était épais, plus celui-ci était difficile à entretenir et surtout très cher.

L'épaisseur du chaudron permettait une cuisson à feu doux pendant des mois entiers afin de confectionner les potions les plus complexes en toute sécurité et sans pertes. Bien que les chaudrons se soient modernisés ces dernières années, Severus ne douta pas un seul instant que celui-ci lui servirait, ne serait-ce que pour des potions rares et difficiles qui avaient besoin de deux à six semaines de cuisson.

Le soleil vint alors toucher un objet argenté qui attira l'œil du Serpentard. Une louche en argent trônait au milieu d'une étagère, seule. Des runes étaient gravées dans le matériau et Severus frissonna en lisant les runes.

- C'est quoi ? demanda alors Hardwin.

- Un instrument à utiliser pour les potions de tortures, fit froidement Snape avant de lancer quelques sortilèges de protection dessus.

Il était hors de question qu'il y touche. Il y avait quelques ustensiles qui étaient prévus aux potions dites de torture, et il n'avait pas voulu s'y attarder, cependant, il trouva un tiroir vide et en hauteur puis y cacha ces outils avant de leur trouver un endroit plus sûr. Il y avait une fourchette en or, qui faisait bien quatre fois la taille d'une fourchette normale, qui servait à prendre le cœur d'un animal. Un couteau, lui aussi combiné avec des runes, qui servait à couper des membres d'animaux afin de confectionner des potions à base de sang. La louche, elle, faisait remonter des souvenirs désagréables. Elle servait à confectionner des potions qui avaient pour but de détruire les loups-garous, ou simplement de les torturer jusqu'à en mourir.

Après avoir rangé les outils qui traînaient sur les différents meubles, les deux potionnistes en herbe retournèrent au salon.

Au même moment, Enora revint dans un « plop » et déposa plusieurs objets miniaturisés, tout en ayant crainte de la réaction de son nouveau maître.

Severus observait la scène, ne sachant comment réagir. Pas qu'il fut sans cœur, mais il n'avait pas l'esprit à la décoration du Manoir… de son Manoir. Il ne savait même pas s'il viendrait vivre ici, un jour, et ce qu'il en ferait, surtout.

Par pur réflexe, il frotta son bras à l'endroit où la marque était cachée par un glamour.

- Ça fait mal ? demanda doucement Sergej.

- Non. Réflexe, murmura Severus.

- On peut te la retirer avec un sortilège, tu sais. Les Russes en connaissent plein pour délivrer des membres de clans qui ont été inclus contre leur volonté.

- Mais ce n'était pas contre…

- Je sais, mais tu as changé d'avis, et cela suffit. On en reparlera, fit Sergej, clôturant ainsi la conversation.

Mais Severus savait que ça reviendrait sur le tapis. Pourquoi avait-il fallu que Lord Orion Black parle de ceci à Sergej ? Cet homme avait certes fait disparaître la marque du bras de Regulus, mais est-ce-que lui, Severus Snape, actuel Lord Prince, méritait réellement qu'on le libère de cet enfer ?

Il revint alors au moment présent, lorsque son elfe se posta devant lui, légèrement tremblante.

- Le Maître est sûr qu'il ne sera pas fâché ?

Hardwin avait tenté de rassurer l'elfe, en vain.

- Pourquoi le serais-je ? demanda Severus d'une voix calme d'où aucun sentiment ne transparaissait.

- Enora a pris plus de choses que prévues, car il restait de l'argent, mais Enora vous promet que ce sera nécessaire. Enora…

- Ne t'inquiète pas l'interrompit Snape en prenant son courage à deux mains et s'accroupissant devant le petit être.

Jamais encore il n'avait fait preuve de compassion. Enfin, pas depuis Lily. Envers Harry, peut-être… Mais… c'était encore quelque chose avec lequel il avait du mal.

- Tu l'as choisi selon tes goûts. J'espère seulement que ce n'est pas rose bonbon, fit Severus en grimaçant, faisant rire l'assistance. Allez, montre-nous tes achats.

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*~*°O°o°O°*~*

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Un canapé d'angle, profond et en velours noir avait alors été déposé près de la fenêtre contre le mur de la tour arrière droite. Des coussins de toutes les couleurs vinrent rejoindre le canapé et une table simple ainsi que six chaises apparurent également dans le salon.

L'elfe avait aussi disposé quelques étagères marron au mur, y déposant quelques plantes apaisantes pour les chats. Elle informa son Maître – bien qu'il en connaisse déjà les propriétés – que ces plantes n'étaient pas toxiques pour ces petits êtres.

Severus ne se voyait pas devenir la nourrice de ces chats, mais son elfe Oèn semblait y tenir et Hardwin l'informa que s'il s'en était débarrassé, Elizabeth l'aurait tué sur place. Elle adorait les chats et serait bien venue si elle ne devait pas surveiller les enfants au Manoir de la famille Potter.

- Oèn, nous avons une elfe qui s'occupe de notre élevage de chats. Si tu veux, tu pourras venir à la maison afin qu'elle t'apprenne quelques techniques de soin pour les chats et animaux en général. Cela t'irait ?

- Si Maître est d'accord ?

- Bien entendu, répondit alors Severus.

Oèn sauta alors de joie, s'agrippant à la jambe de Severus qui ne savait pas où se mettre et posa simplement une main sur la tête de l'elfe.

- Merci, Maître Lord Severus Prince ! Merci !

- De rien, murmura Severus. Pourriez-vous, s'il vous plaît, déblayer l'entrée du manoir ? La nature semble avoir repris ses droits, mais le bâtiment est difficile d'accès.

Un petit silence se fit entendre.

- Maître Lord Severus Prince, entama précautionneusement Breval.

- Parlez, intervint Hardwin. Je présume que tu as un avis à donner ?

- Breval ne veut pas vexer le Maître, fit-il en baissant la tête et se tordant les doigts.

- Breval, fit durement Severus. Viens-en au fait, que se passe-t-il ?

- Breval pense que ce serait une bonne idée de récolter la sève, les écorces et les fruits des arbres avant de… Déblayer… Maître… Si Maître est d'accord. Breval sait que ces plantes qui ornent le Jardin du Manoir sont extrêmement rares, mais Breval ne sait pas comment récolter tout cela.

- Quelles sont ces plantes ? demanda Severus, soudainement intéressé.

- Breval a vu qu'il y a un énorme plant de Physalis alkekengi, Monsieur Maître Lord Severus Prince. Il est aussi connu sous le nom de Coqueret Alkékenge ou d'Amour-en-cage dans la langue moderne. Breval sait que cela sert aussi bien dans les poisons que dans les potions de soin, selon la maturité du fruit. Breval a également connaissance des grands arbres nommés Chênes de Shumard. Il y en a dix devant la propriété plus trente sur le reste du domaine, parsemés entre les petits sapins. Ce chêne a une sève extrêmement chère, utilisée dans certains élixirs de la famille Prince dont les recettes sont dans les grimoires du sous-sol.

- Il y a un sous-sol ? fit Hardwin, surpris. Je n'ai vu aucun escalier y menant.

- Le passage est secret, Breval vous montrera. La sève est aussi utilisée dans les baumes de soins de la famille Prince. Ils ne sont pas connus car la famille souhaitait toujours garder ses secrets. Je sais seulement que les ancêtres de Breval devaient la récolter afin de soigner certaines malédictions…

- Des Combava sont présents au-devant de la propriété, continua Sinéad. C'est un arbuste rare et doté de propriétés magiques. Sinéad sait l'utiliser en cuisine, mais selon sa cuisson et les ingrédients utilisés avec, Sinéad a entendu que la peau du fruit sert dans des potions rares.

- Il y a aussi ces camérisier géants, continua Enora. Leur taille originelle est normalement bien plus petite. Leurs fruits sont exclusivement utilisés pour la fabrication de confiture, de gelées ou de bonbons. Il a été utilisé pour aromatiser les vins cuits ou encore pour de la crème glacée. Le Camerisier géant est extrêmement rare et Enora connait la recette d'un des hydromels créés par la famille Prince, Enora se fera un plaisir de le montrer et de faire goûter au Maître.

- Oèn sait que les serres ne sont pas les seuls lieux du domaine où se trouvent des plants rares. Ceux à l'extérieur des serres sont comestibles, généralement. Mais Oèn trouve que ce serait dommage de simplement déblayer et tout jeter.

Severus comprit alors que ses elfes avaient eu peur de donner leur avis, alors que cela était compris dans les nouvelles règles qu'ils devaient respecter.

- Je présume que certaines récoltes doivent être faites avant la coupe, pensa Severus à voix haute.

- Enora confirme, Maître ! fit-elle joyeusement.

- Eh bien dans ce cas, je vous laisse vous renseigner sur la récolte de ces plantes et arbres. Vous effectuerez minutieusement la récolte et en cas de souci, vous pourrez me trouver en fin de soirée dans mes appartements à Poudlard.

- Les elfes peuvent entrer à Poudlard ? demanda Dyna.

- Ceux des grandes familles, oui. Dumbledore n'en saura rien, tant que vous serez discrets, rajouta Hardwin aux elfes. Il ne faut pas que quelqu'un vous voit à Poudlard, est-ce clair ?

- Oui Monsieur Lord Potter ! firent-ils d'une même voix.

- Vous travaillez à Poudlard ? demanda directement Enora qui commençait à apprécier le descendant des Prince.

- En effet, en tant que professeur de potions. Mais personne ne connaît mon héritage en tant que membre à part entière de la famille Prince. En présence d'inconnus et de personnes autres que la famille directe de Lord Hardwin Potter et Lord Sergej Mordinov, je vous prierai de soit ne jamais apparaître, soit de me nommer Severus Snape. Pas de « Lord ». Est-ce clair ?

- Oui, Maître, firent-ils d'une petite voix.

- C'est très important, leur confia Severus. Ce ne sera pas considéré comme un manque de respect. D'ailleurs… fit-il en observant Hardwin du coin de l'œil.

- Ne me demande pas ! Ce sont tes elfes, c'est toi qui décide, fit doucement Hardwin.

- Je ne sais pas si cela se fait, continua Severus. J'aimerais qu'ils évitent de m'appeler constamment Maître, Lord et tout ce charabia qui…

- Qui ne te met pas à l'aise, je comprends.

Les elfes suivirent discrètement la discussion et les interrompirent en s'inclinant.

- Si Sinéad peut se permettre, Maître ?

- Hm ?

- Cela semble vous tenir à cœur, et nous, elfes de la famille Prince, aimerions que vous vous sentiez bien parmi nous. Si cela convient à Maître Lord Severus Arcturus Prince Snape, Sinéad propose le titre de Lord Severus. Serait-ce un bon compromis ?

Hardwin et Severus sourirent devant l'audace de la jeune elfe.

- Tout en gardant un titre entre Maître et Lord, Enora préfère Lord, en espérant que vous ne trouviez pas que cela est un manque de respect, fit doucement Enora. Enora vous apprécie déjà et ne voudrait pas vous froisser.

- Aucun souci, jeune Enora, fit Severus avec un de ses rares sourires. Je trouve que c'est un bon compromis. Mais je répète, aucun « Lord » devant d'autres personnes.

Ils acquiescèrent alors, tout sourire.

- Vous allez déblayer l'entrée du domaine après avoir récolté ce qui est à récolter. S'il y a de la place dans une pièce propre vous y entreposerez ce que vous aurez récolté. Ensuite, vous nettoierez la cuisine et le petit salon où se trouve une cheminée.

- Le Maître ne va pas dormir ici ? demanda Oèn, soudainement déçu.

- Pas pour le moment. Je dois dormir à Poudlard lors de l'année scolaire. Il est déjà assez mal vu que je m'absente durant les week-ends.

- Mais… commença timidement Enora. Et ceux qui ont une famille ? N'ont-ils pas le droit de les rejoindre ?

- Normalement si, bien que ce ne soit pas aussi simple, répondit Severus. Mais le directeur pense que je n'en ai aucune et je préfèrerais que cela reste ainsi pour le moment.

- Ne le prenez pas mal, intervint Hardwin. Ce n'est pas que Severus ne vous apprécie pas. Il agit ainsi pour se protéger et protéger son héritage. Le directeur actuel fait des choses qui ne sont pas bonnes, et Severus est très surveillé par cet homme.

- Enora comprend mieux, merci Monsieur Lord Hardwin Potter.

- Vous pouvez m'appeler Hardwin. Bien, n'oubliez pas de vous reposer.

- Comment vont les chats, Mrs Johnes ? demanda alors Severus.

- La mère vient de recevoir une injection de complément alimentaire. Il serait bien que l'un de vos elfes s'occupe de donner des biberons aux chatons régulièrement. La mère ne pourra pas donner assez de lait pour tous les nourrir. Je vous donne le nécessaire pour une semaine, mais il vous faudra en racheter. C'est un lait spécial que je fournis, je pourrais vous en faire livrer si vous le souhaitez. Il ne faut surtout pas leur donner du lait de vache, puisque c'est un lait fait pour leurs propres petits et non pour les chatons... tout comme les moldus qui en boivent alors que ce n'est pas forcément adapté… murmura finalement la vétérinaire.

- Merci pour cette indication, et je pense qu'Oèn et Enora aimeraient s'en occuper, je me trompe ? dit alors Severus.

Les deux elfes eurent alors un grand sourire.

- Bien. Dans ce cas, rajoutez ceci à vos devoirs. Mais n'oubliez pas de vous reposer et de vous nourrir convenablement. Vous avez l'air maigre, jeunes gens.

- C'est que… commença Breval.

- Que ?

- Breval n'aime pas dire du mal, mais Breval doit vous informer que Lady Cedrella Prince nous avait interdit de manger plus d'un bol de riz, Monsieur Maître.

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