Quand la pureté reste dans l'âme

Celtic'Muffin

Bonjour tout le monde !

Nous voici donc pour le chapitre 37.

Neko Kirei : Bienvenue à toi parmi nous !

Pims : Merci ! Oui, Harry grandit bien, dans un environnement bien mieux que chez les Dursley.

Shadow : Dans cette fiction, nous suivons Harry depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte en tant que père de famille, il y aura une ellipse temporelle un ou deux chapitres avant la fin.

Harryliada : oui désolée pour le décalage des saisons !

Harry : Merci ! Oui, Sirius va devoir s'adapter à pas mal de choses et son esprit gryffondorien prend un grand coup… et ce n'est pas fini… J'avais hésité à mettre la partie sur l'école irlandaise mais au final, ça semble bien passer :-D. Oui c'est Severus qui est intervenu pour que les élèves de Poudlard laissent le petit groupe tranquille.

Lia : De rien ! Et merci :-)

Guest : Merci ! Pour la meilleure amie, vous allez le découvrir bientôt !

Adenoide : Oui, Sirius va devoir s'adapter et réalise des choses qu'il n'aurait pu comprendre lors de son adolescence, trop sous l'emprise de Dumby…

AnnaMerteuil : Oui. Tous les Serpentards ne sont pas mauvais, mais tant que Dumby "règne" sur Poudlard…

Clefto : Merci ! Oui, La Magie reste parmi eux pour toujours, quoi qu'il arrive.

Althyrios : Harry a certaines capacités qui lui sont propres, qu'il ne connaît pas encore, comme chaque enfant du groupe. Ils ont tous des dons dans certaines disciplines. Mais, au risque de choquer, même dans les livres Harry Potter, Harry n'est pas un sorcier aussi puissant que Dumbledore. Donc il sera puissant, oui, mais pas surpuissant, désolée :-). Dumbledore reste le plus rusé, le plus malin et vicieux dans cette fiction, jusqu'au dernier souffle… pour le plus grand malheur de tous.

Je vous souhaite une agréable lecture et un très bon dimanche !

Des poils de Maine Coon, de la poussière d'étoile, de la terre de Lune et des bisous à tous (même ceux qui ont un rhume, même pas peur !).

Magicalement vôtre,

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

Chapitre 37 :

Celtic'Muffin

*~*°O°o°O°*~*

Ecoute : for King & Country "Run Wild"

Sirius Black se trouvait maintenant dans le Cercle du Secret. Il n'avait revu personne depuis le rituel de Sergej, à part ses parents et Regulus durant le réveillon de Noël.

Regulus. Son petit frère semblait ailleurs, tentant tant bien que mal de se raccrocher à la réalité. Il avait pu lire la tristesse et la mélancolie sur son visage lorsqu'il était entré dans le salon. Sirius s'était excusé et avait pleuré à côté de son petit frère qu'il n'avait pas protégé envers et contre tout, comme il aurait dû le faire.

Ce fut peut-être l'élément déclencheur qui fit revenir Regulus à la réalité.

- Nous étions adolescents, nous étions idiots, Sirius. Tu… tu m'as manqué, fit-il dans un murmure.

Alors Sirius l'avait prit contre lui, et lui embrassa le front comme il l'aurait fait avec un enfant. Maintenant il serait là. Il se le promit.

Walburga, émue par cette scène, les observaient dans l'encadrement de la porte, la main d'Orion sur son épaule en guise de soutien.

Leur famille était enfin réunie… ce qu'ils pensaient impossible se passait devant leurs yeux. La réconciliation entre deux frères, anciennement soudés, qui avaient chacun pris un chemin différent. Personne n'était parfait, et chacun avait fait ses propres choix, des erreurs… mais ils se retrouvaient enfin.

Puis les journées s'étaient suivies, des fois longues à en mourir, et les plus belles bien trop courtes. Sirius réapprenait à vivre et était actuellement dans la Salle-Restaurant.

C'était la fête du Celtic'Muffin, le centre où il vivait depuis sa libération, et des centaines de muffins étaient présents sur les tables.

Les elfes avaient disposés des machines à café sur une grande table, à l'entrée, avec des tasses dépareillées afin que chacun puisse choisir celle qu'il préférait.

La tasse étant choisie, le membre pourrait alors la garder en souvenir de cette belle journée. Sirius décida alors de tester chaque café : les italiens, les cafés fruités, le café filtre banal ou encore essayer de se servir d'un moulin à café. Il y avait, au-dessus de chaque machine, une description détaillée du café et du fonctionnement de la machine.

Sirius tourna la tête de gauche à droite. L'endroit était rempli et vivant. Ca le faisait sourire.

Au début, il n'avait pas été très enclin à se mélanger aux autres, mais cette ambiance lui faisait du bien.

- Hé Sirius ! Encore perdu dans tes pensées ?

Sirius se retourna vers la jeune brune. Elle le regardait avec amusement, lui tendant un muffin à la fraise décoré de sucre glace.

Elle était là depuis un an et se plaisait dans cet endroit. Elle avait été victime d'un mauvais sortilège qui lui avait fait oublier, jadis, les gestes du quotidien. Elle aurait pu quitter les lieux depuis quelques mois, s'étant parfaitement remise, mais elle était restée et souhaitait mettre en place des activités supplémentaires malgré le nombre déjà conséquent. Tout le monde l'adorait. Attentive et aimante, elle était toujours présente pour quiconque aurait besoin de soutien ou d'affection.

- Un peu, oui, fit-il en souriant. Merci pour le muffin, ils sont vraiment délicieux.

- Solène, Sirius, vous avez goûté le café italien là, celui dans la machine rouge ? C'est un pur délice ! fit alors Maxwell, un petit homme blond.

- On va faire une overdose de café si ça continue, fit Sirius en riant.

- Aodh, tu viens ? appela alors Max.

Aodh était là depuis trois mois environ. Renfermé sur lui, il ne parlait qu'à Max. Le grand roux aux yeux gris se dirigea alors lentement, et timidement, vers les trois autres.

- Tiens, prends un muffin ! C'est quoi ton goût préféré ?

- Je ne sais pas… fit tristement le jeune homme.

- Tu aimes manger quoi ? demanda Solène.

- Epinards.

Sirius tapota dans le dos du petit nouveau.

- Aller, viens, tu vas goûter du muffin au chocolat ! Si ça ne te plaît pas, on demandera à un elfe de créer le premier muffin aux épinards seulement pour toi !

- C'est vrai ? fit Aodh, des étoiles dans les yeux.

- Oui, affirma Solène, allez, viens !

Ils allèrent alors s'assoir à une des tables rondes et Maxwell apporta quelques muffins.

- Mange ! L'encouragea Sirius.

Aodh goûta alors le muffin au chocolat et adora le goût, cependant, Sirius vit un éclair de déception dans les yeux du grand roux.

- Elfe des cuisines ? demanda alors Sirius.

- Oui, Monsieur Sirius ? fit un petit elfe avec un tablier trop grand pour lui.

- Aodh adore les épinards, tu pourrais créer un muffin aux épinards pour notre rouquin préféré ?

- Bien sûr Monsieur Sirius ! Aodh va alors adorer !

Et l'elfe disparu.

Après qu'Aodh ait pu manger son muffin – un pur délice, pensa-t-il – le petit groupe sortit sur la terrasse. Il y avait des balançoires dans l'herbe, et des médecins qui préparaient un grand barbecue pour le repas de midi. Il devait faire une quinzaine de degré, tout au plus. Le ciel était bleu, presque sans nuage, et le soleil resplendissait. Que demander de plus ?

- Sirius, arrête de trop penser ! râla Solène. Tu ne m'écoutes même pas !

Maxwell rit alors, avant de recevoir un regard noir de l'ancien prisonnier.

- Navré, princesse Solène, s'excusa Sirius.

- Tes pensées sont plus intéressantes que moi, c'est ça ? fit la jeune femme en croisant les bras sur son torse avec un air boudeur.

Sirius leva les yeux au ciel.

- Tu feras quoi, quand tu seras prêt à sortir d'ici ? lui demanda alors Max.

- Je ne sais pas trop, réfléchit Sirius. Je ne sais même pas du tout, à vrai dire.

- Sirius ! fit alors une voix derrière lui.

- Ma… Mère ?

- Appelle-moi donc maman ! râla Walburga pour le principe. Alors, comment allez-vous, Maxwell, Aodh et Solène ?

- Très bien, répondit Solène. Le buffet de muffin est très varié et il y a des mélanges assez marrants ! Et les cafés, c'est tout simplement cool. Et vous, Lady Black ?

- Très bien également, mon mari est planté devant les machines à café, il veut essayer. Et toi, Sirius ?

- Oui, oui, tout va bien, mais... que faites-vous ici ? fit Sirius avant d'enlacer sa mère.

Walburga eu un léger sourire. Son fils avait l'air heureux de la voir.

Le geste avait été spontané, mais tout de même étrange pour Sirius qui ne savait pas pourquoi il avait eu ce besoin de toucher sa mère.

- Nous voulions te faire une petite surprise. Tu vas venir avec nous en Russie ce soir, si tu veux bien.

- Chez… Sergej ?

- En effet. Nous passions juste te l'annoncer afin que tu puisses te préparer pour deux ou trois jours. Nous restons un petit peu ici et ensuite nous irons chez Hardwin.

- D'accord, répondit Sirius. Merci !

- Allez donc vous amuser, il semble qu'il y a des ateliers de peintures sur la droite, là, je me trompe ?

- Han super bonne idée, Lady Walburga ! s'écria Aodh.

- Tu sais peindre ? demanda Sirius.

- Oui ! Je suis sûr que je sais peindre ! Je sais pas pourquoi mais je suis sûr ! fit Aodh soudainement hyperactif avant de disparaître au travers de la foule.

- Allez, on y va, fit Solène, amusée.

Ils retrouvèrent Aodh avec un pinceau dans la main. Il jeta un coup d'œil à ses amis et se concentra pleinement sur la toile. Sirius, pas très à l'aise avec un pinceau, essaya tout de même.

Ni Aodh, ni Sirius ou encore Solène ne remarquèrent Maxwell et d'autres patients s'agglutiner autour d'eux, en silence. Une douce musique, une valse hongroise certainement, se jouaient non loin de là et chacun était concentré à la fois sur la musique et sur les peintures.

Lorsque les trois peintres eurent fini leurs chefs d'œuvres, ils sursautèrent d'effroi en voyant tous les regards braqués sur eux.

Trois peintures trônaient sur les chevalets :

Sirius avait peint une rose rouge dans tous les détails, sans oublier les petites gouttes de rosée.

Solène avait peint Sirius, Walburga et Orion, sans oublier Regulus dont elle avait vu une photo, un jour. Les quatre personnages se trouvaient sous une arche de roses blanches et rouges sortie tout droit de son imagination.

Aodh avait peint ses amis, lui inclus, à l'aide du souvenir du matin même : ils étaient assis à table et mangeait des muffins. Un grand muffin – aux épinards – trônait alors au centre de la table.

- Vos peintures sont magnifiques, fit doucement Lady Jones qui était l'une des psychomages de la petite trentaine de patients.

Les trois artistes reculèrent alors et observèrent leurs peintures, perdus dans leurs pensées. Orion vint poser son bras sur les épaules de son fils, un homme vint rejoindre Solène et l'embrassa sur la tempe, et Walburga observa alors Aodh. Le jeune homme était lui aussi dans ses pensées, le regard perdu et légèrement malheureux. Un regard vers son époux et son fils l'encouragea à faire ce qu'elle n'aurait jamais osé faire en temps normal.

La dame âgée mais respectable qu'elle était se dirigea alors vers le grand homme roux extrêmement maigre, et posa une main dans son dos. Aodh l'observa alors, les yeux humides.

- C'est un véritable chef d'œuvre que tu as fait, fit Walburga en fixant le jeune homme devant lui.

Celui-ci fondit alors en larme et Walburga ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Solène, son protecteur, Sirius et Orion vinrent alors et les encerclèrent de leurs bras. Maxwell les rejoignit, puis ce fut un câlin géant qui prit place au milieu du jardin, sous les regards attendris des médecins et psychomages.

- C'est peut-être un métier difficile, fit l'un d'eux, mais c'est pour ce genre de moments, rares et merveilleux, que j'aime mon métier.

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Russie, le dimanche 10 février 1991

Sirius Black était en Russie. Autant dire que ce fut la première fois qu'il y mettait les pieds et qu'il était excessivement curieux de découvrir ce nouveau pays.

Il n'avait jamais eu l'occasion de quitter l'Angleterre avant son emprisonnement, et il devait avouer que l'idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il n'y avait que l'Angleterre au centre du monde, et à son époque il n'y avait jamais eu de rencontre internationale. Ou alors, il n'y avait jamais fait attention… ce qui était tout aussi probable.

Lianna lui avait tendu un livre sur Saint-Pétersbourg et l'Histoire Sorcière du pays.

- Tiens, c'est pour toi. C'est une tradition familiale que d'offrir ce livre à nos invités ne connaissant pas le pays. A toi de décider si tu voudras le lire ou non.

- Je… merci beaucoup, Lady Mordinov.

- Ce sera Lianna pour toi, idiot, fit-elle dans un rire alors que Sergej levait les yeux au ciel.

- On se tutoie tous, rajouta Sergej. Tu fais partie de la famille maintenant, par pur malheur ou bonheur, seul toi le saura ! fit-il en riant. Allez, nous allons au salon. Il y a plusieurs choses que tu dois apprendre et savoir, et ce ne sera pas du gâteau !

Alors Sirius suivit ses parents, qui apparemment connaissaient déjà le chemin. Devant la cheminée se trouvait Hardwin, un sourire indulgent fixé sur son visage.

- Bonjour, Sirius, fit simplement Hardwin. Comment vas-tu ?

- Ca va, répondit le brun surpris par la présence de cet homme.

- Harry est sous ma protection, fit Hardwin en répondant à la question silencieuse de Sirius. Comme nous allons parler de lui et de plusieurs choses me concernant, il est normal que je sois présent. Les enfants sont tous chez moi en train de suivre leurs divers cours.

- Cours ? répéta Sirius en s'installant dans le canapé après l'invitation silencieuse du Maître de Maison.

- Les enfants ont quelques enseignants, ou précepteurs, comme tu veux, fit Lianna. Eulia explique les règles de bienséances, les comportements adéquats à avoir lors de rencontre officielles, le maintien à table, et plein d'autres choses. Ils ont des cours d'Histoire générale, de sortilèges, de potions, de métamorphose et de botanique. Ils apprennent également les règles des grandes familles. A ne pas confondre avec les idéologies anglaises de sang-pur, car nous trouvons cela totalement déplacé.

- Pourquoi donc ? répliqua Sirius.

- Le sang reste du sang, en soit, intervint Sergej. Le sang permet de faire vivre ton corps, et sa composition ne peut être considérée comme pure ou impure. Plus vous vous reproduisez entre vous, entre cousins ou frère et sœurs, oncle et nièce ou d'autres mariages combinant deux branches peu éloignées l'une de l'autre, plus le fruit de ce mariage sera consanguin. C'est-à-dire qu'il sera plus enclin à être malade, ou même ne jamais naître. Le brassage génétique sera insuffisant et l'individu aura de grands risques d'être atteint de malformations cérébrales ou cardiaques, entre autres. Le sang sera de moins en moins riche et la perte de valeur sera grande. Tu n'es pas sans savoir que tu as deux exemples dans ta propre famille : Alekzandra a eu un père et un grand-père sans pouvoirs magiques. Elle a pourtant fait revivre les dons jadis ancrée dans votre famille : lire les âmes et la métamorphomagie. Il y a aussi ta petite-cousine Nymphadora qui a le dont de métamorphomagie. La famille Potter, tout comme la famille Prewett et la famille Weasley ont également de grands dons bien cachés. Il faut donc arrêter avec ces histoires de sang-pur, ce ne sont que des balivernes. Il est temps d'arrêter d'étouffer la Magie, tu comprends ?

- Je suis entièrement d'accord, même si avant, je n'avais jamais pensé à l'argument de la… consan…

- Consanguinité, finit Walburga en souriant. Sans compter que grâce à Eulia, nous avons pu remettre la main sur plusieurs documents anciens. D'ailleurs…

Walburga hésita un instant. Sirius vit son père acquiescer. Orion fit apparaître un sac et l'ouvrit délicatement.

- Doréa est décédée en 77, tu sais, fit tristement Walburga. Tu ne t'es jamais intéressé à elle ni à ses enfants, fit-elle dans un ton de reproche. Eulia et Abraham ont ouvert le coffre de leur mère et ils en sortirent la part de l'héritage me revenant. Je ne m'attendais absolument pas à recevoir quelque chose. Elle était ma tante préférée, presque une grande sœur puisque nous avions seulement cinq ans de différence. Elle était… adorable et généreuse, bien plus que ma propre mère. Enfin, voici, fit-elle en tendant un carnet. C'est le carnet ayant appartenu à Sirius Black, né en 1845 et décédé lors de sa huitième année. Ce pauvre enfant… il avait tellement de magie en lui. Tellement qu'il en est mort, fit-elle tristement. La légende familiale veut que ce carnet ne soit lisible que par un descendant du même nom et qui aura de grandes capacités magiques. Ce carnet, toute la famille le recherchait jusqu'à il y a quelques décennies. La personne en ayant hérité le gardait précieusement, secrètement. Personne ne sait ce qu'il contient véritablement. Doréa l'a hérité par mon père, qui fut son frère. Il lui avait offert en cadeau de mariage.

- Le… le carnet introuvable, c'est ca ?

- Oui, Sirius, confirma Orion. Et il te revient. Doréa a demandé à Eulia de te le transmettre, peu avant sa mort.

Tremblant, émerveillé et curieux, Sirius finit par tendre la main et prendre le carnet dans ses mains.

Il caressa doucement la couverture dure du carnet et quelques étincelles blanches en sortirent.

- Bon Dieu… fit Lianna.

- Je pense qu'il s'ouvrira lorsque tu seras seul, fit Sergej, les yeux pétillants de malice.

La bouche ouverte, Sirius fixait sa mère, ahuri.

- Merci, merci, mère. Je…

- De rien mon enfant. Fais-en bon usage.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Sirius avait précieusement rangé le livre dans son petit sac de voyage avant de rejoindre la discussion bien sérieuse dans le salon.

- Comment ça, Harry n'ira pas à Poudlard ? fit Sirius en reprenant place, surpris d'une telle décision.

- Lord Dumbledore veut s'en servir comme soldat, grogna Orion.

- Hein ?

- Albus Dumbledore, commença Walburga, a manipulé pas mal de personnes ces derniers temps. Tu as été toi-même sous l'emprise de ses sortilèges de contrainte.

- J'ai cru comprendre, fit Sirius en fronçant les sourcils. Mais Dumbledore est quelqu'un de bon, sans lui, Vous-Savez-Qui…

- Il sait que Lord Voldemort est encore en vie, continua Sergej. Il savait également que ton filleul protégeait involontairement un horcruxe.

- Un quoi ? demanda Sirius, curieux.

- Un horcruxe. C'est une magie ancienne et très complexe à manier, permettant de séparer ton âme en plusieurs morceaux en assassinant d'autres sorciers. Cela te permet de rester invincible en quelque sortes, mais plus jamais tu ne connaîtras l'amour, l'amitié ou encore les sentiments. Ton âme deviendra déchirée et froide, te rendant fou. Et, bien que la normale veuille que l'on ne puisse diviser l'âme en deux ou trois morceaux, cet homme l'a fait bien plus de fois. En essayant de tuer Harry, en 1981, il a perdu la vie et son âme, déjà déchirée, rejoignit l'être de ton filleul et lui donnant une cicatrice étrange sur le front.

- En voyant cela, reprit Orion, Albus Dumbledore a confié ton filleul à Pétunia Dursley, mariée Evans.

- Pétunia ? fit Sirius, pâle comme la mort. C'est une blague ? Père, dites-moi que vous n'êtes pas sérieux ? fit Sirius, le regard plein de panique et s'arrachant presque les cheveux.

- Malheureusement non, ce n'est pas une blague, fit Lianna. Par cela, Lord Dumbledore a souhaité, officiellement, que l'enfant ne soit pas gâté ni adulé par rapport à d'autres enfants, qu'il soit simplement un enfant comme les autres. Cependant, nous pensons que sa volonté fut tout autre.

- Lily et James avaient pourtant dit à Dumbledore de confier Harry à Remus, à la famille de James ou encore à moi ! Mais… mais comme j'étais en prison… et je pensais que James n'avait plus de famille à part ses parents… je… oh non…

- Lord Dumbledore a purement et simplement ignoré cela et gardé le testament des Potter secret. Il a d'ailleurs, grâce à un de ses amis au Ministère anglais, prit la charge des comptes et des domaines de James mais cela est une autre histoire. Il a, peu après le décès de Lily et James, amené Harry chez sa tante.

- Comment a-t-elle réagit ?

- Cela, personne ne l'a véritablement su, fit Lianna. Dumbledore a déposé Harry devant la porte de la maison, en pleine nuit, sous le regard désolé de Lady McGonagall.

La bouche ouverte, prêt à répliquer vertement, Sirius fut choqué par ces paroles. Sérieusement ? Laisser un enfant sans défense, dehors en plein mois d'octobre, marqué par Voldemort qui plus est, et certainement recherché par tous les mangemorts ?

- Il était certainement protégé par des sortilèges, finit par marmonner Sirius comme pour défendre son mentor.

En était-ce un, au moins ? Dumbledore n'avait même pas pensé à le défendre. Non, il venait de la famille Black, donc certainement mauvais jusqu'à la moelle.

- Même pas, intervint Orion. Les souvenirs de Mrs. McGonagall sont formels.

- Vous… vous la connaissez ?

- Ton ancien professeur fait parti du Cercle, en effet, tout comme Severus, le professeur Flitwick et Lady Chourave.

Il encaissa les informations.

- Et… Harry ?

C'était son filleul. Tout ce qui lui restait de James…

- Il s'en est remis, répondit Hardwin, mais Lord Dumbledore ne sait pas qu'il a quitté les Dursley.

- Co… comment ?

- Harry était surveillé discrètement par Mrs Figg, une femme née de sorciers mais cracmol, répondit Walburga. Lord Dumbledore a annoncé à son… association, si nous pouvons appeler cela ainsi, que la protection d'Harry reposait sur sa proximité avec le lien le plus proche de ses parents : la sœur de Lily. Mais afin de garder un œil sur tout cela, il avait demandé à Mrs Figg de tout faire afin de garder Harry de temps à autres lors de son enfance, afin de voir s'il y avait de la magie en lui. Mais cette femme s'est faite hospitalisée peu avant que Severus, Hardwin, Sergej, Eulia et Lianna ne viennent le chercher. Elle n'a donc absolument rien remarqué et l'Ordre, ou du moins ce qu'il en reste, a repris des rondes de surveillance il y a peu. Le temps que les Dursley soient jugés et qu'une nouvelle famille prenne possession des lieux, avec deux enfants, personne n'a rien remarqué d'anormal.

- Les Dursley sont…

- Pétunia Dursley a eu une peine de quatre ans de prison pour violence verbale chez les moldus, mais elle purge sa peine dans un des locaux du Ministère de Londres. Quant à Vernon, il a été emprisonné à vie pour violence physique et morale sur un mineur, sans compter que les parents ont été jugés incapables de s'occuper de mineurs pour les coups donnés à Harry, le peu de nourriture qu'il avait et l'esclavage non négligeable qu'ils avaient fait avec le petit. Cela, plus l'obésité morbide de leur enfant qui lui a été placé en internat pour délinquant durant quelques mois car il avait maltraité et volé des camarades de classes. Il a ensuite été placé dans une famille très stricte qui le tient à l'œil.

Sirius prit à nouveau sa tête entre ses mains. C'était un cauchemar…

- Harry a eu beaucoup de mal a accepter sa nouvelle vie durant les premiers mois, continua Hardwin. N'ayant pas l'habitude de manger plus d'un morceau de pain tous les deux ou trois jours, nous avons dû le gaver de potions et de purées. Il y avait aussi le côté trop serviable et esclave que lui avaient inculqués les Dursley, si bien qu'il voulait faire le ménage, à manger, arroser les plantes du jardin et plein d'autres choses. Il a été difficile de lui apprendre que cela n'était pas son devoir, et de lui apprendre ce qu'un enfant de son âge faisait, normalement. Mais heureusement, nos enfants l'ont beaucoup aidé et étaient plus à même de répondre simplement à ses questions. Car il ne savait ni lire, ni écrire. Il avait quelques notions mais rien de transcendant.

- Je… je ne comprends pas pourquoi… comment Dumbledore a pu…

- Il a également manipulé une des familles qui a rejoint l'Ordre, et surtout les enfants, sans compter qu'il tente encore et toujours d'avoir accès aux synthèses des comptes de ses enseignant par crainte, je cite, de mauvaise gestion. Il a également vidé plusieurs comptes des Potter, mais nous n'avons pas accès aux ordres de transfert. Les Gobelins veulent le dévoiler lors du procès que nous préparons, affirma Sergej.

- Un procès ? Contre Dumbledore ?

- Oui, fit Orion. Nous avons sept chefs d'accusations pour le moment, mais certains vont se rajouter à la liste des fautes graves et contre l'éthique générale.

- Mais… Dumbledore est du côté de la lum… oh.

- Oui, oh, fit Sergej. Qu'ais-je dis ?

- Qu'il y a plusieurs magies, qu'il n'y a pas de magies blanches ou noire mais plusieurs nuances de couleurs et que selon l'utilisation d'un sortilège celui-ci pouvait aussi bien être bénéfique que mauvais, répondit Sirius.

- Tu vas devoir t'y faire, continua Lianna, tout est fait pour que nous détestions ce Lord. Si tu rencontre les Prewett et les jumeaux Weasley et que tu gagnes leur confiance, ils te raconteront leurs mauvaises expériences familiales à cause de cet homme.

- Oui, ce n'est pas à nous de t'expliquer cela, confirma Sergej.

Et nous avons un bon avocat, rajouta Orion.

Sirius acquiesça, se perdant une fois de plus dans ses pensées, les yeux rivés sur la cheminée.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Epuisé, Sirius était allé rejoindre le lit qui lui fut présenté aux alentours de minuit.

Il ne put cependant pas trouver le sommeil, trop de choses bouillonnaient en lui. Comment Dumbledore avait-il pu faire une chose aussi terrible ? D'après les descriptions un peu trop poussées de Hardwin, il avait du mal à superposer l'image de l'enfant joyeux qu'il avait rencontré après noël. Pourtant, il ne doutait pas des paroles du fils de sa grand-tante.

Puis ces histoires qu'ils avaient continués à lui raconter sur Severus, la création d'un grand laboratoire en Irlande, la destruction de la plupart des horcruxes par les vampires Mordinov… Tout cela, il y repensa et repassa chaque souvenir, chaque mot, chaque phrase en revue dans son esprit. Ce ne fut qu'à l'aube que son esprit, trop épuisé, l'invita dans les bras de Morphée.

Heureusement, on le laissa dormir jusqu'au repas de midi. La maisonnée était étrangement consciente que toutes ces informations ne laisseraient pas Sirius de marbre, et ils étaient même surpris qu'il n'explose pas de colère. Non, il était surtout déçu. Déçu qu'un grand homme se voulant être le Chef de la Lumière fasse autant d'histoires autour de lui, qu'il manipule chaque proche afin de les avoir, quasiment, à ses pieds. L'histoire qu'Orion raconta sur Andromeda et l'héritage de Lucius Malefoy lui avait fait froid dans le dos.

Heureusement, sa famille était en sécurité. Heureusement, Dumbledore ne savait pas encore qu'il était libre.

Le Ministère avait discrètement lancé une recherche sur ce qu'aurait pu devenir Peter, mais ils n'avaient pas encore de piste valable. Tant que Harry était en sécurité, et surtout tant que la libération du grand et terrible Sirius Black n'était pas révélée au public, il y avait peu de risque. Mais cela faisait tout de même un dangereux mangemort dans la nature…

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Alors que Sirius reprenait ses marques dans la vie de tous les jours, le Ministère anglais cherchait un successeur au poste de Ministre. Il y avait eu quelques candidatures intéressantes mais la plupart était malheureusement des proches de Lord Dumbledore et l'instinct de Lady Millicent Bagnold lui dictait de plutôt donner une chance à une personne de renommée mondiale qui n'avait aucun lien avec la Direction de Poudlard et qui aurait, bien entendu, les capacités requises de gérer le pays. Pour ce poste, elle ne voyait qu'une seule personne : une personne forte et courageuse, positionnée avec force sur ses choix et préceptes et ne se laissant pas faire.

C'est ainsi qu'elle et la direction des divers services du Ministère choisirent une liste de cinq personnes que le peuple pourra élire. Cinq personnes qui sortiraient ainsi de l'ombre et qui sauraient faire leurs preuves quoi qu'il arrive. Millicent eut un grand sourire lorsque le Responsable du département des Ministère appuya la candidature d'une personne qu'elle appréciait. Ce serait un plus, dans tous les cas.

Chaque personne serait soutenue par un ou plusieurs services du Ministère et ce sera une première.

Du côté Irlandais, la vie suivait son cours. La dernière élection avait eut lieu deux ans auparavant et le peuple n'avait, pour le moment, rien à redire.

Le laboratoire Potter & Prince commençait à se faire connaître auprès du peuple irlandais, mais aussi en Ecosse, en Norvège et en Suède. Narcissa leur était d'une grande aide et avait, avec l'aide de son mari, aménagé leur immense jardin en deux partie : une partie pour eux, les loisirs et une petite piscine couverte et la seconde partie pour une grande serre et un coin de verdure. Elle s'était rendue à deux reprises au Laboratoire et avait été émerveillée.

Elle rêvait de s'y rendre plus souvent, de prendre également soin de leurs plantes tout comme elle le faisait chez elle. Mais elle devait d'abord se reconstruire et son époux officiel y veillait : elle était heureuse et les sentiments amoureux avaient déjà pointé le bout de leur nez dès la première rencontre… encore faudrait-il qu'elle apprenne à le montrer, car son époux n'attendait que son accord pour l'enlacer et l'embrasser, prendre encore mieux soin d'elle qu'il ne le faisait actuellement.

Drago, du moins Jonas, avait été difficile à apprivoiser mais s'était tout de même bien vite attaché à son nouveau père qui était bien plus doux et attentif.

Celui-ci y avait mis tout son cœur et avait eu envie de le faire sortir, de lui faire découvrir la Norvège et de lui expliquer l'Histoire de la Magie et du Monde entier, même celui des Sans-Pouvoirs. Jonas avait alors appris le norvégien très rapidement afin de tout comprendre sans qu'ils n'aient, à chaque fois, besoin de sortilèges de traduction, et Narcissa s'y était également mise. La petite famille était heureuse ainsi, et la routine s'était installée même si Jörn les invitait régulièrement dans des parcs et des restaurants afin de casser le quotidien.

La vie était belle et Narcissa profitait de chaque instant, Jonas imitant avec plaisir sa chère et tendre mère qu'il admirait depuis sa plus tendre enfance.

.

*~*°O°o°O°*~*

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*