Quand la pureté reste dans l'âme

Entre Festivités et Fatali

Bonjour tout le monde !

Bien, voici donc le chapitre 45 !

Hm, qui a dit que Harry allait aller à Poudlard ?! Pas moi en tous cas ! *ange*

Enfin, qui sait…

Je vous laisse lire la suite !

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

Chapitre 45 :

Entre Festivités et Fatalité

*~*°O°o°O°*~*

Ecoute : Roses are red

Mercredi 31 juillet 1991

Liberty Charms

Irlande

Harry allait avoir onze ans. Il était assis dans le jardin, sur un banc et caressait Salazar qui ronronnait.

« Je t'aime, humain. »

- Je t'aime aussi, Salazar.

« Je viens avec toi à l'école, tu sais. »

- Je sais, mais j'ai peur que les gens te fassent du mal.

« Ils ne me feront pas de mal. Et je te protègerai des idiots. »

- Comment peux-tu être aussi sûr ?

« Je le sais. Magia me l'a dit. »

- Tu parles souvent avec Magia ?

« Quand je dors, une partie de mon esprit va dans une forêt magique où Magia prend soin de nos rêves. Ne t'inquiète pas, petit humain, tu vas m'avoir sur le dos encore un bon bout de temps.

- J'espère bien, fit doucement Harry.

Il pensa furtivement qu'il ne supporterait pas de perdre Sally. Même s'il lui avait promis de rester à jamais dans son cœur, son âme et son esprit… une larme coula sur sa joue alors qu'une patte vint l'essuyer.

« Petit humain ! Tu vas avoir onze ans aujourd'hui, tu n'as pas le droit de pleurer de tristesse ! Allez, oust, arrête et va voir maman humaine ! Sinon je te boude. »

Harry se leva difficilement et alla rejoindre sa mère avant de se lover dans ses bras.

- Tout va bien, mon chéri ?

Elle le sentit hocher la tête.

- Ne me mens pas, petit ange.

- J'ai peur que Sally me quitte… même s'il a dit qu'il serait toujours là dans mon esprit, mon âme et mon cœur grâce à Magia… j'ai peur.

- Je te comprends mon cœur, et je suis heureuse que tu ais un tel lien avec lui. Je ne peux pas te mentir, oui Salazar mourra un jour, mais il aura eu une belle vie. Et il sera toujours avec toi. Quoi qu'il arrive. Pour l'éternité, dans ton cœur. Mais pourquoi penses-tu à cela ?

- C'est… c'est mon anniversaire et… j'ai tellement peur que tout cela ne soit qu'un rêve.

- Ce n'est pas un rêve, mon petit prince.

Elizabeth, légèrement attristée, pris le menton de son fils et le força à fixer ses yeux.

- Nous t'aimons et serons toujours là pour toi. Tu ne retourneras jamais dans cette famille étrange et nous ne laisserons personne te faire du mal. Est-ce clair, mon enfant ?

- Oui… oui maman. Merci.

- De rien, petit cœur. Maintenant file t'habiller convenablement, les invités arrivent à midi et il est déjà onze heures !

*~*°O°o°O°*~*

Alekzandra, Niklas et Audrey étaient arrivés les premiers avec Sergej. Lianna était restée en Russie pour accompagner Tomek en ville et passer du temps avec son fils.

Ensuite arrivèrent Eulia, Edouard, Jania et Leonius ainsi que Severus. Sirius se faisait attendre et arriva juste avant le début du repas accompagné de Talhyia.

La présence de la jeune femme n'était pas prévue et fit grincer des dents Hardwin bien qu'Elizabeth fut heureuse de cette présence supplémentaire. Elle appréciait cette femme et avait rapidement remarqué qu'elle saurait remettre Sirius à sa place quand il le faudrait.

Talhyia, gênée – elle n'avait pas voulu venir mais Sirius l'avait coincée – essayait de se faire aussi discrète que possible mais Eulia et Elizabeth ne le voyait pas ainsi : elles lui posaient toutes sortes de questions et elle devait avouer que leur parler fut agréable. Severus osa regarder sa montre astronomique et mentalement poser la question « Quand est-ce-que Sirius va faire une grosse bêtise, aujourd'hui ? » et eu sa réponse : en plein milieu d'après-midi. Il veillerait à ce que Harry soit loin, en train de jouer avec ses amis, lorsque cela se produirait.

Les enfants mangeaient donc, parlaient, riaient sous le regard attendrit des adultes et Harry souffla joyeusement ses bougies. Le gâteau était aux fraises, décoré d'un coulis de framboises croisés à un coulis de chocolat chaud qui formaient son prénom et les armoiries de la famille Potter.

- C'est bizarre, avait alors dit Sirius. James détestait les fraises.

Harry fit semblant de ne pas avoir entendu et continua de manger sa part, une boule dans la gorge. Il évita le regard de tous les invités durant la suite du repas. Severus observa alors sa montre. Il considérait déjà cela comme déplacé de la part de Sirius, et il eut un mauvais pressentiment pour la suite des évènements.

- Des activités vous attendent dehors, fit joyeusement Elizabeth. Nous donnerons les cadeaux à Harry en fin de journée !

Les enfants, s'excusèrent sans plus attendre et sortirent de table. En voyant tous les jeux et la nouvelle balançoire, Harry en oublia momentanément la phrase de son parrain.

- Harry ! cria Alekzandra. Allez, viens ! Y'a une piscine de boules flottantes !

- Owiiiiiiii ! cria Niklas, tirant sur le bras de Harry.

Les enfants se chamaillèrent et plongèrent dans la piscine en riant. Le soleil battait son plein et les chats étaient de sortie dans le jardin.

Les futurs écoliers firent ensuite des bulles et dansèrent sur la musique alors que les adultes riaient des frasques et des grimaces de leurs enfants. La bonne humeur était au rendez-vous et rien ne semblait pouvoir les arrêter.

- Des bulles, remarqua Sirius, mais ce ne sont plus des bébés !

- Sirius ! fit Tahlyia, outrée. Ce sont des enfants, ils ont bien le droit de s'amuser comme ils le souhaitent, non ?

Il soupira, fixant le ciel. Les autres riaient toujours, mais lui était terriblement déçu des différences entre son filleul et son meilleur ami. Qu'avait fait cette famille de son filleul ?

- Ce n'est pas James, remarqua doucement Tahlyia.

Elle ne comprenait pas ce qu'avait Sirius, aujourd'hui. Elle l'avait déjà remis deux fois à sa place mais n'osait pas hausser le ton en public, et lui regrettait lentement mais sûrement d'avoir forcé la jeune femme à venir.

- Qu'ont-ils fait de mon mini James ?

- Harry est un mélange de Lily et James. Il n'a jamais été James, ni Lily, Il est Harry, remarqua plus durement Tahlyia.

Quitte à perdre l'amitié de Sirius aujourd'hui, autant remettre les points sur les i. Elle appréciait beaucoup ces personnes et Harry était un garçon merveilleux, elle le voyait qu'à sa façon d'être avec ses amis.

- Il semble adorer les fraises et les framboises, James détestait tout ce qui ressemblait à des fruits et haïssait les fraises ! Harry aime les chats. James ne les aimait pas et moi non plus !

- Sirius, fit gravement Severus qui était arrivé derrière eux, sur la terrasse. Tu es là pour Harry. Si tu es là pour voir James, je me dois de te rappeler que ton ami est décédé en octobre 1981 et que ce que tu as devant les yeux est le fruit de l'amour entre Lily et James. Ce n'est pas un Mini-James, c'est une nouvelle personne à part entière.

- Je ne l'aime pas, cracha Sirius.

- Sirius ! fit Tahlyia, choquée. Ce garçon est adorable ! Tu as quelques points communs avec lui, en plus. Non, ce n'est pas James mais c'est ce qu'il reste de ton meilleur ami. Pourquoi ne pas l'aimer comme il est ?

- Tu peux me dire ce qu'ont fait les Potter de cet enfant ? cracha Sirius à la figure de Severus, ignorant les paroles de son amie. Il semble aimer tout le monde, il t'apprécie, même toi ! Il ne ressemble pas autant à James que je l'aurais espéré et il a une toute autre mentalité.

- As-tu oublié ce qu'il a subi chez les Dursley ? fit une voix grave et glaciale qui fit sursauter et frissonner Sirius.

Tahlyia, qui commençait à avoir les larmes aux yeux, préféra quitter le groupe d'adultes et se réfugier dans la cuisine.

- Je…

- Il a été battu, dévalorisé et moins bien soigné qu'un vulgaire elfe de maison anglais, fit froidement Lord Potter.

Ce n'était plus Hardwin que Severus et Sirius avaient en face d'eux. Non, c'était un père de famille qui protégeait et défendait ses enfants coûte que coûte, quitte à perdre quelques amitiés au passage. Un vent glacial passa sur le visage de Sirius qui frissonna, encore une fois.

- Harry a assez souffert, entre autre à cause de Dumbledore qui se croyait tout permis et l'a placé dans cette famille… Regarde-moi quand je te parle, Sirius ! ordonna Hardwin sur un ton polaire. Harry a assez souffert comme ça et je te pensais assez mature pour connaître la totalité des faits mais j'ai un immense doute, maintenant. Si c'est un James Miniature qui t'intéressait, tu peux quitter immédiatement les lieux. Si tu te reprends et te conduis en adulte responsable, tu peux rester. Maintenant, réfléchis à ce que tu veux : être là et protéger ce qu'il reste de ton meilleur ami, l'aimer comme il est sans attendre de sa part qu'il ressemble à James et encore moins tenter de le façonner à son image, ou disparaître à jamais de sa vie en te comportant comme un idiot égoïste ? Au passage, tu avais une chance avec Tahlyia, mais je crois que vu ton comportement, elle aura du mal à revenir vers toi. Maintenant, si tu permets, c'est la fête d'anniversaire de mon fils. Si tu ne te reprends pas, déguerpis de chez moi, compris ?

Hardwin, dans une colère froide, tourna le dos aux autres avant d'entrer à l'intérieur à la suite d'Elizabeth qui allait chercher des boissons rafraîchissantes et n'avait pas entendu la conversation.

Sirius croisa les bras et s'adossa au mur, repassant les paroles qu'il venait d'entendre. Severus, lui, tourna simplement les talons et aperçu un reflet dans un verre.

- Harry ! souffla Severus.

L'enfant était caché entre un poteau, un des parasols pliés et le mur perpendiculaire aux fenêtres. Il avait tout entendu, Severus ne pouvait pas en douter. Il tremblait.

- Viens, allons autre part, chuchota l'adulte.

Il prit la main de son filleul et l'amena dans la salle de musique sous le regard interrogatif d'Elizabeth.

Severus ferma la porte derrière eux et pris Harry dans ses bras, embrassant ses cheveux.

- Il… il ne m'aime pas…

- Il ne te connaît pas, répliqua durement Severus. S'il te connaissait il t'aimerait.

Quelques sanglots lui répondirent. Severus avait envie d'étriper le cabot.

- Que se passe-t-il ? demanda Hardwin qui passait la tête par la porte entrouverte.

Severus soupira et lui lança un regard qui en signifiait long. Hardwin grogna, vint embrasser le front de son fils et ressorti aussitôt, se dirigeant avec colère vers l'ancien gryffondor.

- Sirius ! cracha-t-il alors qu'Elizabeth le retenait.

- Que se passe-t-il à la fin, ici ?

- Il a chouiné parce que Harry ne ressemble pas assez à son père et cela déçoit cet idiot d'égoïste !

- Hard…

- Non ! J'en ai plus qu'assez ! Sirius, te rends-tu compte du mal que tu fais en réagissant de la sorte ?

- Harry n'a rien ent…

- Si ! Si, Sirius, justement, il a absolument tout entendu ! Tout ! cria Hardwin.

Les enfants, attirés par les cris, s'étaient rapprochés alors qu'Eulia leur demandait de retourner au centre du jardin où se trouvaient de quoi dessiner et peindre.

- Tu as fais du mal à Harry, et à Tahlyia ! Qu'est-ce qu'il te prend aujourd'hui ?

- Je suis désolé, fit alors Sirius en baissant les yeux.

Ca ne servait à rien d'être désolé, il le savait. Il avait fait une bêtise, il ne savait même pas pourquoi ! Il ne savait même pas ce qu'il attendait de l'enfant, en réalité. Avait-il seulement fait son deuil de James ? Apparemment non. Et il n'avait techniquement rien à attendre de cet enfant, c'était même plutôt le contraire, le petit devait certainement attendre quelque chose de lui. Un geste, des histoires sur ses parents… Qu'avait-il fait ?

- C'est bien ce que je pensais, repris gravement Hardwin. Tu n'as pas fait le deuil de James, n'est-ce-pas ?

- Apparemment non, répondit Sirius dans un murmure. Je… je vais m'excuser auprès de Tahlyia et m'en aller.

Personne ne le retint, et ce fut certainement ce qui poignarda son cœur. Non, personne ne portait plus d'importance à sa personne. Lily n'était plus. James n'était plus. Harry n'était pas James. Comment avait fait Severus pour passer au-dessus de tout cela ? Pourquoi lui, qui se pensait pourtant plus intelligent que l'ancien serpentard, n'y arrivait pas ?

Il trouva Tahlyia dans la cuisine et présenta ses excuses, la peine dans la voix de Sirius toucha la jeune femme qui le laissa parler. Il lui expliqua brièvement que son meilleur ami lui manquait, qu'il ne savait pas comment faire, qu'il ne méritait pas son amitié gratuite, et sortit de la pièce puis quitta le Manoir sans un mot de plus.

Les enfants cherchèrent Harry et l'entourèrent avec Severus et tentèrent, tant bien que mal, de lui remonter le moral. Sergej demanda à Fred et George de les rejoindre afin qu'ils fassent à nouveau rire les enfants attristés car eux n'y arrivaient pas.

L'ouverture des cadeaux avait définitivement rendu le sourire à Harry. Fred et George planifiaient quelques blagues avec Alekzandra et Audrey pour les prochains jours et tout le monde se rassasia lors du repas du soir.

Tous dormirent sereinement à Liberty Charms, dans le salon, à la lumière des bougies et du feu de cheminée qui heureusement pour eux ne dégageait aucune chaleur grâce à un sortilège de climatisation.

.

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

.

Le mois d'août était bien entamé lorsque la fête eu lieue à Liberty Charms. Les familles Black, les Potter-Windsor, les Prince, et tout le clan des Mordinov avait débarqué en Irlande, ainsi que les Chourave, les McGonagall et les Flitwick.

Severus avait hésité quant à leur présence, mais Hardwin l'avait souhaité. Harry ne les connaîtrait, normalement, jamais en tant que professeur et ils connaissaient Lily et James. Surtout Minerva. Ils aidaient et aideraient Harry dans l'ombre, alors pourquoi ne pas accepter leur présence ? D'autant plus que Dumbledore remarquerait bientôt l'absence du petit Harry et que ces personnes étaient liées par un sortilège puissant que même Dumbledore ne saurait délier. Il était tellement certain de la loyauté de ses enseignants que cela ne lui viendrait peut-être même pas à l'esprit.

Daniel et Pomona Chourave étaient venus avec le frère de Daniel : Peter Chourave qui tenait par la main son épouse, Shannon. Ils avaient amenés leurs enfants que connaissait déjà Severus : David, né en 1973, Emilie de 1975 et Alvin de 1977.

Minerva était venue seule, laissant son mari Cleante avec leurs enfants et petits-enfants en Ecosse. Filius aussi était venu seul et observait avec envie les enfants qui se lançaient des sortilèges informulés afin de changer la couleur des vêtements ou des cheveux de leur cible.

- Je n'avais plus vu depuis longtemps d'aussi jeunes enfants habiles avec la magie sans baguette ! s'exclama-t-il en souriant. Vous avez des enfants puissants ! Si vous avez besoin d'aide pour leur enseigner des sortilèges plus poussés, je vous aiderai avec grand plaisir ! fit-il, enjoué.

Elizabeth lisait de la pure sincérité et de la joie sur le visage du petit professeur.

- Nous pourrons en parler, effectivement. La plupart entrent au collège l'année prochaine mais ils auront certainement envie d'apprendre des choses qu'ils ne verront pas à l'école. Allez, venez vous installer.

Harry s'approcha timidement des adultes alors que les autres s'amusaient en courant dans tout le manoir.

- Voici Harry, j'imagine ? demanda Filius. Enchanté, jeune Harry !

- Bon… Bonjour, Lord Flitwick.

- Oh, vous connaissez déjà mon nom ?

- Severus m'a donné vos noms, fit-il en souriant timidement. Je vous présente Salazar, c'est mon Maine Coon, il ressemble à un lion…

Minerva ne put s'empêcher de rire.

- J'ai… j'ai dis quelque chose de mal ? demanda Harry en regardant sa mère.

- Non, petit cœur. C'est que Minerva est la directrice de Gryffondor, et que son emblème est un lion. Le prénom de Sally est le même que Salazar Serpentard, tu comprends ?

- Ah, oui, le fondateur de Serpentard c'est ça ? fit-il en riant doucement. Ça vous fait bizarre, alors, Mrs. McGonagall ?

- Oui, j'imaginais la tête que ferait Serpentard s'il avait connaissance de ce chat. Très beau spécimen, d'ailleurs.

- Vous voulez le caresser ? demanda Elizabeth.

- Oh, euh, non… je… voyez-vous, mon animagus est un chat. J'ai peur que…

« La madame veut me toucher Harrychou ? »

- Oui Sally, chuchota l'enfant.

« Dis-lui de le faire mais tiens-moi dans tes bras. T'aime. Je lui fais confiance. »

- Euh… Salazar est gentil, madame, tenez, caressez son dos, fit l'enfant en présentant le lourd animal.

Salazar ronronna quelques secondes avant de frotter sa tête contre la main de Minerva.

- Je n'aurais pas pensé que… Oh !

Harry laissa échapper un rire joyeux. Un petit chaton venait de sauter sur les genoux de Minerva en ronronnant puissamment.

- Tu n'as jamais eu de chats ? demanda Severus, surpris. J'imaginais pourtant que tu devais en avoir, et courir partout après eux dans ton manoir… Hm.

- Severus ! fit Harry, outré.

Les adultes rirent de bon cœur.

- Severus qui fait de l'humour, c'est la fin du monde ? demanda alors Hardwin en arrivant à son tour.

- Ca va aller, Mrs. McGonagall ?

- Oh, appelez-moi Minerva, je vous prie, Mrs. Potter.

- Dans ce cas, appelez-moi Elizabeth.

- Pour répondre à votre question, ça va aller. J'imagine qu'il veut des caresses ?

- En effet, gloussa Harry. Il ronronne fort ! Il vous adopte déjà.

- C'est quoi, comme race exactement ?

- Un Maine Coon, Minerva, répondit Severus. Elizabeth en a un élevage.

- Oh c'est vrai ?

- Oui, et moi aussi je suis un animagus chat, d'ailleurs.

- Ah bah je comprends mieux, marmonna Severus avant de se faire frapper par la maîtresse de maison.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

Alors que la plupart des adultes discutaient dans le salon en caressant les divers chats qui occupaient nouvellement les quartiers, les enfants, eux, étaient assis en cercle dans l'herbe en mangeant des fruits. Ils discutaient de leurs craintes et espoirs pour les années à venir. Le thème principal de la discussion resta tout de même celui de la rentrée.

- Ca va aller, les rassura Coraleen Prince. Je suis à l'école d'Irlande et franchement j'aime beaucoup. Les profs sont sévères mais ils répondent toujours aux questions que l'on a, quitte à nous aider dans nos recherches le soir à la Bibliothèque. Ils sont vraiment sympa et font attention à nous. J'ai encore deux ans à faire et vraiment, ça me manquera.

- Abby, tu resteras avec nous le premier soir ? demanda timidement Harry.

- Bien sûr, petit frère. Je demanderai aux surveillants mais ils seront d'accord si vous êtes sages.

- On est toujours sage ! fit alors Leonius.

- Hm, si tu le dis, fit alors Jania.

- Je heu…

- Oui, Donn ? demanda Alekzandra. Allez, parle ! Je vois bien que tu en as envie.

Le petit se renfrogna et regarda ses chaussures. La main de Harry qui passa devant son visage le surpris. Le jeune Potter pris alors la main de Donn et lui parla.

- Tu n'as pas a avoir peur de nous, pourquoi tu parles pas ?

- Je… je vous connais pas et… et… sanglota l'enfant.

- Petit frère, fit Coraleen en se levant.

Elle s'accroupit devant son frère et lui pris le menton entre ses doigts longs et fins.

- Petit frère, je sais que tu n'es pas habitué à voir autant de monde en une fois, mais papa nous a dit que nous pouvons être amis avec chacun d'eux. Tu n'as pas à avoir peur. Soit comme tu as envie d'être. Soit comme tu es, petit ange.

- Sûre ?

- Sûre.

- Tu veux du chocolat chaud ? demanda Harry.

Donn acquiesça vivement et Alekzandra demanda à un elfe de préparer du chocolat chaud pour tout le monde.

- En plein mois d'août, vraiment ! se moqua gentiment Luka.

- Si tu veux bien, Donn, repris Niklas, tu pourras rester avec nous quand on sera à l'école. Comme ça tu ne seras pas perdu, et nous non plus, d'accord ?

- Oh, oui, ce serait chouette, renchérit Jania.

- D'a… d'accord.

Les enfants chantèrent alors quelques chants et virent quelques gros matous approcher avec…

- Z'êtes sérieux, là ? fit Tomek en riant.

Tous les enfants, hilares, regardaient à présent les chats Berlioz, Bia, E'Caleum, Elf'Inn, Néos, Salazar et Alzath sur le dos desquels se trouvaient leurs phénix Ollyos, Nevenia, Zoro, Eden, Flames, Elowenn et Fox.

Un concert de miaulements indignés se fit entendre et les oiseaux hululèrent de contentement.

« Sale volaille… Harry, aide- moi ! »

Harry se leva prestement et pris Salazar dans ses bras alors qu'Elowenn rejoignait son maître, Niklas.

- T'arrives à le porter ? fit Donn, impressionné.

- Oui mais il est lourd, répondit Harry.

- Je veux bien te croire, je n'ai jamais vu un chat aussi grand !

- Oui, heureusement qu'il n'est pas gros sinon je ne pourrais plus du tout le soulever. Il fait environ neuf Kilos et il a… il va avoir dix ans le deux septembre prochain.

- Waouw, fit Niklas. Aussi vieux ? On dirait pas, Sally, tu es bien conservé !

Un miaulement se fit entendre et les rires repartirent.

.

*~*°O°o°O°*~*

.

La journée passa tranquillement entre jeux, courses, bataille d'eau ou encore de bulles de savon mordeuses… Fred et George retrouvèrent, eux aussi, un sourire éclatant.

Althus sorti quelques jeux de sociétés pour la soirée et aida Elizabeth à mettre la table. Les enfants riaient dans le jardin et les adultes profitaient pleinement de la journée : ils pouvaient laisser leurs enfants jouer librement dans le domaine de Liberty Charms sans s'inquiéter et surtout, passer du bon temps et se reposer loin des soucis.

En cette belle journée d'été, les ennuis des différentes familles s'étaient évaporés comme l'eau au soleil. Personne ne pensait plus aux différentes élections, aux mages sombres du Monde, et encore moins à un certain Lord Voldemort qui ne faisait que survivre dans un monde lui étant hostile.

.

*~*°O°o°O°*~*

**~*~**~*~**~*~*~*~**~*~**~*~*~*~***~*°O°o°O°*~***~*~**~*~**~*~*~*~**~*~**~*~*~*~**

La Gazette du Sorcier

Edition spéciale du 20 août 1991

En ce grand jour du 20 août 1991 nous vous rappelons avec fébrilité le nom de ceux qui se voyaient diriger notre pays.

Mrs. Abercria McFlowers, âgée de 47 ans et occupant un poste d'éleveuse de dragons en Roumanie depuis vingt ans et diplômée d'état en psychologie humaine ;

Mrs. Kerstin Ethna Kaithlyn Caithbright, âgée de 38 ans, diplômée en droit anglais du côté Moldu comme Sorcier depuis les années 80, avocate indépendante dans un cabinet privé ;

Mr. Cameron Oracio Caithbright, âgé de 52 ans, directeur du département de la coopération magique internationale, diplômé d'Etat en droit sorcier anglais ;

Mr. Vincent Anno Stuart, âgé de 36 ans, architecte et peintre ;

Mr. Edgar Eadwig Harold de Nothampton, âgé de 95 ans, professeur d'Art des Sortilèges.

Chacun d'eux avaient un parcours intéressant et pour certains, même, inédit puisque les précédents Ministres furent issu(e)s, d'une manière ou d'une autre, du Ministère lui-même.

Cette variété de choix a laissé certains électeurs sans voix et avait alors promis beaucoup de débats et de rebondissements. Certains services du Ministère ont ouvertement soutenu l'un ou l'autre candidat et d'autres ont essayés de réduire à néant certains espoirs.

Le résultat des votes nous a toutefois impressionnés. Alors que les générations précédentes avaient tendance à ne plus voter, et les jeunes n'étant pas toujours intéressés par la politique, nous nous étions attendus à un même pourcentage de participation que lors de l'élection de notre chère Ministre Mrs. Millicent Bagnold. Mais non ! La population semble s'être réveillée d'une longue somnolence et est allée voter !

En effet, plus de 90 pourcent de la population sorcière – cracmols inclus puisque la Ministre leur a dernièrement donné le droit de vote au grand dam du Magenmagot – est allé rendre son bulletin de vote au Ministère, dans le Grand Hall.

Il y eu également 0,003 pourcents de votes considérés comme blancs et huit pourcents de la population qui n'est pas allée voter.

Les votes blancs concernent certainement la population la plus pauvre et ayant eu une éducation sociale et scolaire précaire. Notre hypothèse est que cette basse société n'a guère compris les informations divulguées par le Ministère au cours du dernier semestre annonçant que les votes concernant d'autres personnes que les cinq candidats n'auraient aucun poids dans le résultat des votes, contrairement aux précédentes élections.

Vous n'êtes pas sans savoir que l'Angleterre héberge environ 53 millions d'habitants, dont environ 50.000 cracmols et 198.300 sorciers. Selon les rapports du Ministère, il y aurait eu 199.748 personnes en âge de voter.

Le bilan de ce vote se résume donc à ceci :

Environ 15.970 personnes en âge de voter n'ont pas montré leur intérêt pour ce droit.

Ce qui nous revient à environ 182.330 votants, et si l'on en soustrait les votes blancs, cela nous donne un chiffre approximatif de 182.325 habitants ayant donné un réel vote.

5 pourcents des votes furent pour Lady Abercria McFlowers

6 pourcents : Lord Edgar Eadwig Harold de Nothampton

9 pourcents : Lord Cameron Oracio Caithbright

10 pourcents : Lord Vincent Anno Stuart

Et donc, le résultat final suit la volonté du peuple votant :

70 pourcents ont choisi d'élire Lady Kerstin Ethna Kaithlyn Caithbright !

Nous souhaitons d'ores et déjà un chaleureux accueil à notre nouvelle Ministre de la Magie qui prendra ses fonctions aujourd'hui, à dix heures.

Nota Bene : 0,003 pourcents, soit cinq personnes ont voté pour un individu déjà hors-jeux : Mr. Cornelius Fudge que Lord Albis Dumb Le Doré soutenait tout particulièrement.

**~*~**~*~**~*~*~*~**~*~**~*~*~*~***~*°O°o°O°*~***~*~**~*~**~*~*~*~**~*~**~*~*~*~**

.

*~*°O°o°O°*~*

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*

Quelque part, au fin fond de l'Angleterre, se fit entendre une grosse explosion. Dix fenêtres se brisèrent sous sa puissance et une goutte de sang tomba sur le sol en marbre.

Un cri d'effroi et d'horreur jaillit d'un bec noir, avant de disparaître de ce qui restait de son habitat.

.

*~*°O°o°O°*~*

*~*°O°o°O°*~*O*~*°O°o°O°*~*