Quand la pureté reste dans l'âme

Magie obscure

Bonjour !

Alors tout d'abord, désolée du retard. Je voulais poster avant le weekend, et je n'ai pas réussi.

Merci à tous de me suivre, j'espère que vous avez passé une bonne fête de Noël ?

AnnaMerteuil : Mwahahaha : j'avoue, il a intérêt à chuter :p

TeZuKa j : Merci !

Harry : Oui, nous (mon cerveau et moi) faisons tout pour que la chute de Dumby fasse mal. Mais les personnages ne sont pas toujours d'accord ;p. Merci pour tes commentaires !

Lesaccrosdelamerceri : Merci !

Adenoide : Pour le moment il n'est effectivement pas prévu que Harry aille à Poudlard, mais… que nous réserve le futur ? Bonne question… à laquelle je ne répondrai pas :D

Lils : j'avoue… est-ce que Severus est trop gentil ? Faut pas que je le transforme en Bisounours non plus ^^. Merci, toi aussi une bonne et joyeuse année 2019 ! ;+)

Un bon réveillon à vous ! Que l'année 2019 soit heureuse, joyeuse, vous apporte bonheur et chance.

Helia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 27 :

Magie obscure

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Quatre grandes silhouettes se faufilaient dans la pénombre. Les pavés sombres couraient les rues de ce petit village à l'aspect négligé, ancien.

Ils venaient de quitter le petit village de Little Hangleton afin de rejoindre une clairière dans laquelle la nature semblait avoir repris ses droits.

Une petite maison en ruine trônait au milieu d'un bois sombre, et le lierre effaçait presque la vue de la porte d'entrée et des fenêtres.

Au-dessus de la poignée rongée par les mites, le nom de famille « Gaunt » était encore lisible.

Un des sorciers russes sorti sa baguette et lança quelques sortilèges afin que personne ne connaisse leur présence en ces lieux.

L'intérieur était insalubre et en désordre total. Les lampes à huiles ne fonctionnaient plus depuis longtemps et la poussière avait pris certains droits. Des plantes avaient étrangement poussées, recherchant en vain la lumière qui se faisait trop rare.

Sans un mot, l'une des silhouettes sombres se dirigea vers une grande commode en bois massif. C'était étrangement le seul meuble qui restait beau malgré le temps passé. Une odeur infecte se dégageait de ce bois et ce fut là qu'ils trouvèrent la première Relique.

Horrifié que l'on puisse ainsi corrompre un objet aussi précieux et légendaire, Maksim Melkior Stanislas Mordinov-Romanov Héritier du trône sorcier de Russie fit craquer ses doigts d'agacement, faisant sursauter ses proches amis.

- Maksim ! On a dit pas un bruit !

- Je l'ai, c'est bon, grogna l'intéressé, on s'en va.

Ils sortirent alors par l'arrière avant de disparaître dans les bois.

- Quoi ? cria Isaak alors que son neveu lui montrait la relique. Comment a-t-il osé profaner un objet aussi précieux ?

- Je doute qu'il sache que ce soit une relique, Père, intervint Arsène. Lord Voldebriquette-visage-de-lait a vécu son enfance dans un orphelinat moldu.

- En effet, il n'a pas dû avoir accès aux contes pour enfants, rajouta Valentin.

- Il nous faudra détruire l'horcruxe sans détruire la pierre, marmonna Eliana Irinushka, la femme d'Isaak.

- Et garder la pierre précieusement, renchérit son mari. Bien, nous avons deux horcruxes, Severus doit nous ramener celui que son ami Regulus avait confié à son elfe en espérant que celui-ci soit coopératif et celui qui infestait Harry est aussi entre nos mains. Beau travail, les enfants.

- J'ai pu entretenir une conversation avec Lord Dumbledore, fit alors une voix derrière Isaak.

L'homme semblait âgé, des rides et plusieurs cicatrices barraient son visage. Un léger sourire laissait apparaître des canines pointues couleurs sang.

- Baltazar ! s'écria Isaak, mon ami !

- Coucou petit Isaak ! Fit le nouvel arrivant avec une voix enfantine.

- Hey, te moque pas de mon petit frère, grogna Nikolaï. Pourquoi as-tu parlé avec le vieux ?

- Il semblait avoir beaucoup de connaissances techniques sur les horcruxes et je lui ai fait un interrogatoire en règle, minauda Baltazar en se limant les ongles pointus et recouvert de noir.

Un frisson parcouru l'assistance.

- Tu… murmura Maksim. Tu ne l'as pas tué tout de même ?

- Non, bien sûr que non, adorable enfant, je n'aurais pas osé voyons… Mais… continua-t-il avec une voix très aiguës, prouvant son excitation. J'ai quelques informations complémentaires qui pourraient vous être utiles… si seulement…

- Aller, accouche, grogna Lena, la fille de Nikolaï. Tu l'auras ton chocolat à la myrtille, mais accouche !

- Je ne suis pas une femme, voyons, petite, je ne peux pas accoucher ainsi !

Les femmes présentes levèrent les yeux au plafond et un elfe apporta la boisson favorite du vampire.

- Et ma rose ? fit le vampire en mimant une mine triste.

- Roh, grogna Nathanaöl en faisant apparaître une rose. Tiens, voilà mon tonton chéri que nous aimons de tout notre cœur. Tu expliques un peu le pourquoi du comment, maintenant ?

- Patience, patience… murmura le vampire en buvant sa tasse tranquillement. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, mon enfant.

- Tu veux vraiment recevoir un coussin de pierres dans ta face de rat, sale vampire ? s'énerva Maksim et déclenchant ainsi les rires de sa famille.

- Cet enfant est vraiment insupportable ! s'écria Baltazar. Quelle insolence ! Bien… j'ai rencontré Dumbledore chéri lors d'une promenade dans la forêt interdite. Il ne se souviendra de rien de notre entretien, je peux vous l'assurer, mais je lui ai soutiré quelques informations intéressantes.

- Accouche, le vieux, fit Lena. T'es lourd, là.

- Un peu de respect, jeune demoiselle ! Et je ne pèse que cinquante kilos je ne peux pas être lourd !

- Jeune demoiselle ? fit Nathanaöl en se moquant, on a 140 ans, hein !

- Crétin !

- De rien, chère cousine !

- Eh bien… fit Baltazar. Votre Dumblechose aime les hommes, mais je pense que vous vous en contrefichez. Par ailleurs, il sait pertinemment que Voldychose a prit possession de quelques objets le reliant aux fondateurs de Poudlard, pensant prouver ainsi sa suprématie. Il a donc prit le diadème perdu de Serdaigle, qui se trouve à Poudlard entre nous, mais je ne peux pas en dire plus, et la coupe de Poufsouffle qui elle n'est plus à Poudlard.

- Hm, très bien, merci Balti !

- De rien mon Nikolaï en sucre d'orge !

- Il nous resterait alors ces deux-là et un troisième…

- Le troisième a été localisé en Angleterre également, intervint Valentin. Il se trouve dans le manoir du nouveau Lord Malfoy, qui travaille au Ministère de la Magie. D'après la magie autour du terrain, je peux affirmer que cet objet s'y trouve depuis au moins une dizaine d'années, avant la disparition du mage dangereux. Il y a des barrières magiques au sein même du domaine, en plus de celles protégeant l'extérieur et je doute que les habitants aient réellement connaissance de la nature de cet objet.

- Probable, murmura Isaak. Bien, pensez bien à séparer chaque morceau d'âme d'une cinquantaine de mètres au moins, et de bien les enfermer dans nos cages, compris ? Si je vois l'un d'entre vous tourner autour de ces choses, je vous étriperai.

- Père, fit Arsène. Tu penses vraiment qu'on voudrait faire revenir à la vie cet être infâme qui pense que tuer les êtres est la meilleure solution, et qui en plus déteste les créatures magiques ?

- Navré fils, mais je me dois de prévenir. J'ai confiance en vous, mais pas en vos pulsions. Soyez brave et sages.

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La coupe de Poufsouffle fut localisée à Gringotts. Ayant le contrôle des coffres des Black, Orion pu demander la visite pressante du coffre de sa nièce, connue comme fervente admiratrice du « Seigneur des Ténèbres ». La famille Mordinov était certaine que l'horcruxe se trouvait dans ce coffre.

Un puissant sortilège cuisant et de duplication était posé sur les lieux et Orion sourit devant cet état de fait. C'était une magie protectrice, que Bellatrix avait dû apprendre de leurs grands-parents.

Sans aucun mal il défit les liens, étant, à titre provisoire et donc seulement durant l'emprisonnement de sa nièce, responsable de son coffre qui n'était heureusement pas relié à la famille Lestrange.

Cependant, Nikolaï ne le laissa pas toucher l'objet. Il demanda son autorisation afin de pratiquer une magie ancienne dans ce lieu afin de neutraliser l'objet qui empestait l'âme moisie et dénuée d'espoir. Orion avait bien entendu accepté et demandé à ce que l'objet, si encore en état, soit remis à Poudlard lorsque l'horcruxe serait détruit.

Dans la Salle des Rituels, en Russie, se trouvait d'ores et déjà quatre récipients comprenant chacun un morceau d'âme.

Celui qui avait squatté le corps du petit Harry se trouvait dans un récipient carré, en pierres grises et dont les runes protectrices brillaient d'un rouge vif.

L'Horcruxe provenant du Médaillon de Serpentard avait été extracté de l'objet le jour même et reposait maintenant dans un losange de pierres rouges, dont les runes pulsaient dans un rythme verdâtre.

L'Horcruxe qui avait infesté la si belle et légendaire bague des Gaunt se trouvait dans une bille de pierre, en lévitation au-dessus d'une table de marbre. Des runes blanches pulsaient violemment, comme si l'âme souhaitait à tout prix s'enfuir de ce piège de pierres noires.

La coupe de Poufsouffle avait demandé un peu plus d'efforts et une nuit entière de combat contre les sortilèges de protections qui englobaient l'objet. L'horcruxe était heureusement le plus faible de tous, mais la coupe avait subi quelques dommages que les vampires regrettaient amèrement. Elle ne serait plus aussi brillante qu'avant, à moins que l'un d'eux donne un peu de leur magie à cet objet corrompu… L'horcruxe avait été placé dans un petit triangle de pierre qui se trouvait ancré dans le sol, près d'une potion grisâtre qui ferait suffoquer n'importe quel être humain « banal ».

La semaine avait finalement défilée alors que la famille Royale faite de vampires qui cherchait un moyen de pénétrer le manoir Malefoy. Celui-ci était bellement protégé. De la magie ancienne, qui serait très difficile à remettre en place pour les propriétaires – si toutefois ils étaient conscients qu'une telle protection les entourait. Cela avait largement aidé aux réunions des mangemorts, les Mordinov en étaient certains. Les impardonnables pouvaient être lancés sans laisser de trace ni de soupçons. Lord Voldemort avait dû repérer cet endroit avant de s'imposer à cette famille autrefois amie avec des Sans-Pouvoirs…

Ce fut finalement Arsène et Nikolaï qui brisèrent les protections fondatrices du Manoir. Malheureusement, cette action vit arriver une vingtaine d'aurors et trois Langues-de-plombs.

- Lord Lucius Malefoy ! cria un des hommes en frappant fortement à la porte.

Arsene, Nikolaï, Baltazar et Isaak se tenaient en retrait, invisibles aux sorciers anglais.

Ce ne fut par ailleurs pas Lucius Malefoy qui ouvrit mais une jeune femme aux traits fatigués.

- Lady Malefoy, où se trouve donc votre mari ?

Un enfant accouru, avant de se tenir fermement aux jambes de sa mère.

- Comment…

- Elle est bien sûr surprise qu'ils aient pu entrer aussi facilement, murmura Nikolaï.

- Risque-t-elle la prison ? murmura Arsene.

- Elle non, sa magie est saine. Mais je ne donne pas cher de son mari.

Ils se concentrèrent sur la scène devant eux.

- Nous avons détecté 6 783 sortilèges impardonnables effectués en ces lieux, annonça un vieil homme portant la cape des Langues-de-Plomb. Vos barrières protectrices sont tombées il y a quelques minutes, Lady Malefoy, et votre mari fait parti de la liste des lanceurs de sortilèges interdits.

Plus pâle que la mort, Lady Malfoy trembla violemment.

- Nous ne tolérons pas votre silence, Lady Malefoy ! cracha un autre homme, Auror cette fois.

Les vampires quant à eux, en avaient assez vu. Arsène resta pour surveiller les sorciers mais les plus âgés allèrent, aussi discrètement que possible, récupérer l'horcruxe dans les profondeurs du Manoir.

La maison semblait bien entretenue et les elfes nettoyaient assidûment le Manoir. Les vampires avaient facilement trouvé le Lieu : dans la troisième salle sous-terraine, une pièce renfermait plusieurs objets et bijoux de valeurs, dont un carnet banal, noir, qui pour les vampires dégageait une odeur infecte.

- Hm, je suis déçu, fit Baltazar. Les protections ne sont pas aussi complexes qu'à l'extérieur !

- Arf… tu auras encore l'occasion de t'amuser, répondit Nikolaï. Ce n'est pas le dernier.

- Retournons donc à l'extérieur, profiter du spectacle, les interrompit Isaak.

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Lucius Malefoy, homme fier et fort, politique en devenir et très élégant, avait terminé sa journée au Ministère un peu plus tôt. Il montait les échelons doucement mais surement, avec quelques connaissances ayant les mêmes idées que lui.

Retrouvant son masque froid, il aperçu des aurors à l'entrée de son Manoir.

Comment avaient-ils pu franchir les barrières ? Est-ce-que son épouse avait été assez idiote pour les laisser entrer ?

Fou de rage mais se contrôlant au mieux, il s'approcha dangereusement du groupe.

- Messieurs, fit-il froidement. Narcissa, peux-tu me dire en quel honneur nous avons ces invités en ces lieux ? fit-il d'une voix affreusement mielleuse.

- Lucius, répondit-elle toujours tremblante. Je… je ne sais pas… Ils… ont frappés à la porte, et…

- Idiote ! Je t'ai interdit de donner accès à quiconque et tu ouvres au premier venu ! Rentre avant que je ne te répudie, femme ! cracha Lucius qui ne se contenait plus. Et vous, lança-t-il aux inconnus, pourriez-vous au moins avoir l'obligeance de vous présenter ?

- Philibert Dawlish, Auror de premier rang, fit un homme d'une voix faussement amicale.

- Dorothy Jones, Auror de premier rang.

- Harold Bodderge, Auror de second rang.

- Tomas Smith, Langue-de-Plomb

- Bernd Beasley, Langue-de-Plomb

- Sonia Jerriks, Langue-de-Plomb

- Et vous me connaissez, Lord Malefoy, je ne m'abaisserai pas à ces débilités, fit Rufus Scrimgeour avec dédain. Au nom de la loi, je vous arrête pour crime contre l'humanité.

- Et quelles preuves avez-vous ? fit Lucius avec un ton faussement amusé.

- Les centaines d'impardonnables lancés en ces lieux de votre part, la magie de Vous-savez-Qui qui empeste les lieux et les objets de magie noire destiné à la torture présents dans votre manoir, très cher, lista Lady Jones.

La bouche ouverte, prêt à répliquer, Lucius Malefoy se vit enchaîné et bâillonné devant son fils qui espionnait par la porte entrouverte, puis disparaître avec les personnes qui étaient apparues un peu plus tôt.

Tremblant de peur et les larmes menaçant de couler sur son visage pâle, l'enfant rejoignit sa mère au salon. Il n'avait pas le droit de pleurer. Son père le lui avait dit et appris. Il le savait, il se souvenait des coups qu'il avait reçus pour avoir osé montrer ses émotions. Mais… son père reviendrait-il ? Il l'espérait, car il l'aimait plus que tout. Il avait beau faire mal, souvent, à lui comme à sa maman, l'enfant aimait ses parents inconditionnellement.

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La Gazette du Sorcier

Grande-Bretagne

Edition spéciale

Londres, le vendredi 18 mai 1990

Lord Lucius Malefoy, prétendant au poste de conseiller au Ministère de la magie, écroué

L'Irlande valide le dépôt de plusieurs brevets, défiant les hôpitaux privés de demander des comptes

Extrait de la revue irlandaise concernant les potions : une ingéniosité nous venant de Lord Prince, irlandais à ses heures perdues

La cours des Comtes donne un délai supplémentaire pour les déclarations salariales !

Réforme du département des Aurors et de la Justice

Les volatiles s'étaient engouffrés dans un brouhaha immonde au travers des fenêtres de la Grande Salle, déposant au compte-goutte les journaux nationaux.

Dumbledore était surpris d'une telle action et fronça les sourcils en lisant les grands titres. Les plus âgés lisaient déjà avidement le journal alors qu'il se décida à le lire lui aussi, habituellement au courant de tout avant tout le monde. Généralement, il lisait le journal à neuf heures, dans son bureau, mais le silence qui régnait l'inquiétait grandement.

Lord Lucius Malefoy, prétendant au poste de conseiller au Ministère de la magie, écroué

Lord Lucius Abraxas Malefoy, père de Drago Lucius Malefoy et époux de Lady Narcissa Malefoy, née Black, aurait participé à plusieurs raids en Angleterre aux côtés de Vous-Savez-Qui. Dans son manoir ont été découverts des cachots remplis de corps et d'os. De tibias et de bras cassés, de restes d'ossements de créatures magiques et plusieurs objets de torture.

La découverte s'est faite grâce à un effet peu commun : le Manoir ancestral de la famille Malefoy était protégé depuis des siècles et par une magie très ancienne contre les sortilèges de détection des gouvernements précédents. Des rituels de magie sanguine mélangés à des runes ancrées dans les profondeurs ont été étrangement désactivés hier soir, faisant sauter tous les détecteurs du Ministère. Pas moins de 6 783 sortilèges impardonnables ont été enregistrés en provenance de ce Manoir.

Sans appel, sa baguette a été contrôlée avant d'être brisée. Le nombre précis de meurtres ayant été causés par cette baguette sur des moldus et sorciers n'a pas encore été transmis à la population mais cela ne saurait tarder.

Sa peine sera un emprisonnement sans possibilité de sortie dans la prison anglaise Azkaban. Il y a été transféré la nuit dernière, alors qu'un débat fait rage au sein du Ministère : ce père et époux devra-t-il subir le baiser du Détraqueur ? La peine de mort ne serait-elle pas trop douce pour cet assassin en série ?

Affaire à suivre…

La bouche bée, les yeux se dirigèrent vers un autre nom connu de sa personne. La famille Prince renaissait-elle de ses cendres ?

Extrait de la revue irlandaise concernant les potions : une ingéniosité nous venant de Lord Prince, irlandais à ses heures perdues

« Après les multiples brevets internationaux déposés, la famille Prince dévoile enfin au Monde certains de ses secrets. Des baumes de soin pour enfants, des remèdes contre les maladies les plus communes comme les plus rares, certains antidotes aux poisons communs faisant pourtant encore une centaine de morts par an.

Lord Elphias S. A. Prince a ainsi pu partager ses connaissances avec quelques chercheurs au sein de l'ESAPPI et améliorer quelques potions au goût infect grâce à deux de ses apprentis dont l'identité reste inconnue à ce jour.

Lord Prince semble reprendre la route de son parent éloigné Lord Arcturus Prince, malheureusement décédé il y a quelques temps. Lady Ornelia Prince et Lord Silius Prince ne peuvent qu'approuver la décision de Lord Elphias Prince afin d'améliorer, entre autre, la vie des nourrissons et mères de famille. (…) ».

« Lord Elphias Prince » pensa Dumbledore. Qui était-ce ? Est-ce que Severus était en contact avec eux ? Non, au mieux il lui en aurait parlé. Au pire, Severus les aurait envoyé balader puisqu'ils avaient renié sa mère.

Il y avait peu de risque pour que Severus ait des contacts avec eux, d'autant plus qu'ils semblaient vivre en Irlande et que Severus n'avait jamais quitté l'angleterre. D'ailleurs, il n'avait semble-t-il pas quitté le château depuis bien longtemps. Dumbledore soupira légèrement, buvant une gorgée de thé au citron. Severus Snape était bien fidèle à lui et à ses plans.

Il savait quand ses employés quittaient le château et Albus savait bien que Severus n'avait pas quitté l'établissement depuis qu'il l'avait vu rentrer d'un rendez-vous galant.

Son regard se dirigea vers la table de Gryffondor. Joyeux, les élèves riaient et chantonnaient, lui arrachant un sourire bienveillant. Tout allait dans le bon sens, et cela lui plaisait.

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Severus Snape avait lu le journal, comme toutes les personnes présentes dans la Grande Salle. Il sauta le paragraphe concernant un certain Lord Prince et lisait, pour la quatrième fois, le texte concernant Lucius Malefoy.

Il était certain que cette découverte était due à la famille Mordinov. Qui d'autre aurait détruit des sortilèges aussi puissants en un claquement de doigts ? De plus, il savait, de Sergej, qu'un des horcruxes s'y trouvait.

Mais ce qui l'inquiétait légèrement était que la baguette de Lucius avait aussi été utilisée par d'autres mangemorts, tout comme Lord Voldemort en personne. Ce serait certainement visible dans les contrôles des Langues-de-Plombs, mais allaient-ils dévoiler cela ?

Lord Malefoy écroué. Quelle ironie. Lui, l'homme qui se montrait toujours fier, droit, élégant et imperturbable. Froid. Peu aimable avec les Sang-Mêlés. Et Drago, qu'allait-il devenir ? Il était son parrain et se devait d'aider, d'une quelconque manière.

Il avait tranquillement terminé son repas avant de rejoindre, comme si de rien n'était, les cachots.

- Sergej ? Bon sang ! grogna-t-il après avoir verrouillé la porte de ses appartements.

- Bonjour, je suis aussi content de te voir, se moqua l'homme russe. Tu as lu le journal, j'imagine ?

- Effectivement.

- Bien. Lady Malefoy et son fils ont été transférés en Norvège en changeant d'identité. Nous avons été… assez convainquant dirons-nous, pour qu'ils boivent une potion qui aura changé leur apparence d'ici quelques heures.

- Très bien. Je doute fortement que… Lucius… survive.

- D'après la loi anglaise, il est fort probable qu'ils votent la peine de mort, en effet. Lady Malefoy semblait étrangement soulagée, le petit Drago par contre aura besoin d'un entourage et d'un enseignement strict afin de détruire les idéologies racistes que son père lui a transmises.

- Le fait de ne pas aller à Poudlard et de ne pas intégrer Serpentard sera déjà une aide, supposa Severus.

- Effectivement. Il y a des sortilèges de manipulation mentale dans les salles communes, et des objets qui puent la magie manipulatrice…

- Comment… ?

- Nikolaï a voulu faire une petite promenade cette nuit, fit Sergej en riant. L'avantage d'être un vampire et d'avoir des pouvoirs spéciaux est qu'il est passé inaperçu. Même les tableaux ne l'ont pas remarqué ! En ce qui concerne les sortilèges manipulateurs par contre, cela l'a fait vomir. Il en a désactivé quelques uns, mais ne pouvait pas continuer sans se faire repérer. Alors, il est venu me prévenir.

- Ca ne m'étonne même pas de Dumbledore, marmonna Severus.

- Cela sera à rajouter au dossier, mais il faudra éviter de nommer la présence de Nikolaï en ces lieux… Enfin, je ne venais pas pour cela. Les enfants s'entraînent à créer un livre de communication. Est-ce que tu pourrais nous faire une potion de résistance et de confidentialité qui pourrait être imbibé par le papier qu'est en train de créer Isaak ?

- Il crée du papier ? fit Severus en fronçant les sourcils.

- Bien sûr, tu ne crois tout de même pas que l'on allait laisser les enfants acheter un carnet sans savoir s'ils sont déjà sous divers sortilèges ? Idiot, va. Ma famille connait la procédure afin de créer un papier magique qui puisse imbiber n'importe quel liquide et répondre aux demandes des utilisateurs. L'idée des enfants étant un peu plus complexe que la normale, Isaak a tenu à aider avec Nathanaöl. Et ca leur permet aussi de garder un œil sur Harry en voyant comment il se remet du rituel. Ca fait certes plusieurs semaines, mais ils semblent tenir au petit, comme nous tous.

- La bonne excuse, alors, ricana Severus. Bien, j'ai vu deux recettes qui devraient pouvoir aider, dans un grimoire au Manoir Silverstone, mais je dois aller le chercher…

- Tu ne rentres pas ce week-end ?

- Je… j'ai cours cet après-midi avec les idiots d'élèves, sans compter que j'ai eu cours hier soir puis que j'ai celui de dimanche pour lequel je dois encore lire un manuel…

- Aller, fais pas ta fillette ! fit Sergej. Tu pourras penser à autre chose et te poser un peu en étant chez toi, plutôt qu'ici, non ? Sans compter que… tu n'avais pas un rendez-vous à votre labo avec les deux jeunes Weasley ?

Severus ouvrit la bouche, avant de la refermer. Il avait totalement zappé cette histoire… Pourquoi toujours lui ? Il était fatigué, sur les nerfs, et n'avait qu'une envie : aller dormir.

- Hm. Je dois travailler, Sergej. Je vais me débrouiller pour mettre les jumeaux en retenue aujourd'hui et vous les ramènerait demain après-midi.

- Ok, ok, je préviendrai Hardwin sur la route du retour, il pourra ainsi contacter Lord Tonks et Lord Kent.

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L'après-midi du vendredi s'était déroulée tranquillement à Poudlard. Les températures étaient douces mais bien plus élevées que le mois précédent. Les élèves passaient le plus de temps possible à l'extérieur et Severus fut heureux de voir que ses jumeaux préférés avaient saccagé le couloir menant aux cachots.

Enfin, heureux… tout était relatif.

- Qui a osé changer ces maudites pierres en patinoire ? demanda le Maître des Potions en arrivant devant sa salle de classe.

Les premières années observaient tous le sol, d'un air désolé.

- Et qui… a… changé ma porte en marshmallow géant ?

Avec des cœurs immondes et la poignée de porte en forme d'ange. Ils y allaient un peu fort, tout de même.

La baguette pointée sur ses élèves, il les observa un à un d'un regard à la fois méfiant et sévère. Oh non, ils n'allaient pas s'en sortir comme ca.

- Qui… a… osé ? demanda-t-il encore une fois d'un ton glacial qui fit frissonner la moitié des élèves.

Haussant le sourcil gauche, il fixa les jumeaux dont les lèvres tressautaient légèrement.

- Weasley et Weasley.

Ce n'était pas une question, ni une affirmation. C'était un avertissement. De sa voix glaciale, il continua :

- Entrez en silence dans la salle et sortez vos parchemins. Quant à vous, Messieurs « je me crois hilarant », attendez un instant.

Il observa alors les élèves entrer silencieusement et prendre place. D'un regard noir, il frappa les deux gryffondor derrière la tête avant de leur permettre, également, de rentrer dans la salle de cours.

- Je retire cinquante points chacun à Messieurs Fred et George Weasley. Cependant, puisque les retenues ne semblent pas vous arrêter, je donnerai à votre maison un cours supplémentaire lundi soir, de dix-huit heures à 19 heures.

- Professeur…

- Silence ! Maintenant, que vous le souhaitez ou non, voici vos interrogations surprises. Durant la deuxième heure je vous prierai d'effectuer la potion inscrite au tableau. Si l'un de vous rate cette potion, il ira en retenue avec Rusard. Quand à vous, Messieurs Weasley, vous serez en retenu samedi après le repas de midi et ce, jusque tard dans la soirée. Cela, je peux vous le promettre, fit-il d'une voix qui n'admettait pas la contradiction.

Les Gryffondor furent alors silencieux pour les deux heures qui suivirent. Seul le bruit des plumes puis des potions se fit entendre pour le plus grand plaisir du professeur Snape, la chauve-souris des cachots.

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