Quand la pureté reste dans l'âme

Magnolia Manor

Bonsoir pour la deuxième fois ce samedi !

Comme je n'ai pas pu poster un second chapitre la semaine passée, je vous en poste deux ce soir et voici donc le second du weekend !

Hâte de lire vos reviews, comme d'habitude. Merci à tous ceux qui suivent cette histoire, merci à tous ceux qui laissent une review ou cliquent sur follow…

Bonne lecture !

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 44 :

Magnolia Manor

Nouveau départ

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Ecoute : Roses are red

Samedi 27 juillet 1991

Eaglewood Village

Irlande

Un grand groupe marchait dans les rues bondées du petit village irlandais en cette belle journée d'été. La pluie qui s'était abattue sur le village durant la matinée avait laissé place à un grand soleil et au ciel bleu.

Alekzandra, Jania et Leonius racontaient haut et fort qu'ils avaient acheté leur baguette à Londres, dans un magasin peu éloigné du Chemin de Traverse, alors que les autres utilisaient les anciennes baguettes familiales. Ils leur fallait maintenant une baguette personnelle, qu'ils utiliseraient dans certains cours malgré la magie sans baguette. Certains sortilèges nécessitaient d'être appris à l'aide d'une baguette avant de pouvoir être appris sous la forme la plus naturelle et donc sans ce bout de bois.

Althus et Léto avaient amené leurs enfants et épouses pour cette excursion dans les rues irlandaises. Sirius et Regulus avaient également été invités, ainsi que Solène, Maxwell, Tahlyia, Orion et Walburga.

Dyna Black, la femme de Léto, discutait vivement avec Walburga qu'elle ne connaissait que très peu. Althus était le petit fils d'Arcturus Junior et d'Ester Lovegood qui avaient eu un seul fils, Alosius Black, qui lui engendra cinq enfants avec son épouse Avannah Brutus : Althus (1965), Carmélius (1967), Orphée (1967), Lyrius (1970) et Zélius (1970). Heureuse, Walburga approuva l'idée de Dyna : organiser une grande rencontre avec toutes les personnes encore en vie de la famille Black avec qui ils pourraient bien s'entendre. Cette histoire de sang-pur avait divisé cette famille tombée en ruine et Walburga, Althus et Dyna souhaitaient réunir cette famille désunie depuis des décennies.

Althus et Dyna avaient donc trois enfants : Lius, né en 1981 ainsi que son frère jumeau Héris, puis Rose, née en 1984.

Léto et Carleen Prince avaient quant à eux trois enfants : Coraleen Prince, née en 1975, Donn qui avait le même âge que Harry, et Timiosha qui était né en 1985.

Gaïa Prince, la petite sœur de Léto, était également présente et s'entendait à merveille avec Solène. Ils se découvraient les uns les autres, riaient et discutaient de tout et de rien. Les enfants avaient eu une liste chacun avec diverses choses à acheter pour leur rentrée. Ils s'y prenaient certes à l'avance, mais les parents ne se voyaient pas faire cela au dernier moment, surtout avec autant d'enfants à gérer.

Arthur, sous glamour, ainsi que Charlie, Fred et George les accompagnaient également, suivis de près par la famille Mordinov, les Driomow, les Windsor, les Stegnov et Mattews Sevolod.

Ce petit monde suivait Elizabeth qui tenait la main d'Harry et de Philipp. Avec un grand sourire, elle poussa la double porte vitrée d'un grand magasin.

Bradaigh & Isibea

Famille Ronan

Fabricant de Baguettes depuis 1704

- Doux chiffon fait de peau de scrout à pétard, Eliz ! Que fais-tu ici ? s'écria une femme, en embrassant la mère de famille bruyamment sur les deux joues.

- Je t'amène quelques clients ! fit joyeusement Elizabeth sous les ricanements de Severus et Hardwin.

- Quelques ? fit Bradaigh en arrivant à son tour. Tu te fiches de moi, là ? Tu veux nous dévaliser ?

- Ouais, répondit Eulia, c'est le but.

- Eulia ! Ma chérie ! fit alors Isibea en embrassant Eulia. Bah restez pas là, venez donc ! Des bonbons, les enfants ?

Tous les enfants s'agglutinèrent autour d'une table et prirent un bonbon chacun avant d'observer le magasin.

- De quoi avez-vous besoin ? demanda alors Bradaigh.

- Arthur ? appela Hardwin.

- Hm, ok. Alors, j'aimerais deux nouvelles baguettes pour mes jumeaux Fred et George, ainsi qu'une pour moi.

- La vôtre ne vous convient plus ?

- Nous avons appris qu'un puissant mage surveille le type de sortilège que la baguette lance et nous n'avons pas réussi à défaire ce lien sans la briser, intervint Hardwin. Elle est donc enfermée dans un endroit sécurisé et Arthur en a besoin d'une nouvelle, sans aucun traçage mis à part l'habituel…

- Je vois, pas de souci, venez avec moi.

Bradaigh posa quelques question au père de famille en l'amenant vers le fond du magasin.

Admiratif, Arthur observait chaque détail. Cela ne ressemblait absolument pas au magasin étroit et bordélique de chez Ollivander. Même s'il n'avait rien contre cet homme, il préférait largement le magasin de Bradaigh & Isibea qui était bien plus lumineux et accueillant.

Il y avait plusieurs vitrines avec des pierres colorées, des écrins avec des plumes dont les détails et les propriétés étaient inscrites sur du verre et des baguettes disposées devant quelques grimoires. Les lumières étaient dirigées principalement sur les différents bois et leur description.

- Pour qui d'autres as-tu besoin de baguettes, Eliz ? demanda alors Isibea.

- La liste est longue. Pour mon fils Harry, pour Philipp aussi. Il n'entre pas en septembre mais il pourra s'entraîner avec sa propre baguette comme cela. Leonius et Jania en ont déjà une. Donc…

- Une pour Harry, recommença Hardwin, pour Philipp, Donn, Audrey, Niklas, Pavel, Nadège, Katya et Mattews. Sans compter Arthur, Sirius, Regulus, Fred et George. Quatorze baguettes.

Isibea acquiesça et nota les prénoms sur un parchemin et ouvrit quelques tiroirs, agrandis par la magie, et appela à elles quelques dizaines de baguettes qui se rangèrent par bois et propriétés.

Ils sortirent une heure plus tard de la boutique, chacun avec un sac dans lequel se trouvait la boîte comprenant la baguette qui les avait choisis.

Lianna les dirigea vers un glacier où ils firent une pause bien méritée. Vint ensuite l'achat d'ingrédients, de chaudrons, de livres scolaires et de divers habits.

Sirius discutait avec Severus, Fred et George à propos de leur projet. Le Maître en Potion fut étonné de l'intérêt soudain de son ancien ennemi qui lui avait maintes et maintes fois présenté ses excuses, qu'il avait fini par accepter. Il fut heureux de constater que Sirius voulait s'investir dans quelque chose et également aider les jeunes, car Severus devait bien l'admettre, il n'avait plus réellement le temps pour cela. Hardwin invitait régulièrement les jumeaux au Labo afin qu'ils puissent préparer quelques projets avec l'aide des Potter mais Severus ne trouvait plus le temps de conseiller ses élèves. Dumbledore semblait le suivre à la trace dès qu'il mettait un pied en Angleterre et cela l'agaçait au plus haut point.

- Sirius saura vous aider pour la création de farces et attrapes, confirma Severus malgré lui. Par contre, ne lui faites pas confiance en ce qui concerne les potions, ce serait une catastrophe.

- Severus a raison, les potions c'est son domaine, pas le mien !

Severus ricana alors que Sirius souriait à pleine dents. Cela aussi, c'était un changement improbable. Ils pouvaient se critiquer sans déclencher une guerre civile.

- D'ailleurs Sirius, si tu as des dons en communication et vente et que tu t'ennuies tu pourrais venir travailler au labo pour aider, proposa Severus.

- Je serais heureux de t'avoir parmi nous, renchérit Hardwin. Et ça te permettrait de venir manger à la maison de temps à autres.

- Je… euh…

- Eloquent, se moqua Severus. Tu pourrais venir avec Tahlyia ?

- C'est gentil à vous, Severus, mais j'ai déjà un emploi à mi-temps. Enfin, si par contre vous avez besoin de quelqu'un pour s'occuper de plants, je serais partante de venir trois après-midi par semaine !

- Volontiers, répondit Hardwin. Passez donc en août au Labo, nous discuterons de tout ça.

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Manoir Weasley

Magnolia Manor

77 allée des hippogriffes, Red Roses, Scotland (50 Km au nord de Glasgow)

Nikolaï et Isaak Mordinov attendaient devant les grilles. Ils avaient passé une semaine à démanteler la maison, retirer absolument tous les sortilèges, même ceux de protection, avant de protéger le terrain et le Manoir à l'aide de rituel, de sang, de magie offensive et ancienne. Ils avaient trouvé l'accès aux fondations et inclus plusieurs runes de protection afin de clôturer et fixer certains sortilèges.

Ça n'avait pas été évident et Dumbledore n'avait pas été le seul à avoir lancé divers sortilèges de contrôle sur la bâtisse et sur le terrain. Mais maintenant, le tout était purifié, nettoyé, et les elfes avaient fait de leur mieux pour rendre le travail des vampires plus agréable. Chaque objet, chaque livre et chaque meuble avait été nettoyé de toutes sortes de sortilèges de traçage ou encore de surveillance. Isaak en aurait presque vomi tant le nombre de sorts était incalculable. Arthur allait pouvoir rendre vie à ce terrain, et eux auraient contribués à ce nouveau départ, volontairement.

Ils avaient trouvé des trésors cachés, métamorphosés en meubles et seuls les dons de vampires en avaient permis l'analyse. Arthur se retrouverait ainsi avec une grande bâtisse avec une cave, un rez-de-chaussée, et deux étages supplémentaires pour un total de vingt grandes chambres, trois salles de bains communes et environ… sept salles de bains privatives présentes dans certaines chambres. Il y avait aussi une grande bibliothèque au rez-de-chaussée.

Nikolaï attendait patiemment le père de famille, adossé à la grille momentanément visible. Il avait hâte de voir la tête de son ami lorsqu'il trouverait le fameux trésor…

Arthur Weasley, stressé comme pas possible, arriva avec Sergej et Fabian au coin de l'Allée.

- Ah vous voilà enfin ! fit alors Nikolaï.

- Arthur avait une réunion avec les employés de son service. Autant te dire qu'il a du succès avec ses idées ingénieuses ! Tellement qu'il en a oublié notre rendez-vous…

- Désolé, s'excusa Arthur. Je…

- Mais arrête de t'excuser ! T'es surbooké, t'inquiète on comprend ! fit Sergej. Bon alors, cette merveille ?

- Elle se cache derrière ces grilles vertes, annonça Nikolaï. Isaak nous attend à l'intérieur. Vous entrez ?

Arthur fut donc le premier à passer le portail et il s'arrêta un instant, observant ce manoir qu'il avait quitté il y a quelques années.

Les murs, autrefois gris et sales, avaient retrouvé leur état originel : beige pur, recouvert de quelques branches de lierre et de rosiers. Les fleurs commençaient à s'ouvrir alors que le soleil se reflétait dans les différentes fenêtres du manoir.

Nikolaï expliqua tous les travaux de rafraîchissement faits grâce à la magie et aux elfes ainsi que tous les sortilèges qui avaient été désactivés, détruits et ceux qui avaient été mis en place. Il lui tendit un parchemin avec une liste de tous les sortilèges et rituels actifs ainsi que les runes présentes sur le terrain.

Ce papier, seuls Arthur et Nikolaï pouvaient le lire.

- C'est un manoir très ancien, d'après les gravures des fondations et celles présentes sur les murs. Ca a été très complexe de trouver les fondations et de tout refaire à neuf. Le tout était bien abîmé par de la mauvaise magie… Enfin, seuls les meubles les plus anciens et beaux ont été gardés, il va te falloir réaménager tout cela. Les tableaux ont été purifiés et sont présents dans la bibliothèque familiale. Allez, viens, on va te faire visiter ton manoir, fit Nikolaï qui était enjoué et de très bonne humeur.

Ils traversèrent l'herbe et arrivèrent sur le pavillon. Arthur salua brièvement Isaak en le remerciant et Isaak ouvrit la lourde porte.

L'entrée avait été dégagée et une grande commode était présente sur la gauche du couloir. Arthur s'avança et redécouvrit le Manoir.

La partie avant gauche comprenait une salle étant réservée aux elfes et une grande cuisine, puis, en face, une grande salle à manger ainsi qu'un salon donnant sur le couloir juste en face de l'entrée.

Après le salon, à l'arrière du Manoir, se trouvait une grande chambre parentale – bien trop grande, pensa-t-il – ainsi que des WC et une salle de bain privée. En face de cette chambre se trouvait la fameuse bibliothèque d'où on apercevait les grilles de l'entrée.

Après cette grande pièce remplie de tables et d'étagères se trouvait un petit couloir continuant vers l'avant de la maison et menant sur un cellier, une salle de bain et enfin les escaliers qui menaient aux divers étages. Isaak l'intima de monter les marches et ils visitèrent le premier étage, ressemblant quelque peu aux rez-de-chaussée avec la même salle de bain, deux toilettes au-dessus du cellier, onze chambres et un petit salon avec la même cheminée que dans le grand salon de l'étage du dessous.

Le second étage ressemblait forcement au premier, avec une chambre en moins et une bibliothèque à côté des escaliers ainsi qu'un petit salon à l'arrière de la maison.

Arsene, qui avait aidé son père Isaak, arriva à son tour et donna un plan à Arthur.

- Ca t'aidera pour l'achat de nouveaux meubles, fit-il. Il y a les mesures nécessaires et en tapotant sur la pièce tu peux voir la couleur de la tapisserie lorsque tu la changes.

- Merci beaucoup, Arsene.

- De rien ! Merci à toi de nous faire confiance. C'était amusant !

- Éreintant mais amusant, fit Isaak. Ce manoir a vraiment beaucoup de qualité et le jardin est vraiment magnifique. Nous pourrions y organiser un petit parc si tu veux.

- Descendons au sous-sol, annonça Nikolaï.

- Ah oui, fit Arthur légèrement dépassé. Le manoir me semble plus grand…

- Il y avait des pièces condamnées par plusieurs sortilèges, c'est normal que tu n'en ais pas eu connaissance, répondit Arsene. Là du coup, tu retrouves la taille totale du Manoir. Il y a vingt chambres en tout, n'est-ce-pas, papa ?

- Effectivement, répondit Isaak qui descendait les marches en premier.

Ils arrivèrent au sous-sol et passèrent d'abord par une très grande salle pouvant être utilisée comme salle de bal. Les fenêtres étaient grandes et certaines donnaient sur l'entrée surélevée de sept marches.

Il y avait plusieurs tableaux qui les observaient silencieusement et Arsene les présenta avant de les emmener dans un salon. Il restait encore le quartier des elfes, la salle en-dessous de la cuisine et de la salle à manger qui n'était pas aménagées.

- Un salon, encore ? demanda Arthur en fixant une grande table noire.

- Pas seulement un salon, jeune homme, se moqua gentiment Nikolaï.

- Dis pas que… fit Sergej dont le regard était aussi attiré par la table.

Arthur fronça les sourcils et en fit le tour.

- Ce n'est pas une table, annonça Arthur.

- Effectivement, très cher, répondit Arsene.

- C'est une illusion en dur, murmura Sergej.

- Je n'en ai jamais entendu parler, repris Arthur, nous ne sommes jamais allés dans les sous-sols d'ailleurs. C'est aussi pour cela que je ne connaissais pas ces tableaux. Mais ceci n'est définitivement pas une table.

- Seul toi peux défaire le sortilège de camouflage, Arthur, intervint Isaak.

- Mais comment ? Et… n'est-ce pas dangereux ?

- Il n'y a rien de dangereux dans cette maison, crois-moi, fit Nikolaï. Et de par nos pouvoirs, nous savons ce que cache ce camouflage. Concentre-toi sur la table et prononce les premières choses qui te viennent à l'esprit. Ce n'est pas le seul trésor que cache ce sous-sol.

Arthur caressa alors la surface du bout de ses doigts, ressentant ainsi la puissance du sortilège.

- Délivres tes secrets, puise dans la source du Savoir, révèle tes secrets les plus ancrés dans les profondeurs de la Magie…

Sergej tira alors Arthur brusquement vers lui alors que la table fondait devant eux.

Arthur, choqué observait la montagne d'or qui s'étalait à présent devant eux.

- Te voici donc propriétaire d'un magnifique Manoir et d'une petite somme de trente millions de Gallions pour ta petite famille ! fit alors Isaak.

La bouche ouverte, le père de famille se tourna vers le vampire. Il aperçu Fabian qui souriait, heureux que son beau-frère retrouve son domaine, son héritage.

- Et ne pense pas une seule seconde à nous rembourser car nous l'avons fait par pure amitié, répliqua Nikolaï. Si tu émets cette idée, nous en serons profondément indignés et tristes, rajouta l'homme en croisant les bras sur son torse.

- Nous sommes heureux de t'annoncer la résurrection de la branche familiale de Lord Arthur Weasley, firent en cœur Nikolaï et Isaak. La cheminée a été raccordée à celle de Severus pour que Charlie puisse venir ici, et au réseau irlandais. Nous n'avons pas voulu le faire pour l'Angleterre. Au mieux, pour ta protection, nous préfèrerions que tu passes par le laboratoire en Irlande pour rejoindre ton bureau au Ministère. Tu pourras ainsi rendre l'appartement prêté par Mrs. Bagnold avant la fin de son mandat.

Arthur acquiesça.

- Tu peux te rendre dans la banque de Galloway Village, c'est aussi en Ecosse mais plus au sud de Glasgow. Les Prince y ont leurs coffres. Severus pourra t'y amener si tu lui demandes, mais tu peux bien entendu y aller seul avec ton phénix. Il faudrait que tu déposes au moins une partie de ce trésor chez les Gobelins. Et maintenant, regarde ce grimoire, fit Arsene.

Arthur pris le livre épais et l'ouvrit. Il reconnut immédiatement les deux écussons qui s'entremêlaient pour créer les armoiries des Weasley. Les armoiries représentaient un lion couché avec une patte sur le dos du blaireau en signe protecteur. Le tout était dessiné sur une rose rouge, sur un fond orangé avec quelques traits argentés.

- C'est pas vrai, marmonna Arthur en levant les yeux du grimoire.

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- Harrychou ?

- Oui Alekz ?

- Tu me promets d'être toujours là, hein ? fit-elle tristement.

- Bien sûr, t'es ma meilleure amie, tu le sais bien. Tu es triste. Pourquoi ?

- Je… je sais qu'il y a notre livre mais… vous allez me manquer.

- Tu ne seras pas seule, il y aura une partie de ta famille et puis on se verra tous les mois. D'après maman, on ne verra pas le temps passer.

- J'ai peur.

- On ne se perdra pas de vue, t'es ma cousine en quelques sortes et tu es aussi ma meilleure amie. Comme une sœur, en fait. Ne t'inquiète pas comme ça, fit doucement Harry, puis il y a les phénix, au pire du pire.

- Tu… tu as raison, fit la jeune fille dont les cheveux deviennent plus clairs.

- Tu viens pour mon anniv ?

- Bien sûr ! Punaise c'est tout bientôt. Sirius sera là ?

- Oui, fit timidement Harry. Mais…

- Mais ?

- Je me sens plus proche de Sevy que de Sirius. Il est distant.

- Il a peur que tu le rejettes je crois.

- Il est bête alors ! s'exclama Harry. C'est le seul qui est proche de moi qui connaissait mes parents, pourquoi je le rejetterais ?

- Va le voir et dis-le lui alors, fit Alekzandra, amusée.

Il observa alors Sirius, Severus, Solène et Tahlyia qui étaient en pleine conversation. Sirius le regarda un instant et Harry lui fit signe de la main.

Légèrement surpris et inquiet, Sirius se vit pousser par son ancien ennemi afin de rejoindre son filleul. Il inspira profondément et se dirigea vers l'enfant.

La journée était chaude et ils avaient encore quelques achats à effectuer. Sirius avait discuté avec les adultes sans se préoccuper des enfants mais la proximité de Harry le perturbait.

- Sirius ?

- Oui, Harry ?

- Alekz m'a dit que tu avais peur que je te rejette, fit timidement l'enfant.

Sirius, bloqué, ne savait pas quoi répondre.

- Tu es une des rares personnes qui connaissait à la fois mon père et ma mère, alors dis-moi pourquoi je ne voudrais pas te connaître ? dit doucement Harry en prononçant chaque mot avec douceur.

- Je… je ne sais pas.

Harry pencha la tête sur le côté.

- Je ne te connais pas, tu sais. On pourrait peut-être parler une fois, avec papa, à la maison ?

- Oui, oui, ce serait une bonne idée, je pense, fit précipitamment Sirius.

- Très bonne idée, même, intervint Hardwin en plaçant une main sur l'épaule de Sirius. Tu es son premier parrain, après tout, il ne faudrait pas que tu déroges à tes obligations, n'est-ce-pas ? D'autant plus que Severus va avoir peu de temps à lui consacrer après la rentrée. Bien, nous allons acheter de quoi écrire à la papeterie, vous venez ?

Sirius et Harry suivirent alors le groupe alors que Sirius tentait tant bien que mal d'engager la conversation. Ce fut Tahlyia qui dénoua la situation alors que Solène tentait de dérider Severus.

- Hey, Harry c'est ça ?

- Oui ?

- Tu aimes quoi comme animaux ?

- Principalement les chats, mais j'aime bien les lapins aussi, c'est mignon. Par contre, je n'aime pas trop les chiens.

Sirius frissonna. Ca commençait bien.

- Mais Arsene a un grand chien noir, et je l'aime bien lui. Il a des poils longs et il est bien soigné et il ne pue pas. Donc ça va. Tant qu'il ne me lèche pas les mains, je lui caresse le dos volontiers !

- Et tes couleurs préférées ?

- Le vert, le noir et le doré ! Et toi ?

- Le rouge, le vert et le blanc.

- Et toi Sirius ?

- Euh… le rouge et le doré, répondit-il machinalement. Et j'aime bien les chiens.

- Quoi comme chien ? demanda alors Harry.

- Dans le genre labrador par exemple.

- Ah, oui, ceux-là ils sont jolis ! T'aimes pas les chats ?

- Pas trop non, fit Sirius dans une grimace.

Harry acquiesça. L'homme n'avait pas l'air réellement bavard, finalement. Est-ce qu'il s'entendrait avec lui ? Il n'aimait pas les chats… comment pouvait-on ne pas aimer les chats ? Celui de Severus le suivait partout maintenant. Un vrai pot de colle. Il était trop mignon.

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La journée avait été longue et éprouvante. Les enfants s'étaient affalés un peu partout dans le salon, par terre ou sur des coussins, certains avaient aussi pris possession des canapés alors que les adultes triaient les différents achats. Fred et George s'habituaient à leur nouvelle baguette, ne pouvant plus utiliser les anglaises à cause de la Marque et de la surveillance de Dumbledore. Chaque famille s'éclipsa ensuite, les unes après les autres, laissant les Potter se reposer et discuter tranquillement en famille. Seul Severus était resté car Harry le lui avait demandé.

- Sevy, Sirius il est bizarre non ?

Le second parrain de Harry soupira.

- Il a beaucoup changé depuis notre scolarité.

- J'ai l'impression qu'il voit quelqu'un d'autre, quand il me regarde.

- Tu ressembles à James, Harry.

- Donc il voit son meilleur ami décédé en moi.

Severus lança un regard à Hardwin qui le laissa se débrouiller.

- Probable, Harry. Mais tu n'es pas ton père.

- Donc il est déçu de moi, fit tristement le garçon.

- Harry, s'il est réellement déçu, je le traiterai d'idiot. On est tous différents, et tu ne dois pas devenir comme ton père pour lui plaire, surtout pas.

- Tu ne l'aimais vraiment pas, remarqua Harry.

- Non…

- A cause de maman. Je le sais, quand tu regardes les photos de maman avec moi. Je le vois en toi, fit doucement Harry en s'asseyant sur les genoux de son parrain. Tu aurais pu être mon papa, si maman n'était pas tombée amoureuse de papa.

- Avec des si…

- Je sais.

- Je t'aime pour ce que tu es, petit écureuil. Tu es un parfait mélange de Lily, James, Elizabeth et Hardwin.

- Moi aussi je t'aime comme tu es, Severus.

- J'espère bien, ricana doucement Severus. Je ne compte pas changer.

Pour taquiner l'adulte, Harry se mit à le chatouiller en appelant Philipp et Clarence à l'aide. Severus se prit au jeu et une bataille de coussin eut lieu dans le salon sous le regard amusé d'Elizabeth et Hardwin qui prirent discrètement quelques photos.

- Bien tout le monde au lit, les enfants ! annonça alors Elizabeth, presqu'à contre cœur. Abby, peux-tu lire une histoire à Clarence ce soir ?

- Bien sûr maman, bonne nuit ! Tu viens petite princesse ?

- Vi ! Vi je viens. Bisou maman ! Bisou papa ! Bisou Severous !

- Bonne nuit, jeune fille, fit alors le surnommé « Severous ».

- Bonne nuit mes enfants chéris, fit Hardwin en buvant son thé.

- Bonne nuit mes petits anges, continua Elizabeth en serrant ses enfants un à un. Dormez bien. Vous pourrez dormir jusqu'à neuf heures demain matin, d'accord ?

- Oui maman ! firent les quatre enfants en cœur, rapidement suivit par Salazar.

Les adultes reprirent alors place autour de la table et sortirent quelques listes. Les anniversaires s'enchaînent et le prochain était celui de leur protégé commun : Harry.

Cette fois-ci, il n'y aurait pas autant de monde puisqu'il y aurait la fête d'août qui réunirait tous les amis proches ou plus éloignés. Cette journée du 31 juillet il y aurait seulement les plus proches amis de Harry, ainsi qu'Eulia, Edouard, Sergej, Severus et Sirius.

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