Quand la pureté reste dans l'âme

Histoires de famille

Bonjour tout le monde !

*~* Help *~* Help *~* Help *~* Help *~*

Besoin urgent d'un correcteur ou d'une correctrice pour cette fiction ! (dès le prochain chapitre…)

Please help :-(.

*~* Help *~* Help *~* Help *~* Help *~*

Ma correctrice, Plumedelou, n'a absolument plus le temps de corriger ma fiction car elle est en plein dans les études et cela lui prend, bien sûr, plein de temps, ce qui est normal.

Elle m'a beaucoup aidé, son travail était parfait et je la remercie vraiment beaucoup pour son aide précieuse.

Pour les intéressés, vous pouvez m'envoyer un MP. Je bosse sur google drive.

Bien, comme demain c'est férié, je vous fais le cadeau de publier plus tôt. Mais j'aurais vraiment besoin de quelqu'un pour relire / corriger les prochains chapitres. Je ne fais pas beaucoup de fautes en soit, (enfin je crois xD) mais comme je viens de passer 6 ans en Allemagne (et que j'y travaille encore), j'ai des fois des expressions incompréhensibles que j'ai traduites de l'Allemand et qui ne passent absolument pas. Donc… I need your help.

Je vous souhaite une bonne lecture & une bonne fin de semaine !

A bientôt,

Helia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 19 :

Histoires de famille

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Le mois de décembre commençait doucement. Le froid, par contre, était arrivé bien vite. Trop vite.

Harry avait adoré pouvoir sortir sereinement dans le jardin, se promener dans l'herbe et cueillir quelques fleurs qu'il offrait à Elizabeth.

Il se souviendrait toujours de la première fois où il avait osé imiter son petit frère, Philipp.

Il l'avait vu cueillir délicatement chaque fleur, arranger un petit bouquet dans ses mains et faire un nœud avec quelques longs brins d'herbe. Il avait vu que cela avait fait plaisir à Philipp de le faire, et encore plus à Elizabeth. Alors, il avait voulu en faire un, lui aussi. Il ne savait pas pourquoi, mais il en avait envie. Il avait envie de faire plaisir à sa mère adoptive.

C'était une des premières soirées du mois d'août. Il avait fait un peu moins chaud que les journées précédentes et il s'était promené, seul, dans la petite prairie qui succédait au jardin. Il avait vu quelques fleurs joncher le sol entretenu par les elfes. Ouiki lui avait dit lesquelles il pourrait choisir, et il lui en était reconnaissant. Lorsqu'il retourna au Manoir, il passa par l'élevage de Maine Coon et caressa les quelques chats qui semblaient réclamer des caresses, puis, il aperçut sa mère qui venait vers eux. Il lui avait alors timidement tendu le bouquet, ne sachant, sur l'instant, plus si cela était réellement une bonne idée et surtout si cela allait lui faire plaisir alors qu'il n'était pas son vrai fils.

Mais la jeune femme lui avait fait un immense sourire, le prenant dans ses bras en le remerciant de tout son cœur. Jamais il n'avait eu une étreinte aussi… tendre. Il s'était senti heureux durant le reste de la soirée et avait oublié ses craintes.

Durant l'été, il avait aimé accompagner Quiki, un des elfes chargés du jardin. Il n'avait plus besoin d'arroser les fleurs comme chez les Dursley, mais il aidait volontiers Quiki qui lui donnait le nom de chaque herbe, fleur et même de chaque plante que Tante Pétunia appelait pourtant « mauvaise herbe ». L'elfe lui expliquait les propriétés que pouvaient avoir ces plantes et fleurs selon leur utilisation et il avait trouvé en Harry une personne qui adorait en savoir plus. Chaque plante avait son propre nom et ses propres détails qui les différenciaient les unes des autres.

Harry avait ainsi appris que les elfes concoctaient leurs propres potions, qu'ils connaissaient certains sujets bien plus en détails que les sorciers et que ceux de sa famille étaient aussi intelligents que des encyclopédies, mais vivantes.

Il en avait fait part à Althus, durant un cours avec ses cousins et cousines Jania, Leonius et Alekzandra. Ils avaient alors appelé Quiki et posé quelques questions supplémentaires auxquelles il répondit avec grand plaisir.

Enfin, maintenant l'hiver était revenu, une fois de plus, dans la petite vie de Harry. L'herbe était maintenant recouverte de neige, et Jania, par exemple, adorait sortir et jouer dehors avec son frère. Mais Harry préférait rester près du feu.

Il sourit légèrement en repensant à la veille au soir. Il était épuisé et avait l'impression d'avoir plus de questions que le matin même sur le monde qui l'entourait. La Magie… Hardwin l'avait vu se réfugier dans le grand salon que tout le monde avait déserté et lui avait apporté un chocolat chaud. Il s'était assis près de lui, et avait pris un livre. Harry avait bu la tasse d'un trait, adorant l'odeur et le goût de cette boisson douce, chaude et sucrée. Il s'était ensuite allongé dans le canapé et Hardwin s'était rapproché afin de lui servir de coussin improvisé et il s'était endormi sur les genoux de cet homme qui était maintenant son père.

Il l'adorait. Il sentait qu'il pouvait tout lui demander, même s'il avait toujours des difficultés à le faire, il avait fini par comprendre que Hardwin ne se fâcherait jamais s'il osait poser une question et qu'au contraire, il serait heureux de lui répondre. Parfois, même, il lui faisait des petits croquis pour appuyer ses explications.

Il se sentait en sécurité.

C'était un nouveau sentiment de bien-être auquel il avait du mal à s'habituer. Pas qu'il n'aimait pas, mais il avait toujours la crainte de se réveiller, un jour, et de se retrouver dans son placard. Pourtant, il l'aimait bien, ce petit placard. Mais… aucune chambre n'était plus belle que la sienne. Et puis ici, il avait Salazar… Salazar qui le suivait absolument partout. Pas toujours, certes, mais la plupart du temps.

Elizabeth et Hardwin avaient essayé de lui expliquer ce que devaient et ne devaient pas faire des « parents », ils lui avaient dit qu'ils ne seraient certes jamais réellement ses parents mais qu'ils faisaient comme si c'était le cas. Qu'ils l'aimaient comme un fils, et qu'ils seraient toujours présents pour lui.

Il ne se sentait pas réellement à sa place, au début. Vraiment pas, en fait. Mais il aimait cette famille, qui était celle de son père. Ils étaient… gentils. Aimants. Il faisait attention à lui aussi, et il avait un peu de mal à s'y habituer. Mais il n'échangerait sa place pour rien au monde.

Puis, ce matin, il avait appris qu'un couple de sorciers anglais viendrait leur rendre visite. Il apprit également qu'il avait un parrain et en avait appris le sens. Ces gens-là étaient justement les parents du parrain en question. Ils étaient connus pour être de méchants sorciers, mais Hardwin lui avait expliqué que c'était un avis populaire, qui était dû à certains membres de la famille qui, entre autres, n'aimaient pas les Sans-Pouvoirs ou sorciers étant nés de parents sans-pouvoirs…

Harry s'était contenté de cette réponse, hésitant à apaiser sa curiosité ou attendre patiemment que ces personnes arrivent…

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Walburga et Orion étaient arrivés via la cheminée du grand salon. Hardwin les avait chaleureusement accueillis et avait un peu discuté avec lui avant qu'Alekzandra n'arrive et rejoigne Harry qui lisait dans la salle de musique.

Hardwin avait ensuite conduit le couple de sorciers anglais au sous-sol, dans leur grand salon, où ils seraient plus au calme. Enfin, façon de parler. Orion voulait discuter avec un de ses ascendants et Walburga souhaitait voir le tableau d'une de ses tantes.

Hardwin avait laissé les deux Black tranquilles puis, une vingtaine de minutes plus tard, il avait appelé Alekzandra et Harry, afin qu'ils les rejoignent et que Harry se présente à la famille Black.

Harry avait eu connaissance de cette salle mais n'y était jamais entré. Il trouvait l'idée des tableaux magiques assez étrange, mais sa curiosité avait repris le dessus lorsqu'il était entré dans l'immense salon aux allures chaleureuses. De plus, il savait qu'Elizabeth était en train de préparer un goûter digne de ce nom avec sa belle-sœur…

Il observa alors le couple âgé de 64 – pour Walburga – et 60 ans – pour Orion –. Walburga avait le teint un peu plus bronzé que son mari, et était légèrement maquillée. Elle arborait également un sourire que Harry n'avait pas vu la première fois, lorsqu'il l'avait aperçue le jour de son anniversaire. Il n'avait, en vérité, pas réellement fait attention au couple.

Ils étaient habillés de façon sobre, mais chic, et un doux parfum embaumait la pièce. Du thé était disposé sur une petite table devant les canapés, près du feu, et le couple s'était levé à leur arrivée.

Ils se saluèrent et Harry s'assit timidement dans un canapé, à côté d'Alekzandra, alors que cette dernière avait déjà commencé à raconter sa journée à Walburga.

Harry pensa furtivement à sa mère, Elizabeth, qui était avec Eulia, et étaient à la cuisine en train de préparer une tarte aux pommes avec Clarence et Philipp. Son ventre gargouillait déjà…

- Les tableaux de mes parents seront animés, un jour ? demanda doucement Harry.

- Bien sûr, mon petit, répondit Orion qui avait pitié de l'enfant.

Jamais il n'aurait pensé rencontrer celui que tous nommait « le sauveur ». Il l'avait vu le jour de son anniversaire, mais cette entrevue était réellement la première durant laquelle ils discutaient ouvertement.

Alekzandra avait été la première à parler, elle avait raconté sa semaine, leur annonçant par là même l'évolution de tous au sein de la famille. Ce qui fit sourire Walburga, tant elle lui rappelait Andromeda et Nymphadora au même âge. Orion, lui, observait Harry qui restait calme et discret, se contentant d'observer ce qui les entourait.

Puis ils avaient parlé des tableaux. Alekzandra avait ainsi rencontré, pour ainsi dire, sa mère. Ça lui faisait bizarre, car au fond de son cœur, Lianna avait pris cette place. Mais sa mère biologique ne lui en voulait pas le moins du monde, lui expliquant que Lianna et Sergej étaient ses parrains et marraines mais aussi parents, maintenant, et qu'elle n'avait malheureusement jamais été là pour elle.

Lorsqu'Alekzandra essuya une larme, Walburga lui frotta doucement le dos. Pourtant, la jeune fille pensait que personne n'avait remarqué sa tristesse.

Puis Harry observait chaque tableau, finalement admiratif devant tant de magie qui s'offrait à ses yeux. La tapisserie dont les feuilles reflétaient les arbres à l'extérieur selon la saison, les personnes qui allaient et venaient, mais aussi un grand tableau qui ressemblait à un immense salon, en face de leurs canapés. Là se trouvaient les personnes peintes qui voulaient discuter avec eux, ou encore transmettre des messages. Il apprit alors que certains d'entre eux pouvaient changer de tableau, selon les lieux auxquels ils avaient accès. Certains passaient leurs journées à Poudlard, ayant été professeurs là-bas il y eut bien des années. D'autres étaient en Russie la plupart du temps, en Irlande, dans des Ministères, sur leurs anciens lieux de travail selon leur importance durant leur vie, ou dans d'autres écoles aussi. Ils amassaient ainsi tout un tas de connaissances.

- Je pense que Hardwin te laissera venir ici de temps à autres quand tu seras plus grand, mon garçon, fit Orion. C'est un lieu rempli de tableaux et cela peut vite devenir étouffant, mais il y a beaucoup de personnes qui ont énormément de connaissances et se feraient un plaisir, je pense, de te les transmettre.

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Hardwin était tranquillement en train de lire les différents documents des Gobelins par rapport aux comptes de Harry. Il venait de faire le récapitulatif de tous les objets qui avaient été retirés des coffres du fils de son cousin depuis que Lily et James étaient décédés, et il remerciait la magie de tout son cœur de l'avoir aidé dans cette tâche. Il avait lancé un sortilège qui colorait chaque catégorie de retrait dans une couleur différente et les réordonnaient par thème : objets, prélèvements pour l'Ordre, prélèvements pour la famille Dursley, prélèvements pour « dédommagement », etc..

Il fut cependant interrompu par Lord Prince qui frappa à la porte de son bureau.

- Bonjour Hardwin, fit Léto Prince. Elizabeth m'a laissé entrer. Comment se passent les recherches ?

- Bonjour Léto. Eh bien… j'ai pas mal avancé. Tiens, j'ai pu faire le récapitulatifs de tout ce qui a été retiré à Harry.

- Une trace des souvenirs de ses parents ?

- Oui, enfin, je peux seulement voir qu'ils ont été transférés sur un des multiples comptes de Dumbledore. Et…

- Et ?

- Une chose me dérange profondément.

- Quoi donc ?

- Tu n'es pas sans savoir que certaines familles ont des objets qui sont très puissants, et extrêmement rares.

- Effectivement, fit l'homme en s'asseyant face à Hardwin.

- Lord Dumbledore a retiré la cape d'invisibilité de notre ancêtre Prewett lors du troisième anniversaire du petit.

Léto hocha la tête, compréhensif.

- Je suis navré que les choses n'avancent pas plus vite, finit par dire Léto. Mais j'aimerais vraiment que l'on ait le maximum de preuves contre cet homme sur tous les plans qui s'y rapportent avant de s'attaquer à un quelconque jugement. Je sais que c'est important pour vous, et je te promets que justice sera faite.

- Je comprends, ne t'inquiète pas. C'est déjà très aimable à toi de nous aider.

- J'avoue que je suis de plus en plus surpris. Albus Dumbledore est une personne très connue et généralement qu'en bien. Il a été un mentor pour un grand nombre de personnes et ces gens-là auront besoin d'un électrochoc. Ce ne sera pas simple à gérer et cela risque également de plonger la Grande-Bretagne anglaise dans une crise sans pareil.

- Severus compte toujours porter plainte en tant que Lord Prince ?

- En effet. Cela à quelques buts précis qu'il ne souhaite pas dévoiler. Lord Dumbledore va avoir quelques mauvaises surprises…

- Mais tout cela risque de durer des mois…

- Effectivement, mais nous allons mettre toutes nos chances de nos côtés. Il y a la partie des comptes de Harry, les maisons qui ont été « achetées » à titre symbolique, les comptes des Evans qui ont littéralement disparu et dont beaucoup d'argent est revenu à Poudlard sans raison.

- Il n'y avait pas une note, à ce sujet ?

- Si, mais seuls les Gobelins peuvent la décrypter et ils souhaitent l'annoncer lors du procès.

- Ils seront avec nous ?

Léto soupira légèrement.

- Oui, deux irlandais et un anglais. Cela a été difficile de convaincre celui d'Angleterre mais lorsqu'il a lu le mot de sa direction, il n'a plus hésité un seul instant.

- C'est déjà une bonne nouvelle. Et pour ce mot ?

- Le gobelin Krezk a dit que cela ne pourra que jouer en notre faveur. Le tout premier procès de la série sera celui concernant la libération de Sirius Black.

- Tu as pu trouver des preuves ?

- Nous y travaillons, mais c'est sur la bonne voie. J'ai pu récolter quelques témoignages sur la loyauté de cet homme envers ses amis les plus proches, et un sortilège de fidelitas brisé laisse des marques. Il suffira d'effectuer un rituel runique en pleine salle de procès afin de prouver qu'il n'a jamais été le Gardien du Secret.

- Et si c'était le cas ?

- Il sera ramené à Azkaban. Mais je pense honnêtement, sans prendre en compte ce que l'elfe de la famille nous a rapporté, qu'il n'est pas le criminel dont on parle. Auquel cas, cela signifiera également qu'un homme dangereux est en liberté…

- En effet…

- Si tout se passe bien, le procès aura lieu dans moins d'un an.

- C'est long, marmonna Hardwin.

- Pour toi, oui, fit Léto en esquissant un sourire. Il faut monter le dossier, il faut que ce soit en acier bien costaud avant de le présenter au département de la justice. Sans compter que je ne veux pas de la présence de Lord Dumbledore durant le procès.

- Pourquoi serait-il présent ?

- Il fait parti du Magenmagot anglais et sera très certainement le prochain président lorsque Maître William Wellbeloved partira.

- Oh…

- Eh oui, ce Dumbledore est partout. Mais j'ai pu avoir un entretien avec Mrs. Bones et nous avons parlé de ce cas assez délicat. La présence de Dumbledore n'étant pas requise, la procédure se fera à huis clos avec les deux membres principaux du Magenmagot, la juge, deux procureurs et Mrs. Bones. Lorsque ce jugement sera rendu, si Lord Black Junior s'en sort, il sera placé dans un asile en Irlande. Severus en a parlé avec Lord Black Senior et il est totalement d'accord. Cet homme devra d'abord se remettre de cet emprisonnement avant de pouvoir profiter de sa pleine liberté. Puis ensuite, lorsque cela sera réglé, nous porterons plainte contre Dumbledore. Et ce sera à partir de là que nous lancerons cette grosse procédure contre lui, avec tous nos chefs d'accusation.

- La famille Potter et Black se lient contre Dumbledore… ricana Hardwin. Ça risque de faire la une des journaux.

- Hm, tu as oublié la famille Prince, remarqua Léto. Severus portera plainte aussi, et étant votre avocat à tous… la présence de quatre Lord contre cet homme ne sera pas de trop !

- Et si Dumbledore devient Président du Magenmagot entre temps ?

- Au vu de toutes nos futures plaintes, je doute qu'il tienne longtemps si cela devait être le cas, mais il faudra faire attention. Severus m'a également informé que quatre collègues de Poudlard souhaitaient également porter plainte contre Dumbledore. Nous nous étions certes rencontrés au Manoir Silverstone, mais je ne pensais pas qu'ils porteraient plainte.

- Hm, cela ne m'étonne pas. D'après Severus, ils se doutaient que quelque chose d'anormal se produisait sous leur nez.

Hardwin déplaça quelques dossiers et rangea sa plume favorite dans un tiroir.

- Bien, les Black sont ici ?

- Ils sont dans le Salon des Souvenirs, les enfants les ont rejoints il y a une petite demi-heure et je pense qu'Elizabeth va bientôt servir le goûter en bas, tu te joins à nous ? demanda Hardwin en se levant de son fauteuil bien confortable.

- Avec plaisir.

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Orion et Walburga semblaient reprendre goût à la vie.

Après leur visite chez les Potter, ils étaient rentrés au Square Grimmaurd et avaient discuté un peu de leur journée, dans leur petit salon, en sirotant un thé à la menthe.

Ils appréciaient les moments qu'ils passaient en compagnie de leur famille et avaient pu discuter avec certains membres décédés grâce aux tableaux renfermant les souvenirs et secrets de chaque membre. Walburga avait pu parler avec sa mère et sa tante, Orion avait pu aussi discuter calmement avec quelques ancêtres décédés depuis plusieurs décennies afin d'avoir quelques conseils.

En effet, ces tableaux n'avaient pas communiqués entre eux car il avait fallu qu'Orion les convoquent ensemble sur le tableau principal faisant face aux canapés. C'était de la très belle magie et un art des plus nobles que de représenter au mieux une personne tant dans son physique que dans ses gestes et mimiques. Les personnes peintes pouvaient se déplacer dans les tableaux qui leur étaient destinés et, parfois, dans ceux des autres mais seulement s'ils connaissaient bien ces personnes. Et certains étaient tout simplement restés dans leurs cadres en observant ce qui se passait devant eux sans rien dire.

Orion était heureux que les enfants ne furent pas là lors de cette conversation, car il y eut une altercation dès le début. En effet, l'ancêtre venait d'annoncer au père d'Orion qu'il appréciait beaucoup les sans-pouvoirs. La réaction ne se fit pas attendre. Arcturus (1901-1982), le père d'Orion, se mit alors à lui dicter la conduite qu'il aurait dû avoir, revendiquant la devise familiale « Toujours purs ». Orion avait alors pu voir la stupéfaction s'inscrire sur le visage de son père alors que son ancêtre le sermonnait sur son idiotie de « primate ambulant et aussi idiot qu'un scrout à pétard ».

La peinture de l'ancêtre s'était alors mise à rire fortement, amenant par là même son propre père et grand-père qui se mêlèrent à la conversation. Il avait aussi pu entendre son père s'exclamer d'horreur lorsqu'il entendit de la bouche de ses ancêtres que la devise familiale avait été mal comprise.

Lord Arcturus Black avait violemment réagi et quasiment insulté ses ancêtres alors que son père lui lançait un regard courroucé.

- Ceux qui se mélangent aux moldus devraient mourir ! avait crié l'ancien Lord. C'est contraire aux mœurs des sang-purs !

- Qui a donc parlé de sang-pur ? s'était exclamé Pheobus Potter (1340-1422 ; époux de Sola Peverell).

- Est-ce ton oncle Cygnus qui t'a inculqué ces idioties lorsque tu es parti de la maison ? cracha Sirius. Pauvre étourdi que tu fais ! Ne te souviens-tu pas de mes enseignements ?

- Mais Père,… avait dit Arcturus d'une voix qu'il n'avait pu empêcher d'être plaintive malgré son grand âge.

Le corps peint d'Arcturus Black avait dû s'asseoir, sous le choc, alors que les autres le sermonnaient devant son intelligence limitée et ses croyances fermées au monde qui allaient détruire leur si grande et honorable famille qu'était la famille Black.

Arcturus apprit alors à ses ancêtres que Pollux – le père de Walburga – et son père, ainsi que Bellatrix et Narcissa avaient rejoint les idées du Seigneur des Ténèbres, et qu'il avait été fier de ses choix car il pensait que la famille prônait le sang pur, qu'ils étaient plus dignes et puissants que ceux se mêlant aux Sans-Pouvoirs.

L'ancêtre en question qui avait commencé à crier sur Arcturus se nommait Wilbert Black (1806-1907), était le père de Soros Black (1826-1930) et Harfard. Soros était lui-même le père de Sirius, Isla, Elladora et Phineas Black (1847-1925) qui lui était le père de Sirius Black (1877-1952), entre autres. Ce Sirius Black se trouvait être le grand-père d'Orion.

Wilbert s'était légèrement calmé en entendant les explications qu'Arcturus lui donnait et qui étaient pour le moins gravissimes selon lui,

- Et nos dons familiaux, qu'en fais-tu, sombre idiot ? avait demandé Wilbert.

- Tu parles tout de même à mon fils, avait grogné Sirius, le père d'Arcturus.

- Il est idiot ! se lamenta un oncle éloigné.

- Quels dons familiaux ? demanda finalement Arcturus.

- La métamorphomagie, le don de lecture des âmes et auras, puis la magie des astres par exemple ? avait demandé Elveira, la femme de Wilbert née Prince.

- Ils n'existent pas dans notre famille, contra Arcturus. Ce ne sont pas des dons, d'ailleurs, c'est une magie que l'on apprend.

- Bien sûr que si, c'est un don, sombre idiot ! grogna Sirius. On ne peut pas apprendre ca tout seul ou même avec des livres. Cette magie, ces dons sont présents dans nos gènes depuis des siècles grâce à Magia ! Ne te souviens-tu pas de ta cousine Zelia ? Et ne me dis pas que tu penses comme Cygnus, et que tu voues une haine aux créatures magiques ! Elles sont toutes aussi importantes que nous, sorciers ! J'ai cru comprendre que certains sorciers voulaient que ces créatures soient reniées et n'aient plus aucun droit, si j'apprends que tu fais partie de ces gens-là, fils, je te déshérite ! avait crié Sirius.

- Euh…

- Si je peux me permettre… commença Orion.

- Oh, nous t'avions oublié, pauvre Orion ! fit alors un des multiples ancêtres en se rapprochant de lui.

- Hm. Ma petite-nièce, Alekzandra Black-Mordinov, est métamorphomage et lit les âmes.

- C'est une demi moldue ! fit Arcturus violemment. Sur deux générations en plus !

- Et Nymphadora, la fille d'Andromeda, est également métamorphomage.

- Et mariée à un moldu !

- Et alors ? fit dangereusement Wilbert. Ne te rends-tu pas compte ?

- De ?

- Les deux derniers Black ont un sang mêlé à un sang neuf, du sang nouveau, qui met à jour les dons de la famille ! fit Elveira, exaspérée.

- Mais…

- Le « Toujours purs » n'est pas l'entièreté de notre devise, vieil homme ! fit alors un autre ancêtre. C'est l'âme qui se doit de rester pure. Un sang n'est ni impur, ni pur. Du sang reste du sang, point. Par contre, si vous vous reproduisez comme des chiens entre vous, vous finirez par perdre votre magie et avoir de moins en moins de descendants, ça s'appelle de la consanguinité, mon cher ! Bon Dieu… Doux Merlin ! Par les souliers de ma petite fille chérie !

- Quel âge ont ces enfants, Orion ?

- Alekzandra a eu neuf ans en avril dernier.

- Et elle porte également le nom de la famille Mordinov ?

- Exact, était intervenue la peinture de Doréa Black, c'est mon enfant, je l'ai confiée à son parrain.

- Par la chaussette gauche de Merlin ! avait dit Phineas-Nigellus (1847-1925). Elle a été adoptée par la branche sorcière d'une des familles royales de Russie ?

- En effet, avait reprit Orion. Et Nymphadora a eu 19 ans en octobre. Sa mère avait été reniée de par son mariage avec un né-moldu.

- Cygnus et Druella étaient du même avis par rapport au sang-pur, avait annoncé Walburga.

- Oh mon Dieu… avait gémi peu dignement Phineus (1880-1970 - frère de Sirius).

- Je me suis permis de les réintégrer à la famille, leur avait annoncé Orion. Bref, navré mais j'aimerais que certains membres de la famille Potter du côté de James Potter viennent ici, est-ce possible ?

- Bien entendu, avait répondu Wilbert en s'inclinant légèrement. Mais pourquoi cela ?

- Nous aimerions présenter le fils de Lily et James Potter, avait annoncé solennellement Walburga.

- Ah ! s'était exclamé Phineas.

- Ne le dis à personne ! grogna Sirius.

- Je ne le dirais à personne, répondit Phineas, tout simplement parce que je trouve qu'il se passe d'étranges choses dans le bureau directorial et cela ne me plaît absolument pas.

- C'est-à-dire ? demanda Orion dont la curiosité avait été piquée.

- Lord Dumbledore manipule des enfants, Orion, fit gravement Phineas. Il ne se doute pas un seul instant que le petit Harry est ici, et ne lui en parlerait pas. D'ailleurs, sait-on pourquoi James et Lily ne sont pas parmi nous ? Leur peinture est fixe et ils sont comme pétrifiés.

- Leurs souvenirs ont été empruntés, avait annoncé Orion.

- Par Dumbledore ? fit Sirius.

- Effectivement, répondit doucement Walburga. Les enfants ne vont plus tarder, si vous voudriez bien changer de sujet…

Et les enfants étaient arrivés… l'après-midi avait été intéressante, et les deux Black n'avaient pas eu trop de remord, sachant que les elfes veillaient au bien-être de Regulus.

Regulus était bien malheureusement toujours allongé dans son lit. Les rares fois où il bougeait, c'était pour se débattre contre une chose invisible et cela ne se passait qu'une à deux fois par mois.

Ted Tonks avait conseillé aux parents de contacter un de ses amis, un physiothérapeute, afin de lui faire faire des mouvements pour que le corps de Regulus ait un minimum d'exercice. Deux elfes, dont un prêté par Léto Prince, s'étaient vus attribuer la tâche de s'occuper de l'homme.

Kreattur était encore en vie, mais faible, et Severus avait demandé à Enora son avis quant à l'état mental du petit être. Celle-ci s'était renseignée et avait trouvé des potions sur le marché des Elfes d'Italie afin de guérir la dépression qui avait violemment atteint Kreattur depuis l'épreuve qu'il avait passée avec son Maître. Elle se doutait que Kreattur avait ingéré une potion qui avait dû lui faire le plus grand mal, mais elle ne pensait pas que cela ait un lien avec l'état actuel de l'elfe qui parlait seul, nettoyait principalement la chambre de Regulus et allait s'enfermer dans un petit placard.

Severus avait alors demandé l'autorisation de Lord Orion Black afin que son elfe Enora rejoigne Kreattur et lui prodigue des soins.

Cela avait bien entendu étonné Orion mais Severus l'informa que c'était une idée de ses elfes, pas la sienne, et Orion ne put s'empêcher de sourire devant l'homme en noir qui voulait lui faire croire qu'il n'avait pas de sentiments ni d'émotions.

Enora s'était donc rendue auprès de l'elfe.

- Vous… êtes une elfe libérée ?

- Du tout, Monsieur Kreattur. Enora est une des elfes de la grande famille Prince, et Enora a eu pour ordre de vous administrer deux potions et vous acheter un vêtement plus gracieux que cette taie d'oreiller délavée et sale.

- Elle est propre ! Kreattur ne veut pas être libéré ! fit l'elfe, horrifié et paniqué.

- Kreattur ne doit pas prendre peur, les maîtres de Kreattur ne veulent pas le libérer, ils veulent simplement que Kreattur aille mieux et porte des vêtements plus dignes qu'un morceau de tissu.

- Mais…

- Enora vous a pris quatre ensembles différents, Lord Orion Black vous laisse choisir deux ensembles qui seront ceux des elfes de la famille Black dorénavant.

- Et… Mais…

- Enora a pris également des vêtements de nuit pour Kreattur, Sorah et Eleosia.

- M…

- Pas de Mais, monsieur Kreattur ! Maître Lord Prince a ordonné à Enora de faire cela pour votre bien, avec la permission de Lord Orion Black.

- C'est que les elfes ne doivent pas…

- Les elfes doivent représenter leur famille d'appartenance, Monsieur Kreattur. Kreattur appartient à la noble famille Black.

- Noble… grogna Kreattur.

- Enora sait que certains membres de la noble famille ont dénaturé les valeurs et la devise familiale, Monsieur Kreattur, mais Enora sait aussi que Lord Orion Black et Lady Orion Black n'ont pas, ou plus, ce genre d'idéologie et qu'ils ont pris connaissance de la devise entière de la famille Black.

- Ce n'est pas seulement « Toujours purs », n'est-ce-pas ?

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