Quand la pureté reste dans l'âme

Heureuse journée

Bonjour à tous !

Désolée, vraiment désolée du retard de publication ! Entre le mariage, un voyage en Autriche, mes chats et la reprise du travail, je n'ai pas réussi à prendre le temps pour la fiction. Toute mes excuses. Ce n'est pas comme si j'avais des chapitres en avance en plus !

Karozthor the Necromagus : Merci ! Je ne comprends pas le japonais mais n'Homme comprend un peu, hihi.

Pims10 : Yes - et aussi pour moi du coup XD.

Poussy : Merci ! J'espère que la suite te plaira !

yaoli : Hihi. Severus est mon personnage préféré… malheureusement il n'est pas encore le centre de cette fiction, mais cela arrivera… ;-)

lesaccrosdelamerceri : Bonne lecture et merci !

AnnaMerteuil : Ahah… bientôt, bientôt…

Harry : Si Dumbledore savait, en effet… mais il ne le sait pas (pas encore)...

Clefto : Oui en effet.

Adenoide : oui, tant que Dumby et Voldy l'ignorent !

Lils : Merci ! :)

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 13 : Heureuse journée

Happy day!

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Ecoute : Oonagh - Gäa

L'aube recouverte de rosée,

Que la lumière du jour cache dans les feuillages

Elle vie en nous, dans la roche et la forêt

Protège le monde, donne forme à la terre

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Un petit corps fin était sous un drap de soie argentée, en train de rêver. Il se trouvait dans une prairie, en train de courir avec son frère et ses sœurs, en riant. Les papillons voletaient autour de lui et le soleil se reflétait dans le ruisseau qu'ils étaient en train de suivre.

Sa main était posée sur la tête de Salazar qui ronronnait doucement afin de réveiller son protégé. Le matou avait passé la journée précédente avec sa femelle, la léchant doucement, sachant que quelque chose allait se produire le lendemain.

Il se mit à lécher soigneusement les cheveux en pagaille de celui qui lui servait de serviteur afin de pouvoir voir ses yeux verts comme ceux de sa femelle.

Il l'aimait, ce petit. Et il le lui rendait bien.

Le petit le repoussa tendrement de sa main, cherchant à se couvrir le visage afin qu'il puisse retourner dans les bras de Morphée, mais ce n'était pas le plan de Salazar qui, doucement, monta sur le torse de l'enfant en procédant au nettoyage approfondi du visage du petit être qui s'étirait en gémissant.

- Sally… laisse-moi dormir… j'suis fatigué.

L'animal roucoula et descendit du lit, lui ramenant un petit poisson en peluche en miaulant.

Harry, se frottant les yeux, prit le petit poisson et le lança afin que son bourreau aille le chercher. Cela dura cinq minutes, comme chaque matin. C'était leur rituel de jeux. Salazar était alors remonté sur le lit en ronronnant encore plus fort, frottant son museau contre le nez de son protégé. De son humain.

- Faim ? murmura Harry.

Le matou lui répondit en roucoulant, filant vers la porte et ouvrant celle-ci aussi facilement que s'il avait été un être humain.

Il se frotta alors aux jambes de la mère de famille qui était justement dans le couloir et rejoint son fils.

- Harry ? Tu te lèves, petit ange ?

- Quelle heure ?

- Il est dix heures, trésor.

Harry écarquilla les yeux, sautant de son lit comme si celui-ci l'avait brûlé sous le regard moqueur – il en était certain – de Salazar.

- Mais… j'ai cours avec Althus ! Oh je suis en retard, il va être très en colère… mais maman, pourquoi tu m'as pas réveillé avant ? Je… commença à paniquer le petit enfant.

- Ne t'inquiète pas, petit ange, fit Elizabeth en venant le prendre dans ses bras. Tu vas dans la salle de bain ? Je t'apporte des vêtements. D'accord ?

- Oui mais…

- Pas de mais, petit prince, file ! J'arrive.

- D'accord maman, merci maman, fit-il avant de disparaître dans le couloir, Salazar sur les talons.

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*~*°O°o°O°*~*

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Salazar avait ouvert le robinet de la baignoire alors qu'Harry fermait le bouchon. Sa mère lui avait apporté quelques affaires et lui avait demandé de prendre un bain. Etonné, car il pensait ne pas en avoir le temps, il acquiesça et commença à se savonner alors que Salazar jouait dans l'eau derrière lui.

Lorsqu'il se sécha, il observa les vêtements et fronça les sourcils. Un pantalon noir, fin, des chaussettes vertes foncées… un t-shirt vert à manches longues… et un grand tissu qu'il analysa comme étant une de ces capes que portaient souvent ses parents. Elle semblait neuve, douce, et agréable à porter.

Salazar le rappela à la réalité en secouant ses poils plein d'eau.

- Oh non… murmura Harry. Il pensa alors à devoir sécher Salazar, mais tenta le tout pour le tout : Alekzandra lui avait appris les bases de la magie sans baguette… Il se concentra alors, pensant qu'il ne voulait pas que Salazar attrape froid et devienne malade, que ses poils devraient se sécher rapidement. Lorsqu'il rouvrit les yeux, Sally était posté devant lui et tentait de lui lécher les mains. Il vit alors le poil de son amour de chat commencer à sécher alors qu'il était en train de le caresser.

Salazar ronronna alors à nouveau, se frottant contre Harry.

Ce dernier s'habilla alors en quatrième vitesse et ouvrit les fenêtres afin d'aérer la pièce avant de rejoindre les escaliers principaux. Il descendit les marches puis regarda par les fenêtres qui donnaient sur l'avant du Manoir. Le soleil semblait déjà chauffer comme jamais l'atmosphère.

Il n'avait pas remarqué que toutes les fenêtres à sa droite, communiquant directement avec le salon, étaient elles aussi ouvertes et que quelqu'un l'observait.

Sortant de ses pensées, il reprit sa route avant de tourner sur la droite, évitant ainsi le mur rejoignant la salle de travail, puis sur la gauche afin de rejoindre l'entrée du Manoir où se trouvait également la salle de musique où son cours de la matinée devait avoir lieu. Il avait encore du mal avec tous les couloirs, mais finissait toujours par retrouver son chemin.

La maison était calme. Bien calme, d'ailleurs. Mais cela n'étonna pas Harry. Philipp était certainement en train de profiter des connaissances d'Althus, Clarence certainement avec sa mère, et Hardwin devait travailler. Un elfe se matérialisa alors devant lui.

- Maître Harry ne doit pas aller en cours tout de suite ! le réprima Neal.

- Mais je suis déjà en retard !

- Harry doit manger avant ! Neal ne veut pas que Harry aille travailler le ventre vide ! Neal va vous accompagner au salon et vous faire manger, fit l'elfe sur un ton sans réplique.

Harry soupira alors, pensant aux remontrances qu'il risquerait pour avoir osé dormir trop longtemps. Quoi qu'en y réfléchissant bien, Elizabeth ne l'avait pas grondé pour son retard et lui avait même fait un câlin. Elle lui avait aussi amené des vêtements propres. D'ailleurs, pourquoi de si beaux habits ?

Il n'eut pas le temps de penser plus, arrivant dans le salon et sentant une forte odeur de chocolat. Son ventre gargouillait déjà de plaisir.

Il sursauta alors, en entendant trois mots criés par plusieurs voix…

JOYEUX ANNIVERSAIRE HARRY !

Bouche bée, il regarda tour à tour chaque personne présente dans le salon. Ils semblaient n'être là que pour lui… mais pourquoi ? Ils… ils avaient… souhaité son anniversaire ? Mais…

Elizabeth le réceptionna alors, voyant des larmes se former dans les yeux de son fils de cœur.

- Mon amour, joyeux anniversaire.

- J'avais… j'avais oublié, murmura-t-il alors que le silence se faisait dans la salle, laissant place à une douce musique. Mais… pourquoi ?

- Parce que nous t'aimons, et que tu fais partie de la famille, idiot ! cria alors Philipp. Allez, viens ! Y'a du gâteau qui nous nargue depuis tout à l'heure ! On a faim, nous !

Les rires fusèrent et Harry sécha ses larmes avant de courir, lui aussi, vers la table à manger.

Un énorme gâteau au chocolat était posé au centre de la table, recouvert de pépites colorées et d'un coulis de framboise. Des fleurs en pâte d'amande étaient déjà dans les assiettes.

Harry observait la table, des étoiles dans les yeux.

Il y avait vraiment beaucoup de monde. Trop de monde pour lui, en réalité, mais son regard était maintenant rivé sur Hardwin et Elizabeth, qui lui rendaient un sourire heureux. Lui qui s'apprêtait à s'asseoir, il fit marche arrière et se blottit contre ses parents, les larmes aux yeux. Une main puissante vint le décoiffer, et il reconnut Severus qui avait, lui aussi, sourit pendant quelques secondes.

Il appréciait l'homme, même s'il semblait sévère. Il avait toujours répondu à ses questions et cela n'avait jamais semblé le déranger.

Harry inspira l'odeur du parfum à la rose que portait sa mère. Qu'il aimait cette odeur réconfortante.

- Allez, fils, il est temps de fêter ton anniversaire comme il se doit ! fit Hardwin d'une voix enjouée.

Harry hocha la tête et prit place près de son petit frère.

- Tu peux souffler tes bougies, mon grand, fit Elizabeth, un appareil photo dans les mains.

Alors, d'une voix incertaine et timide, une phrase incompréhensible se fit entendre.

Severus, qui était – par pur hasard – assis à côté de l'enfant, avait compris sa gêne. Harry ne savait pas comment souffler des bougies. Il lui chuchota alors quelques mots et posa une main réconfortante dans le dos du fils de son pire ennemi. Hardwin lui lança un regard reconnaissant d'avoir sauvé la mise, car Harry aurait très bien pu disparaître de la pièce, ayant peur de tout le monde présent en ce jour.

Rouge de gêne, Harry jeta un dernier regard craintif à ses parents, mais la main de Severus l'intima à faire ce qu'il lui avait expliqué. Il pris alors une grande inspiration et souffla les neuf bougies dorées présentes sur le gâteau. Tous applaudirent et des parts se découpèrent toutes seules, rejoignant les assiettes d'elles-mêmes.

Harry avait une part de gâteau faisant le double de celle des autres. Il trouvait cela gênant, mais sa mère le rassura d'un petit clin d'œil. Le gâteau était une réussite.

Couleur chocolat, bien sûr, il était moelleux et son centre était fait de chocolat fondu, encore liquide et chaud. Le coulis de framboises comprenait quelques morceaux de fruits et les pépites colorées avaient le goût de chocolat blanc, et de sucre.

Les fleurs en pâte d'amandes avaient chacune un goût particulier. Celle de Harry était à la menthe.

En boisson, ils avaient aussi tout prévu : des cocktails sans alcool, des sirops, de l'eau bien entendu, du jus de citrouille, du jus de framboise, du jus de fraise, du nectar de fruits, du chocolat chaud, du thé…

Lorsque l'horloge sonna dix heure trente, les enfants étaient dans le jardin. Hardwin avait disposé des chaudrons sur une table en bois, dans l'herbe, avec plusieurs ingrédients.

Les enfants étaient alors en train de s'amuser, entre bataille d'eau et de savon, à créer leur propre potion à bulles. Elizabeth, Lianna et Eulia leur donnèrent des morceaux de bois, perforés de ronds, afin de pouvoir les tremper dans le liquide savonneux et salé et de créer leurs bulles.

Certains y avaient mis des colorants, d'autres avaient seulement suivi la recette normale, et ils avaient entamé le concours de la plus grosse bulle.

Il y avait donc Daisy O'Connor (27 ans) du Ministère irlandais, avec sa fille Aurélia (9 ans).

Severus, qui était arrivé la veille.

Eulia (37 ans) et Edouard (39 ans) Winsor, venus avec les jumeaux Leonius et Jania qui avaient le même âge que Harry.

Abigaelle, Philipp et Clarence, la fratrie de Harry.

Andromeda (36 ans) et Ted (39 ans) Tonks, accompagnés de Nymphadora (19 ans).

Walburga (64 ans) et Orion Black (60 ans), accompagnés de Charlus Potter (70 ans), veuf de Doréa Black, la tante de Walburga.

Elwyn Johnes (29 ans) était également présente avec son mari, leur fille Rosie et leur fils Octavius, bien qu'Elwyn était surtout présente pour les vaccinations des chatons.

Althus (24 ans) et Dyna Black (23 ans) et leurs trois enfants Lius et Hétis (8 ans), Rose (5 ans).

Kingsley (25 ans), était en retrait en train de discuter avec Hardwin des démarches en cours pour le procès des Dursley.

Lianna (49 ans) et Sergej (54 ans) Mordinov étaient bien sûr présents avec leur fils Tomek (15 ans) et Alekzandra (9 ans).

Il y avait plus de trente personnes présentes, dont une petite quinzaine d'enfants et d'adolescents.

Les chats étaient eux aussi de sortie, enfin surtout les mâles. Berlioz (black smoke) courait après sa femelle Bia qui avait donné la vie un mois et demi plus tôt. A huit merveilleux chatons.

Néos, mâle tigré bleu et noir, était affalé sur la terrasse et profitait du soleil du haut de ses douze ans.

Salazar, qui allait avoir huit ans en septembre, observait les enfants jouer et grignotait quelque chose dans la main d'Elizabeth.

Tania, qui attendait les petits de Salazar, était bleu solide et restait dans le domaine des chats avec l'elfe Willow et les chatons de Bia.

Alzath, lui, ronronnait en se roulant dans l'herbe. Il était un des préférés de Harry.

Cassia, femelle blanche, et Doria, femelle noire, âgées de deux et un an, étaient allongées sur les chaises vides qu'avaient abandonnées les enfants une heure plus tôt.

Alors que tous les enfants jouaient au loup, Harry s'était réfugié à l'intérieur, adossé au côté de la cheminée, la tête entre les genoux.

- Que se passe-t-il ? fit alors une voix soucieuse.

Severus, qui commençait à avoir mal au crâne à cause des cris et rires des enfants, était retourné dans le salon avant de remarquer que Harry faisait faux bond à sa fête d'anniversaire.

N'obtenant aucune réponse, il soupira. Hardwin et Elizabeth étaient occupés, il devrait gérer seul l'enfant, cette fois.

Il s'assit alors aux côtés du petit corps tremblant.

- Qu'est-ce qu'il y a, petit ? fit-il alors plus doucement.

Doux Merlin, il n'avait jamais été quelqu'un de doux et d'attentionné, à part envers Lily. Il ne savait pas comment s'y prendre… mais laissa son instinct le guider.

Quelques minutes plus tard, il se retrouva avec un enfant accroché à son cou, le visage enfoui dans ses cheveux et tremblotant.

- Hey, petit, fit-il en lui frottant le dos et grimaçant.

- Je… je ne mérite pas ça…

- Pourquoi ne mériterais-tu pas cette fête ? fit-il alors plus durement qu'il ne l'aurait voulu.

Il détacha précautionneusement l'enfant de son cou et prit son menton entre ses doigts, remontant ainsi le visage de l'enfant face au sien.

Leurs regards se croisèrent et Harry choisit alors de fixer l'épaule de Severus plutôt que d'affronter le regard noir.

- Je… je sais pas… comprends pas… pourquoi…

- Mon grand, fit Severus en soupirant discrètement d'agacement. Tu es un enfant. Tu fais partie de cette famille. Chaque enfant fête son anniversaire. Je sais que tu n'en a pas eu le droit chez les Dursley, mais c'est terminé, tu comprends ? Tu es parmi nous. Ta famille et tes amis t'aiment. Tu as même un chat super intelligent qui trottine actuellement vers toi.

Il sourit alors, voyant le chat grimper sur les genoux de Severus et lécher les larmes qui coulaient des yeux de Harry.

Severus ne put s'empêcher de caresser le chat qui se mit à ronronner doucement.

- Allez, sèche-moi ces larmes. Tu mérites cela, tout simplement parce que nous t'aimons, espèce de crapule.

- C'est… c'est vrai ? Vous… m'aimez ?

Severus leva les yeux au ciel. Que venait-il de dire, oh doux Merlin.

- Je n'ai pas tendance à étaler mes sentiments, cher Harry Potter, mais oui, je vous considère comme un filleul… un neveu ou un fils… comme tu le voudras. Je suis là pour toi, comme tous ceux qui sont présents aujourd'hui.

Le garçon acquiesça alors, étreignant courtement le professeur d'habitude froid et distant.

Severus lui frotta à nouveau le dos et se dégagea de l'étreinte. Harry prit alors Salazar contre lui, fourrant son nez dans l'odeur réconfortante du chat.

- Allez, viens. Le repas de midi sera bientôt prêt.

Personne n'avait remarqué l'absence de Harry, tant les enfants courraient dans tous les sens. Ils formaient maintenant une ronde et se lançaient des balles fluorescentes. Severus poussa l'enfant vers le groupe, lui intimant de s'amuser un peu.

Elizabeth l'interrogea du regard et il lui expliqua rapidement ce qui venait de se passer. Elle le remercia alors et lui servit une nouvelle tasse de thé.

- Ça soulagera ton mal de tête aussi, l'informa-t-elle.

- Hé, regardez ça ! fit Hardwin en pointant les enfants du doigt.

Ils faisaient voler la balle en levant la main, un filament doré apparaissant et disparaissant régulièrement.

- Je crois qu'Alekzandra vient de leur montrer son jeu préféré, fit Sergej avec un regard fier.

- C'est quoi ? demanda Eulia.

- Essayer premièrement de tenir la balle le plus longtemps possible dans les airs, et deuxièmement, une personne doit tenter, avec sa magie, de changer sa couleur avant qu'une troisième personne ne tente, elle, de l'attraper. Et tout cela en magie informulée.

- Ça n'a pas l'air simple, fit Daisy.

- La magie sans baguette est souvent utilisée en Russie, lui expliqua Severus. Malheureusement elle l'est de moins en moins en Angleterre, considérée comme trop complexe alors qu'il n'en est rien. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en faire, jusqu'à ce que je rencontre Sergej et Hardwin. Ça vient peu à peu, même si je pensais que ce serait trop tard pour moi.

- Il n'est jamais trop tard pour rien, répondit alors Hardwin. Regarde un peu le sourire du petit. Ça fait du bien de le voir sourire…

Les jeux continuèrent jusqu'au repas de midi. Essoufflés, ils coururent vers la table qui avait été disposée sur la terrasse du manoir par Eulia, Daisy et les Elfes.

Il y avait des plats de pâtes, des pommes de terre, du riz, toutes sortes de sauces traditionnelles, de la viande, de la salade… tous se régalèrent à en faire exploser leur estomac. Puis vint le dessert.

Des tartes aux fruits, de la glace, de la chantilly à la cannelle et l'orange, de la tarte au citron, des gâteaux aux cerises et framboises, une fondue de chocolat… Les enfants voulurent tout goûter, sans réellement y parvenir au vu des assiettes qu'ils peinaient à terminer.

Il fut conté des histoires, des anecdotes, des faits réels et des énigmes. Les enfants participèrent avec joie, tout en narguant les adultes qui ne trouvaient pas toujours la réponse. Eux non plus, bien entendu, mais de gentilles moqueries fusèrent de part et d'autre.

Les plus grands expliquèrent ensuite aux plus jeunes ce qu'ils apprenaient et tous posèrent toujours plus de questions, sans compter les démonstrations que firent les parents.

Vint alors le temps du goûter qui se termina par la distribution de cadeaux.

Eulia et Edouard avaient confectionné un couvre-lit en patchwork vert et or. Eulia avait tricoté un pull pour l'hiver, de couleur bleu nuit avec une étoile argentée tricotée discrètement sur l'épaule.

Abraham Potter était présent aussi, bien qu'il se fit plus discret. Il offrit à Harry une encyclopédie sur les différents sports du monde, aussi bien sorcier que des sans-pouvoirs. Il avait alors vu les yeux de Harry briller de joie. Pourtant, il ne pensait pas que ceci plairait autant mais n'avait pas eu d'autre idée.

Leonius et Jania avaient peint de jolies toiles, représentant leur propre manoir et les jardins fleuris.

Abigaelle lui tendit un album rempli de photos de plantes avec leurs propriétés dans la nourriture ou encore en potion. Elle l'avait fait elle-même, réunissant une encyclopédie irlandaise, une russe et une anglaise, avec l'aide d'Alekzandra.

Hardwin et Severus étaient presque jaloux de ce cadeau, tellement l'album semblait complet. La couverture était épaisse, noire, avec des branches dorées et argentées qui bougeaient sur la couverture, accompagnées de feuilles mélangeant les deux couleurs.

Dans l'album se trouvait des photos, allant de deux à dix par plantes afin de bien les différencier les unes des autres, leur description et leurs propriétés ainsi que les possibilités de mélange avec tel ou tel ingrédient.

Severus se leva alors presque religieusement.

- Harry, j'ai quelque chose d'important à te donner, fit-il sérieusement en s'accroupissant devant l'enfant qui était debout au milieu du papier cadeau qu'il avait déchiré délicatement, prenant le temps de découvrir chacun d'entre eux.

Il fixa alors le paquet cadeau vert foncé, relié avec une bande argentée. Il y avait un autre paquet, rouge cette fois, juste en-dessous.

- C'est une chose précieuse, qui vient de ta mère. Elle me l'avait donné quand on avait dix ans, c'était une chose à laquelle elle tenait beaucoup mais cela rendait sa sœur jalouse, alors elle m'avait demandé de le garder. Malheureusement, je n'ai jamais eu l'occasion de lui rendre… tiens, fit-il en donnant le premier paquet.

Harry le déballa tout aussi délicatement que les cadeaux précédents. Sous le papier, il y avait une petite boîte en plastique, blanche. Salazar était revenu quelques secondes plus tôt de la chatterie et se frotta à ses jambes.

Dans la boîte blanche se trouvait une broche. Elle était argentée et dessus était gravé un papillon, lui rappelant le surnom qu'Alekzandra lui avait donné, ainsi que le prénom de sa mère.

Les yeux plein de joie, il fixa alors le meilleur ami de sa mère.

- Merci, monsieur.

- Severus, appelle-moi Severus.

- Merci, Severus. Je te promets d'en prendre soin.

- Je l'espère de tout mon cœur, répondit l'homme tout habillé de noir. Tiens, un second cadeau pour toi. Pareil, tu devras en prendre soin et le garder précieusement.

Harry prit timidement le paquet rouge des mains, posant la broche près de Salazar. Il déballa le papier cadeau tout doucement et y découvrit un album photo.

Il l'ouvrit et ses yeux brillèrent de plus belle. Il observa pendant de longues secondes le visage de sa mère, souriant au pied d'un arbre dans un parc.

- J'y ai mis les copies de toutes les photos que j'ai pu retrouver, prononça difficilement Severus, le cœur lourd. Je suis présent sur certaines, je n'avais pas le cœur à les découper.

- Pourquoi ? Pourquoi voulais-tu découper ? Elles sont si belles !

- Parce que je voulais t'offrir ce qui me restait de ta mère, Harry.

- Vous faites partie du souvenir de ma mère, Monsieur Severus. Vous… Tu… papa m'a dit que vous étiez meilleurs amis, avant l'école et durant quelques années encore, et que vous vous êtes disputés ensuite. Mais je suis sûr qu'elle vous appréciait tout de même encore, et toujours, répondit Harry. Je suis heureux que tu n'aies pas enlevé ta présence des photos, elles n'auraient plus la même valeur, sinon.

- Par contre… je n'ai qu'une seule photo de tes parents ensemble. Elle se trouve à la fin de l'album.

- Merci, fit l'enfant avec trop d'émotions dans la voix. Il s'approcha alors de l'homme et l'embrassa sur la joue.

- Merci, répéta-t-il dans un murmure.

Il reçut également un petit manuel qu'avait confectionné Severus avec Pomona – qui n'avait toujours pas rencontré Harry mais avait vu son collègue à l'œuvre et avait souhaité aider – comportant les potions les plus simples et les moins dangereuses sur lesquelles il pourrait s'entraîner avec ses amis. En présence d'adultes compétents, bien entendu, c'est-à-dire soit Eulia, Hadrwin, Althus ou encore lui-même.

Harry reçut également un livre sur les chats de la part de Daisy, un livre sur les chats de race Maine Coon de la part d'Elizabeth vu que c'était la race de Salazar, Kingsley lui avait offert un livre traitant des sortilèges de protection avec une note comme quoi il était certainement encore trop jeune pour y arriver mais qu'il pourrait au moins le lire.

La famille Tonks lui offrit une peluche, des billes et un balai miniature bien qu'il ne connaissait pas encore l'existence du Quidditch.

Il reçut également des livres relatant l'Histoire anglaise de la part d'Orion et Walburga qui avaient su par Hardwin que le petit adorait lire, puis un livre sur la métamorphose de la part d'Arthus et Dyna.

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A dix-sept heures, les invités commencèrent à prendre congé. Harry avait suivi Salazar qui voulait aller à la chatterie et Elizabeth les avaient rejoints quelques minutes plus tard.

Tania, du haut de ses sept ans, vivait sa seconde et dernière portée. Salazar se frotta une dernière fois contre les jambes de son protégé puis se blottit contre le flanc de sa femelle. Ils se trouvaient dans la tour avant-droite du manoir, pièce stérile, et Elizabeth avait expressément demandé à Harry d'enlever ses chaussures et de se laver les mains avant d'entrer.

Le pelage de la femelle était entre le bleu nuit et le noir. Ses yeux étaient verts comme des émeraudes et Tania semblait être fatiguée. Willow surveillait la chatte et caressait doucement le ventre tendu.

- Elle commence le travail, expliqua Elizabeth à Harry. Es-tu sûr de vouloir rester ?

- Salazar reste…

- Parce qu'il sait ce que c'est. Il va y avoir du sang, et je ne peux pas te promettre que tous les chat survivent. Tu es certain que tu supporteras ça ?

- Non, mais… je veux être là.

- Si ça ne va pas, tu me promets de rejoindre immédiatement Hardwin ?

- Oui, maman, répondit alors Harry qui commençait à avoir peur au vu de l'inquiétude de sa mère.

- La dernière fois, elle a perdu un chaton. Ça n'arrive pas toujours, mais je dois te prévenir, mon cœur.

- Merci.

- Bien, allons-y. Courage ma petite Tania.

Le travail dura trois heures. Trois heures durant lesquelles Salazar léchait la tête de sa femelle, trois heures durant lesquelles Harry posait des questions tout en restant distant. Mais à un moment, Willow tenait la tête épuisée de la maman-chat et Elizabeth avait la main dans le ventre de la femelle et la situation n'avait pas l'air très simple.

- Harry chéri, va chercher Severus s'il te plaît.

- Ou… Oui, d'accord, fit-il avant de disparaître et courir chercher le Maître des Potions.

Il courut jusque dans les sous-sols, ouvrant la porte du laboratoire à la volée.

Severus sursauta et fit de gros yeux à Harry, rouge et essoufflé.

- Je… Maman a besoin de v… toi… Tania ne va pas bien…

Severus, qui avait failli hurler contre l'enfant, se calma instantanément et lança un sortilège de protection sur ses potions, prit une sorte de trousse de secours et suivit Harry au travers du Manoir.

Avant d'entrer dans la pièce, il lança un sortilège de nettoyage sur Harry et lui, ils enlevèrent leurs chaussures et entrèrent.

Salazar avait le poil hérissé, léchant la queue de sa femelle et poussant quelques miaulements rauques.

- Que se passe-t-il ?

- Elle n'y arrive pas, fit Elizabeth. Les bébés ne sortent pas, pourtant, la tête du premier chaton dépasse du col…

- Ok, fit Severus avant de s'accroupir. Harry, te sens-tu capable de m'assister ?

- Je…

- Tu devras me donner les fioles que je te demande et réceptionner le premier chaton.

- D'accord, fit Harry, qui avait étonnement retrouvé son calme.

Il lui passa alors une crème décontractante, puis deux fioles que Severus administra à la maman-chat.

Après quelques minutes, Severus sortit le chaton et le donna à Harry qui avait enfilé des gants.

- Il… il ne respire plus ! fit Harry en posant le chaton sur le plateau qui était au sol.

Elizabeth, Severus et Willow étaient trop occupés pour l'aider. Sa mère lui demanda de lui mettre un masque à oxygène qu'il pouvait trouver sur la gauche. Mais c'était sans compter Salazar qui avait lâché sa femelle et rejoint rapidement Harry. Il se mit à lécher frénétiquement le museau de son fils, puis poussa la main de Harry sur le torse.

- Fais une pression régulière sur le torse du petit, Harry, l'encouragea Elizabeth alors que le deuxième chaton sortait, en vie.

Salazar recommença à lécher le nez et la bouche de son fils alors que Harry appuya sur les poumons du petit être. Salazar prit alors le masque dans sa gueule et l'apporta à Harry.

Tristement, mais tout aussi rapidement, Harry attrapa l'appareil et le tint sur le museau du bébé. Salazar lécha le ventre du petit alors que l'autre main de Harry caressait distraitement une petite patte du chaton.

Un troisième chaton sortait du ventre de la mère, alors que Severus parlait de stérilisation – mot que Harry n'avait pas compris mais il n'avait pas le cœur à poser la question.

- Chéri, je suis désolée… s'il n'a pas encore respiré… je crois qu'il est trop tard… fit doucement Elizabeth en observant Harry refouler ses larmes.

Mais Salazar roucoula alors que Harry sentit des petites griffes se planter autour de son index.

- Il vit ! cria-t-il alors.

Le petit éternua, rejetant du liquide, et Harry le prit dans ses mains.

- Mets-le contre ton torse, lui dicta alors Severus.

- Mais… il est tout gluant.

- Retire ton t-shirt et mets-le dedans, en laissant sa tête à l'air bien sûr, et prends le petit contre ton torse. Il a besoin de chaleur.

Harry s'exécuta alors, sous le regard attentif de Salazar.

- Il y a un recoin, là, lui indiqua sa mère. On y a entreposé un lit, tu peux t'y allonger et te mettre en position fœtale, le petit contre toi. Je pense que Salazar te rejoindra.

Harry s'exécuta. Salazar alla voir Tania et lui lécha le museau. Elle roucoula de bonheur, tout en faisant la toilette des bébés déjà nés. Il restait, normalement, encore un chaton à faire sortir.

Elizabeth avait demandé à Severus de rester disponible, Elwyn et sa famille ayant déjà pas mal de choses de prévues le soir même, elle ne voulait pas les déranger. Mais aussi, elle pensait que l'accouchement aurait seulement lieu le lendemain…

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Les âges sont donnés à titre approximatif.

J'ai bien entendu toutes les dates de naissances mais je crains que cela vous ennuie de lire des arbres généalogiques. J'ai aussi dessiné les plans des manoirs… :-) Pour ceux que ca intéresse !