Quand la pureté reste dans l'âme

Magie toujours

Rebonjour/bonsoir !

Voici le second chapitre du weekend ! Bonne lecture :-).

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 66 :

Magie un jour...

Magie toujours

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Ecoute : Adrian von Ziegler – Autumn Forest

Le vent glacial faisait des ravages au-dehors. La petite maison qui se dressait au bout de l'impasse était entourée de plus grandes. Dans cette petite maison simple et banale était assis un homme, sur un canapé d'un vert aussi sombre que la bouteille de vin qu'il avait devant lui, sur la table basse.

L'homme frottait son visage depuis une heure déjà, tentant de se réveiller et de comprendre ce qui venait d'arriver. Un appareil électronique affichait huit heure trente.

Le cœur du vieil homme frappait violemment contre sa poitrine alors que de la poussière grise formait une biche devant lui.

- Albus Dumbledore, fit une voix masculine. Tu es ici pour vivre la peine qui est tienne, jusqu'à la fin de ta sombre vie qui se terminera le 27 août 2015 à 16h34 et 27 secondes. Comme annoncé, tes pouvoirs ne sont plus. Tes souvenirs concernant l'emplacement des lieux sorciers sont perdus à jamais. Ton apparence a légèrement changé, mais ton identité restera à jamais gravée en toi. Jamais plus tu ne pourras faire de la magie. A cet endroit tu seras obligé de vivre, et tu auras assez d'argent pour survivre aux besoins sommaires d'un être vivant jusqu'à ta mort déjà programmée. Tu ne mourras pas avant. Tu ne vivras pas une seconde de plus.

Tes erreurs sont marquées au fer rouge sur ton cœur, sur ton âme. Ta bouche ne saura formuler aucune parole parlant de ton ancien monde. Des visions désagréables et désastreuses te suivront jusqu'à la fin, et la solitude sera ta seule amie. Les enfants auront peur de toi, les adultes se méfieront. Toi, homme qui voulait être le Bien en personne, t'es laissé corrompre par le Mal. Tu as toujours souhaité avoir plus. Tu aurais tellement aimé pouvoir manipuler dans l'ombre et arriver à tes fins, puis contrôler le monde selon ta vision des choses tout en faisant croire au peuple sorcier qu'il avait choisi cela. Ton esprit est tellement sombre que tu n'as pas su voir les limites du précipice dans lequel tu es tombé. Le Peuple t'a renié. La Magie pleure ton âme qui a toujours trouvé un moyen de contourner les lois malgré les différentes vies qui t'ont été offertes. Tu aurais pu être un homme véritablement bon, un père et un grand-père aimant, mais toujours sur ton chemin il y eu cet homme, ton amant, qui te détourna du bon sentier. Tu aurais pu, mais tu n'as pas su. Tu me rejoindras donc le 27 août 2015, à 16h34 et 27 secondes, afin que je t'amène à l'endroit où l'on aspire définitivement la vie des âmes. A l'endroit où ton corps ne sera plus, et où ton âme perdra son essence et sa vie.

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Albus Dumbledore sombra à nouveau dans le sommeil, un immense poids sur ses épaules. Son corps était plus mince, moins musclé. Ses cheveux n'étaient plus argentés mais gris. Ses dents, autrefois blanches, étaient jaunies par le temps. Il avait les yeux gris, entourés d'un léger trait bleu rappelant son ancienne vie de « bon sorcier ». Il n'avait plus de lunettes. Sa taille était restée la même, mais son dos le faisait souffrir.

Sa vie avait drastiquement changé, mais l'homme ne comprenait toujours pas ses erreurs. Le monde ignorait-il donc à ce point qu'il allait droit dans le mur ? La Magie elle-même espérait-elle la fin du monde, pour l'avoir ainsi renié ?

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Ellipse temporelle

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Parc Gladstone,

Août 1991

Un grand homme, habillé de vêtements sobres, marchait dans une allée du grand parc non-sorcier. Le soleil réchauffait l'atmosphère depuis plusieurs mois déjà, et l'homme appréciait ces températures chaudes bien qu'elles soient, souvent, un peu excessives.

Il observa les alentours avant d'emprunter un petit chemin. L'homme arriva alors devant un mur, faisant penser à un cul-de-sac. Ses yeux observaient ce mur pourtant si banal, si classique. Grâce à la magie qui coulait le long de ses veines, ses yeux pouvaient apercevoir la nuance de couleurs des pierres les plus pâles.

Ses longs doigts caressèrent les plus claires, de couleur blanche, et se mit à chuchoter.

- Open your eyes.

Son corps pu alors traverser le mur, après avoir vérifié une dernière fois qu'il n'était pas suivi. Son visage s'éclaira alors, en détaillant ce qui l'entourait.

Abraham Potter ne se lassait pas d'observer l'évolution de ce nouveau quartier sorcier, promettant de nombreux logements aux plus démunis comme aux plus riches. La partie sorcière de Gladstone prenait vie depuis l'installation du Ministère de la Magie en ses lieux, et il ne pouvait qu'être heureux de cela.

Le petit chemin qui l'avait mené jusqu'ici se divisait en plusieurs petites rues piétonnes et une grande place juste en face de ce passage d'entre les mondes, sur laquelle était placée une simple fontaine et plusieurs statues. Elle se nommait Arch'stones Place.

Sur sa droite se situait un bâtiment qui devait faire dans les 70 mètres carrés au sol. C'était un tout nouveau centre de transplanage séparé en deux parties : l'arrivée de la population et la formation à l'art du transplanage avec des mises en situations toutes plus complexes que les autres.

A sa gauche il y avait une Supérette, mélangeant fournitures moldues et sorcières. Derrière ce petit magasin se construisait un tunnel, conduisant vers ce qui deviendra une ville sorcière. C'était un des projets du Ministère, mais peu de gens croyaient en celui-ci.

Sur la droite de la place, après le centre de transplanage, se trouvait une grande aire de jeux ainsi que plusieurs arbres et une forteresse magique, les protégeant des sans-pouvoirs.

Sur la gauche de cette même place se trouvait quelques habitations encore vides, puis, devant lui, la Frogg's avenue avec quelques boutiques sur la droite, un poste de sentinelle sur la gauche puis un café-restaurant.

L'avenue continuait encore après un petit croisement et donnait sur le restaurant « Potter's Oyliossée » ainsi que sur d'autres petites boutiques et habitations avant de déboucher sur le quartier des Manoirs à l'est du parc.

Abraham s'était arrêté de marcher au premier croisement, juste après le café qui venait d'ouvrir. La petite ruelle sur sa gauche, la « Ruelle Magia », menait à quelques magasins avant de se terminer sur une grande arche, le portail du Ministère.

A l'est du parc se trouvaient également quelques petites rues encore calmes ainsi que des magasins et un bureau de poste. Les noms de rues n'étaient pas encore tous définis et peu de monde habitait ces lieux. Pour le moment.

Au sud, derrière le Domaine du Ministère – qui formait un grand rectangle et prenait presque toute la largeur du côté sorcier de Gladstone – se trouvait également un grand quartier regroupant plusieurs habitations moyennes et plus petites, toujours séparées par la magie du monde des sans-pouvoirs qui eux, apercevaient au loin une forêt inaccessible.

La ruelle Magia donnait donc sur l'entrée du Ministère mais aussi sur le boulevard Nicholas Flamel qui longeait le domaine et permettait de le contourner sur la gauche ainsi que sur la droite. Au dos du Ministère étaient placées une rangée de onze maisons moyennes ayant un petit jardin entre elles et le domaine du Ministère.

Le boulevard Nicholas Flamel Est donnait alors sur la première rue, séparant cette rangée de maisons d'une seconde. En parallèle, au sud de celle-ci, se trouvait une seconde rue donnant elle aussi sur deux rangées de maisons.

Ce même boulevard au nom de l'alchimiste le plus connu d'Angleterre donnait, à l'est, sur les différents Manoirs toujours en construction. L'ouest du boulevard Nicholas Flamel reliait quand à lui ces deux rues avant de longer le Ministère et de rejoindre le tunnel qui relierait le tout à une future ville sorcière, à la supérette puis à l'entrée du parc sorcier.

L'homme qui marchait tranquillement dans les rues se perdit longuement dans ses pensées. Plusieurs sorciers avaient achetés des terrains et des maisons du côté moldu, près du parc afin de se fondre dans la population nationale. C'était plutôt une bonne idée, en soit.

Le côté est du parc était réservé pour la construction de cinq à six grands manoirs qui tourneraient le dos à la « Park view Road », rue essentiellement utilisée par les moldus. Un grand mur magique avait été mis en place, faisant croire aux sans-pouvoirs la présence de plusieurs arbres inaccessibles et inintéressants.

Au bout d'une heure de marche Abraham se décida à aller au Ministère, pour une petite conférence sur les projets du gouvernement sorcier. Le bâtiment était entouré d'une sorte de rempart magique, où plusieurs barrières aussi bien physiques que magiques le protégeaient.

En passant l'arche, il observa avec un grand sourire le rectangle de fontaines qui lui rappelait une de ses visites en France. Il eut un rire moqueur en pensant que cela ressemblait fortement aux fontaines présentes devant la gare de Lille.

Le bâtiment en face de lui était majestueux et en forme de L. A sa gauche se trouvait justement la plus petite partie du Ministère et en face de lui la partie la plus large.

Derrière les fontaines se trouvaient quatre grandes portes de verre qui donnaient sur un grand Hall. Dans celui-ci se trouvait des bancs, et beaucoup de tableaux étaient accrochés aux murs.

En face des grandes portes il y avait l'accueil et le contrôle des identités, puis des deux côtés se trouvaient des accès aux différents couloirs.

Si on longeait le mur des grandes portes, nous pouvions aussi atteindre les couloirs en passant devant des gardes et par une porte sécurisée. Derrière le bureau d'accueil se trouvaient quelques couloirs et bureaux administratifs. Sur la droite se trouvait une grande salle d'attente avec des WC puis les couloirs de gauche menaient à d'autres bureaux ainsi qu'à une salle avec six ascenseurs et de grands escaliers. Un de ces couloirs menait aussi à l'aile perpendiculaire au Ministère qui comprenait le département des Aurors au rez-de-chaussée et l'entrée, à l'extérieur et via un arbre spécial, du département des Langues de Plombs dans les sous-sols. Cette même entrée débouchaient sur une salle tournante comprenant dix portes qui menaient, si la personne n'était pas formée ni accompagnée par un membre du service, à un placard ou à des toilettes pour femme. Ce département comprenait au moins une dizaine de salles.

Le demi-sous-sol comprenait trois salles de jugement : les délits, les crimes, et les jugements pour mineurs. Une des salles restait pour l'instant inutilisée et une autre était une salle d'attente égale à celle du rez-de-chaussée.

Les différents membres du Ministère avaient définitivement déménagés en ces lieux en mai dernier, mais les différents services devaient encore s'organiser et aménager les lieux à leurs goûts. Abraham observait tout ce petit monde de loin, et recevait plusieurs membres du Ministère au moins trois fois par semaine dans son propre restaurant.

Les réformes mises en place ne plaisaient pas forcément à tous les « sangs-purs » mais Abraham Potter était heureux de voir les sorciers redorer leur blason. La Ministre, Kerstin Caithbright, était une femme courageuse et loyale, rusée et intelligente. Elle maniait ses équipes avec une main de fer, tout en restant à l'écoute de ceux qui en avaient besoin. Les dossiers traitant de crimes et bloqués par le Magenmagot pour diverses raisons avaient enfin été traités, et les suspects jugés. La plupart pensaient passer à travers les mailles du filet, mais il n'y avait pas eu d'exception. Le décès de Lord Malfoy avait été le premier exemple plusieurs mois plus tôt. Le Ministère avait « nettoyé » ses rangs bien avant leur emménagement dans ces nouveaux locaux et les employés étaient régulièrement contrôlés afin d'éviter des intrusions sous polynectar, entre autres.

Il y avait, bien entendu, des sorciers restant dans l'ombre souhaitant avidement le retour du Seigneur des Ténèbres, mais les Aurors prenaient leur métier bien trop à cœur pour les laisser sans surveillance. Les troupes avaient été remotivée grâce à la Ministre qui avait plusieurs fois réunis les différents employés et continuait à organiser des rencontres entre les différents services.

Kerstin Caithbright avait également eu beaucoup de difficultés à prouver au peuple anglais la réelle magie habitant les dits « cracmols ». Elle avait puisé dans ses propres biens personnels afin d'envoyer des volontaires se faire former en Russie, en Australie ou encore aux Etats-Unis sur le sujet. Le service financier du Ministère anglais n'avait, au premier abord, pas accepté de financer ce projet-ci.

L'arrivée de quelques élèves cracmols à Poudlard avaient par ailleurs fait pencher la balance dans le sens de la Ministre : elle avait, bien entendu, eu raison sur toute la ligne. Et pour cause, les anglais avaient, depuis des décennies, ignoré volontairement ce sujet à cause d'anciens meneurs.

Et même si les cracmols avaient leur place dans d'autres pays, la majorité du peuple anglais restait renfermé sur lui-même, suivant les préceptes des trois dernières générations en expulsant ou même assassinant les enfants qui ne faisaient pas de magie avant l'âge de cinq ou six ans.

La Ministre avait alors, après le succès des dernières « découvertes », demandé à supprimer le terme « cracmol » qui était, trouvait-elle, laid et sans aucun sens.

Il fut alors pris les termes Elymas (Sage), Magus (Sorcier), et Sui generis (Spécial) afin de former un terme plus agréable aux yeux et aux oreilles. Et également afin d'offrir une « nouvelle » identité à ces sorciers spéciaux.

Elymasius fut alors adopté à l'unanimité, en remplacement du terme « cracmol ».

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En ce beau jour, la famille Potter se promenait dans les rues du Parc de Gladstone. Le Domaine Sorcier devenait de plus en plus charmant et les petites boutiques prenaient vie, peu à peu.

Certaines étaient des copies conformes de celles présentes sur le Chemin de Traverse. Des commerçants avaient justement profités de l'occasion pour ouvrir une filiale en ces nouveaux lieux. Madame Guipure avait ainsi demandé à sa fille unique de tenir une filiale dans ce parc, près du Ministère.

Clarence, Philipp et Harry observaient attentivement les différentes façades, essayant de graver chaque information dans leur esprit. Hardwin et Elizabeth les suivaient de près, tout en observant les autres promeneurs.

Après de longues discussions avec leurs enfants, leur famille et leur entourage proche, ils avaient proposés à Harry de faire sa scolarité à Poudlard sous condition qu'il puisse rentrer les week-ends et les vacances. Bien entendu, Philipp avait expressément demandé à s'y rendre avec son grand frère qui ne savait pas quoi penser de cette décision.

Harry Potter n'était plus l'enfant fragile et manipulable qu'il était à neuf ans. Il avait, grâce à Alekz et Severus, réussi à maîtriser l'occlumencie et débutait l'apprentissage de la legilimancie. L'absence de l'Horcruxe l'avait bien aidé à manipuler cet art. Il avait une certaine confiance en soi, malgré le besoin incessant de demander à ses parents s'il avait raison de penser ou de croire telle ou telle chose. Face aux personnes extérieures il était un adolescent normal, qui ne faisait pas de vagues si ce n'est qu'il appréciait taquiner ses amis qui le lui rendaient bien.

Bien que l'année se soit plutôt bien passée dans l'école Irlandaise, il ne s'était pas fait d'ami. Il restait le plus souvent dans son coin, passant son temps entre sa famille, la bibliothèque et les cours.

Ses parents lui avaient parlé de sa soi-disant célébrité en Angleterre, et il avait amèrement répondu qu'il refermerait le « clapet » de chaque personne osant lui rappeler la mort de ses parents biologique.

Harry était heureux d'avoir une famille comme la sienne. Il se demanda d'ailleurs comment cela se serait passé s'ils ne l'avaient pas retrouvé à temps. Il aurait dû aller à Poudlard, à coup sûr. Et se faire manipuler par deux personnes payées pour être ses amis… Il frissonna. Il connaissait leur identité comme tous les sorciers ayant lus les journaux anglais. Il savait qu'aussi bien Ronald, Ginny ou Hermione avaient été manipulés en ce sens, mais il espéra vivement ne jamais avoir affaire à eux.

- Harry, concentre-toi sur l'instant présent mon grand, fit doucement Hardwin en posant une main sur son épaule. Viens, nous allons rejoindre Abraham au restaurant, il aura certainement quelques petites anecdotes marrantes à nous raconter sur le déménagement du Ministère !

- Oui, papa. Désolé.

- Tu te feras des amis à Poudlard, j'en suis certain. Et pour ce qui est de ta célébrité, tu sauras la surmonter avec ironie ou joie. Tu feras comme tu le sens. Suis ton instinct. Dumbledore n'est plus là et tu sais bien que nous serons là pour veiller sur toi quoi qu'il arrive, ne serait-ce que via le Livre.

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Niklas et Audrey Driomow, Donn Prince (fils de Léto et Carleen Prince), Alekzandra Mordinov-Black, Philipp Potter, Leonius et Jania Windsor, Héris et Lius Black (fils d'Althus et Dyna Black), Katya Stegnov (nièce de Sergej, le père adoptif et parrain d'Alekzandra) et le très célèbre Harry Potter se trouvaient à Londres, devant la gare de King's Cross.

Rebecca Prewett, la fille – adoptée par le sang – de Fabian Prewett, était en pleine conversation avec les jumeaux Luna et Elias Lovegood.

Les parents du petit groupe d'ados les observaient avec un peu d'anxiété. Hardwin et Léto tentaient de rassurer les mères de famille : les plus âgés prendraient soin des plus jeunes, et aucun enfant de ce groupe n'était sans ressources. Ils connaissaient tellement de sortilèges bénins pouvant handicaper avec « amusement » leurs condisciples qu'il n'y avait pas de quoi craindre cette rentrée spéciale.

Harry et Niklas observaient avidement les environs. Ils avaient beaucoup entendu parler de Poudlard, et pas qu'en bien.

- Je me demande comment Oncle Vernon l'aurait pris, s'il avait appris via une lettre que j'étais un sorcier, fit doucement Harry.

- Il aurait été rouge de rage ! s'exclama Niklas. D'après Tonton Hardwy, cet homme était rond comme un ballon. Imagine alors un ballon tout rouge dont s'échappe de la fumée !

- T'es bête, fit Harry en souriant.

- Mais au moins tu souris.

- Je me demande ce qu'est devenu Dudley…

- Je comprends. Mais n'y penses pas, tu es ici pour toi, pour nous. Pour ton propre avenir. Puis franchement, vu comment les Dursley te traitaient, enfin du peu de ce que tu as raconté, je n'ai franchement pas envie de les rencontrer !

- Tu m'étonnes… marmonna Harry.

- Les enfants ! cria alors Hardwin Potter.

Philipp Potter alla rejoindre les bras de son grand frère.

- Eh !

- Je veux partir avec toi ! Mais… Le professeur McGonagall a tout de même dit non.

- Tu viens d'avoir dix ans, p'tit frère. Tu viendras l'année prochaine !

- Veux pas.

- Philipp ? fit alors Elizabeth.

- Tiens.

- C'est… maman ? C'est quoi ?

Elizabeth sourit alors à ses deux fils, le cœur triste mais à la fois heureux pour eux. Harry l'observa, la bouche légèrement ouverte. Il avait deviné et son sourire s'agrandit quand sa mère affirma d'un signe de tête.

- Ta valise miniaturisée.

- Qu… quoi ?

- T'es un crapaud maintenant ? se moqua gentiment Niklas.

- Ninik ! s'écria Philipp, outré.

- Ton père a beaucoup discuté avec Minerva. Tu sais, la nouvelle directrice de l'école. Elle a vu les résultats des interros faites avec Althus et le bilan qu'il fait de votre évolution chaque année. Comme tu as énormément appris avec nous, nous nous doutions que ce serait une bonne chose. Elle a été soufflée et a préféré que tu viennes à Poudlard. Si tu faisais ta rentrée l'année prochaine, tu risquerais de t'ennuyer dans les cours principaux et ce n'est pas le but. Elle trouve que ce serait dommage de te faire perdre une année alors que tu as un niveau déjà bien plus élevé que les élèves débarquant en première année.

- Tu… tu es sérieuse ? demanda alors Philipp dont le visage exprimait un sérieux sans nom.

Philipp était plutôt discret à la maison, mais blagueur dès que les parents avaient le dos tourné. Ambitieux et toujours à réagir spontanément. Mais cet instant, il prouvait à sa famille qu'il savait être sérieux et bien que cette nouvelle le rendait joyeux, le moment n'était pas à ce sentiment. Il allait partir pour Poudlard. Vraiment. Mais il ne s'était pas attendu à cela et ses parents allaient lui manquer horriblement.

- Tu rentreras dans deux semaines, avec Harry, pour le week-end, fit Hardwin en posant une main sur son épaule. Tu feras honneur aux Potter, tout comme Harry, n'est-ce-pas ?

- Bien sûr papa, répondirent les deux garçons.

- Très bien. Il est l'heure de nous rendre sur le quai. Allons-y !

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Hardwin, Léto et Xénophilius discutaient en observant leurs femmes embrasser et câliner les ados qui partiraient, dans quelques minutes, pour Poudlard. Harry avait rejoint Rebecca qui parlait d'animaux étranges avec Luna.

- Désolée pour ma sœur, je crois que les gens vont la trouver étrange, fit alors un jeune garçon. Elias.

- Harry. Oh, non, je ne la trouve pas étrange au contraire !

- Nous avons…

- Un don ? demanda Harry bien que connaissant déjà la réponse.

- Oui, fit le jumeau de Luna, gêné.

- C'est un magnifique don, fit Harry. Alekzandra en connait beaucoup sur les animaux magiques et aiment parler de choses que tous ne peuvent pas voir.

- Oh, Luna serait heureuse de la rencontrer, je crois !

- Mais carrément ! fit Rebecca qui les avaient écoutés d'une oreille.

Harry remarqua Fred et George qui arrivaient sur le quai et leur fit un geste de la main. Les jumeaux Weasley les rejoignirent alors, après avoir salué leur père. Ginny tenait fermement la main d'Arthur, peu rassurée et personne ne la remarqua réellement mis à part Lianna et Hardwin qui les rejoignirent.

- Salut tout le monde ! Fit George en souriant.

- Vous allez bien ?

- Oui, Harry ! Bon, vous avez dit au revoir à vos familles ? Je crois que le train ne va pas tarder, nous devrions chercher un compartiment avant qu'ils soient tous remplis.

- Bonne idée, fit Alekzandra qui venait de se détacher de l'énième étreinte de sa mère adoptive.

- Oh Alekz !

- Salut, Fred, fit la jeune fille en riant doucement.

Luna et Elias, qui se tenaient timidement en retrait, se virent inclure dans le groupe alors que les parents leur souhaitaient, encore une fois, de faire un bon voyage.

- Vous nous enverrez des hiboux avec le résultat de la répartition ! fit Elizabeth d'un ton sans réplique. Harry, tu fais bien attention à toi et à Philipp.

- Oui maman, fit le jeune adolescent en souriant. Ne t'inquiète pas pour nous, maman.

- Allez-y, les enfants, sinon le train partira sans vous, remarqua Fabian avant de se faire frapper par sa femme.

Lisa, la femme de Fabian, avait une main posée sur un landau violet. Elizabeth et Lianna avaient regardées les nouveaux nés des Prewett avec amour. Clément et Ethan, nés le 17 mars 1992, étaient d'un calme à toute épreuve et observaient leur entourage avec un grand sourire. Ils auraient bientôt sept mois et leurs parents étaient aux anges. Mysthya, la petite sœur de Rebecca, prenait grand soin de ses petits frères.

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Le petit – grand, en réalité – groupe d'adolescents avaient trouvé un des plus grands compartiments, à l'avant du Poudlard Express. Alekzandra avait distraitement lancé un sortilège d'agrandissement afin que tous puissent s'installer. Cela n'empêcha pas Philipp de prendre les genoux d'Alekzandra en otage ni Donn Prince de se mettre sur les genoux de Jania. Héris et Lius se serraient le plus possible, se tenant la main.

Chacun parlait avec entrain de la future répartition, faisant des paris sur la maison dans laquelle ils allaient tous être mis. Un chariot de nourriture et de sucreries passa et Harry, Jania et Audrey dévalisèrent presque la vieille femme.

Un petit garçon trapu les interrompit en frappant doucement au carreau de la porte. Trop doucement et timidement, mais Alekzandra avait entendu.

- Je crois que l'on a de la visite ! fit-elle en déverrouillant la porte vitrée.

- Bon… bonjour… je…

- Bonjour ! Je m'appelle Alekzandra, que veux-tu ?

- Je… je…

- N'ai pas peur, fit alors Donn avec un sourire compatissant. La joie de vivre d'Alekz terrorise tout le monde.

- Désolé… voulais pas déranger… marmonna le jeune garçon. Je… je cherche mon crapaud.

- Il a un prénom, ton crapaud ? demanda Alekzandra un peu plus doucement, calmant l'excitation de rencontrer de nouvelles personnes.

- Trévor.

- Désolé, on n'a pas vu de crapaud, mais entre ! Viens manger une chocogrenouille, on ira le chercher ensemble après, tu veux ?

Alekzandra laissa alors passer le jeune garçon qui, bien que gêné, n'osa refuser.

- Hey, Alekz, fit Jania. Peut-être qu'il a des amis qui l'attendent tu sais ! Le force pas.

- Non… je n'ai pas… non c'est… c'est d'accord, marmonna Neville dont les joues devenaient rouges.

Donn fut alors le premier à se lever afin de se présenter.

- Je m'appelle Donn Prince, je suis nouveau et vais rentrer en deuxième année, et toi ?

- Je m'appelle Neville, Neville Londubat. Je vais aussi rentrer en deuxième année mais ne suis pas nouveau.

- Tu es dans quelle maison ? demanda alors Alekzandra.

- Gryffondor.

- Bienvenue parmi nous, fit alors Katya qui se présenta également.

Tout le petit groupe se présenta à Neville qui finit par se détendre légèrement. Héris lui tendit quelques sucreries et Audrey, Alekzandra ainsi que Lius et Héris se mirent en route afin de retrouver le crapaud du nouveau venu.

Neville expliqua à Alekzandra qu'il perdait toujours son animal et elle lui conseilla de peut-être en prendre un autre et de laisser Trevor dans un endroit sécurisé. Une fois revenu avec le crapaud dans le compartiment des ados, Donn commenta en insistant sur le fait qu'un chat était plus doux à caresser et qu'un hibou était bien pratique pour le courrier, mais Neville avait répliqué que seule sa grand-mère lui en envoyait.

Harry, curieux, demanda alors pourquoi.

- Je…

- Tes parents sont morts ? demanda doucement Jania.

- Non… ils… bien pire… fit Neville en mettant ses mains froides contre ses joues.

Donn observa Neville.

- Mon tonton m'a dit, Neville. Tu veux que je le dise à notre groupe ? T'inquiète pas, personne n'en parlera aux autres. On est un groupe soudé, une famille, puis Luna et Elias ne diront rien non plus sinon on les boudera.

Neville acquiesça, cachant son visage en s'asseyant à même le sol.

- Sev m'a dit que ses parents avaient été attaqués par les mangemorts, la nuit de Halloween, la même nuit où les parents de Harry sont morts. Mais les parents de Neville sont en vie, mais bien pire que mort… ils sont à Sainte Mangouste, murmura-t-il presque. Ils ont subit le Doloris bien trop longtemps, ils sont… comme mort, mais vivants…

- Oh, je suis désolée, fit Alekzandra en s'accroupissant près du garçon. Ce n'est pas facile.

Neville ne dit rien, fixant le sol.

- Tu vis où ? demanda Philipp.

- Chez ma grand-mère, fit Neville en grimaçant. Mais depuis le procès j'ai rencontré aussi une autre partie de ma famille, des cousins manipulés par le professeur Dumbledore. Mais… ils ne m'ont pas parlé… ils doivent d'abord s'habituer à la situation et… et… je préférais…

- Rester dans ton coin ? termina Donn. Je peux comprendre, ce ne doit pas être simple non plus. Mais t'inquiète pas, on ne te laissera pas seul.

- C'est Hermione, Ethan et Oliver c'est ca ? demanda Alekzandra. Je l'ai lu dans les journaux, répliqua la jeune fille devant le regard interrogatif des autres. Daniel Londubat est le cousin de Frank, le père de Neville, c'est bien ça ?

Neville affirma d'un signe de tête.

- Et les trois enfants sont ceux de Daniel et Annabelle Malefoy de Bridgewater. Ils ont aussi adopté un petit garçon…

- Ewen, il est super timide aussi, fit Neville en souriant. Mais… j'ai un peu peur de… Hermione.

- C'est… celle qui était amie avec Ronald Weasley, c'est ça ? demanda Harry, incertain.

- Oui, c'est ça.

- Super…

- 'Ry, tu ne peux pas tenir rigueur à cette fille, tu ne la connais pas et en plus elle était manipulée par Dumbledore, fit Audrey.

- Je ne sais pas. Je ne le sens pas.

- Harry, repris Jania. Nous sommes là, nous saurons te le dire si quelqu'un te manipule, si tu ne t'en rends pas compte toi-même !

- Les sortilèges de Monsieur Dumbledore ont tous été retiré, continua Niklas.

- Je ne pense pas qu'il y ait de risque, fit Audrey. Le professeur McGonagall surveille bien tout, je doute qu'elle laisse se passer une telle chose.

- Vous en savez beaucoup, sur ce qu'il s'est passé à Poudlard, fit timidement Neville.

- On lit les journaux, répliqua un peu trop vivement Harry.

Neville écouta les autres discuter de leurs vacances, les enviant silencieusement. Il n'aurait jamais imaginé pouvoir parler ne serait-ce qu'avec les amis de Harry Potter. Celui-ci s'excusa d'ailleurs auprès de lui, tout en expliquant qu'il ne savait pas réellement comment faire devant ces personnes qui avaient voulu – que ce soit volontairement ou non en fait – le manipuler. Comme Ronald ou Ginny Weasley, ou encore Hermione.

Neville lui avait alors conseillé sans réellement le savoir, de rester lui-même et de voir ce que cela donnerait. De ne pas se braquer immédiatement.

Doucement, Alekzandra voyait Neville sortir de sa timidité presque excessive et lui sourit à maintes reprises. Elle avait hâte de voir où ils seraient répartis, le soir même.

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