Quand la pureté reste dans l'âme

Héritage

Bonjour à tous,

Merci beaucoup pour vos reviews et un grand merci à Plumedelou pour la correction de cette fiction !

Je tiens également à remercier Ptitemysty qui me prête l'idée de la montre astronomique :-).

Je vous souhaite un bon week-end et surtout une bonne lecture !

Lia

Quand la pureté reste dans l'âme

La noble et moderne famille Black

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Chapitre 8 : Héritage

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Samedi 17 juin 1989

Elizabeth Potter avait été occupée toute la matinée. Harry était tranquillement assis avec Philipp dans l'herbe du jardin, à l'ombre du soleil d'été qui chauffait les environs. Perdu dans ses pensées, il observait le paysage qui s'offrait à lui.

La semaine avait été remplie, et il se sentait épuisé. Mais une chose avait changé : son corps le faisait moins souffrir, et il n'avait plus besoin de serrer les dents lorsque la douleur augmentait. Il ne comprenait pas tout, mais faisait de son mieux pour rester attentif. Son lit était bien trop confortable par rapport à ce qu'il pensait mériter, mais sa famille avait été stricte : il était obligé de dormir dans son lit. Et il devait bien avouer qu'il s'y sentait bien, la nuit.

Philipp lui expliquait simplement les choses, et il ne savait pas comment le remercier de sa patience. Au début, oncle Althus lui faisait peur. Il avait un visage froid et sévère, mais Hardwin lui avait promis qu'il ne lui ferait aucun mal.

Il avait du mal à comprendre, d'ailleurs, ce qu'il voulait dire par « aucun mal ». Il méritait, pourtant, chaque punition d'oncle Vernon et tante Pétunia. En quoi était-ce mal ?

Un papillon se posa sur sa main. Il soupira de bonheur. Il adorait ces petits êtres délicats qui venaient se poser sur lui lorsqu'il était calmement assis dans le jardin le soir. Il ne bougeait pas d'un millimètre, trop heureux d'avoir cet être sur sa peau.

- Il est beau, n'est-ce-pas ? remarqua Philipp.

- Oui.

- Tu aimes les animaux ?

- Je… je ne sais pas.

- Tu veux en voir d'autres ? Maman a un élevage de chats.

- Chats ? mmh… oui j'aime bien. Enfin, je crois.

- T'en a déjà eu ?

- Non, mais des fois j'allais chez Mrs Figg, quand tante Pétunia et Oncle Vernon partaient avec Dudley, puis elle avait plein de chats.

- Cool ! Ils sont adorables. Mais ils sont dans une autre aile du Manoir, maman ne savait pas si tu allais supporter leur présence car ils sont assez… collants.

- Oh ! C'est gentil de ta maman.

- C'est aussi la tienne, hein grand frère. Elle adore ses chats… elle leur parle comme à des enfants !

- C'est mignon, les chats, fit Harry. Ceux de Mrs Figg ne se laissaient pas approcher par contre…

- Allez, viens, on va voir maman.

Les deux garçons se levèrent alors, et le papillon s'envola. Harry le regarda voleter tranquillement avant de suivre Philipp qui le tirait par le bras. Il le suivit alors derrière un mur arrondi où continuait le jardin. Là se trouvait la partie extérieure de la volière avec un grillage qui montait jusqu'au premier étage de la tour qui divisait en deux la maison. Il n'était encore jamais venu de ce côté. Il vit alors que le grillage continuait encore sur une vingtaine de mètres et qui devait au moins faire trois ou quatre mètres de hauteur. Des planches de bois formaient des petits chemins jusqu'à une petite fenêtre ouverte au premier étage, juste en-dessous du grillage.

Un chat était allongé sur un coussin, juste en-dessous du préau qui devait être en plexiglas, en train de profiter du soleil.

Le chat était grand, tigré et couleur crème. Harry le fixait depuis deux minutes alors qu'Elizabeth venait vers eux.

- Han ! Coucou les enfants !

- Maman ! s'écria Philipp, faisant sursauter Harry. Grand frère connaît déjà les chats, et il aime bien, on peut lui présenter les nôtres ?

- Bien sûr, petit cœur. Par contre, Bia est avec ses petits.

- Ils sont nés ?!

- Il y a une heure, petit ange.

- Ah c'est pour ca que t'as pas petit déjeuné avec nous ce matin !

- Oui, je suis désolée. Bia a commencé le travail vers quatre heures du matin et je voulais être présente donc Willow, qui la surveillait, est venue me chercher. Tout s'est bien passé, pour vous deux ?

- Oui, fit doucement Harry puisque Philipp le fixait et voulait apparemment qu'il réponde.

Il laissait généralement Philipp parler, mais Elizabeth avait demandé discrètement à son fils de laisser son grand frère répondre, afin qu'il ne se renferme pas encore plus sur lui-même. Le petit garçon avait immédiatement accepté, souhaitant avant tout aider son grand frère qu'il aimait déjà très fort.

- Bien venez, on va entrer dans leur domaine.

Elle poussa alors la porte grillagée et ils arrivèrent sur la terrasse sécurisée. Harry observa alors le matou de plus près, qui s'étirait doucement.

- Il s'appelle Salazar, lui apprit Elizabeth. Il va bientôt avoir huit ans. Tu veux le caresser, Harry ?

- Euh… non, merci, il a l'air bien.

- Tu es adorable, mon petit. Il viendra certainement nous rejoindre à l'intérieur de toute façon.

- Ah bon ?

- Il est très curieux et très intelligent, tu verras. Allez, venez, je vais vous présenter toute la troupe.

Ils entrèrent alors dans une grande pièce où trônait, en plein milieu, une grande cheminée. Elle était vitrée sur les quatre côtés, et posée sur des piliers. Malgré la chaleur, elle était allumée et éclairait la pièce d'une lumière douce. Il y avait beaucoup d'arbres à chats, des passerelles sur les murs, des tunnels, des coussins et, posés contre un des murs, deux canapés en angle. Une table en bois massif était près de la baie vitrée et un chat trônait sur la table, les observant d'un air méchant.

Harry eut alors un mouvement de recul, se cognant contre sa tante – mère adoptive.

- N'aie pas peur, petit cœur. Cette race de chat peut avoir un air agressif, et méchant, mais il n'en est rien. Ce sont des chats attentifs, généralement intelligents, qui ont besoin d'attention.

- Mais ils ne sont pas toujours intelligents, chuchota Philipp.

- Il y a toujours des exceptions, rit doucement Elizabeth. Tiens Harry, reste-là, je vais chercher celui qui squatte la table. Elf'Inn, tu viens ?

Le chat sembla la jauger, tendant le cou vers sa maîtresse, puis frotta sa tête sur la main tendue d'Elizabeth. Alors, elle la prit et la présenta à Harry, qui ne semblait toujours pas rassuré.

- Tiens, caresse-là.

Voyant que son frère n'esquissait aucun mouvement, ce fut Philipp qui prit les devants et gratta la tête du chat géant qui ronronna de plus belle.

- Quand elle ronronne, ça veut dire qu'elle est contente, lui expliqua Philipp. Allez, caresse-la sur la tête !

Il prit alors la main tremblante de Harry et la posa sur le front de la bête.

- C'est tout doux ! s'exclama-t-il, les yeux soudainement plus brillants. Oh, elle ronronne encore plus.

Elizabeth rit doucement.

- Le ronronnement d'un chat ne signifie pas toujours le bonheur, intervint la mère de famille en observant Harry. Il peut aussi signifier la crainte ou la douleur. Mais là, il n'y a aucun doute, elle adore tes gratouilles ! Tiens, regarde, il y a Salazar.

Comme elle l'avait dit, le matou était entré à leur suite et se frottait maintenant aux jambes de Harry qui s'était tendu au contact un peu brutal.

- Il t'aime bien, on dirait ! s'exclama joyeusement Philipp.

- Et c'est un grand honneur, Harry, lui expliqua Elizabeth. Il ne se frotte qu'aux jambes de Sergej et Alekzandra, normalement. Tu peux le caresser sans crainte, petit ange.

- Sûr ? demanda-t-il timidement.

- Sûr, confirma Elizabeth.

Il s'abaissa alors, et caressa le haut de la tête du matou couleur crème. Celui-ci ronronna et frotta son museau humide contre la petite main puis commença à la lécher.

- Euh… c'est… normal ? fit Harry, son expression hésitant entre la crainte et l'incertitude.

- Oui, apparemment il t'aime vraiment bien, fit Philipp. Moi, je peux le caresser mais pas plus ! Il se laisse caresser mais il ne lèche jamais nos mains. Tiens, on peut lui donner des friandises, maman ?

- Oui, attendez, je vais en chercher.

Le matou posa alors ses pattes avant sur les genoux de Harry qui s'était accroupi, et lécha sa joue, décrochant un petit rire aux garçons.

- Il est immense ! Il a au moins trois fois la taille des chats de Mrs Figg !

- C'est une race spéciale, l'informa Philipp. Elle vient des États-Unis et ses ancêtres étaient des chats sauvages. Ils ont les poils mi-longs, de façon irrégulière sur leur corps.

- Oh… il est trop beau.

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Le reste de la matinée se déroula tranquillement chez les Potter. Les garçons s'occupèrent des chats de l'élevage, les brossèrent et leurs donnèrent des friandises tout en jouant avec eux. Le repas de midi fut délicieux et Harry arrivait enfin à manger son plat principal en entier.

Ils avaient demandé aux elfes de ne pas lui donner de salade mais surtout faire un repas principal riche pour le petit, bien que facile à manger. Le soir, comme il n'avait généralement plus faim à cause du repas de midi, ils lui donnaient alors une soupe de légumes avec un toast beurré dont il raffolait.

Le plus difficile restait le petit déjeuner où Harry peinait à finir son bol de céréales.

Hardwin était revenu pour le repas de midi et observait les enfants manger. Il était heureux d'avoir retrouvé son neveu et d'avoir pu l'adopter. Ils avaient certes encore beaucoup à faire afin de punir les Dursley, un procès était en train de se mettre en place, et Harry avait de grosses séquelles de cette enfance. Ils préparaient un dossier rempli de preuves, de photos, de souvenirs et de diagnostics médicaux effectués par le service de l'enfance irlandais.

Hardwin savait aussi qu'Orion et Walburga avaient des rendez-vous réguliers avec un avocat afin de donner une chance à leur premier fils de sortir de prison. Rien n'était gagné, mais ils gardaient espoir grâce à la famille qui se reconstituait autour d'eux. Si Sirius sortait de prison et se trouvait en état psychologique stable, il pourrait rendre visite à son filleul et faire partie de sa vie. Dans le cas contraire, ils lui trouveraient une clinique spécialisée afin de le soigner et de le remettre sur pied.

Depuis le décès de Doréa, trois ans auparavant, Hardwin et Eulia s'étaient rapprochés d'eux et d'Andromeda. Elizabeth s'entendait très bien avec Lianna et Eulia, et Hardwin était heureux de la décision qui avait été prise dans la semaine par Orion : relier les cheminées familiales par un réseau privé, et ce, jusqu'en Russie. Cela permettrait à Alekzandra, Tomek, Sergej et Lianna de les rejoindre plus simplement et leur éviterait de prendre des portoloins familiaux ou encore un passage par le Ministère pour les portoloins internationaux à cause de la distance excessive. Ils pouvaient certes transplaner, mais cela n'était pas réellement conseillé sur d'aussi longues distances.

- A quoi penses-tu, mon amour ? demanda doucement Elizabeth alors qu'elle observait Philipp essuyer la bouche de Clarence qui avait recraché un peu de purée.

- A la famille. Severus devrait bientôt arriver, aussi. Il a rencontré une partie de sa famille ce matin, et ne semblait pas quoi en penser, j'avoue avoir hâte de savoir comment cette rencontre s'est déroulée. Nos familles ont toutes été liées à un moment donné, et ma curiosité me démange…

- La famille Prince, c'est ça ?

- Oui, c'est le nom de sa mère.

- On n'en entend plus vraiment parler. C'était une grande famille, répondit Elizabeth, mais sur les dernières générations, leurs relations se sont détériorées, elle a perdu de sa valeur aux yeux des gens au fil des ans.

- Effectivement. Je ne peux m'empêcher d'espérer que Severus acceptera les divers héritages de cette famille. Lorsque j'étais enfant, j'avais pu rencontrer Ornelia, sa grand-mère. C'était une femme aimante. Tout le contraire de son mari, en fait. Mais si elle a souhaité rencontrer Severus, ce n'est certainement pas pour lui faire du mal.

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Severus arriva par cheminée à l'heure prévue et salua Elizabeth et Hardwin.

- Comment se portent les enfants ? demanda-t-il.

- Bien ! Harry fait quelques progrès, mais cela prendra du temps, fit Elizabeth. Prendras-tu du thé ?

- Avec plaisir.

- Alors assieds-toi, Hardwin, tu m'attends avant de l'interroger sur sa rencontre ? fit-elle en riant doucement.

Les deux hommes secouèrent la tête en levant les yeux au ciel.

Après l'arrivée des différents thés et petits gâteaux, Severus leur raconta donc brièvement la rencontre matinale avec les derniers membres directs de la famille. Il leur annonça également qu'il devait se rendre dans une filiale de Gringotts en fin de journée, nommée Galoway Forest Bank.

- Alors comme ça tu as un manoir maintenant ? se moqua doucement Elizabeth.

- Apparemment, enfin je n'y suis pas encore allé.

- Ça aurait été la première chose que j'aurais faite ! fit Hardwin.

- Je ne suis pas un Potter, moi, je réfléchis avant.

- Ah, s'il te plaît, fit Hardwin dans un rire. Tu réfléchis un peu trop, par moments. Mais je suis d'accord sur le fait – enfin surtout mon cousin James – que les Potter sont connus pour foncer !

- On essaye d'apprendre la réflexion à nos enfants, du coup, rajouta Elizabeth.

- Dois-je t'accompagner avec Sergej, dans cet endroit perdu au fin fond de la forêt ? Il doit arriver dans dix minutes pour nous prêter un jeu pour Harry.

Après cinq minutes de discussion sur ce manoir inconnu, Severus finit par accepter que Hardwin, Sergej et Dyna Black l'accompagnent dans cette découverte. Il ne connaissait pas la jeune femme, mais savait que c'était l'épouse d'Althus, le professeur particulier des enfants Potter en plus d'être un cousin éloigné d'Hardwin.

Lorsque le reste de la famille arriva, chacun discuta quelques minutes puis Severus sortit le parchemin où étaient inscrites toutes les démarches à suivre.

- Nous allons d'abord nous rendre à Galloway, l'informa alors Hardwin.

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Ils étaient arrivés au village sorcier de Galloway via un café qui faisait la liaison entre les deux mondes. Le paysage était à couper le souffle et ils restèrent un instant sans bouger, afin d'apprécier la beauté de la nature qui s'étendait devant eux.

Ils étaient à une sorte de carrefour d'où partaient quatre ruelles de pavés. Sur leur gauche s'étendait un grand lac et une chute d'eau qui brillait au soleil. La verdure entourait l'espace et les fleurs étaient toutes plus diverses et belles les unes que les autres. Les maisons abritant les magasins étaient en pierre beige et grise.

- La banque est par-là, leur indiqua Sergej qui avait demandé le chemin à un homme âgé.

Ils marchèrent dix petites minutes en passant par la seconde rue sur leur droite. Les pavés étaient bleus et brillaient étrangement. Ils laissèrent Severus entrer seul dans le bâtiment central et blanc immaculé qui trônait en fin de rue.

Severus était alors entré et scella en quelque sorte son avenir ici-même. Il rencontra un Gobelin, Sir Buach Dermitius.

Ils se saluèrent et le Gobelin fut étonné du respect qu'il entendait dans la voix de cet homme. Généralement, les sorciers leur parlaient seulement si cela était nécessaire, sans pour autant utiliser autant de formules de politesses que ce jeune homme. Il l'invita alors à s'asseoir, afin de discuter plus agréablement de cet héritage. Il avait toujours géré les comptes de la famille Prince, sa famille était la gérante de leurs richesses. Mais il n'avait jamais eu de visiteur aussi respectueux des manières et règles de bienséance auprès des Gobelins, et Severus semblait bien connaître celles-ci.

Severus, étrangement détendu, avait accepté l'invitation du Gobelin à se rendre dans son bureau. Il lut alors les documents présentés et signa afin de clore l'acceptation de l'héritage qui lui était donné.

Il apprit alors que, au-delà du Manoir dont il avait hérité avec tout ce qu'il s'y trouvait, il avait également un hectare de terrain forestier laissé à l'abandon par la famille depuis plus de cent ans. De par son héritage, il obtenait une somme de 1.050.000,00 Gallions (7.612.500,00 euros), une baguette en bois de rose d'un cousin éloigné, une montre astronomique – dont il ne connaissait absolument pas l'existence ni son fonctionnement –, une pensine protégée par des runes gaéliques, une coupe en cristal datant du Moyen-Âge, un diadème ayant appartenu à Helena Prince (1787-1802) qui avait épousé un certain Edwin Potter. Il y avait aussi un stock de différents venins, et trois phénix qui… hibernaient en plein été, attendant leur nouveau compagnon de vie depuis des décennies.

Un phénix de Phalathar, un phénix de Nyxia et un phénix d'Oyliossée-Alba.*

Un miroir entouré de platine, un tableau vide dont personne ne connaissait le principe, et quelques chaudrons anciens.

Des outils spécialisés pour les potions, telles qu'une collection de cent cinquante fioles pouvant contenir jusqu'à dix fois leur contenance – chose dont Severus n'avait guère connaissance et le Gobelin confirma ses pensées. La famille Prince les avait créées de toutes pièces, sur l'idée d'un sac-sans-fond, mais n'avait jamais dévoilé cette création ni déposé de brevet. Il était temps qu'il le fasse, se permit de l'informer le gestionnaire, tout en précisant que les indications de fabrication étaient également comprises dans l'héritage qui lui revenait.

Il y avait aussi un chaudron en platine, qui ne pouvait servir mais qui avait été fabriqué par un de ses ancêtres qui voulait se faire connaître mais qui malheureusement perdit la vie en s'en servant, car le platine réagissait violemment à certains ingrédients.

Le Gobelin l'informa qu'il était préférable de déposer la somme nommée dans un coffre chez eux, au lieu de Londres, bien séparé de son coffre qui était utilisé pour sa vie de tous les jours.

- Pourquoi donc ? demanda Severus, surpris d'un tel conseil.

- Nous avons eu une information pour le moins dérangeante, minauda le Gobelin.

- Quelle information ? demanda Severus, méfiant.

- Votre employeur aurait demandé à voir les mouvements sur votre compte, décrétant s'inquiéter de votre gestion, fit froidement Sir Dermitius.

- Pardon ? fit Severus d'une voix grave et froide qui aurait donné des frissons à n'importe qui.

- Mes collègues n'ont bien entendu pas accepté, Lord Prince-Snape, mais je me dois de vous informer, en tant que gestionnaire principal des comptes de la Grande famille Prince, que cet homme a tenté d'utiliser un sortilège afin de manipuler mes collègues. Je me dois de vous avertir. C'est un homme puissant, mon cher, qui connait nos lois et semble savoir comment les contourner. Il connaît aussi une certaine partie de notre magie et nos points faibles. Mais nous sommes liés au Secret et à la Défense de nos biens et de ceux qui sont entre nos mains. Bien que notre banque soit protégée au plus haut point, je doute qu'il serait… intelligent, si je puis me permettre, qu'il puisse saisir l'ampleur de ce dont vous venez d'hériter.

Snape acquiesça.

- Vous prenez le nom des Prince, pour nous. Et pourrez y accéder avec votre identité actuelle. Sur les registres magiques, par ailleurs, vous n'avez pas été reconnu par votre père.

- Effectivement, il était… moldu.

- Nous savons, nous savons. Mais cela facilite ce changement de nom, si vous le souhaitez, puisque Lady Prince vous a intégré à la famille. Et non « réintégré », puisqu'elle ne connaissait pas votre existence et ne vous avait jamais renié.

Le concerné inspira longuement.

- Votre employeur ne verra aucun changement, je peux vous l'assurer, nous y veillerons.

- J'accepte le changement de nom officiel en Lord Prince, ainsi que la création d'un second compte afin d'y placer mon héritage. Par ailleurs, puis-je vous demander une faveur ?

- Bien entendu, Lord Prince.

- Pourriez-vous, s'il vous plaît, ouvrir un compte supplémentaire et y placer 100 Gallions par mois, pour le fils adoptif de Lord Hardwin Potter.

- Ce serait un honneur, Monsieur.

- Mais ?

- Il vous faudrait de préférence le garder à votre nom, pour le moment et le lui léguer dans un testament.

- Pourquoi donc ?

Le Gobelin soupira et feuilleta un grimoire. Il avait énormément d'informations et savait que Lord Prince, futur Lord influent, était un ami proche de Lord Hardwin Potter.

- J'aimerais m'entretenir avec Lord Potter avant de vous donner ma réponse, Lord Prince. Ou… à moins que… vous a-t-il accompagné ?

- En effet, il m'attend dehors avec d'autres… amis.

Le terme « ami » semblait lui écorcher la bouche, mais il devait bien admettre qu'ils se comportaient comme tels. Il observa alors le Gobelin sortir du bureau et revenir quelques minutes plus tard, avec Hardwin Potter.

- Êtes-vous certain de ne rien avoir à cacher à Lord Prince, Lord Potter ?

- Absolument certain, et encore plus si cela concerne mon neveu et fils adoptif.

- Il serait plutôt un petit cousin éloigné…

- Le terme « neveu » est plus simple, si je puis me permettre, le coupa Hardwin.

- Certainement, fit le Gobelin. Alors, vous n'êtes pas sans savoir qu'en prenant possession de la responsabilité parentale du petit Harry Potter, vous avez également obtenu un droit de regard et de gestion sur ses comptes. Nous avons cependant une bien mauvaise nouvelle à vous annoncer.

- Que se passe-t-il, Sir ? demanda Snape qui appréciait peu cette entrée en matière.

- Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, en plus d'avoir choisi son lieu de vie, s'est octroyé le droit de gestion des comptes de cette branche de la famille.

- En quel honneur ? fit froidement Lord Potter, alors que Severus restait de marbre, redoutant la suite.

- Sirius Black ayant été emprisonné et l'Angleterre n'ayant en soi pas de réelle gestion des enfants sorciers orphelins et au vu de sa… célébrité dirons-nous, le Ministère a signé une dérogation afin de lui donner ces droits.

- Mais maintenant, tout est réglé, n'est-ce-pas ? demanda à son tour Severus.

- Théoriquement oui, mais pas tout à fait.

- C'est-à-dire ? demanda Hardwin en levant un sourcil à la façon Snape.

- Lord Dumbledore a effectué plusieurs mouvements bancaires depuis les un an et demi de cet enfant. Harry Potter, lors du décès de ses parents, était en possession de dix comptes bancaires. Quatre du côté maternel, comprenant l'héritage des grands-parents, et le reste venant de Lord James Potter, malheureusement décédé. Il hérita également de trois Manoirs, deux terrains vagues, et d'une grande maison en Irlande.

Hardwin et Severus étaient tendus. Le Gobelin leur jeta un œil navré avant de continuer, tout en lisant deux grimoires à la fois.

- Il y eut les frais communs comme la nourriture, les vêtements…

- Comment ça ? cracha presque Hardwin.

- Lord P…

- Non ! Il était dans une famille qui ne s'occupait pas de lui, ou plutôt s'en servait comme d'un maudit elfe de maison, voire d'une manière encore plus terrible, il n'avait aucun vêtement à sa taille et ne mangeait pas à sa faim !

- Lord Potter, vous permettez que je continue mes explications ? demanda calmement le Gobelin alors que Hardwin s'était levé et commençait à faire les cents pas devant le bureau.

- Bien, alors, 70 Gallions étaient versés chaque mois à la famille Dursley pour l'entretien de l'enfant.

- Mais…

- Laissez-moi continuer, grogna le Gobelin.

- Excusez-moi, fit Hardwin, extrêmement pâle.

- Lord Dumbledore a également prélevé une centaine de Gallions par trimestre pour son organisation « Ordre du Phénix », il est d'ailleurs inscrit, en libellé, le terme « dédommagement » que vous pouvez interpréter comme bon vous semble. Lord Dumbledore a également acheté pour un Gallion symbolique deux des propriétés Potter, n'ayant pas connaissance de la troisième ni de la maison en Irlande. Les terrains vagues sont également restés en possession de Harry Potter jusqu'à aujourd'hui. Les biens financiers de la famille Evans ont littéralement fondu cet été, apparemment, utilisés pour l'école de Sorcellerie Poudlard. Les biens matériels, eux, sont par ailleurs préservés. Lord Dumbledore s'est également servi à plusieurs reprises dans les coffres de James Potter et a pris possession de plusieurs objets, dont je pourrais vous faire une liste. Maintenant, je vous remercie de m'avoir patiemment écouté et vous conseillerai vivement de porter plainte. Son statut et ses ordres de Merlin ne serviront à rien au vu de ces prélèvements qu'il n'aurait – peu importe la situation – pas dû effectuer. Et même si nous, Gobelins, ne nous mêlons pas aux histoires sorcières, sachez bien, Lord Potter et Lord Prince, que nous vous soutiendrons. Par ailleurs, mes collègues en Irlande pourraient bien vouloir participer à un procès anglais. Et croyez-moi, vous y gagneriez.

Albus Dumbledore n'a, depuis le début du mois, encore rien remarqué, mais ne tardez pas. Il n'était pas dans son droit car tous ces prélèvements n'avaient aucun lien direct avec le bien de l'enfant. Par ailleurs, son dernier prélèvement date de la semaine dernière. Je vais vous fournir une copie active des relevés bancaires, afin que vous ayez une idée de l'étendue des dégâts. Rendez-vous dans notre filiale en Irlande, si possible d'ici lundi, je peux vous avoir un rendez-vous à titre urgent. Cela serait plus prudent, si vous engagez des poursuites, de le faire de là-bas. Mon collègue saura vous conseiller, si vous l'acceptez.

Les deux hommes hochèrent simplement la tête. Snape gardait la tête haute et fixait le tableau magique derrière le Gobelin. Il représentait un coffre fort avec une souris qui courait dans tous les sens. Quant à Lord Potter, il avait repris un visage froid, digne de toutes les grandes familles sorcières, afin de cacher sa colère. Ils avaient encore des choses à faire aujourd'hui, et il ne souhaitait pas abandonner son ami en Angleterre même si l'heure était grave.

Le Gobelin leur donna une boite dorée qu'ils rétrécirent, avec les documents des comptes et les conseils et informations qu'il leur avait transmis. Il les congédia et les deux hommes sortirent de la banque et retrouvèrent les autres tout en gardant un regard dur et froid. Personne ne posa de question, se doutant qu'il était arrivé quelque chose de déplaisant dont ils leur feraient part une fois rentrés.

Ils devaient maintenant se rendre au Manoir

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Alekzandra et Tomek se chamaillaient dans le petit salon privé du Manoir Potter. Les adultes buvaient le thé sur la terrasse et les jeunes vaquaient à leurs occupations.

Alekzandra avait appris, durant la semaine, à varier les couleurs de ses cheveux et tentait de gérer ses nouveaux pouvoirs de métamorphomagie. Tomek, lui, avait pas mal d'interrogations écrites et aurait préféré réviser, mais les parents leur avaient annoncé qu'ils devraient profiter de la journée, surtout que sa sœur n'arrêtait pas de parler depuis plus d'une heure. Il sourit à cet état de fait. Sa petite sœur était une fille vivante, avec toujours plus d'idées et de questions. Il l'aimait. Elle était sa petite sœur chérie.

- Hé, tu ne veux pas qu'on aille voir les autres ?

- Je n'ose pas trop approcher Harry… il a l'air tellement fragile.

- C'est vrai, concéda Tomek. Il ne nous a même pas dit bonjour tout à l'heure. Mais, allez, viens. En plus j'ai vu qu'Elizabeth avait des chats ! S'il te plaît !

- Ok, ok, capitula Alekz. Mais ce soir, tu me raconteras ce qu'il s'est passé avec Sevastiana !

Tomek fit non de la tête en riant puis partit en courant dans les couloirs. Ils arrivèrent, essoufflés, sur la terrasse.

- Alors, les enfants, tout va bien ? demanda Lianna.

- Oui maman ! répondirent les deux jeunes en cœur. Tomek m'a raconté les cours et en plus, il a une nouvelle petite am…

Elle ne put finir sa phrase, Tomek avait plaqué sa main sur la bouche de sa petite sœur tout en lui lançant un regard faussement noir.

Lianna fit semblant de ne rien avoir entendu.

- Harry et Philipp sont en train de caresser les chats dans le jardin, leur annonça Elizabeth. Salazar ne veut plus lâcher Harry !

- Sérieux ? demanda Alekz.

- Oui, fit Lianna en souriant. Regarde, ils sont en train de courir autour des balançoires.

Abigaelle était en train de lire un livre, adossée à un arbre. Jania et Leonius jouaient à un jeu de société dans l'herbe et quelques chats se couraient après.

- J'ai laissé sortir les fauves. Ils sont en sécurité, ici, et Harry n'en a pas peur.

- Il a l'air d'aimer Salazar ! fit Tomek.

- Contrairement à toi, se moqua doucement Alekzandra.

Tomek la regarda de travers et ils se coururent l'un après l'autre. Jania et Leonius les rejoignirent et Philipp y alla aussi.

Les rires retentirent dans le jardin et certains chats les observaient sans prendre part à la course. Un des elfes de maison qui venait d'apporter aux jeunes des boissons secoua la tête.

Essouflée, Alekzandra arrêta de courir alors que son frère chassait Leonius de la balançoire et qu'Abigaelle chatouillait Jania.

- Hé, Harry… ça va ? demanda doucement Alekzandra en reprenant difficilement son souffle.

Le petit, n'osant la regarder dans les yeux, baissa la tête.

- N'aie pas peur, petit papillon, fit Alekzandra.

- Pourquoi, papillon ? fit-il en relevant timidement la tête.

Alekzandra s'assit à ses côtés, sur une bûche posée dans l'herbe haute. Des libellules et sauterelles faisaient tranquillement leur vie devant eux.

- Parce que j'ai l'impression que si je t'approche de trop près, tu finiras par t'envoler, fit doucement Alekzandra tout en penchant la tête sur le côté. Harry l'imita avant de rire doucement de son geste.

- Désolé.

- Non ! fit Alekzandra. Pas besoin de t'excuser, c'est drôle ! Tu aimes les chats, alors ? fit-elle alors que Salazar venait s'asseoir devant eux acceptant volontiers les caresses de la jeune fille.

- Oui… enfin, Salazar a l'air de m'aimer aussi, apparemment.

- Effectivement ! J'ai vu comme il t'a coursé tout à l'heure. Il t'aime vraiment bien, fit-elle. Il est tout mignon, en plus. Ça me fait plaisir d'être là, tu sais.

- Pourquoi ?

- Je viens rarement ici, enfin, … j'ai dû venir deux fois je crois, avant que tu n'arrives. Salazar s'était allongé à côté de moi alors que je faisais la sieste sur un canapé. C'est la seule chose dont je me souviens… han nan ! s'exclama-t-elle. Les chocolats chauds aussi, ici, c'est une tuerie !

- Tuerie ? Mais…

- C'est une expression, Harrychou. Ça veut dire que c'est trop trop trop méga génialissimement bon et extrêmement méga délicieusement délicieux.

- Oh… Ok.

- Regarde, on dirait que Salazar te sourit, fit Alekzandra.

- Comment tu t'appelles ?

- Alekzandra Anastasia Mordinov. Mais ma mère biologique était une Black.

- Biologique, ca veut dire…

- Ma vraie maman. Maman de sang. Mais elle est décédée quand elle m'a donné la vie. Lianna est ma maman adoptive, ma maman de cœur. Et Sergej mon papa adoptif, papa de cœur. Ils sont tout simplement géniaux. Et toi, tu te plais ici ?

- Ou…oui.

- Tu peux tout me dire, tu sais.

Harry hocha brièvement la tête.

Une douce brise vint les bercer, amenant une odeur de gâteau au chocolat qui les fit sourire.

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* Phénix créés par Helianay

Phénix de Phalathar :

Les yeux verts clairs, se rapprochant légèrement du bleu ciel, ce Phénix a le ventre d'un violet profond et le reste du corps recouvert de plumes rouges. Les plumes sur le sommet de son crâne ont la particularité de se rebiffer et forment ainsi des "cornes" sur le sommet de la tête.

"Falathar" : Esprit de feu

Phénix de Nyxia :

Ce Phénix très rare a les yeux d'un rose vif, le torse recouvert d'un plumage rouge profond et le reste de son corps recouvert de plumes argentées.

Nommé ainsi en souvenir de Nyx, amie lutin d'Alba - 3998 avt J.-C.

Phénix d'Oyliossée-Alba :

Ce Phénix est un des plus rares, étant une espèce issue d'un croisement béni par la magie, provoqué par Alba Loánn Melkior durant la Guerre des Elfes celtiques.

Les yeux d'un or pur peuvent percer toute protection d'un seul regard, et ses ailes dorées sur son corps d'un rouge sang sont excessivement puissantes. Cette Créature est un des Phénix les plus possessifs vis-à-vis de son Maître, et protège, comme les autres, ceux qui sont proches des Siens.

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